Droit européen — EUR-Lex

9 821textes du droit de l'Union européenne — 2013.

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Jurisprudence CJUE62007TA0459

Affaire T-459/07: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2013 — Hangzhou Duralamp Electronics/Conseil [ «Dumping — Importations de lampes fluorescentes compactes à ballast électronique intégré (CFL-i) originaires de Chine, du Viêt Nam, du Pakistan et des Philippines — Expiration de mesures antidumping — Réexamen — Produit similaire — Données utilisées pour la détermination du préjudice — Pays analogue — Intérêt de la Communauté — Article 4, paragraphe 1, et article 5, paragraphe 4, du règlement (CE) n ° 384/96 [devenus article 4, paragraphe 1, et article 5, paragraphe 4, du règlement (CE) n ° 1225/2009] — Obligation de motivation — Droits de la défense» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement du Conseil maintenant les droits antidumping sur les lampes fluorescentes compactes (CFL-i) chinoises, estimant que la définition du « produit similaire » et l'évaluation du préjudice étaient entachées d'erreurs. L'arrêt précise les conditions de recours à un pays analogue pour déterminer la valeur normale et rappelle l'obligation de l'institution de motiver son analyse de l'intérêt de l'Union, tout en sanctionnant une violation des droits de la défense de l'exportateur.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62007TJ0104

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 11 juillet 2013. # Belgische Vereniging van handelaars in- en uitvoerders geslepen diamant (BVGD) contre Commission européenne. # Concurrence - Ententes et abus de position dominante - Marché des diamants bruts - Système de distribution SOC - Décision de rejet d’une plainte - Défaut d’intérêt communautaire - Base juridique - Droits procéduraux d’un plaignant - Accès aux documents - Obligations en matière d’instruction d’une plainte - Effets d’exclusion du marché - Erreur manifeste d’appréciation. # Affaires jointes T-104/07 et T-339/08.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la BVGD, une association belge de diamantaires, contre la décision de la Commission de ne pas donner suite à sa plainte pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché des diamants bruts. La Commission avait estimé que la plainte ne présentait pas un intérêt communautaire suffisant, et le Tribunal a confirmé cette appréciation, jugeant que la Commission n'avait pas commis d'erreur manifeste en l'absence d'effets d'exclusion significatifs sur le marché. Cet arrêt rappelle l'étendue du pouvoir discrétionnaire de la Commission pour classer une plainte sans instruction approfondie, et les limites du contrôle juridictionnel sur cette appréciation.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62007TJ0459

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 11 juillet 2013.#Hangzhou Duralamp Electronics Co., Ltd contre Conseil de l'Union européenne.#Dumping – Importations de lampes fluorescentes compactes à ballast électronique intégré (CFL‑i) originaires de Chine, du Viêt Nam, du Pakistan et des Philippines – Expiration de mesures antidumping – Réexamen – Produit similaire – Données utilisées pour la détermination du préjudice – Pays analogue – Intérêt de la Communauté – Article 4, paragraphe 1, et article 5, paragraphe 4, du règlement (CE) no 384/96 [devenus article 4, paragraphe 1, et article 5, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1225/2009] – Obligation de motivation – Droits de la défense.#Affaire T‑459/07.

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement du Conseil maintenant les droits antidumping sur les lampes fluorescentes compactes (CFL-i) importées de Chine, au motif que le Conseil avait violé l'obligation de motivation et les droits de la défense de la société Hangzhou Duralamp. L'arrêt précise que les institutions doivent fournir une motivation suffisante sur le choix des données utilisées pour déterminer le préjudice et garantir aux parties concernées un accès effectif aux informations essentielles, notamment celles relatives au calcul de la marge de préjudice. Cette décision rappelle l'importance du respect des garanties procédurales dans les enquêtes antidumping.

11 juillet 2013

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Ordonnance CJUE62009CO0496

Ordonnance de la Cour (troisième chambre) du 11 juillet 2013.#République italienne contre Commission européenne.#Interprétation d’arrêt – Irrecevabilité.#Affaire C‑496/09 INT.

La Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable la demande d'interprétation de l'arrêt rendu dans l'affaire C‑496/09, introduite par la République italienne à l'encontre de la Commission européenne. Cette irrecevabilité est fondée sur le fait que la demande ne vise pas à lever une obscurité ou une ambiguïté du dispositif ou des motifs de l'arrêt initial, mais conteste en réalité le bien-fondé de la solution retenue. En conséquence, la Cour rappelle que la procédure d'interprétation ne saurait être utilisée comme une voie de recours déguisée contre un arrêt passé en force de chose jugée.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62010CA0627

Affaire C-627/10: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juillet 2013 — Commission européenne/République de Slovénie (Manquement d’État — Transport — Directive 91/440/CEE — Développement de chemins de fer communautaires — Directive 2001/14/CE — Répartition des capacités de l’infrastructure ferroviaire — Article 6, paragraphe 3, et annexe II de la directive 91/440 — Article 14, paragraphe 2, de la directive 2001/14 — Gestionnaire de l’infrastructure — Participation à l’établissement de l’horaire de service — Gestion du trafic — Article 6, paragraphes 2 à 5, de la directive 2001/14 — Absence de mesures destinées à encourager les gestionnaires de l’infrastructure à réduire les coûts de fourniture de l’infrastructure et le niveau des redevances d’accès — Articles 7, paragraphe 3, et 8, paragraphe 1, de la directive 2001/14 — Coût directement imputable à l’exploitation du service — Article 11 de la directive 2001/14 — Système d’amélioration des performances)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Slovénie pour manquement à plusieurs obligations découlant des directives ferroviaires de 1991 et 2001. Elle a notamment jugé que le gestionnaire de l'infrastructure slovène ne disposait pas de l'indépendance requise pour participer à l'établissement des horaires et à la gestion du trafic, et que l'État n'avait pas mis en place les mesures incitatives nécessaires pour réduire les coûts et les redevances. L'arrêt précise ainsi les exigences d'indépendance fonctionnelle du gestionnaire d'infrastructure et les obligations des États membres en matière de tarification et de performance du réseau ferroviaire.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62010CJ0545

Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juillet 2013.#Commission européenne contre République tchèque.#Manquement d’État – Transport – Directive 91/440/CEE – Développement de chemins de fer communautaires – Article 10, paragraphe 7 – Organisme réglementaire – Compétences – Directive 2001/14/CE – Répartition des capacités de l’infrastructure ferroviaire – Article 4, paragraphe 1 – Cadre pour la tarification – Article 6, paragraphe 2 – Mesures destinées à encourager le gestionnaire de l’infrastructure à réduire les coûts de fourniture de l’infrastructure et le niveau des redevances d’accès – Article 7, paragraphe 3 – Fixation des redevances perçues pour l’ensemble des prestations minimales et l’accès par le réseau aux infrastructures de services – Coût directement imputable à l’exploitation du service ferroviaire – Article 11 – Système d’amélioration des performances – Article 30, paragraphe 5 – Organisme de contrôle – Compétences – Recours administratif contre les décisions de l’organisme de contrôle.#Affaire C‑545/10.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la République tchèque pour manquement à plusieurs obligations issues des directives 91/440 et 2001/14 relatives au développement des chemins de fer. Les manquements portent notamment sur l'insuffisance des compétences de l'organisme régulateur national, l'absence d'incitations pour le gestionnaire d'infrastructure à réduire ses coûts et le niveau des redevances, ainsi que sur une définition trop large du coût directement imputable à l'exploitation du service ferroviaire. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les exigences d'indépendance et d'efficacité de l'organisme de contrôle ferroviaire, et rappelle les critères stricts de fixation des redevances d'accès au réseau.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62010CJ0576

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 11 juillet 2013.#Commission européenne contre Royaume des Pays-Bas.#Manquement d’État – Directive 2004/18/CE – Champ d’application ratione temporis – Concession de travaux publics – Vente d’un terrain par un organisme public – Projet immobilier de réaménagement d’espaces publics défini par cet organisme.#Affaire C‑576/10.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la vente d'un terrain par un organisme public, accompagnée d'un projet immobilier de réaménagement d'espaces publics défini par cet organisme, peut constituer une concession de travaux publics soumise aux règles de passation des marchés publics. Cette décision précise le champ d'application *ratione temporis* de la directive 2004/18/CE et rappelle aux États membres que des opérations immobilières complexes ne peuvent échapper aux obligations de publicité et de mise en concurrence lorsqu'elles impliquent des travaux définis par le pouvoir adjudicateur.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62010TA0321

