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AccueilDroit européen62026TN0328
Jurisprudence CJUE62026TN0328

Affaire T-328/26: Recours introduit le 25 mai 2026 – Timchenko/Conseil

CELEX62026TN0328
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 25 mai 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3862

27.7.2026

Recours introduit le 25 mai 2026 – Timchenko/Conseil

(Affaire T-328/26)

(C/2026/3862)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Gennady Nikolayevich Timchenko (Moscou, Russie) (représentants: T. Bontinck, S. Bonifassi et E. Fedorova, avocats)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

—

constater l’illégalité, et par conséquent, déclarer inapplicable au requérant, l’article 1, paragraphe 1, point e), pris en ses premier et troisième volets, et l’article 2, paragraphe 1, point g), pris en ses premier et troisième volets, de la décision 2014/145/PESC (1), ainsi que l’article 3, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) 269/2014;

—

constater l’illégalité de, et par conséquent, déclarer inapplicable au requérant l’article 1er, paragraphe 1, de la décision 2014/145/PESC dans la mesure où il applique une interdiction d’entrée et de passage sur le territoire des Etats membres à des citoyens de l’Union;

—

annuler la décision (PESC) 2026/696 (2) du Conseil, du 14 mars 2026, modifiant la décision 2014/145/PESC, dans la mesure où elle proroge l’application des mesures restrictives adoptées à l’encontre du requérant par la décision (PESC) 2022/337 du Conseil, du 28 février 2022, et le règlement d’exécution (UE) 2022/336 du Conseil, du 28 février 2022;

—

annuler le règlement d’exécution (UE) 2026/695 (3) du Conseil, du 14 mars 2026, mettant en œuvre le règlement (UE) n° 269/2014, dans la mesure où il proroge l’application des mesures restrictives adoptées à l’encontre du requérant par la décision (PESC) 2022/337 du Conseil, du 28 février 2022, et le règlement d’exécution (UE) 2022/336 du Conseil, du 28 février 2022;

—

condamner le Conseil à payer la somme de 1 000 000 euros à titre prévisionnel au titre du préjudice moral subi par le requérant;

—

condamner le Conseil aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, le requérant invoque sept moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation des formes substantielles.

—

Le requérant avance que le Conseil n’a pas respecté les modalités d’adoption des actes attaqués et n’a pas établi de bilan de l’impact des mesures restrictives avant de les renouveler son encontre.

2.

Deuxième moyen, tiré de l’illégalité de plusieurs critères de désignation utilisés par le Conseil.

—

Le requérant soutient l’illégalité des critères prévus: à l’article 2, paragraphe 1, sous g) de la décision 2014/145/PESC à l’article 3, paragraphe 1, sous g) du règlement (UE) 269/2014, pris en ses première et troisième branches, à l’article 2, paragraphe 1, sous a), de la décision 2014/145/PESC, à l’article 3, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 269/2014, à l’article 2, paragraphe 1, sous d), de la décision 2014/145/PESC et à l’article 3, paragraphe 1, sous d), du règlement (UE) 269/2014.

3.

Troisième moyen, tiré de la violation du principe de proportionnalité.

—

Le requérant estime que les mesures restrictives adoptées à son encontre ne sont ni appropriées, ni nécessaires ni proportionnées pour atteindre les objectifs poursuivis par la PESC.

4.

Quatrième moyen, tiré d’une erreur d’appréciation quant aux motifs invoqués par le Conseil.

5.

Cinquième moyen, tiré de la violation de l’obligation de motivation du Conseil et du droit à une protection juridictionnelle effective.

—

Le requérant argumente que le Conseil n’a pas motivé l’adoption des mesures restrictives spécifiques adoptées à son encontre et n’a pas identifié leurs objectifs.

6.

Sixième moyen, tiré de la violation des droits fondamentaux que le requérant retire de son statut fondamental de citoyen européen.

—

Le requérant fait valoir, à titre principal, que l’article 1er de la décision 2014/145/PESC, en ce qu’il s’applique à des citoyens de l’Union est illégal et, à titre subsidiaire, que l’atteinte portée à sa liberté de circulation sur le territoire de l’Union européenne – qui est garantie par les traités - sur le seul fondement de la PESC, est illégale, disproportionnée et non nécessaire.

7.

Septième moyen, tiré de la violation des autres droits fondamentaux du requérant garantis par la charte des droits fondamentaux et la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, en particulier de la violation de son droit de propriété et de son droit au respect de sa vie privée et familiale.


(1) Décision 2014/145/PESC du Conseil, du 17 mars 2014, concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ( JO L 078 du 17.3.2014).

(2) Décision 2026/696 du Conseil, du 14 mars 2026, modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ( JO L, 2026/696, 14.3.2026).

(3) Règlement d’exécution (UE) 2026/695 du Conseil, du 14 mars 2026, mettant en œuvre le règlement (UE) n° 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ( JO L, 2026/695, 14.3.2026).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3862/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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