Arrêt de la Cour du 28 avril 2026 dans l’affaire E-17/25 — Redd Ullevål Sykehus contre l’État norvégien, représenté par le ministère des collectivités locales et du développement régional (Staten v/Kommunal- og distriktdepartementet) [Directive 2001/42/CE (directive sur l’évaluation environnementale stratégique) — Plans et programmes — Évaluation environnementale — Alternatives raisonnables — Régularisation]
| CELEX | E2025J0017 |
| Type | Acte AELE |
| Date | jeudi 10 septembre 2026 |
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/4820 | 10.9.2026 |
ARRÊT DE LA COUR
du 28 avril 2026
dans l’affaire E-17/25
Redd Ullevål Sykehus contre l’État norvégien, représenté par le ministère des collectivités locales et du développement régional (Staten v/Kommunal- og distriktdepartementet)
[Directive 2001/42/CE (directive sur l’évaluation environnementale stratégique) — Plans et programmes — Évaluation environnementale — Alternatives raisonnables — Régularisation]
(C/2026/4820)
Dans l’affaire E-17/25, Redd Ullevål Sykehus contre l’État norvégien, représenté par le ministère des collectivités locales et du développement régional (Staten v/ Kommunal- og distriktdepartementet) — DEMANDE adressée à la Cour, conformément à l’article 34 de l’accord entre les États de l’AELE relatif à l’institution d’une Autorité de surveillance et d’une Cour de justice, par le tribunal de district d’Oslo (Oslo tingrett), relative à l’interprétation de la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement, et notamment de son article 2, point a), et de son article 3, paragraphe 2, la Cour, composée des MM. Páll Hreinsson, président, Bernd Hammermann (juge rapporteur) et Michael Reiertsen, juges, a rendu, le 28 avril 2026, un arrêt dont le dispositif est le suivant:
| 1. | Pour que les plans et programmes soient soumis à une évaluation environnementale conformément à la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement, quatre conditions cumulatives, énoncées à l’article 2, point a), et à l’article 3, paragraphes 2 à 4, de ladite directive doivent être remplies. L’article 2, point a), définit les plans et programmes comme étant ceux qui satisfont aux deux conditions cumulatives énoncées dans cette disposition, à savoir qu’ils sont élaborés et/ou adoptés par une autorité au niveau national, régional ou local ou élaborés par une autorité en vue de leur adoption par le parlement ou le gouvernement, par le biais d’une procédure législative (première condition), et qu’ils sont exigés par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives (deuxième condition). La troisième condition est que les plans et programmes soient élaborés pour les secteurs visés à l’article 3, paragraphe 2, et la quatrième est qu’ils définissent le cadre dans lequel la mise en œuvre des projets énumérés aux annexes I et II de la directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement pourra être autorisée à l’avenir. |
| 2. | Si une juridiction nationale décidait que l’absence d’une évaluation environnementale conformément aux règles de la directive 2001/42/CE ne peut pas avoir eu d’incidence sur le fond de la décision et que la décision est donc valable, elle dispenserait de l’application de la directive 2001/42/CE dans son ensemble. L’application d’une règle nationale telle que l’article 41 de la loi sur l’administration publique dans les situations où une évaluation environnementale au titre de la directive 2001/42/CE n’a pas été réalisée n’effacerait donc pas les conséquences de la violation du droit de l’EEE. |
| 3. | La possibilité d’une régularisation par la réalisation d’une évaluation environnementale alors qu’un plan est en cours ou même après son achèvement devrait rester l’exception, mais n’est pas exclue, à la double condition qu’elle ne donne pas aux parties concernées la possibilité de contourner les règles du droit de l’EEE ou de se dispenser de les appliquer et que toute évaluation ultérieure ou complémentaire effectuée à des fins de régularisation ne porte pas uniquement sur l’impact futur du plan ou du programme sur l’environnement, mais prenne en compte également l’impact environnemental depuis le moment de la mise en œuvre dudit plan ou programme. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/4820/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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