Droit européen — EUR-Lex

9 821textes du droit de l'Union européenne — 2013.

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Jurisprudence CJUE62010TA0218

Affaire T-218/10: Arrêt du Tribunal du 30 mai 2013 — DHL International/OHMI — Service Point Solutions (SERVICEPOINT) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative SERVICEPOINT — Marques communautaires figuratives antérieures ServicePoint et marques nationales antérieures — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 76, paragraphes 1 et 2, du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 30 mai 2013 (affaire T-218/10), a rejeté le recours de DHL International contre le refus de l'OHMI d'enregistrer la marque figurative "SERVICEPOINT" en raison d'un risque de confusion avec des marques antérieures "ServicePoint". L'arrêt précise les critères d'appréciation de la similitude des signes et du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en soulignant que le caractère descriptif d'un élément commun n'exclut pas nécessairement le risque de confusion.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62010TJ0218

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 30 mai 2013.#DHL International GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative SERVICEPOINT – Marques communautaires figuratives antérieures ServicePoint et marques nationales antérieures – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Similitude des signes – Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 76, paragraphes 1 et 2, du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T‑218/10.

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 30 mai 2013 (affaire T-218/10) précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il confirme que l'examen de la similitude des signes doit reposer sur une appréciation globale tenant compte de leurs éléments distinctifs et dominants, et rappelle que l'OHMI (devenu EUIPO) peut prendre en compte des faits notoires sans qu'ils aient été invoqués par les parties, sous réserve du respect du contradictoire.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62010TJ0454

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 30 mai 2013.#Associazione Nazionale degli Industriali delle Conserve Alimentari Vegetali (Anicav) e.a. contre Commission européenne.#Agriculture – Organisation commune des marchés – Aide au secteur des fruits et légumes – Recours en annulation – Affectation directe – Recevabilité – Fruits et légumes transformés – Fonds opérationnels et programmes opérationnels – Financement de ‘non véritables activités de transformation’.#Affaires jointes T‑454/10 et T‑482/11.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement le règlement (CE) n° 1580/2007 de la Commission, en ce qu'il autorise le financement, via les fonds opérationnels des organisations de producteurs, d'activités de transformation de fruits et légumes qui ne sont pas réalisées par ces organisations elles-mêmes. La portée de cette décision est de restreindre le bénéfice des aides de l'OCM unique aux seules activités de transformation "véritables" menées par les producteurs, excluant ainsi les sous-traitants industriels.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0270

Affaire C-270/11: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 mai 2013 — Commission européenne/Royaume de Suède (Manquement d’État — Directive 2006/24/CE — Conservation des données générées ou traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques — Arrêt de la Cour constatant un manquement — Inexécution — Article 260 TFUE — Sanctions pécuniaires — Imposition d’une somme forfaitaire)

La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Suède à une somme forfaitaire pour n'avoir pas exécuté un précédent arrêt constatant le manquement à transposer la directive 2006/24/CE sur la conservation des données de communications électroniques. Cet arrêt précise les conditions d'application de l'article 260 TFUE, en imposant une sanction pécuniaire forfaitaire même en l'absence de persistance du manquement au jour du second arrêt. Il constitue une référence importante pour le contentieux du manquement d'État et le régime des sanctions financières en droit de l'Union.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0397

Affaire C-397/11: Arrêt de la Cour (première chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Bíróság — Hongrie) — Erika Jőrös/Aegon Magyarország Hitel Zrt. (Directive 93/13/CEE — Clauses abusives figurant dans les contrats conclus avec les consommateurs — Examen d’office, par le juge national, du caractère abusif d’une clause contractuelle — Conséquences à tirer par le juge national de la constatation du caractère abusif de la clause)

Dans l'arrêt Jőrös (C-397/11), la Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national est tenu d'examiner d'office le caractère abusif d'une clause contractuelle, même si le consommateur ne l'a pas invoqué, dès lors qu'il dispose des éléments de droit et de fait nécessaires. Elle ajoute que, lorsqu'une clause est déclarée abusive, le juge doit en tirer toutes les conséquences pour qu'elle ne produise aucun effet, sans pouvoir la réviser ou en réduire la portée. Cette décision renforce la protection du consommateur en imposant un contrôle systématique et effectif des clauses abusives par le juge national.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0528

Affaire C-528/11: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle de la Administrativen sad Sofia-grad — Bulgarie) — Zuheyr Frayeh Halaf/Darzhavna agentsia za bezhantsite pri Ministerskia savet [Asile — Règlement (CE) n ° 343/2003 — Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée dans l’un des États membres par un ressortissant d’un pays tiers — Article 3, paragraphe 2 — Pouvoir d’appréciation des États membres — Rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés — Obligation des États membres d’inviter cette institution à présenter un avis — Absence]

L'arrêt C-528/11 (Zuheyr Frayeh Halaf) précise que l'article 3, paragraphe 2, du règlement Dublin II (n° 343/2003) n'impose pas aux États membres l'obligation d'inviter le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à présenter un avis avant d'exercer leur pouvoir d'appréciation pour examiner une demande d'asile qui ne leur incombe pas. La Cour confirme ainsi que la décision d'inviter le HCR relève de la seule discrétion de l'État membre concerné.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0534

Affaire C-534/11: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší správní soud — République tchèque) — Mehmet Arslan/Policie ČR, Krajské ředitelství policie Ústeckého kraje, odbor cizinecké policie (Espace de liberté, de sécurité et de justice — Directive 2008/115/CE — Normes et procédures communes en matière de retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier — Applicabilité aux demandeurs d’asile — Possibilité de garder en rétention un ressortissant de pays tiers après l’introduction d’une demande d’asile)

L'arrêt Arslan (C-534/11) précise que la directive "retour" (2008/115/CE) continue de s'appliquer à un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier qui introduit une demande d'asile, jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur cette demande ou que le droit de rester prenne fin. La Cour juge que la rétention administrative ordonnée dans le cadre de la procédure de retour peut être maintenue après le dépôt de la demande d'asile, sous réserve que les conditions de la directive soient respectées et que la rétention ne soit pas fondée sur la seule demande de protection internationale.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0604

Affaire C-604/11: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia n ° 12 de Madrid — Espagne) — Genil 48, S.L., Comercial Hostelera de Grandes Vinos, S.L./Bankinter SA, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, SA [Directive 2004/39/CE — Marchés d’instruments financiers — Article 19 — Règles de conduite pour la fourniture de services d’investissement à des clients — Conseil en investissement — Autres services d’investissement — Obligation d’évaluer l’adéquation ou le caractère approprié du service à fournir — Conséquences contractuelles du non-respect de cette obligation — Service d’investissement proposé dans le cadre d’un produit financier — Contrats d’échange ( «swaps» ) destinés à protéger contre les variations des taux d’intérêt afférents à des produits financiers]

Dans l'arrêt Genil 48 (C-604/11), la CJUE précise que les obligations d'évaluation de l'adéquation et du caractère approprié prévues à l'article 19 de la directive MIF I ne s'appliquent qu'aux services d'investissement définis, à l'exclusion des produits financiers sous-jacents comme les swaps de taux. Elle juge que le non-respect de ces obligations n'entraîne pas automatiquement la nullité du contrat, laissant au droit national le soin de déterminer les sanctions contractuelles appropriées, sous réserve du respect des principes d'effectivité et d'équivalence.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0651

Affaire C-651/11: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden — Pays-Bas) — Staatssecretaris van Financiën/X BV (TVA — Sixième directive 77/388/CEE — Article 5, paragraphe 8 — Notion de «transmission d’une universalité totale ou partielle de biens» — Cession de 30 % des parts d’une société pour laquelle le cédant fournit des services soumis à la TVA)

