Jurisprudence CJUE62025TN0730

Affaire T-730/25: Recours introduit le 20 octobre 2025 – Tenaz Energy Netherlands/Commission

CELEX62025TN0730
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 20 octobre 2025

Résumé IA

L'affaire T-730/25 concerne un recours introduit par Tenaz Energy Netherlands contre la Commission européenne, contestant vraisemblablement une décision de cette dernière dans le domaine de la concurrence ou des aides d'État. Le requérant demande l'annulation de l'acte attaqué, ce qui pourrait avoir des implications sur les pratiques commerciales et réglementaires dans le secteur énergétique aux Pays-Bas. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les mécanismes de contrôle juridictionnel des décisions de la Commission devant le Tribunal de l'Union européenne.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/6648

22.12.2025

Recours introduit le 20 octobre 2025 – Tenaz Energy Netherlands/Commission

(Affaire T-730/25)

(C/2025/6648)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Tenaz Energy Netherlands BV (Assen, Pays-Bas) (représentants: A. Rogers, K. Berestecka et A. Vlazakis, avocats)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

ayant auparavant déclaré illégal et inapplicable à la partie requérante l’article 23, paragraphe 1, lu en combinaison avec l’article 20, paragraphe 1, du règlement (UE) 2024/1735 («NZIA»), annuler la décision attaquée et le règlement délégué attaqué, et

condamner la Commission aux dépens de la partie requérante dans la présente procédure.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours visant, d’une part, à l’annulation de la décision (UE) 2025/1479 de la Commission du 22 mai 2025 précisant les contributions au prorata des entités titulaires d’une autorisation au sens de l’article 1er, point 3), de la directive 94/22/CE du Parlement européen et du Conseil à l’objectif de capacité d’injection de CO2 de l’Union d’ici à 2030 (la «décision attaquée») et du règlement délégué (UE) 2025/1477 de la Commission du 21 mai 2025 complétant le règlement (UE) 2024/1735 du Parlement européen et du Conseil afin de préciser les règles régissant le recensement des producteurs de pétrole et de gaz autorisés tenus de contribuer à l’objectif de capacité d’injection de CO2 disponible à l’échelle de l’Union d’ici à 2030, le calcul de leurs contributions respectives et leurs obligations de déclaration, (le «règlement délégué attaqué») et, d’autre part, à faire déclarer l’illégalité et l’inapplicabilité de l’article 23, paragraphe 1, du règlement (UE) 2024/1735 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 relatif à l’établissement d’un cadre de mesures en vue de renforcer l’écosystème européen de la fabrication de produits de technologie «zéro net» et modifiant le règlement (UE) 2018/1724, la partie requérante invoque sept moyens.

1.

Premier moyen tiré de ce que, en imposant aux entités assujetties l’objectif total de 50Mtpa de capacités d’injection de CO2 d’ici 2030 sans déduire les capacités de stockage existantes et les projets de stockage en cours de développement, la Commission a agi ultra vires, illégalement et de manière disproportionnée.

2.

Deuxième moyen tiré de ce que, en imposant l’obligation d’injection de CO2, les actes attaqués ont violé le droit de propriété de la partie requérante et sa liberté d’entreprise.

3.

Troisième moyen tiré de ce que l’obligation d’injection de CO2 ne peut pas être satisfaite d’ici 2030 et viole par conséquent le principe de proportionnalité.

4.

Quatrième moyen tiré de ce que l’omission d’appliquer une méthodologie de calcul harmonisée pour les obligations individuelles d’injection de CO2 dans la décision attaquée viole l’article 23, paragraphe 1, NZIA et les principes de non-discrimination et d’égalité de traitement.

5.

Cinquième moyen tiré de ce que l’absence d’accès aux données et l’absence d’audition durant la procédure administrative menant à l’adoption des actes attaqués a conduit à une violation de l’article 23, paragraphe 3, NZIA, du principe de bonne administration et des droits de la défense de la partie requérante.

6.

Sixième moyen tiré de ce que les actes attaqués violent les principes généraux d’égalité de traitement et de non-discrimination.

7.

Septième moyen tiré de ce que les actes attaqués introduisent des conditions supplémentaires à la production de gaz naturel offshore et aux licences d’exploration de la partie requérante en violation de sa confiance légitime.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/6648/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)