Affaire T-321/10: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2013 — SA.PAR./OHMI — Salini Costruttori (GRUPPO SALINI) [ «Marque communautaire — Procédure de nullité — Marque communautaire verbale GRUPPO SALINI — Mauvaise foi — Article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait rejeté la demande en nullité de la marque verbale "GRUPPO SALINI". Il a jugé que l'OHMI avait commis une erreur en n'ayant pas examiné si le dépôt de cette marque avait été effectué de mauvaise foi par la société Salini Costruttori, au sens de l'article 52, §1, b) du règlement n°207/2009. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que l'absence d'intention d'usage sérieux ou le dépôt dans un but de blocage concurrentiel peut constituer un indice de mauvaise foi, et que l'EUIPO doit procéder à une appréciation globale des circonstances de l'espèce.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62010TJ0321

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 11 juillet 2013.#SA.PAR. Srl contre Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure de nullité – Marque communautaire verbale GRUPPO SALINI – Mauvaise foi – Article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009.#Affaire T‑321/10.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de la mauvaise foi comme motif de nullité d'une marque de l'Union européenne (article 52, §1, b) du règlement n° 207/2009). Il juge que la mauvaise foi du déposant doit être appréciée au regard de l'intention de ce dernier au moment du dépôt, en tenant compte de l'ensemble des circonstances pertinentes, notamment l'absence d'intention d'usage et le dépôt dans le seul but de gêner un concurrent. La décision confirme que la simple connaissance de l'existence d'un signe antérieur ne suffit pas à caractériser la mauvaise foi.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0409

Affaire C-409/11: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juillet 2013 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Gábor Csonka, Tibor Isztli, Dávid Juhász, János Kiss, Csaba Szontág/Magyar Állam (Circulation des véhicules automoteurs — Assurance de la responsabilité civile — Directive 72/166/CEE — Article 3, paragraphe 1 — Directive 84/5/CEE — Article 1er, paragraphe 4, premier alinéa — Insolvabilité de l’assureur — Absence d’intervention de l’organisme d’indemnisation)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, en cas d'insolvabilité d'un assureur, l'organisme d'indemnisation prévu par la directive 84/5/CEE doit intervenir pour indemniser les victimes d'accidents de la circulation, même si le droit national ne le prévoit pas expressément. Cet arrêt précise la portée de l'obligation de garantie des États membres en matière d'assurance responsabilité civile automobile.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0439

Affaire C-439/11 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juillet 2013 — Ziegler SA/Commission européenne [Pourvoi — Concurrence — Ententes — Articles 81 CE et 53 de l’accord EEE — Marché des services de déménagements internationaux en Belgique — Lignes directrices relatives à l’affectation du commerce entre les États membres — Valeur juridique — Obligation de définir le marché pertinent — Portée — Droit à un procès équitable — Principe de bonne administration — Impartialité objective de la Commission — Lignes directrices pour le calcul des amendes (2006) — Proportion de la valeur des ventes — Obligation de motivation — Réduction de l’amende pour absence de capacité contributive ou du fait des particularités d’une affaire — Égalité de traitement]

Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Ziegler SA contre une amende infligée pour participation à une entente sur le marché belge des déménagements internationaux. La Cour précise notamment la valeur juridique des lignes directrices de la Commission sur l'affectation du commerce entre États membres et sur le calcul des amendes, tout en rappelant l'obligation pour la Commission de définir le marché pertinent et de respecter les principes d'impartialité et d'égalité de traitement.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0444

Affaire C-444/11 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juillet 2013 — Team Relocations NV, Amertranseuro International Holdings Ltd, Trans Euro Ltd, Team Relocations Ltd/Commission européenne [Pourvoi — Concurrence — Ententes — Articles 81 CE et 53 de l’accord EEE — Marché des services de déménagements internationaux en Belgique — Fixation directe et indirecte des prix, répartition du marché et manipulation des procédures faisant appel à la soumission d’offres — Infraction unique et continue — Imputabilité — Lignes directrices pour le calcul des amendes (2006) — Valeur des ventes — Notion — Proportion — Montant additionnel — Circonstances atténuantes — Obligation de motivation — Imputabilité du comportement infractionnel à la société mère — Règlement (CE) n ° 1/2003 — Article 23, paragraphe 2 — Plafond de 10 % du chiffre d’affaires — Proportionnalité]

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Team Relocations et de ses sociétés mères contre l'amende infligée par la Commission pour leur participation à une entente sur le marché belge des déménagements internationaux. La Cour précise notamment la notion de "valeur des ventes" pour le calcul de l'amende, confirme l'imputabilité de l'infraction à la société mère et valide le montant additionnel de 15 % appliqué par la Commission.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0521

Affaire C-521/11: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 11 juillet 2013 (demande de décision préjudicielle du Oberster Gerichtshof — Autriche) — Amazon.com International Sales Inc., Amazon EU Sàrl, Amazon.de GmbH, Amazon.com GmbH, in Liquidation, Amazon Logistik GmbH/Austro-Mechana Gesellschaft zur Wahrnehmung mechanisch-musikalischer Urheberrechte Gesellschaft mbH (Rapprochement des législations — Propriété intellectuelle — Droit d’auteur et droits voisins — Droit exclusif de reproduction — Directive 2001/29/CE — Article 5, paragraphe 2, sous b) — Compensation équitable — Application sans distinction mais avec un droit éventuel à la restitution de la redevance pour copie privée destinée à financer la compensation — Application des recettes perçues en partie aux titulaires du droit et en partie à des institutions à caractère social ou culturel — Double paiement de la redevance pour copie privée dans le cadre d’une opération transfrontalière)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le système autrichien de redevance pour copie privée, qui finance à la fois la compensation des titulaires de droits et des institutions sociales ou culturelles, est compatible avec le droit de l'UE, à condition que la part destinée aux institutions profite effectivement aux ayants droit. Elle précise également que, dans le cadre d'opérations transfrontalières, un État membre ne peut exiger le paiement de cette redevance si une compensation équivalente a déjà été versée dans l'État de destination des supports. Cet arrêt clarifie les conditions de mise en œuvre de la compensation équitable prévue à l'article 5, paragraphe 2, sous b), de la directive 2001/29/CE.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0412

Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juillet 2013.#Commission européenne contre Grand-Duché de Luxembourg.#Manquement d’État – Transport – Développement de chemins de fer communautaires – Directive 91/440/CEE – Article 6, paragraphe 3, et annexe II – Directive 2001/14/CE – Article 14, paragraphe 2 – Indépendance de l’organisme auquel est confié l’exercice des fonctions essentielles.#Affaire C‑412/11.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Luxembourg pour manquement à ses obligations en matière de libéralisation ferroviaire. En l'espèce, le Grand-Duché n'avait pas garanti l'indépendance de l'organisme chargé des fonctions essentielles (répartition des capacités d'infrastructure et perception des redevances), comme l'exigent la directive 91/440/CEE et la directive 2001/14/CE. Cet arrêt précise que l'exigence d'indépendance s'oppose à ce que l'organisme régulateur soit placé sous la tutelle du ministère chargé des transports, qui est également actionnaire de l'entreprise ferroviaire historique.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0429

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juillet 2013.#Gosselin Group NV, anciennement Gosselin World Wide Moving NV contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Ententes – Articles 81 CE et 53 de l’accord EEE – Marché des services de déménagements internationaux en Belgique – Fixation directe et indirecte des prix, répartition du marché et manipulation des procédures faisant appel à la soumission d’offres – Qualification – Restriction de la concurrence par objet – Obligation de motivation – Lignes directrices relatives à l’affectation du commerce entre les États membres – Valeur juridique – Obligation de définir le marché pertinent – Portée – Lignes directrices pour le calcul des amendes (2006) – Proportion de la valeur des ventes – Gravité de l’infraction – Circonstances atténuantes – Obligation de motivation – Règlement (CE) n° 1/2003 – Article 25 – Prescription – Infraction répétée.#Affaire C‑429/11 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Gosselin Group NV contre l'arrêt du Tribunal confirmant une amende pour entente sur le marché belge des déménagements internationaux. L'arrêt précise que la fixation des prix et la répartition du marché constituent des restrictions de concurrence par objet, sans nécessité de démontrer leurs effets anticoncurrentiels. Il rappelle également les règles de prescription pour les infractions répétées et la méthodologie de calcul des amendes selon les lignes directrices de 2006.

11 juillet 2013

Détail →
Jurisprudence CJUE62011CJ0444

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juillet 2013.#Team Relocations NV e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Ententes – Articles 81 CE et 53 de l’accord EEE – Marché des services de déménagements internationaux en Belgique – Fixation directe et indirecte des prix, répartition du marché et manipulation des procédures faisant appel à la soumission d’offres – Infraction unique et continue – Imputabilité – Lignes directrices pour le calcul des amendes (2006) – Valeur des ventes – Notion – Proportion – Montant additionnel – Circonstances atténuantes – Obligation de motivation – Imputabilité du comportement infractionnel à la société mère – Règlement (CE) n° 1/2003 – Article 23, paragraphe 2 – Plafond de 10 % du chiffre d’affaires – Proportionnalité.#Affaire C‑444/11 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Team Relocations et confirme l'amende infligée par la Commission pour participation à une entente sur le marché belge des déménagements internationaux. L'arrêt précise la notion de "valeur des ventes" pour le calcul des amendes, incluant les prestations facturées aux clients ayant bénéficié de l'entente, et rappelle que le plafond de 10 % du chiffre d'affaires s'applique au chiffre d'affaires global de l'entreprise. Il confirme également l'imputabilité de l'infraction à la société mère pour le comportement de ses filiales.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0601

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 11 juillet 2013.#République française contre Commission européenne.#Pourvoi – Recours en annulation – Protection contre les encéphalopathies spongiformes transmissibles – Règlement (CE) nº 746/2008 – Règlement autorisant des mesures de surveillance et d’éradication moins contraignantes que celles prévues antérieurement – Principe de précaution – Niveau de protection de la santé humaine – Éléments nouveaux de nature à modifier la perception du risque – Défaut de motivation – Dénaturation des faits – Erreur de droit.#Affaire C‑601/11 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de la France contre le règlement (CE) n° 746/2008, qui assouplit les mesures de surveillance et d'éradication des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST). Elle juge que la Commission n'a pas violé le principe de précaution en adoptant des mesures moins contraignantes, dès lors que des éléments scientifiques nouveaux permettaient de modifier la perception du risque sans abaisser le niveau de protection de la santé humaine. L'arrêt précise ainsi les conditions dans lesquelles les institutions européennes peuvent réviser des mesures sanitaires en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques.

11 juillet 2013

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Jurisprudence CJUE62011FJ0046

ARRÊT DU TRIBUNAL DE LA FONCTION PUBLIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE (deuxième chambre) 11 juillet 2013.#Marie Tzirani contre Commission européenne.#Fonction publique – Harcèlement moral – Notion de harcèlement – Demande d’assistance – Enquête administrative portant sur des faits allégués de harcèlement – Décision de clôturer l’enquête administrative sans suite – Délai raisonnable pour mener à terme une enquête administrative – Obligation de motiver la décision clôturant l’enquête administrative – Portée.#Affaire F‑46/11.

Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE précise la notion de harcèlement moral dans la fonction publique européenne et définit les obligations de l'administration en matière d'enquête. Il rappelle que l'institution doit mener l'enquête dans un délai raisonnable et motiver sa décision de classement sans suite, sous peine de voir sa décision annulée.

11 juillet 2013

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Directive (consolidé)02008L0088-20130711

Directive 2008/88/CE de la Commission du 23 septembre 2008 modifiant la directive 76/768/CEE du Conseil relative aux produits cosmétiques, en vue d’adapter ses annexes II et III au progrès technique (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

Cette directive consolide les modifications des annexes II et III de la directive-cadre 76/768/CEE relative aux produits cosmétiques, en y intégrant les adaptations au progrès technique. Elle actualise notamment la liste des substances interdites (annexe II) et les restrictions applicables à certaines substances autorisées (annexe III) dans les cosmétiques. Pour le praticien français, ce texte précise les obligations réglementaires concernant la composition des produits cosmétiques mis sur le marché.

11 juillet 2013

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Règlement (consolidé)02010R0185-20130711

Règlement (UE) n o 185/2010 de la Commission du 4 mars 2010 fixant des mesures détaillées pour la mise en œuvre des normes de base communes dans le domaine de la sûreté de l’aviation civile (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

Ce règlement de la Commission fixe les mesures détaillées d'application des normes de base communes en matière de sûreté aérienne, couvrant notamment le filtrage des passagers et bagages, le contrôle des marchandises et du courrier, ainsi que la formation du personnel. La version consolidée de 2013 intègre les modifications successives, constituant le référentiel technique opposable pour les exploitants d'aéroports, transporteurs aériens et autorités nationales françaises chargées du contrôle de la sûreté.

11 juillet 2013

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