Dans l'arrêt C-651/11, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « transmission d'une universalité totale ou partielle de biens » au sens de l'article 5, paragraphe 8, de la sixième directive TVA. Elle juge que la cession de 30 % des parts d'une société, accompagnée de la fourniture de services soumis à la TVA par le cédant, ne constitue pas une telle transmission si elle ne permet pas au cessionnaire de poursuivre l'activité économique de la société. Cette décision clarifie les conditions de non-assujettissement à la TVA pour les opérations de restructuration, en insistant sur la nécessité d'une transmission d'un ensemble d'éléments d'actif permettant la continuation d'une activité économique autonome.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0663

Affaire C-663/11: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle du Curtea de Apel Oradea — Roumanie) — Scandic Distilleries SA/Direcția Generală de Administrare a Marilor Contribuabili (Renvoi préjudiciel — Directive 92/12/CEE — Droits d’accise — Produits mis à la consommation dans un État membre où l’accise a été acquittée — Mêmes produits transportés dans un autre État membre où l’accise a également été acquittée — Demande en vue du remboursement de l’accise acquittée dans le premier État membre — Refus pour non-introduction de la demande avant l’expédition des marchandises — Compatibilité avec le droit de l’Union)

Dans l'arrêt *Scandic Distilleries* (C-663/11), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le remboursement des droits d'accise, acquittés dans un État membre pour des produits ensuite transportés vers un autre État membre où ils sont également soumis à l'accise, à l'introduction d'une demande de remboursement avant l'expédition des marchandises. Une telle condition préalable est disproportionnée et va au-delà de ce qui est nécessaire pour lutter contre la fraude ou les abus, en violation du principe de proportionnalité et de l'objectif de libre circulation des produits soumis à accise.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CA0677

Affaire C-677/11: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 mai 2013 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Doux Élevage SNC, Coopérative agricole UKL-ARREE/Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire, Comité interprofessionnel de la dinde française (CIDEF) (Article 107, paragraphe 1, TFUE — Aides d’État — Notion de «ressources d’État» — Notion d’ «imputabilité à l’État» — Organisations interprofessionnelles du secteur agricole — Organisations reconnues — Actions communes décidées par ces organisations dans l’intérêt de la profession — Financement par des cotisations instituées volontairement par lesdites organisations — Acte administratif rendant obligatoires ces cotisations pour l’ensemble des professionnels de la filière agricole concernée)

Dans l'arrêt Doux Élevage (C-677/11), la CJUE précise que des cotisations volontaires décidées par une organisation interprofessionnelle agricole, mais rendues obligatoires pour tous les professionnels du secteur par un acte administratif, constituent des ressources d'État imputables à l'État au sens de l'article 107, §1, TFUE. Dès lors, les actions communes financées par ces cotisations peuvent être qualifiées d'aides d'État si elles confèrent un avantage sélectif à certaines entreprises. Cette décision clarifie la notion d'imputabilité et de ressources d'État dans le cadre des mécanismes de financement par les organisations professionnelles.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0270

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 mai 2013.#Commission européenne contre Royaume de Suède.#Manquement d’État – Directive 2006/24/CE – Conservation des données générées ou traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Inexécution – Article 260 TFUE – Sanctions pécuniaires – Imposition d’une somme forfaitaire.#Affaire C‑270/11.

La Cour de justice de l'UE condamne la Suède à une somme forfaitaire pour n'avoir pas transposé la directive 2006/24/CE sur la conservation des données de communications électroniques, malgré un premier arrêt en manquement. Cet arrêt précise les conditions d'imposition d'une sanction pécuniaire forfaitaire en cas d'inexécution prolongée, même après la transposition tardive, en application de l'article 260 TFUE. Il rappelle aux États membres l'obligation de se conformer sans délai aux arrêts de la Cour sous peine de sanctions financières.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0534

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 30 mai 2013.#Mehmet Arslan contre Policie ČR, Krajské ředitelství policie Ústeckého kraje, odbor cizinecké policie.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Nejvyšší správní soud.#Espace de liberté, de sécurité et de justice – Directive 2008/115/CE – Normes et procédures communes en matière de retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Applicabilité aux demandeurs d’asile – Possibilité de garder en rétention un ressortissant de pays tiers après l’introduction d’une demande d’asile.#Affaire C‑534/11.

L'arrêt Arslan (C-534/11) précise que la directive « retour » 2008/115/CE reste applicable à un ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier qui introduit une demande d'asile, jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise sur cette demande. Il en résulte que la rétention administrative ordonnée avant la demande d'asile peut être maintenue après son introduction, sous réserve du respect des conditions de la directive et de l'examen individuel de la nécessité de la mesure.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0604

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 mai 2013.#Genil 48 SL et Comercial Hostelera de Grandes Vinos SL contre Bankinter SA et Banco Bilbao Vizcaya Argentaria SA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado de Primera Instancia nº 12 de Madrid.#Directive 2004/39/CE – Marchés d’instruments financiers – Article 19 – Règles de conduite pour la fourniture de services d’investissement à des clients – Conseil en investissement – Autres services d’investissement – Obligation d’évaluer l’adéquation ou le caractère approprié du service à fournir – Conséquences contractuelles du non-respect de cette obligation – Service d’investissement proposé dans le cadre d’un produit financier – Contrats d’échange (‘swaps’) destinés à protéger contre les variations des taux d’intérêt afférents à des produits financiers.#Affaire C‑604/11.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la portée de l'obligation d'évaluation de l'adéquation ou du caractère approprié prévue à l'article 19 de la directive MiFID (2004/39/CE) pour les services d'investissement, en particulier le conseil en investissement. Elle juge que cette obligation ne s'applique pas lorsqu'un service d'investissement est proposé comme composante d'un produit financier (comme un swap de taux) sans être fourni en tant que service distinct. Enfin, la Cour laisse au droit national le soin de déterminer les conséquences contractuelles du non-respect de ces obligations de conduite, la directive n'imposant pas de sanction spécifique telle que la nullité du contrat.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011CJ0651

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 30 mai 2013.#Staatssecretaris van Financiën contre X BV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#TVA – Sixième directive 77/388/CEE – Article 5, paragraphe 8 – Notion de ‘transmission d’une universalité totale ou partielle de biens’ – Cession de 30 % des parts d’une société pour laquelle le cédant fournit des services soumis à la TVA.#Affaire C‑651/11.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la cession de 30 % des parts d'une société ne constitue pas une « transmission d'une universalité totale ou partielle de biens » au sens de l'article 5, paragraphe 8, de la sixième directive TVA (77/388/CEE). Une telle opération n'est donc pas considérée comme une non-livraison de biens, et les services fournis par le cédant à cette société restent soumis à la TVA. Cet arrêt clarifie la notion de transmission d'universalité, utile pour les restructurations d'entreprises en droit fiscal français.

30 mai 2013

Détail →
Jurisprudence CJUE62011CJ0663

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 mai 2013.#Scandic Distilleries SA contre Direcţia Generală de Administrare a Marilor Contribuabili.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Oradea.#Renvoi préjudiciel – Directive 92/12/CEE – Droits d’accise – Produits mis à la consommation dans un État membre où l’accise a été acquittée – Mêmes produits transportés dans un autre État membre où l’accise a également été acquittée – Demande en vue du remboursement de l’accise acquittée dans le premier État membre – Refus pour non-introduction de la demande avant l’expédition des marchandises – Compatibilité avec le droit de l’Union.#Affaire C‑663/11.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le remboursement des droits d'accise, acquittés dans un premier État membre sur des produits ensuite transportés vers un autre État membre où ils sont également soumis à l'accise, à l'introduction d'une demande de remboursement préalablement à l'expédition des marchandises. Une telle condition temporelle est jugée disproportionnée et contraire au principe d'effectivité, car elle prive le redevable de la possibilité de récupérer une taxe indûment perçue en cas de double imposition.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011FO0141

