Jurisprudence CJUE62025TN0771

Affaire T-771/25, ÖBB Personenverkehr: Demande de décision préjudicielle présentée par le Bundesverwaltungsgericht (Autriche) le 16 octobre 2025 – ÖBB Personenverkehr AG/Schienen-Control Kommission

CELEX62025TN0771
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 16 octobre 2025

Résumé IA

Cette affaire préjudicielle, introduite par le Bundesverwaltungsgericht autrichien, interroge la CJUE sur l'interprétation du droit ferroviaire européen, notamment en ce qui concerne les obligations des entreprises de transport ferroviaire de passagers (ÖBB Personenverkehr AG) vis-à-vis de l'autorité de régulation (Schienen-Control Kommission). La question centrale porte sur les conditions de transparence et de non-discrimination dans l'accès aux services ferroviaires et la fixation des redevances d'infrastructure. La décision de la Cour précisera les limites du pouvoir de contrôle des autorités nationales sur les pratiques commerciales des opérateurs historiques.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/482

2.2.2026

Demande de décision préjudicielle présentée par le Bundesverwaltungsgericht (Autriche) le 16 octobre 2025 – ÖBB Personenverkehr AG/Schienen-Control Kommission

(Affaire T-771/25, ÖBB Personenverkehr)

(C/2026/482)

Langue de procédure: l’allemand

Juridiction de renvoi

Bundesverwaltungsgericht (Autriche)

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: ÖBB Personenverkehr AG

Partie défenderesse: Schienen-Control Kommission

Autre partie à la procédure: LV

Questions préjudicielles

1)

La notion de «retard» au sens de l’article 3, point 17, du règlement (UE) 2021/782 (1) doit-elle être interprétée en ce sens qu’elle recouvre également des allongements de la durée du voyage découlant du fait que l’entreprise ferroviaire assurant le service avance l’heure de départ du train par rapport à l’heure de départ initialement prévue lors de l’achat du billet, l’heure d’arrivé à la gare de destination demeurant en revanche inchangée?

a)

Dans l’hypothèse où il conviendrait de répondre à la première question en ce sens que la notion de retard recouvre également les allongements de la durée du voyage par avancement de l’heure de départ: les dispositions de l’article 3, point 17, du règlement (UE) 2021/782, lu en combinaison avec l’article 17 et l’article 19, paragraphe 1, de ce règlement, doivent-elles être interprétées en ce sens que les voyageurs ont droit à une indemnisation au titre de l’article 19, paragraphe 1, dudit règlement si l’heure de départ du train est avancée de plus de 60 minutes [article 19, paragraphe 1, sous a)] voire de 120 minutes ou plus [article 19, paragraphe 1, sous b)]?

b)

Dans l’hypothèse où il conviendrait de répondre à la première question en ce sens que la notion de retard recouvre également les allongements de la durée du voyage par avancement de l’heure de départ: la disposition de l’article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/782 doit-elle être interprétée en ce sens qu’un allongement de la durée du voyage par avancement de l’heure de départ d’un train par l’entreprise ferroviaire assurant le service, de 60 minutes ou plus par rapport à l’heure de départ initialement prévue au moment de l’achat du billet doit être considéré comme une annulation du train?

c)

Dans l’hypothèse où il conviendrait de répondre à la première question en ce sens que la notion de retard recouvre également les allongements de la durée du voyage par avancement de l’heure de départ: convient-il, en cas de nouvelle modification de l’heure de départ par l’entreprise ferroviaire dans un délai de moins de 15 minutes avant l’heure de départ (déjà avancée), de retenir pour l’appréciation de l’existence d’un retard au sens de l’article 3, point 17, du règlement (UE) 2021/782, l’heure de départ initiale (avancée) ou l’heure de départ effective du train?

2)

Les dispositions de l’article 3, points 17 et 18, du règlement (UE) 2021/782 doivent-elles être interprétées en ce sens qu’une entreprise ferroviaire qui ne peut pas démontrer avec précision le moment de l’arrivée du train au sens de l’article 3, point 18, dudit règlement – à savoir le moment où les portes du train peuvent être ouvertes au quai du lieu de destination (autorisation d’ouverture des portes) et où les passagers peuvent descendre du train – faute d’enregistrement technique de ce moment, doit, dans le doute, lors de l’appréciation de l’existence d’un retard, accepter une telle circonstance à son détriment?


(1) Règlement (UE) 2021/782 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021 sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires (JO 2021, L 172, p. 1).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/482/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)