LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62026TN0323
Jurisprudence CJUE62026TN0323

Affaire T-323/26: Recours introduit le 26 mai 2026 – Ignatova/Conseil

CELEX62026TN0323
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 26 mai 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3859

27.7.2026

Recours introduit le 26 mai 2026 – Ignatova/Conseil

(Affaire T-323/26)

(C/2026/3859)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Anastasia Ignatova (Moscou, Russie) (représentée par: C. Zatschler, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

—

annuler la décision (PESC) 2026/696 du Conseil (1), dans la mesure où le nom de la partie requérante a été maintenu sur la liste des personnes, entités et organismes auxquels s’appliquent ces mesures restrictives;

—

annuler le règlement d’exécution (UE) 2026/695 du Conseil (2), dans la mesure où le nom de la partie requérante a été maintenu sur la liste des personnes, entités et organismes auxquels s’appliquent ces mesures restrictives;

—

déclarer, en vertu de l’article 277 TFUE, que la décision (PESC) 2023/1094 du Conseil (3) et le règlement (UE) 2023/1089 du Conseil (4), dans la mesure où ils modifient l’article 2, paragraphe 1, sous g), de la décision 2014/145/PESC du Conseil (5) et l’article 3, paragraphe 1, sous g), du règlement (UE) no 269/2014 du Conseil (6), inapplicables à la requérante;

—

condamner la partie défenderesse à verser à la partie requérante la somme de 1 000 000 EUR au titre du dommage moral et matériel; et

—

condamner la partie défenderesse à supporter ses propres dépens et ceux exposés par la partie requérante.

Moyens et principaux arguments

La partie requérante avance quatre moyens à l’appui de son recours.

1.

Premier moyen tiré de ce que le Conseil n’a pas suffisamment motivé la décision 2026/696 et le règlement d’exécution (UE) 2026/695 (ci-après, pris ensemble, les «actes attaqués»), en violation de l’article 296, deuxième alinéa, TFUE, dans la mesure où la motivation modifiée à l’égard de la partie requérante est vague, est rédigée en des termes ouvertement spéculatifs et manque de précision.

2.

Deuxième moyen tiré de ce que le Conseil a commis des erreurs d’appréciation de droit et de fait lors de l’application à la partie requérante du critère g), deuxième volet, de la décision no 2014/145/PESC et du règlement no 269/2014 et que, par conséquent, le Conseil n’a pas démontré que les critères cumulatifs conditionnant l’application valable du critère g), deuxième volet, étaient satisfaits. Le Conseil ne s’est pas acquitté de la charge qui lui incombait de prouver que la partie requérante a bénéficié d’un avantage pertinent de la part de M. Chemezov et que cet avantage a été accordé après février 2014 ou qu’il persistait au moment des actes attaqués.

3.

Troisième moyen tiré de l’illégalité du deuxième volet du critère g) au titre de l’article 277 TFUE. Ce moyen est divisé en cinq branches:

—

première branche, tirée de ce que le deuxième volet du critère g) ne trouve aucun fondement juridique dans l’article 215 TFUE;

—

deuxième branche, tirée de ce que le premier volet du critère g) est illégal, ce qui rend a fortiori illégal le deuxième volet, qui lui est indissociablement lié;

—

troisième branche, tirée de ce que le deuxième volet du critère g) viole le droit à la vie familiale, tel que protégé par l’article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, et le principe de proportionnalité;

—

quatrième branche, tirée de ce que le deuxième volet du critère g) est manifestement inapproprié pour atteindre ses objectifs sous-jacents et est, en tant que telle, disproportionné;

—

cinquième branche, tirée de la violation du principe de sécurité juridique, dans la mesure où le Conseil prétend donner à la notion de «membres de leur famille proche» figurant au critère g) modifié, deuxième volet, une signification plus large que celle qu’il convient de déduire de l’interprétation normale de ces termes.

4.

Quatrième moyen, tiré de la violation par le Conseil des droits de la défense de la partie requérante en ce qu’il n’a pas corrigé et mis à jour les éléments de preuve sur lesquels sont fondés les actes attaqués, afin de s’assurer qu’il exerçait ses pouvoirs discrétionnaires en pleine connaissance des éléments de preuve produits par la partie requérante, et examiné de manière adéquate et impartiale les arguments et les éléments de preuve présentés par la partie requérante dans le cadre de ses demandes de réexamen devant le Conseil.


(1) Décision (PESC) 2026/696 du Conseil, du 14 mars 2026, modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO L, 2026/696).

(2) Règlement d’exécution (UE) 2026/695 du Conseil, du 14 mars 2026, mettant en œuvre le règlement (UE) no 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO L, 2026/695).

(3) Décision (PESC) 2023/1094 du Conseil, du 5 juin 2023, modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO 2023, L 146, p. 20).

(4) Règlement (UE) 2023/1089 du Conseil, du 5 juin 2023, modifiant le règlement (UE) no 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO 2023, L 146, p. 1).

(5) Décision 2014/145/PESC du Conseil, du 17 mars 2014, concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO 2014, L 78, p. 16).

(6) Règlement (UE) no 269/2014 du Conseil, du 17 mars 2014, concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO 2014, L 78, p. 6).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3859/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Jurisprudence CJUE62025TO0688

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 6 août 2026.#Albos-Energy EOOD contre Commission européenne.#Recours en carence – Aide d’État – Régime bulgare d’aide à la production d’énergie à partir de sources renouvelables – Informations fournies dans une plainte traitées comme des renseignements d’ordre général concernant le marché – Contournement de l’expiration du délai pour introduire un recours en annulation – Irrecevabilité.#Affaire T-688/25.

06/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0267

Ordonnance du président du Tribunal du 4 août 2026.#Christoph Klein contre Commission européenne.#Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence.#Affaire T-267/26 R.

04/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0280(01)

Ordonnance du président du Tribunal du 3 août 2026.#Broadcom Inc. et VMware International Unlimited Company contre Commission européenne.#Référé – Concurrence – Article 18, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1/2003 – Demande de renseignements – Demande de sursis à exécution et de mesures provisoires – Non-lieu à statuer partiel – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-280/26 R.

03/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0017

Jurisprudence CJUE — 62026TO0017

22/07/2026

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →