LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62026TO0294
Jurisprudence CJUE62026TO0294

Ordonnance du président du Tribunal du 11 août 2026.#SX contre Parlement européen.#Référé – Réglementation concernant les frais et indemnités des députés au Parlement – Indemnité d’assistance parlementaire – Recouvrement des sommes indûment versées – Demande de sursis à exécution – Défaut d’urgence.#Affaire T-294/26 R.

CELEX62026TO0294
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 11 août 2026

Texte intégral

DOCUMENT DE TRAVAIL

ORDONNANCE DU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

11 août 2026 (*)

« Référé – Réglementation concernant les frais et indemnités des députés au Parlement – Indemnité d’assistance parlementaire – Recouvrement des sommes indûment versées – Demande de sursis à exécution – Défaut d’urgence »

Dans l’affaire T‑294/26 R,

SX, représenté par Me T. Darkowski, avocat,

partie requérante,

contre

Parlement européen, représenté par MM. M. Kazek et A. Parry, en qualité d’agents,

partie défenderesse,

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

rend la présente

Ordonnance

1 Par sa demande fondée sur les articles 278 et 279 TFUE, le requérant, SX, sollicite le sursis à l’exécution de la décision du secrétaire général du Parlement européen du 1er août 2025, constatant qu’un montant de 477 598,43 euros avait été indûment versé en faveur du requérant et devait être recouvré auprès de lui (ci-après la « décision du secrétaire général du Parlement »), de la note de débit no 7050001359 du 4 août 2025 consécutive à cette décision, ainsi que de la décision des questeurs du Parlement du 11 mars 2026 confirmant la décision du secrétaire général du Parlement (ci-après, pris ensemble, les « actes attaqués »).

Antécédents du litige et conclusions des parties

2 Le requérant a été député européen du 1er juillet 2014 au 1er mars 2018.

3 La décision du secrétaire général du Parlement impose au requérant de rembourser un montant de 477 598,43 euros qui lui aurait été indûment versé au titre des frais d’assistance parlementaire. Ce montant a été repris dans la note en débit no 7050001359 du 4 août 2025 jointe à cette décision.

4 Étant en désaccord avec la décision du secrétaire général du Parlement, le requérant a, le 30 septembre 2025, formé un recours contre ladite décision auprès des questeurs du Parlement.

5 Par lettre du 26 février 2026, le comptable du Parlement a informé le requérant que, à compter du 16 mars 2026, un montant de 500 euros serait prélevé de sa pension mensuelle afin de couvrir le montant de 477 598,43 euros qui avait été indûment versé.

6 Par lettre du 11 mars 2026, les questeurs ont informé le requérant que la décision du secrétaire général du Parlement était confirmée.

7 Par requête déposée au greffe du Tribunal le 18 mai 2026, le requérant a introduit un recours tendant à l’annulation des actes attaqués.

8 Par acte séparé déposé au greffe du Tribunal le même jour, le requérant a introduit la présente demande en référé, dans laquelle il conclut à ce qu’il plaise au président du Tribunal :

– surseoir à l’exécution des actes attaqués ;

– condamner le Parlement aux dépens.

9 Dans ses observations sur la demande en référé, déposées au greffe du Tribunal le 3 juin 2026, le Parlement conclut à ce qu’il plaise au président du Tribunal :

– rejeter la demande en référé ;

– réserver les dépens.

En droit

10 Il ressort d’une lecture combinée des articles 278 et 279 TFUE, d’une part, et de l’article 256, paragraphe 1, TFUE, d’autre part, que le juge des référés peut, s’il estime que les circonstances l’exigent, ordonner le sursis à l’exécution d’un acte attaqué devant le Tribunal ou prescrire les mesures provisoires nécessaires, et ce, en application de l’article 156 du règlement de procédure du Tribunal. Néanmoins, l’article 278 TFUE pose le principe du caractère non suspensif des recours, les actes adoptés par les institutions de l’Union bénéficiant d’une présomption de légalité. Ce n’est donc qu’à titre exceptionnel que le juge des référés peut ordonner le sursis à l’exécution d’un acte attaqué devant le Tribunal ou prescrire des mesures provisoires (voir ordonnance du 19 juillet 2016, Belgique/Commission, T‑131/16 R, EU:T:2016:427, point 12 et jurisprudence citée).

11 L’article 156, paragraphe 4, première phrase, du règlement de procédure dispose que les demandes en référé doivent spécifier « l’objet du litige, les circonstances établissant l’urgence ainsi que les moyens de fait et de droit justifiant à première vue l’octroi de la mesure provisoire à laquelle elles concluent ».

12 Ainsi, le sursis à exécution et les autres mesures provisoires peuvent être accordés par le juge des référés s’il est établi que leur octroi est justifié à première vue en fait et en droit (fumus boni juris) et qu’ils sont urgents, en ce sens qu’il est nécessaire, pour éviter un préjudice grave et irréparable aux intérêts de la partie qui les sollicite, qu’ils soient édictés et produisent leurs effets avant la décision dans l’affaire principale. Ces conditions sont cumulatives, de telle sorte que les demandes de mesures provisoires doivent être rejetées dès lors que l’une d’elles fait défaut. Le juge des référés procède également, le cas échéant, à la mise en balance des intérêts en présence (voir ordonnance du 2 mars 2016, Evonik Degussa/Commission, C‑162/15 P‑R, EU:C:2016:142, point 21 et jurisprudence citée).

13 Dans le cadre de cet examen d’ensemble, le juge des référés dispose d’un large pouvoir d’appréciation et reste libre de déterminer, au regard des particularités de l’espèce, la manière dont ces différentes conditions doivent être vérifiées ainsi que l’ordre de cet examen, dès lors qu’aucune règle de droit ne lui impose un schéma d’analyse préétabli pour apprécier la nécessité de statuer provisoirement [voir ordonnance du 19 juillet 2012, Akhras/Conseil, C‑110/12 P(R), non publiée, EU:C:2012:507, point 23 et jurisprudence citée].

14 Compte tenu des éléments du dossier, le président du Tribunal estime qu’il dispose de tous les éléments nécessaires pour statuer sur la présente demande en référé, sans qu’il soit utile d’entendre, au préalable, les parties en leurs explications orales.

15 Dans les circonstances du cas d’espèce, il convient d’examiner d’abord si la condition relative à l’urgence est remplie.

16 Afin de vérifier si les mesures provisoires demandées sont urgentes, il convient de rappeler que la finalité de la procédure de référé est de garantir la pleine efficacité de la future décision définitive, afin d’éviter une lacune dans la protection juridique assurée par le juge de l’Union. Pour atteindre cet objectif, l’urgence doit, de manière générale, s’apprécier au regard de la nécessité qu’il y a de statuer provisoirement afin d’éviter qu’un préjudice grave et irréparable ne soit occasionné à la partie qui sollicite la protection provisoire. Il appartient à cette partie d’apporter la preuve qu’elle ne saurait attendre l’issue de la procédure relative au recours au fond sans subir un préjudice grave et irréparable (voir ordonnance du 14 janvier 2016, AGC Glass Europe e.a./Commission, C‑517/15 P‑R, EU:C:2016:21, point 27 et jurisprudence citée).

17 C’est à la lumière de ces critères qu’il convient d’examiner si le requérant parvient à démontrer l’urgence.

18 Aux fins de démontrer l’urgence, le requérant fait valoir que, en tant que retraité percevant de modestes revenus, l’exécution immédiate des actes attaqués le privera de la possibilité de subvenir à ses besoins vitaux liés à l’entretien de son logement, à l’achat de nourriture et à l’éducation de ses enfants mineurs. L’exécution immédiate de ces actes pourrait également avoir un impact négatif sur le traitement de ses maladies chroniques, dès lors qu’il supporte les frais liés à ce traitement.

19 Le Parlement conteste cette argumentation.

20 Il convient de constater d’emblée que le préjudice invoqué par le requérant est d’ordre financier.

21 À cet égard, il convient de relever qu’un préjudice d’ordre financier ne peut, sauf circonstances exceptionnelles, être regardé comme irréparable ou même difficilement réparable, dès lors qu’il peut, en règle générale, faire l’objet d’une compensation financière ultérieure (voir ordonnance du 2 octobre 2019, FV/Conseil, T‑542/19 R, non publiée, EU:T:2019:718, point 42 et jurisprudence citée).

22 Il est vrai que, même en cas de préjudice d’ordre purement pécuniaire, une mesure provisoire se justifie s’il apparaît que, en l’absence de cette mesure, la partie qui la sollicite se trouverait dans une situation susceptible de mettre en péril sa viabilité financière, puisqu’elle ne disposerait pas d’une somme devant normalement lui permettre de faire face à l’ensemble des dépenses indispensables pour assurer la satisfaction de ses besoins élémentaires jusqu’au moment où il sera statué sur le recours principal (voir ordonnance du 2 octobre 2019, FV/Conseil, T‑542/19 R, non publiée, EU:T:2019:718, point 43 et jurisprudence citée).

23 Toutefois, pour pouvoir apprécier si le préjudice allégué présente un caractère grave et irréparable et justifie donc de suspendre, à titre exceptionnel, l’exécution des actes attaqués, le juge des référés doit, dans tous les cas, disposer d’indications concrètes et précises, étayées par des documents détaillés qui démontrent la situation financière de la partie qui sollicite la mesure provisoire et permettent d’apprécier les conséquences qui résulteraient, vraisemblablement, de l’absence des mesures demandées [voir ordonnance du 27 avril 2010, Parlement/U, T‑103/10 P(R), EU:T:2010:164, point 37 et jurisprudence citée].

24 En l’espèce, le requérant soutient, de manière sommaire, que, en l’absence de sursis des actes attaqués, il ne pourra subvenir à ses besoins vitaux et a produit, à cet égard, sa déclaration d’impôt pour l’année 2025, sa carte de personne invalide, ainsi que plusieurs documents médicaux.

25 Or, il convient de relever que ces allégations et preuves limitées ne permettent pas au juge des référés de se faire une image fidèle et globale de la situation financière du requérant ainsi qu’exigée par la jurisprudence rappelée au point 23 ci-dessus.

26 En effet, bien que le requérant ait produit sa déclaration d’impôt pour l’année 2025, de laquelle il ressort qu’il a perçu un revenu annuel de 54 551,76 zlotys (PLN) (environ 12 594 euros) après impôt, cette déclaration ne fait pas état des biens immobiliers qu’il pourrait posséder, ni de la pension qu’il perçoit du Parlement.

27 Or, comme il ressort des documents produits par le Parlement, le requérant perçoit, en plus de ses revenus annuels déclarés au fisc polonais, une pension du Parlement, laquelle s’élèverait à environ 17 333,04 euros par an avant impôt. Bien que le montant de cette pension soit réduit de 500 euros par mois du fait des actes attaqués, ainsi qu’il ressort de la fiche de pension du mois de mai 2026, telle que produite par le Parlement, sa pension mensuelle restante s’élève encore à 944,42 euros.

28 En outre, en ce qui concerne les charges que le requérant allègue devoir supporter, il y a lieu de relever que celui-ci n’a produit aucun élément de preuve qui démontrerait qu’il assume à lui seul la charge financière liée à ses enfants mineurs ou qui permettrait d’apprécier le montant concret des dépenses qui en résulterait. Il en va de même en ce qui concerne les coûts des traitements médicaux que le requérant ne pourrait plus financer.

29 Compte tenu de ce qui précède, il doit être conclu que le requérant n’a pas démontré l’existence de circonstances exceptionnelles permettant de regarder le préjudice financier qu’il invoque comme étant irréparable ou même difficilement réparable.

30 Il résulte de ce qui précède que la demande en référé doit être rejetée, à défaut pour le requérant d’avoir établi que la condition relative à l’urgence est remplie, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le fumus boni juris ou de procéder à la mise en balance des intérêts.

31 À la lumière de tout ce qui précède, il convient dès lors de rejeter la présente demande en référé.

32 En vertu de l’article 158, paragraphe 5, du règlement de procédure, il convient de réserver les dépens.

Par ces motifs,

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

ordonne :

1) La demande en référé est rejetée.

2) Les dépens sont réservés.

Fait à Luxembourg, le 11 août 2026.

Le greffier

Le président

V. Di Bucci

M. van der Woude


* Langue de procédure : le polonais.

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62025TO0688

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 6 août 2026.#Albos-Energy EOOD contre Commission européenne.#Recours en carence – Aide d’État – Régime bulgare d’aide à la production d’énergie à partir de sources renouvelables – Informations fournies dans une plainte traitées comme des renseignements d’ordre général concernant le marché – Contournement de l’expiration du délai pour introduire un recours en annulation – Irrecevabilité.#Affaire T-688/25.

06/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0267

Ordonnance du président du Tribunal du 4 août 2026.#Christoph Klein contre Commission européenne.#Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence.#Affaire T-267/26 R.

04/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0280(01)

Ordonnance du président du Tribunal du 3 août 2026.#Broadcom Inc. et VMware International Unlimited Company contre Commission européenne.#Référé – Concurrence – Article 18, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1/2003 – Demande de renseignements – Demande de sursis à exécution et de mesures provisoires – Non-lieu à statuer partiel – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-280/26 R.

03/08/2026

Jurisprudence CJUE62026TO0017

Jurisprudence CJUE — 62026TO0017

22/07/2026

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →