LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62025TJ0424_RES
Jurisprudence CJUE62025TJ0424_RES

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 1er juillet 2026.#KJ e.a. contre Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs.#Fonction publique ‑ Agents temporaires – Contrat à durée déterminée – Décision d’Europol concernant l’extension des relations contractuelles jusqu’à dix ans – Exclusion des titulaires d’un contrat ayant déjà fait l’objet d’un renouvellement – Rejet de la demande d’octroi d’une année de service supplémentaire – Exception d’illégalité – Égalité de traitement – Application dans le temps des règles de droit matériel – Sécurité juridique – Responsabilité.#Affaires T-424/25 à T-428/25 et T-439/25 à T-443/25.

CELEX62025TJ0424_RES
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 1 juillet 2026

Résumé IA

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours d'agents temporaires d'Europol contestant le refus de leur accorder une année de service supplémentaire. Il a validé la décision d'Europol de limiter à dix ans la durée totale des contrats à durée déterminée, en excluant les agents dont le contrat avait déjà été renouvelé, jugeant cette mesure non discriminatoire et conforme au principe de sécurité juridique. Cette décision précise les conditions de prolongation des contrats des agents temporaires des agences de l'UE et les limites du contrôle juridictionnel sur les politiques de gestion des ressources humaines.

Texte intégral

Affaire T‑424/25

KJ

contre

Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 1 juillet 2026

« Fonction publique ‑ Agents temporaires – Contrat à durée déterminée – Décision d’Europol concernant l’extension des relations contractuelles jusqu’à dix ans – Exclusion des titulaires d’un contrat ayant déjà fait l’objet d’un renouvellement – Rejet de la demande d’octroi d’une année de service supplémentaire – Exception d’illégalité – Égalité de traitement – Application dans le temps des règles de droit matériel – Sécurité juridique – Responsabilité »

1. Fonctionnaires – Agents d’Europol – Carrière – Renouvellement d’un contrat à durée déterminée – Décision de l’administration prévoyant la faculté de renouvellement jusqu’à dix ans – Existence d’un droit au renouvellement du contrat – Absence

[Régime applicable aux autres agents, art. 2, f)]

(voir points 24-26)

2. Fonctionnaires – Agents d’Europol – Carrière – Renouvellement d’un contrat à durée déterminée – Décision de l’administration prévoyant la faculté de renouvellement jusqu’à dix ans – Exclusion des agents ayant déjà bénéficié d’un renouvellement de contrat – Admissibilité

[Régime applicable aux autres agents, art. 2, f), 8, 1er al., et 50 ter, § 2 ; règlement du Parlement européen et du Conseil 2016/794, art. 53, § 2 ; directive du Conseil 1999/70]

(voir points 27-31, 33, 46, 47)

3. Fonctionnaires – Agents d’Europol – Carrière – Renouvellement d’un contrat à durée déterminée – Décision de l’administration prévoyant la faculté de renouvellement jusqu’à dix ans – Possibilité d’étendre la durée du contrat sur la base de la seule volonté de l’administration – Absence

[Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, art. 15, § 1 ; régime applicable aux autres agents, art. 2, f), 8, 1er al., et 47, b) ; règlement du Parlement européen et du Conseil 2016/794, art. 53, § 2]

(voir points 36-41)

Résumé

Le Tribunal rejette les recours formés par plusieurs agents temporaires de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) contre les décisions de cette agence les excluant du bénéfice de l’extension de la durée de la seconde période d’activité pour une année supplémentaire. À cette occasion, le Tribunal apporte des précisions sur le renouvellement des contrats de travail à durée déterminée des agents d’Europol.

Les requérants ont été engagés par Europol au titre de l’article 2, sous f), du régime applicable aux autres agents de l’Union européenne (ci-après le « RAA ») afin d’y occuper des « postes restreints », à savoir des postes qui ne peuvent être pourvus que par du personnel engagé par les autorités compétentes des États membres. À cet effet, ils ont chacun conclu avec Europol un contrat d’agent temporaire d’une durée initiale de cinq ans (ci-après, pris ensemble, les « contrats initiaux »), lequel a été renouvelé, d’un commun accord, pour une durée supplémentaire de quatre ans.

Par décision du 21 mars 2024, Europol a porté la durée maximale globale des contrats de travail des agents occupant un poste restreint de neuf à dix ans, soit le cumul d’une première période d’activité de cinq ans, couverte par leur contrat initial, et d’une seconde période d’activité de cinq ans découlant du renouvellement dudit contrat.

En vertu de cette décision, la nouvelle durée maximale ne s’applique toutefois pas aux agents ayant déjà bénéficié d’un renouvellement de contrat avant l’entrée en vigueur de ladite décision, à savoir le 22 mars 2024.

Par conséquent, Europol a rejeté les demandes des requérants visant à ce que la durée de leur seconde période d’activité, telle que résultant du renouvellement de leur contrat initial, soit considérée comme étant de cinq ans et non de quatre ans.

Appréciation du Tribunal

Le Tribunal commence par rejeter comme inopérante l’exception d’illégalité dirigée contre la décision du 21 mars 2024 en ce qu’elle méconnaîtrait le principe d’égalité de traitement en limitant le bénéfice de la nouvelle durée maximale de dix ans aux agents temporaires occupant un poste restreint dont le contrat a été renouvelé après le 22 mars 2024.

À cet égard, il observe tout d’abord que, compte tenu de la liberté contractuelle et du pouvoir discrétionnaire d’Europol de conclure ou de renouveler des contrats d’agents temporaires occupant un poste restreint pour une durée plus courte que la durée maximale autorisée, la décision du 21 mars 2024 ne saurait être interprétée comme conférant un quelconque droit à de tels agents à bénéficier des périodes maximales de cinq ans prévues par ladite décision.

En outre, un agent titulaire d’un contrat à durée déterminée ne saurait revendiquer un quelconque droit au renouvellement de son contrat, un tel renouvellement n’étant qu’une simple faculté laissée à l’appréciation de l’autorité compétente.

Ensuite, le Tribunal rappelle que l’article 8, premier alinéa, du RAA et l’article 53, paragraphe 2, du règlement 2016/794 (1) s’opposent à ce que les contrats initiaux des agents temporaires concernés puissent être renouvelés une seconde fois. En effet, l’article 8, premier alinéa, du RAA, prévoit que le contrat à durée déterminée d’un agent temporaire engagé au titre de l’article 2, sous f), du RAA ne peut être renouvelé qu’une fois pour une durée déterminée et que tout renouvellement ultérieur de ce contrat devient à durée indéterminée. L’article 53, paragraphe 2, du règlement 2016/794 concrétise l’intention du législateur de l’Union de préserver le principe de rotation, puisque la réintégration ultérieure de ce personnel dans le service de l’autorité compétente d’origine favorise une coopération étroite entre Europol et les autorités compétentes des États membres.

Partant, à défaut d’une habilitation spécifique de la part du législateur de l’Union, permettre à Europol de prolonger d’un an la durée de la seconde période d’activité des requérants contreviendrait à l’interdiction de l’utilisation abusive de contrats à durée déterminée successifs ainsi qu’au principe de rotation.

Enfin, le Tribunal relève que, indépendamment des considérations qui précèdent, Europol ne saurait étendre unilatéralement, même par le biais d’un acte obligatoire de portée générale, la durée de service d’un agent temporaire occupant un poste restreint telle qu’elle a été convenue lors du renouvellement de son contrat initial. Ainsi, la durée du contrat d’un agent temporaire fixée par le contrat lui-même ne saurait être étendue par la seule volonté de l’administration ou de cet agent, mais doit résulter du consentement libre et réciproque des parties au contrat.

Par ailleurs, le Tribunal rejette le moyen tiré de ce qu’Europol, en refusant, dans les décisions attaquées, de prolonger d’un an la seconde période d’activité des requérants, a violé le principe d’égalité de traitement ainsi que les principes de succession des règles dans le temps et de sécurité juridique.


1 Règlement (UE) 2016/794 du Parlement européen et du Conseil, du 11 mai 2016, relatif à [Europol] et remplaçant et abrogeant les décisions du Conseil 2009/371/JAI, 2009/934/JAI, 2009/935/JAI, 2009/936/JAI et 2009/968/JAI (JO 2016, L 135, p. 53).

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62026TO0267

Ordonnance du président du Tribunal du 4 août 2026.#Christoph Klein contre Commission européenne.#Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence.#Affaire T-267/26 R.

04/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0280(01)

Ordonnance du président du Tribunal du 3 août 2026.#Broadcom Inc. et VMware International Unlimited Company contre Commission européenne.#Référé – Concurrence – Article 18, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1/2003 – Demande de renseignements – Demande de sursis à exécution et de mesures provisoires – Non-lieu à statuer partiel – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-280/26 R.

03/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0017

Jurisprudence CJUE — 62026TO0017

22/07/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0272

Ordonnance du président du Tribunal du 22 juillet 2026.#Marek Lovás contre Parquet européen.#Référé – Rejet du recours principal – Non-lieu à statuer.#Affaire T-272/26 R.

22/07/2026

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →