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AccueilDroit européen62026TN0316
Jurisprudence CJUE62026TN0316

Affaire T-316/26: Recours introduit le 21 mai 2026 – OT/Conseil

CELEX62026TN0316
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 21 mai 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3857

27.7.2026

Recours introduit le 21 mai 2026 – OT/Conseil

(Affaire T-316/26)

(C/2026/3857)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: OT (représentants: J.-P. Hordies et P. Blanchetier, avocats)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

—

annuler la décision (PESC) 2026/696 (1) du Conseil, du 14 mars 2026, en tant qu’elle concerne le requérant;

—

annuler le règlement d’exécution (UE) 2026/695 (2) du Conseil, du 14 mars 2026, en tant qu’il concerne le requérant;

—

ordonner au Conseil de retirer le nom de la partie requérante des annexes de la décision (PESC) 2026/696 et du règlement d’exécution (UE) 2026/695, du Conseil, du 14 mars 2026;

—

condamner le Conseil aux coûts et dépens de la procédure, en ce compris ceux exposés par le requérant.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, le requérant invoque deux moyens.

1.

Premier moyen, tiré d’une erreur d’appréciation des faits.

—

Le requérant fait valoir que le Conseil a commis une erreur d’appréciation en l’inscrivant et en le maintenant sur des listes des personnes auxquelles s’applique le gel de fonds et de ressources économiques. Les actes attaqués ne contiennent aucun élément nouveau ou actualisé susceptible de fonder ou de justifier une telle inscription. En effet, les actes du Conseil se bornent à renvoyer aux motivations antérieures, lesquelles sont elles-mêmes contestées dans le cadre de l’affaire T-588/24.

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation des droits de la défense.

—

Le requérant estime être victime d’un déséquilibre dans le débat entre les parties, tant dans la procédure administrative que judiciaire. En effet, l’absence de tout élément nouveau empêche le requérant de comprendre les motifs de sanction retenus contre lui et, ce faisant, d’en contester le bien-fondé en développant ses arguments. Le Conseil se place, de ce point de vue, en contradiction directe avec la jurisprudence du Tribunal et de la Cour de justice.

—

Il soutient de plus que la lettre du Conseil l’informant de son maintien sur les listes est postérieure à l’adoption des actes attaqués - rompant avec la pratique antérieure de notification préalable d’une telle lettre, accompagnée du dossier administratif venant en soutien de la décision. La non-communication au requérant, à la date d’introduction du recours, viole donc le principe d’égalité des armes consacré par l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

—

Il avance enfin que les mesures restrictives en cause ont perdu leur caractère temporaire, conservatoire et préventif pour revêtir une nature punitive manifeste, en l’absence de tout bilan d’impact.


(1) Décision 2026/696 du Conseil, du 14 mars 2026, modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ( JO L, 2026/696, 14.3.2026).

(2) Règlement d’exécution (UE) 2026/695 du Conseil, du 14 mars 2026, mettant en œuvre le règlement (UE) n° 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ( JO L, 2026/695, 14.3.2026).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3857/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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