| CELEX | 62025TO0355 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 3 juin 2026 |
DOCUMENT DE TRAVAIL
ORDONNANCE DU TRIBUNAL (troisième chambre)
3 juin 2026 (*)
« Recours en annulation – Politique étrangère et de sécurité commune – Agent national détaché auprès de l’EUPOL COPPS – Procédure opérationnelle standard relative au dispositif de performance et de développement – Formulaire clôturant un plan d’amélioration des performances – Acte non susceptible de recours – Mesure intermédiaire – Irrecevabilité manifeste »
Dans l’affaire T‑355/25,
DV, demeurant à [confidentiel] (1), représentée par Me A. Pappas, avocat,
partie requérante,
contre
Conseil de l’Union européenne, représenté par MM. M. Bauer, J. Rurarz et Mme S. Lejeune, en qualité d’agents,
Service européen pour l’action extérieure (SEAE), représenté par M. R. Spáč et Mme E. Orgován, en qualité d’agents,
et
Mission de police de l’Union européenne pour les territoires palestiniens (EUPOL COPPS), représentée par Mme K. Limdal, en qualité de cheffe de mission, assistée de Me E. Raoult, avocate,
parties défenderesses,
LE TRIBUNAL (troisième chambre),
composé de Mme K. Kowalik‑Bańczyk, présidente, M. R. da Silva Passos et Mme T. Pavelin (rapporteure), juges,
greffier : M. V. Di Bucci,
rend la présente
Ordonnance
1 Par son recours fondé sur l’article 263 TFUE, la requérante, [confidentiel], demande l’annulation du formulaire du 19 mars 2025 complété par le chef adjoint de la Mission de police de l’Union européenne pour les territoires palestiniens (EUPOL COPPS), qui clôture le plan d’amélioration des performances la concernant (ci-après l’« acte attaqué »).
Antécédents du litige et faits postérieurs à l’acte attaqué
2 La requérante a été détachée auprès de l’EUPOL COPPS en tant que conseillère pour les droits de l’homme, du 20 mai 2024 au 19 mai 2025, par le ministère des Affaires étrangères italien.
3 Le 20 novembre 2024, la requérante a participé à une réunion avec son supérieur hiérarchique direct de l’époque, à savoir le chef adjoint de l’EUPOL COPPS. Lors de cette réunion, le chef adjoint de l’EUPOL COPPS a informé la requérante qu’un plan d’amélioration des performances, au sens du point 5 de la procédure opérationnelle standard de l’EUPOL COPPS relative au dispositif de performance et de développement (ci-après la « POS »), allait être mis en place à son égard, en raison de ses prestations insatisfaisantes.
4 Le 21 novembre 2024, la requérante a reçu un premier formulaire relatif au plan d’amélioration des performances la concernant. Ce document relatait les comportements que la requérante avait pu avoir depuis le début de son détachement au sein de l’EUPOL COPPS, et mettait en avant les aspects de sa conduite qu’elle devrait améliorer.
5 Après avoir participé à deux réunions de suivi dans le cadre dudit plan, la requérante a reçu, par courriel du 19 mars 2025, l’acte attaqué. Par cet acte, le chef adjoint de l’EUPOL COPPS a mis fin au plan d’amélioration des performances concernant la requérante, en ne recommandant pas à la cheffe de l’EUPOL COPPS la prolongation du détachement de la requérante.
6 Le 16 avril 2025, la requérante a pu présenter ses observations sur l’acte attaqué.
7 Le 22 avril 2025, la requérante a reçu le formulaire de non-prolongation complété par le chef adjoint de l’EUPOL COPPS, puis par la cheffe de l’EUPOL COPPS (ci-après le « formulaire de non-prolongation »). D’une part, ce document réitérait la recommandation du chef adjoint de l’EUPOL COPPS de ne pas prolonger le détachement de la requérante. D’autre part, il comportait la décision du 18 avril 2025 par laquelle la cheffe de l’EUPOL COPPS avait suivi la recommandation du chef adjoint de l’EUPOL COPPS et n’avait pas prolongé le détachement de la requérante.
Conclusions des parties
8 La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :
– annuler l’acte attaqué ;
– condamner le Conseil de l’Union européenne, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et l’EUPOL COPPS aux dépens.
9 Dans des actes séparés déposés au greffe du Tribunal, respectivement, le 6 et le 9 octobre 2025, et contenant des exceptions d’irrecevabilité fondées sur l’article 130, paragraphe 1, du règlement de procédure du Tribunal, le SEAE et le Conseil concluent à ce qu’il plaise au Tribunal :
– rejeter le recours comme irrecevable en tant qu’il est dirigé contre eux ;
– condamner la requérante aux dépens.
10 L’EUPOL COPPS conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :
– rejeter le recours comme irrecevable ;
– à titre subsidiaire, rejeter le recours comme manifestement non fondé ;
– condamner la requérante aux dépens.
11 Dans ses observations sur les exceptions d’irrecevabilité, déposées au greffe du Tribunal le 22 janvier 2026, la requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :
– déclarer le recours recevable à tout le moins en tant qu’il est dirigé contre le Conseil, le SEAE ou l’EUPOL COPPS ;
– condamner, pour ce qui concerne les exceptions d’irrecevabilité, chaque partie à supporter ses propres dépens.
En droit
12 Aux termes de l’article 126 du règlement de procédure, lorsqu’un recours est manifestement irrecevable, le Tribunal peut, sur proposition du juge rapporteur, à tout moment décider de statuer par voie d’ordonnance motivée, sans poursuivre la procédure.
13 En l’espèce, le Tribunal s’estime suffisamment éclairé par les pièces du dossier et décide de statuer sans poursuivre la procédure.
14 À titre liminaire, dans leurs exceptions d’irrecevabilité, le SEAE et le Conseil font valoir que le recours est irrecevable en tant qu’il est dirigé contre eux, dans la mesure où, d’une part, ils ne sont pas les auteurs de l’acte attaqué et, d’autre part, ils n’ont pas été impliqués d’une quelconque manière dans le processus d’adoption de ce même acte, lequel ne saurait dès lors leur être imputable.
15 Sans soulever formellement une exception d’irrecevabilité, l’EUPOL COPPS soutient, dans son mémoire en défense, à titre principal, que le recours est irrecevable.
16 À cet égard, l’EUPOL COPPS fait valoir, notamment, que l’acte attaqué constitue une recommandation rédigée en des termes essentiellement non impératifs et n’ayant pas pour objet de produire des effets juridiques contraignants.
17 La requérante s’oppose à la fin de non-recevoir soulevée par l’EUPOL COPPS. Selon elle, l’acte attaqué devrait être considéré comme un acte attaquable, au sens de l’article 263, premier alinéa, TFUE, car il produirait des effets juridiques défavorables à son égard, au même titre qu’un rapport d’évaluation au sens de l’article 43 du statut des fonctionnaires de l’Union européenne (ci-après le « statut »).
18 En effet, l’acte attaqué contiendrait, à l’instar d’un rapport d’évaluation, des appréciations négatives sur les performances de la requérante, susceptibles de nuire à sa carrière, notamment en portant atteinte à son image auprès de l’autorité de détachement et en réduisant ses chances d’être détachée ultérieurement auprès d’une autre mission de politique de sécurité et de défense commune.
19 Selon une jurisprudence constante, le recours en annulation institué à l’article 263 TFUE est ouvert à l’égard de toutes dispositions prises par les institutions, organes ou organismes de l’Union européenne, quelle qu’en soit la forme, qui visent à produire des effets juridiques obligatoires (voir, en ce sens, arrêt du 12 juillet 2022, Nord Stream 2/Parlement et Conseil, C‑348/20 P, EU:C:2022:548, point 62 et jurisprudence citée).
20 En revanche, échappe au contrôle juridictionnel prévu à l’article 263 TFUE tout acte ne produisant pas d’effets juridiques obligatoires, tels que les actes préparatoires et les actes de pure exécution, les simples recommandations et les avis, ainsi que, en principe, les instructions internes (voir, en ce sens, arrêt du 12 septembre 2006, Reynolds Tobacco e.a./Commission, C‑131/03 P, EU:C:2006:541, point 55 et jurisprudence citée).
21 Afin de déterminer si un acte produit de tels effets et est, partant, susceptible de faire l’objet d’un recours en annulation en vertu de l’article 263 TFUE, il y a lieu de s’attacher à la substance de cet acte et d’apprécier ces effets au regard de critères objectifs, tels que le contenu dudit acte, en tenant compte, le cas échéant, du contexte de l’adoption de ce dernier et des pouvoirs de l’institution, de l’organe ou de l’organisme qui en est l’auteur (voir, en ce sens, arrêt du 12 juillet 2022, Nord Stream 2/Parlement et Conseil, C‑348/20 P, EU:C:2022:548, point 63 et jurisprudence citée).
22 Cela étant, il convient de rappeler que, en présence d’actes dont l’élaboration s’effectue en plusieurs étapes procédurales, ne constitue, en principe, un acte attaquable que la mesure qui fixe définitivement la position de l’institution, de l’organe ou de l’organisme de l’Union compétent, à l’exclusion des mesures intermédiaires dont l’objectif est de préparer cette mesure définitive et qui ne produisent pas d’effets juridiques autonomes à l’égard des tiers. Constituent, en particulier, de telles mesures intermédiaires celles exprimant une opinion provisoire de cette institution, de cet organe ou de cet organisme de l’Union (voir, en ce sens, arrêts du 11 novembre 1981, IBM/Commission, 60/81, EU:C:1981:264, point 10 ; du 22 septembre 2022, IMG/Commission, C‑619/20 P et C‑620/20 P, EU:C:2022:722, point 103, et du 18 juin 2024, Commission/CRU, C‑551/22 P, EU:C:2024:520, point 92).
23 Selon la jurisprudence, une mesure intermédiaire n’est, en particulier, pas susceptible de recours en annulation s’il est établi que l’illégalité attachée à celle-ci pourra être invoquée à l’appui d’un recours dirigé contre la décision finale dont elle constitue un acte d’élaboration. Dans ces conditions, le recours introduit contre la décision mettant fin à la procédure assurera une protection juridictionnelle suffisante (voir, en ce sens, arrêts du 11 novembre 1981, IBM/Commission, 60/81, EU:C:1981:264, point 12, et du 15 mars 2017, Stichting Woonlinie e.a./Commission, C‑414/15 P, EU:C:2017:215, point 46 et jurisprudence citée).
24 En l’espèce, en premier lieu, en ce qui concerne le contenu de l’acte attaqué, il convient de relever que cet acte contient principalement de simples appréciations de la part du chef adjoint de l’EUPOL COPPS relatives aux prestations et au comportement de la requérante au sein de l’EUPOL COPPS, ainsi qu’à ses progrès ou au manque de progrès, en fonction des compétences concernées.
25 De surcroît, la conclusion de l’acte attaqué est rédigée en des termes non contraignants, en ce sens que le chef adjoint de l’EUPOL COPPS se contente de ne pas recommander à la cheffe de l’EUPOL COPPS de prolonger le détachement de la requérante. Il en va de même du courriel du 19 mars 2025 accompagnant l’acte attaqué.
26 En deuxième lieu, en ce qui concerne le contexte dans lequel l’acte attaqué est intervenu, il y a lieu de relever que celui-ci a été adopté dans le cadre d’une procédure complexe, se déroulant en plusieurs étapes, impliquant la participation de plusieurs acteurs, et étant destinée à l’adoption d’une décision définitive de prolongation, ou non, du détachement de la requérante, ainsi que cela ressort de la POS.
27 À cet égard, un plan d’amélioration des performances consiste, selon le point 5.1 de la POS, en un accord écrit entre les supérieurs hiérarchiques d’un membre de l’EUPOL COPPS et ce même membre, visant au développement progressif de ses prestations, lorsque celles-ci sont jugées insatisfaisantes par ses supérieurs hiérarchiques. La mise en place d’un tel plan comprend, à tout le moins, deux réunions de suivi, dont chacune doit être accompagnée d’un formulaire décrivant les étapes à franchir jusqu’à la clôture du plan d’amélioration des performances. Le dernier de ces formulaires, soit, en l’espèce, l’acte attaqué, permet de clôturer ledit plan.
28 Or, il importe de relever que, conformément au point 6.4 de la POS, la mise en place d’un plan d’amélioration des performances à l’égard d’un membre de l’EUPOL COPPS est une condition nécessaire pour que le supérieur hiérarchique direct du membre concerné puisse par la suite recommander, auprès du chef de l’EUPOL COPPS, le cas échéant, la non-prolongation du détachement de ce membre.
29 Une fois une telle recommandation transmise au chef de l’EUPOL COPPS, premièrement, il incombe à ce dernier d’adopter, le cas échéant, une décision de non-prolongation du détachement du membre de l’EUPOL COPPS concerné, en complétant et en signant le formulaire de non-prolongation, conformément au point 6.5 de la POS.
30 Deuxièmement, selon les points 7.1 à 7.3 de la POS, il est loisible à tout membre de l’EUPOL COPPS ayant fait l’objet d’une décision de non-prolongation de la part du chef de l’EUPOL COPPS, de former un recours contre cette décision devant la commission de recours, laquelle devra réexaminer le dossier du membre de l’EUPOL COPPS concerné, auditionner celui-ci, puis émettre une recommandation écrite auprès du chef de l’EUPOL COPPS quant à la prolongation, ou non, du détachement dudit membre.
31 Troisièmement, en vertu du point 7.4 de la POS, après avoir reçu la recommandation de la commission de recours, le chef de l’EUPOL COPPS adopte la décision de prolongation, ou non, du détachement du membre de l’EUPOL COPPS concerné, confirmant, ou non, sa première décision à cet égard.
32 Au regard des différentes étapes de cette procédure complexe exposées aux points 27 à 31 ci-dessus, il est manifeste que le formulaire clôturant un plan d’amélioration des performances mis en place à l’égard d’un membre de l’EUPOL COPPS ne fixe pas définitivement la position de l’EUPOL COPPS quant à la prolongation, ou non, du détachement en question. Ainsi, un tel formulaire ne saurait, par lui-même, affecter la situation d’un membre de l’EUPOL COPPS de manière définitive (voir, en ce sens et par analogie, ordonnance du 16 novembre 2018, OT/Commission, T‑552/16, non publiée, EU:T:2018:807, point 57).
33 En troisième lieu, en ce qui concerne les pouvoirs de l’auteur de l’acte attaqué, il est manifeste, au vu des considérations figurant aux points 29 et 31 ci-dessus, que le supérieur hiérarchique direct d’un agent détaché auprès de l’EUPOL COPPS ne détient pas le pouvoir de décider définitivement de la prolongation, ou non, du détachement dudit agent auprès de l’EUPOL COPPS (voir, en ce sens et par analogie, ordonnance du 1er juin 2017, Camerin/Parlement, T‑647/16, non publiée, EU:T:2017:373, point 31 et jurisprudence citée).
34 Partant, au regard du contenu de l’acte attaqué, du contexte juridique dans lequel cet acte a été adopté, et des pouvoirs dévolus au supérieur hiérarchique direct d’un membre de l’EUPOL COPPS s’agissant de la prolongation, ou non, du détachement de ce membre, il y a lieu de conclure que l’acte attaqué constitue une mesure intermédiaire, au sens de la jurisprudence citée au point 22 ci-dessus, qui n’est pas destinée à produire des effets de droit obligatoires à l’égard des tiers.
35 À cet égard, contrairement à ce que fait valoir la requérante, un formulaire clôturant un plan d’amélioration des performances à l’égard d’un agent ne saurait être assimilé à un rapport d’évaluation, au sens de l’article 43 du statut.
36 En effet, les rapports d’évaluation qui, une fois définitifs, constituent des actes attaquables au sens de l’article 263 TFUE, sont des documents qui interviennent, en principe, chaque année dans la carrière d’un fonctionnaire, indépendamment de toute procédure autre que la procédure d’évaluation régulière d’un fonctionnaire, dont ils constituent l’aboutissement.
37 Or, ainsi que le Tribunal l’a admis dans l’arrêt du 25 juin 2020, XH/Commission (T‑511/18, EU:T:2020:291, point 134), que la requérante cite elle-même, la jurisprudence reconnaissant le caractère attaquable des rapports d’évaluation ne saurait être étendue aux documents ayant pour seul objet de préparer une décision ponctuelle de l’administration, à laquelle ils se rattachent ainsi étroitement.
38 Or, un formulaire clôturant un plan d’amélioration des performances concernant un membre de l’EUPOL COPPS, tel que celui en cause, a pour objet de préparer la décision définitive concernant la prolongation, ou non, du détachement de cette personne. Ce document se rattache ainsi étroitement à ladite décision. En effet, à la différence d’un rapport d’évaluation, un plan d’amélioration des performances et, a fortiori, les différents documents adoptés dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan, interviennent, au sein de l’EUPOL COPPS, dans la seule hypothèse où les prestations d’un de ses membres sont jugées insatisfaisantes par ses supérieurs hiérarchiques, ainsi qu’il ressort du point 27 ci-dessus, de sorte que la décision de prolongation, ou non, du détachement du même membre se présente comme une conséquence inhérente à la mise en place d’un tel plan.
39 Partant, il y a lieu de retenir que l’acte attaqué ne constitue pas un acte attaquable, au sens de l’article 263, premier alinéa, TFUE.
40 Eu égard à tout ce qui précède, il y a lieu de rejeter le recours comme étant manifestement irrecevable, sans qu’il soit besoin de statuer sur les exceptions d’irrecevabilité soulevées, respectivement, par le SEAE et par le Conseil.
Sur les dépens
41 Aux termes de l’article 134, paragraphe 1, du règlement de procédure, toute partie qui succombe est condamnée aux dépens, s’il est conclu en ce sens.
42 En l’espèce, la requérante ayant succombé, il y a lieu de la condamner aux dépens, conformément aux conclusions des parties défenderesses.
Par ces motifs,
LE TRIBUNAL (troisième chambre)
ordonne :
1) Le recours est rejeté comme manifestement irrecevable.
2) DV est condamnée aux dépens.
Fait à Luxembourg, le 3 juin 2026.
| Le greffier | La présidente |
| V. Di Bucci | K. Kowalik-Bańczyk |
* Langue de procédure : l’anglais.
1 Données confidentielles occultées.
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 juin 2026.#Z.R. et Ś. contre U. et Z.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) no 44/2001 – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Article 5, point 3 – Compétence spéciale en matière délictuelle ou quasi délictuelle – Lieu où le fait dommageable s’est produit ou risque de se produire – Personnes physiques et morales alléguant une atteinte à leurs droits de la personnalité résultant de la diffusion d’un contenu audiovisuel à la télévision et sur Internet – Compétence internationale des juridictions d’un État membre autre que l’État membre de production de ce contenu – Lieu de la matérialisation du dommage – Centre des intérêts de ces personnes – Contenu comportant des éléments permettant d’identifier indirectement une personne en tant qu’individu – Recours tendant à obtenir des mesures visant à éliminer et à prévenir les effets d’une telle atteinte ainsi qu’à la réparation du préjudice moral.#Affaire C-232/25.
18/06/2026
Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 juin 2026.#Datenschutzbehörde et Dr. G S contre Bundesministerin für Justiz et D GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Articles 77 et 79 – Voies de recours – Exercice parallèle – Articulation entre l’introduction d’une réclamation auprès d’une autorité nationale de contrôle et l’exercice d’un recours juridictionnel – Risque de décisions contradictoires – Principe de protection juridictionnelle effective – Autonomie procédurale des États membres – Principe d’effectivité – Principe d’équivalence.#Affaire C-414/24.
18/06/2026
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 juin 2026.#NTH Haustechnik GmbH contre EM.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 5, paragraphe 1, sous e) – Limitation de la conservation – Article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous e) – Licéité du traitement desdites données relatif à un contrat de travail dans le cadre d’une procédure judiciaire – Article 17, paragraphe 3, sous e) – Absence d’obligation de procéder à l’effacement des mêmes données en cas de traitement nécessaire à la constatation, à l’exercice ou à la défense de droits en justice – Données collectées par l’employeur en vue d’établir un manquement grave de l’employé à ses obligations – Utilisation de preuves obtenues de manière illégale.#Affaire C-484/24.
18/06/2026
Jurisprudence CJUE — 62024CJ0522
18/06/2026