ORDONNANCE DU TRIBUNAL DE LA FONCTION PUBLIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE (troisième chambre) 30 mai 2013.#Luigi Marcuccio contre Commission européenne.#Fonction publique – Article 34, paragraphes 1 et 6, du règlement de procédure – Requête introduite par télécopie dans le délai de recours – Signature manuscrite de l’avocat différente de celle figurant sur l’original de la requête adressé par courrier – Tardiveté du recours – Irrecevabilité manifeste.#Affaire F‑141/11.

Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE déclare irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission européenne pour cause de tardiveté. La requête, bien qu'introduite par télécopie dans le délai de recours, a été jugée irrecevable car la signature manuscrite de l'avocat sur la télécopie différait de celle figurant sur l'original envoyé par courrier, ce qui a empêché de considérer la date de la télécopie comme valant date d'introduction. Cette décision rappelle l'exigence de stricte conformité des signatures pour bénéficier du régime de la télécopie en matière de délais de recours.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011TA0074

Affaire T-74/11: Arrêt du Tribunal du 30 mai 2013 — Omnis Group/Commission [ «Concurrence — Abus de position dominante — Marché de la fourniture de logiciels de planification des ressources de l’entreprise (LAE) et de logiciels d’applications d’entreprise (PGI) — Décision de rejet d’une plainte — Défaut d’intérêt de l’Union» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Omnis Group contre la décision de la Commission de ne pas donner suite à sa plainte pour abus de position dominante sur le marché des logiciels ERP/PGI, faute d'intérêt de l'Union. L'arrêt confirme que la Commission peut classer une plainte sans instruction approfondie lorsqu'elle estime que les pratiques dénoncées n'ont pas d'impact significatif sur le commerce entre États membres. Cette décision rappelle aux professionnels du droit français que l'appréciation de l'intérêt de l'Union par la Commission est soumise à un contrôle restreint du juge.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011TJ0074

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 30 mai 2013.#Omnis Group Srl contre Commission européenne.#Concurrence – Abus de position dominante – Marché de la fourniture de logiciels de planification des ressources de l’entreprise (LAE) et de logiciels d’applications d’entreprise (PGI) – Décision de rejet d’une plainte – Défaut d’intérêt de l’Union.#Affaire T‑74/11.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Omnis Group Srl contre la décision de la Commission européenne de classer sa plainte pour abus de position dominante sur le marché des logiciels ERP/PGI. La Commission avait estimé que l'affaire ne présentait pas un intérêt suffisant pour l'Union, et le Tribunal a confirmé cette appréciation, validant ainsi la marge d'appréciation de la Commission pour prioriser les plaintes.

30 mai 2013

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Jurisprudence CJUE62011TJ0396

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 30 mai 2013.#ultra air GmbH contre Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure de nullité – Marque communautaire verbale ultrafilter international – Motif absolu de refus – Article 52, paragraphe 1, sous a), du règlement (CE) no 207/2009 – Abus de droit.#Affaire T‑396/11.

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise que l'abus de droit peut constituer un motif de nullité d'une marque communautaire, même en l'absence d'un motif absolu de refus traditionnel. Il juge que l'enregistrement d'une marque dans le seul but d'empêcher des concurrents d'utiliser un signe nécessaire à leur activité, sans intention réelle d'usage, est contraire à l'ordre public et peut être sanctionné sur le fondement de l'article 52, paragraphe 1, sous a), du règlement n° 207/2009. Pour le praticien français, cette décision élargit les moyens de contestation d'une marque de l'UE en permettant d'invoquer la fraude ou le détournement de droit au-delà des motifs absolus et relatifs classiques.

30 mai 2013

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