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AccueilDroit européen62025TN0793
Jurisprudence CJUE62025TN0793

Affaire T-793/25: Recours introduit le 19 novembre 2025 – OD/Eurojust

CELEX62025TN0793
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 19 novembre 2025

Résumé IA

L'affaire T-793/25 concerne un recours introduit par OD contre Eurojust, portant probablement sur un litige individuel lié au personnel ou à des décisions administratives de l'agence. La portée de ce recours devant le Tribunal de l'Union européenne est de contester la légalité d'un acte d'Eurojust, ce qui pourrait clarifier les obligations de cette agence en matière de droits des agents ou de procédure administrative. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les voies de recours disponibles contre les agences de l'UE et les principes de protection juridictionnelle effective.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/656

9.2.2026

Recours introduit le 19 novembre 2025 – OD/Eurojust

(Affaire T-793/25)

(C/2026/656)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: OD (représentant: N. de Montigny, avocate)

Partie défenderesse: Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

—

annuler la décision du 15 janvier 2025 qui rejette la demande d’assistance présentée au titre de l’article 24 du statut des fonctionnaires de l’Union européenne;

—

annuler pour autant que de besoin, en ce qu’elle complèterait ou modifierait la décision du 15 janvier 2025, la décision explicite de rejet à la réclamation du 6 août 2025 notifiée le 13 août suivant;

—

condamner Eurojust à indemniser la requérante du préjudice moral résultant des fautes et manquements de l’administration dans le traitement de sa demande d’assistance, évalué ex aequo et bono à 40 000 euros;

—

condamner la partie défenderesse aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque sept moyens.

Concernant la contestation à l’encontre de la décision de rejet de la demande d’assistance de la requérante en vue d’ouvrir une enquête pour mauvaises conduites et harcèlement:

1.

Premier moyen, tiré de la référence faite par Eurojust aux faits ayant fait l’objet d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et aux conclusions qu’elle entend en tirer.

—

La requérante soulève qu’Eurojust a confondu erronément l’enquête de l’OLAF et l’enquête administrative que doit mener une administration sur la base d’une plainte/d’une demande d’assistance, qu’elle a violé l’obligation de transparence et le devoir de fournir une motivation lisible et suffisante, qu’elle a violé le droit d’être entendu de l’agent avant qu’une décision aussi importante que le classement sans suite d’une plainte ne soit adoptée, qu’elle a fait place à l’arbitraire et, enfin, qu’elle a violé le devoir d’assistance en réduisant à quelques-uns l’intégralité des faits qui avaient été chronologiquement exposés par la requérante au travers de sa demande d’assistance.

—

La requérante soulève également la violation des droits de la défense, du droit d’être entendu de manière effective sur la base d’un dossier et d’une information complets, du droit d’accès à une procédure équitable et du principe de transparence en vue d’éviter l’arbitraire ou qu’un abus ne puisse être commis.

2.

Deuxième moyen, tiré de l’absence de communication des informations indispensables à la vérification de l’impartialité des différents acteurs en charge du dossier de la requérante, dans le cadre de la gestion du rapport de l’OLAF.

3.

Troisième moyen, tiré de la violation des devoirs de transparence, d’impartialité, de neutralité et d’objectivité.

4.

Quatrième moyen, tiré du fait que la partie défenderesse a commis une erreur de droit, en violant les obligations qui découlent de l’article 24 du statut des fonctionnaires de l’Union européenne (ci-après le «statut»), et notamment par la violation des règles applicables à la charge de la preuve et au niveau d’exigence dans le commencement de preuve exigé d’un plaignant. La requérante soulève également l’erreur manifeste d’appréciation des faits soumis au travers de la plainte.

5.

Cinquième moyen, tiré de l’absence d’examen par Eurojust de la mauvaise administration globale dénoncée par la requérante et de la violation du principe de bonne administration commise.

Concernant le rejet de la demande d’autorisation de produire des documents dans le cadre d’une plainte pénale:

1.

Premier moyen, tiré de la violation de l’article 19 du statut, de l’absence de fondement valable de refus, de la violation des Traités et particulièrement de la répartition des compétences entre l’Union européenne et les États membres concernant l’appréciation de la légitimité de poursuites nationales et le fondement d’une action civile, et de la violation de la coopération loyale avec les États membres.

2.

Second moyen, tiré du défaut de motivation de l’intérêt qui justifierait le refus de lui octroyer l’autorisation de faire usage, devant les autorités nationales, des informations et documents auxquels sa demande faisait référence.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/656/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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