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AccueilDroit européen62025CN0825
Jurisprudence CJUE62025CN0825

Affaire C-825/25 P: Pourvoi formé le 11 décembre 2025 par Maria Albot contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 1er octobre 2025 dans l’affaire T-343/24, Albot / Conseil

CELEX62025CN0825
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 11 décembre 2025

Résumé IA

La Cour de justice est saisie d'un pourvoi introduit par Maria Albot contre un arrêt du Tribunal de l'Union européenne qui a rejeté son recours visant l'annulation de mesures restrictives (sanctions) adoptées par le Conseil à son encontre. Ce pourvoi, formé le 11 décembre 2025, invite la Cour à se prononcer sur la légalité de ces sanctions et sur l'interprétation des critères de désignation applicables. L'issue de cette affaire pourrait préciser les conditions de contrôle juridictionnel des actes du Conseil en matière de sanctions individuelles.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/783

16.2.2026

Pourvoi formé le 11 décembre 2025 par Maria Albot contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 1er octobre 2025 dans l’affaire T-343/24, Albot / Conseil

(Affaire C-825/25 P)

(C/2026/783)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Maria Albot (représentants: T. Bontinck, L. Marchal, avocats, et C. Zatschler, SC)

Autre partie à la procédure: Conseil de l'Union européenne

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise à la Cour:

—

annuler l’arrêt du Tribunal du 1er octobre 2025 dans l’affaire T-343/24;

—

statuer définitivement sur le litige en application de l’article 61 du Statut et annuler la décision (PESC) 2024/1242 (1) et le règlement d’exécution (UE) 2024/1243 (2), en ce qu’ils la concernent;

—

renvoyer l’affaire devant le Tribunal pour qu’il statue sur la demande de compensation du préjudice moral subi par la requérante;

—

condamner le Conseil aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du pourvoi, la partie requérante invoque sept moyens:

—

premier moyen: le Tribunal a inversé la charge de la preuve et a méconnu le principe de sécurité juridique en présumant la persistance d’un lien d’association et en exigeant de la requérante la démonstration d’une rupture, alors qu’il appartenait au Conseil d’établir des éléments contemporains justifiant l’inscription et le maintien.

—

deuxième moyen: le Tribunal a dénaturé les preuves et a étendu indûment la notion d’association en assimilant un rôle bénévole, dépourvu de responsabilité décisionnelle, et une détention résiduelle de parts sans valeur à des indices suffisants d’une association réelle et actuelle.

—

troisième moyen: le Tribunal n’a pas examiné l’incidence des erreurs matérielles figurant dans la motivation initiale sur l’exercice du pouvoir discrétionnaire du Conseil, alors que des affirmations inexactes relatives à un rôle dirigeant et à une implication dans une fraude bancaire ont pu influencer de manière déterminante la décision de maintien.

—

quatrième moyen: les droits de la défense ont été violés, le Tribunal ayant validé la mesure sur la base de motifs qui n’avaient pas été invoqués par le Conseil, opérant ainsi une substitution de motifs et statuant ultra petita, sans débat contradictoire adéquat.

—

cinquième moyen: l’arrêt porte atteinte aux droits fondamentaux et au principe de proportionnalité en faisant dépendre la levée des mesures restrictives d’une prise de position publique de la requérante, ce qui impose une expression contrainte et transforme une mesure préventive en instrument de pression.

—

sixième moyen: le réexamen d’avril 2025 n’a pas été traité comme une décision autonome et actualisée, le Tribunal n’ayant pas pris en compte les éléments nouveaux communiqués, notamment la démission de la requérante de ses fonctions en Gagaouzie, révélant une rupture des liens allégués. De l’avis de la requérante, l’arrêt attaqué viole les articles 296 TFUE et 41 de la Charte, ainsi que le principe de bonne administration et de proportionnalité.

—

septième moyen: le Tribunal a commis une erreur de droit dans l’appréciation de l’atteinte à la réputation en exigeant une preuve spécifique de l’atteinte à la réputation, alors que celle-ci découle nécessairement de l’imposition d’une mesure restrictive à l’encontre d’un individu (res ipsa loquitur).


(1) Décision (PESC) 2024/1242 du Conseil, du 26 avril 2024, modifiant la décision (PESC) 2023/891 concernant des mesures restrictives en raison des actions déstabilisant la République de Moldavie (JO L, 2024/1242).

(2) Règlement d’exécution (UE) n°2024/1243 du Conseil, du 26 avril 2024, mettant en œuvre le règlement (UE) 2023/888 concernant des mesures restrictives en raison des actions déstabilisant la République de Moldavie (JO L, 2024/1243).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/783/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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