Droit européen — EUR-Lex
9 821textes du droit de l'Union européenne — 2013.
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Autorisation des aides d'État dans le cadre des dispositions des articles 107 et 108 du TFUE — Cas à l'égard desquels la Commission ne soulève pas d'objection Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE
Cette communication de la Commission européenne liste les aides d'État autorisées sans objection, conformément aux articles 107 et 108 du TFUE. Pour un professionnel du droit français, elle indique que les mesures notifiées par les États membres (dont la France) respectent le marché intérieur et ne faussent pas la concurrence. Le texte, pertinent pour l'EEE, sert de référence pour vérifier la compatibilité d'aides existantes ou futures avec le droit européen.
14 mars 2013
Mise à jour de la liste des titres de séjour visés à l'article 2, paragraphe 15, du règlement (CE) n ° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ( JO C 247 du 13.10.2006, p. 1 ; JO C 153 du 6.7.2007, p. 5 ; JO C 192 du 18.8.2007, p. 11 ; JO C 271 du 14.11.2007, p. 14 ; JO C 57 du 1.3.2008, p. 31 ; JO C 134 du 31.5.2008, p. 14 ; JO C 207 du 14.8.2008, p. 12 ; JO C 331 du 31.12.2008, p. 13 ; JO C 3 du 8.1.2009, p. 5 ; JO C 64 du 19.3.2009, p. 15 ; JO C 198 du 22.8.2009, p. 9 ; JO C 239 du 6.10.2009, p. 2 ; JO C 298 du 8.12.2009, p. 15 ; JO C 308 du 18.12.2009, p. 20 ; JO C 35 du 12.2.2010, p. 5 ; JO C 82 du 30.3.2010, p. 26 ; JO C 103 du 22.4.2010, p. 8 ; JO C 108 du 7.4.2011, p. 6 ; JO C 157 du 27.5.2011, p. 5 ; JO C 201 du 8.7.2011, p. 1 ; JO C 216 du 22.7.2011, p. 26 ; JO C 283 du 27.9.2011, p. 7 ; JO C 199 du 7.7.2012, p. 5 ; JO C 214 du 20.7.2012, p. 7 ; JO C 298 du 4.10.2012, p. 4 ; JO C 51 du 22.2.2013, p. 6 )
Cette communication met à jour la liste des titres de séjour dont les ressortissants de pays tiers sont dispensés de visa pour franchir les frontières extérieures de l'espace Schengen, conformément au code frontières Schengen. Elle intègre les nouveaux documents délivrés par les États membres et supprime ceux qui ne sont plus valides, afin de garantir une application uniforme des règles de franchissement des frontières. Pour un professionnel du droit français, ce texte est essentiel pour vérifier si un titre de séjour présenté par un étranger permet une entrée sans visa dans l'espace Schengen.
14 mars 2013
Affaire F-63/08: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (2e chambre) du 14 mars 2013 — Christoph e. a./Commission (Fonction publique — Personnel non permanent — Articles 2, 3 bis et 3 ter du RAA — Agents temporaires — Agents contractuels — Agents contractuels auxiliaires — Durée du contrat — Articles 8 et 88 du RAA — Décision de la Commission du 28 avril 2004 relative à la durée maximale du recours au personnel non permanent dans les services de la Commission — Directive 1999/70/CE — Applicabilité aux institutions)
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a statué sur la durée maximale des contrats des agents non permanents (temporaires, contractuels et auxiliaires) au sein de la Commission, en interprétant les articles 2, 3 bis, 3 ter, 8 et 88 du régime applicable aux autres agents (RAA). Il a examiné l'applicabilité de la directive 1999/70/CE concernant l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée aux institutions européennes, ainsi que la légalité de la décision interne de la Commission du 28 avril 2004 fixant une durée maximale pour ce type de recrutement.
14 mars 2013
ORDONNANCE DU TRIBUNAL DE LA FONCTION PUBLIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE (deuxième chambre) 14 mars 2013.#Eugen Christoph contre Commission européenne.#Fonction publique – Personnel non permanent – Articles 2, 3 bis et 3 ter du RAA – Agents temporaires – Agents contractuels – Agents contractuels auxiliaires – Durée du contrat – Articles 8 et 88 du RAA – Décision de la Commission du 28 avril 2004 relative à la durée maximale du recours au personnel non permanent dans les services de la Commission – Directive 1999/70/CE – Applicabilité aux institutions.#Affaire F‑63/08.
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique précise les règles applicables aux différents types de personnel non permanent (agents temporaires, contractuels et auxiliaires) au sein des institutions européennes, notamment en ce qui concerne la durée maximale de leurs contrats. Elle examine l'applicabilité de la directive 1999/70/CE relative à l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée aux institutions de l'Union, ainsi que la validité de la décision interne de la Commission du 28 avril 2004 limitant le recours à ce personnel. Pour un professionnel du droit français, cette décision est utile pour comprendre les limites et les conditions d'emploi des agents non titulaires dans le cadre du statut des fonctionnaires de l'UE.
14 mars 2013
Affaire T-587/08: Arrêt du Tribunal du 14 mars 2013 — Fresh Del Monte Produce/Commission ( «Concurrence — Ententes — Marché de la banane — Décision constatant une infraction à l’article 81 CE — Système d’échange d’informations — Notion de pratique concertée ayant un objet anticoncurrentiel — Lien de causalité entre la concertation et le comportement des entreprises sur le marché — Infraction unique — Imputation de l’infraction — Droits de la défense — Amendes — Gravité de l’infraction — Coopération — Circonstances atténuantes» )
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission condamnant Fresh Del Monte Produce pour participation à une entente sur le marché de la banane, en raison d'une erreur d'appréciation concernant l'imputation de l'infraction et le lien de causalité entre la concertation et le comportement sur le marché. Le Tribunal précise les conditions de la notion de pratique concertée et rappelle que la Commission doit démontrer un lien causal clair entre l'échange d'informations et le comportement ultérieur des entreprises.
14 mars 2013
Affaire T-588/08: Arrêt du Tribunal du 14 mars 2013 — Dole Food et Dole Germany/Commission ( «Concurrence — Ententes — Marché de la banane — Décision constatant une infraction à l’article 81 CE — Notion de pratique concertée ayant un objet anticoncurrentiel — Système d’échange d’informations — Obligation de motivation — Droits de la défense — Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes — Gravité de l’infraction» )
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 14 mars 2013 dans l'affaire T-588/08 (Dole Food et Dole Germany/Commission) confirme la qualification de pratique concertée anticoncurrentielle pour un système d'échange d'informations sur le marché de la banane, même en l'absence de preuve directe d'un accord sur les prix. Il précise la notion d'objet anticoncurrentiel et les conditions de motivation de la décision de la Commission, tout en rejetant les moyens relatifs à la violation des droits de la défense et à l'appréciation de la gravité de l'infraction pour le calcul de l'amende.
14 mars 2013
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 14 mars 2013.#Fresh Del Monte Produce, Inc. contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché de la banane – Décision constatant une infraction à l’article 81 CE – Système d’échange d’informations – Notion de pratique concertée ayant un objet anticoncurrentiel – Lien de causalité entre la concertation et le comportement des entreprises sur le marché – Infraction unique – Imputation de l’infraction – Droits de la défense – Amendes – Gravité de l’infraction – Coopération – Circonstances atténuantes.#Affaire T‑587/08.
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T‑587/08 confirme la qualification de système d'échange d'informations comme pratique concertée ayant un objet anticoncurrentiel sur le marché de la banane. Il précise les conditions du lien de causalité entre la concertation et le comportement des entreprises, et examine l'imputation de l'infraction à la société mère ainsi que le calcul de l'amende, notamment au regard de la gravité de l'infraction et de la coopération.
14 mars 2013
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 14 mars 2013.#Dole Food Company, Inc. et Dole Germany OHG contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché de la banane – Décision constatant une infraction à l’article 81 CE – Notion de pratique concertée ayant un objet anticoncurrentiel – Système d’échange d’informations – Obligation de motivation – Droits de la défense – Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes – Gravité de l’infraction.#Affaire T‑588/08.
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission infligeant une amende à Dole pour avoir participé à un échange d'informations anticoncurrentiel sur le marché de la banane, en précisant la notion de pratique concertée. Le juge rejette les moyens tirés de la violation des droits de la défense et de l'obligation de motivation, tout en validant l'appréciation de la gravité de l'infraction pour le calcul de l'amende.
14 mars 2013
Affaire C-32/11: Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2013 (demande de décision préjudicielle du Magyar Köztársaság Legfelsőbb Bírósága — Hongrie) — Allianz Hungária Biztosító Zrt., Generali-Providencia Biztosító Zrt., Gépjármű Márkakereskedők Országos Szövetsége, Magyar Peugeot Márkakereskedők Biztosítási Alkusz Kft., Paragon-Alkusz Zrt., successeur en droit de Magyar Opelkereskedムk Bróker Kft./Gazdasági Versenyhivatal (Concurrence — Article 101, paragraphe 1, TFUE — Application d’une réglementation nationale analogue — Compétence de la Cour — Accords bilatéraux entre une société d’assurances et des réparateurs automobiles relatifs aux taux horaires de réparation — Taux majorés en fonction du nombre des contrats d’assurance conclus par le biais de ces réparateurs agissant en qualité d’intermédiaires pour la société d’assurances — Notion d’ «accord ayant pour objet de restreindre la concurrence» )
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« accord ayant pour objet de restreindre la concurrence » au sens de l'article 101, paragraphe 1, TFUE. Il concerne des accords bilatéraux entre une compagnie d'assurances et des réparateurs automobiles, qui prévoyaient des taux horaires de réparation majorés en fonction du nombre de contrats d'assurance conclus par ces réparateurs en tant qu'intermédiaires. La Cour juge que de tels accords peuvent, par leur nature même, être considérés comme restrictifs de concurrence, sans qu'il soit nécessaire d'examiner leurs effets concrets sur le marché.
14 mars 2013
Affaire C-108/11: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 14 mars 2013 — Commission européenne/Irlande (Manquement d’État — TVA — Taux réduit — Livraisons de lévriers et de chevaux non destinés à la préparation ou à la production d’aliments pour la consommation humaine ou animale, location de chevaux et services d’insémination — Directive 2006/112/CE — Violation des articles 96, 98, lu en combinaison avec l’annexe III, et 110)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Irlande pour manquement à ses obligations en matière de TVA. En appliquant un taux réduit aux livraisons de lévriers et de chevaux non destinés à l'alimentation, ainsi qu'à la location de chevaux et aux services d'insémination, l'Irlande a violé les articles 96, 98 (lu en combinaison avec l'annexe III) et 110 de la directive 2006/112/CE. Cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent étendre le champ d'application du taux réduit de TVA au-delà des catégories de biens et services expressément énumérées par la directive.
14 mars 2013
Affaire C-415/11: Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2013 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de lo Mercantil n ° 3 de Barcelona — Espagne) – Mohamed Aziz/Caixa d’Estalvis de Catalunya, Tarragona i Manresa (Catalunyacaixa) (Directive 93/13/CEE — Contrats conclus avec les consommateurs — Contrat de prêt hypothécaire — Procédure de saisie hypothécaire — Compétences du juge national du fond — Clauses abusives — Critères d’appréciation)
Dans l'arrêt Aziz (C-415/11), la CJUE a précisé que le juge national du fond doit pouvoir apprécier le caractère abusif des clauses d'un contrat de prêt hypothécaire, même en présence d'une procédure de saisie déjà engagée, afin d'assurer une protection effective du consommateur. La Cour a défini les critères d'appréciation d'une clause abusive, notamment le déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties, et a imposé au juge national de pouvoir suspendre la procédure d'exécution pour ordonner des mesures provisoires. Cet arrêt a eu un impact majeur en droit français en renforçant le contrôle judiciaire des clauses abusives dans les contrats de crédit immobilier, notamment en matière de clauses de déchéance du terme et d'intérêts de retard.
14 mars 2013
Affaire C-419/11: Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2013 (demande de décision préjudicielle du Městský soud v Praze — République tchèque) — Česká spořitelna, a.s./Gerald Feichter [Règlement (CE) n ° 44/2001 — Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale — Articles 5, point 1, sous a), et 15, paragraphe 1 — Notions de «matière contractuelle» et de «contrat conclu par le consommateur» — Billet à ordre — Aval — Cautionnement pour un contrat de crédit]
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les notions de « matière contractuelle » et de « contrat conclu par le consommateur » au sens du règlement Bruxelles I (n° 44/2001). Elle précise qu'un billet à ordre souscrit par un consommateur pour garantir un crédit, ainsi que l'aval donné par une personne physique agissant en dehors de son activité professionnelle, relèvent de la protection accordée au consommateur en matière de compétence judiciaire.
14 mars 2013
Affaire C-420/11: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 14 mars 2013 (demande de décision préjudicielle de l’Oberster Gerichtshof — Autriche) — Jutta Leth/Republik Österreich, Land Niederösterreich (Environnement — Directive 85/337/CEE — Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement — Autorisation d’un tel projet en l’absence d’une évaluation appropriée — Objectifs de cette évaluation — Conditions auxquelles est subordonnée l’existence d’un droit à réparation — Inclusion ou non de la protection des particuliers contre les dommages patrimoniaux)
Dans l'arrêt C-420/11 (Jutta Leth), la Cour de justice de l'Union européenne précise que la directive 85/337/CEE relative à l'évaluation des incidences sur l'environnement (EIE) vise à protéger non seulement la santé et le bien-être des personnes, mais aussi leurs biens. En conséquence, un particulier peut demander réparation du préjudice patrimonial subi en raison de la dépréciation de son bien immobilier, causée par un projet autorisé sans évaluation environnementale préalable. La Cour subordonne ce droit à réparation à la démonstration d'un lien de causalité direct entre le défaut d'évaluation et le dommage allégué.
14 mars 2013
Affaire C-527/11: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 14 mars 2013 (demande de décision préjudicielle de l’Augstākās tiesas Senāts — Lettonie) — Valsts ieņēmumu dienests/Ablessio SIA (TVA — Directive 2006/112/CE — Articles 213, 214 et 273 — Identification des assujettis à la TVA — Refus d’attribuer un numéro d’identification à la TVA au motif que l’assujetti ne dispose pas des moyens matériels, techniques et financiers pour exercer l’activité économique déclarée — Légalité — Lutte contre la fraude fiscale — Principe de proportionnalité)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus d'attribuer un numéro d'identification TVA à un assujetti, au seul motif qu'il ne dispose pas des moyens matériels, techniques et financiers pour exercer son activité économique déclarée, est contraire au droit de l'UE. Une telle mesure, destinée à lutter contre la fraude fiscale, n'est pas proportionnée car elle empêche l'exercice du droit à déduction et va au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif.
14 mars 2013
Conclusions de l’avocat général M. N. Jääskinen, présentées le 14 mars 2013.#ÖBB-Personenverkehr AG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Verwaltungsgerichtshof.#Règlement (CE) no 1371/2007 – Droits et obligations des voyageurs ferroviaires – Article 17 – Indemnisation relative au prix du billet de transport en cas de retard – Exclusion en cas de force majeure – Admissibilité – Article 30, paragraphe 1, premier alinéa – Compétences de l’organisme national chargé de l’application de ce règlement – Possibilité d’imposer au transporteur ferroviaire de modifier ses conditions d’indemnisation des voyageurs.#Affaire C‑509/11.
L'avocat général Jääskinen conclut que le règlement (CE) n° 1371/2007 ne permet pas aux transporteurs ferroviaires d'exclure l'indemnisation des voyageurs en cas de retard pour cause de force majeure, cette notion relevant du droit national. Il estime également que l'organisme national de contrôle peut imposer au transporteur de modifier ses conditions générales d'indemnisation pour les rendre conformes au règlement, même en l'absence de plainte individuelle.
14 mars 2013
Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2013.#Allianz Hungária Biztosító Zrt. e.a. contre Gazdasági Versenyhivatal.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Magyar Köztársaság Legfelsőbb Bírósága.#Concurrence – Article 101, paragraphe 1, TFUE – Application d’une réglementation nationale analogue – Compétence de la Cour – Accords bilatéraux entre une société d’assurances et des réparateurs automobiles relatifs aux taux horaires de réparation – Taux majorés en fonction du nombre des contrats d’assurance conclus par le biais de ces réparateurs agissant en qualité d’intermédiaires pour la société d’assurances – Notion d’‘accord ayant pour objet de restreindre la concurrence’.#Affaire C‑32/11.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« accord ayant pour objet de restreindre la concurrence » au sens de l'article 101, paragraphe 1, TFUE. Il juge que des accords bilatéraux entre un assureur et des réparateurs automobiles, prévoyant des taux horaires de réparation majorés en fonction du nombre de contrats d'assurance conclus par ces réparateurs en tant qu'intermédiaires, peuvent constituer une restriction de concurrence par objet. La décision clarifie ainsi l'appréciation des accords verticaux comportant des incitations à l'exclusivité ou à la fidélisation.
14 mars 2013
Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 14 mars 2013.#Commission européenne contre Irlande.#Manquement d’État – TVA – Taux réduit – Livraisons de lévriers et de chevaux non destinés à la préparation ou à la production d’aliments pour la consommation humaine ou animale, location de chevaux et services d’insémination – Directive 2006/112/CE – Violation des articles 96, 98, lu en combinaison avec l’annexe III, et 110.#Affaire C‑108/11.
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que l'Irlande a manqué à ses obligations en appliquant un taux réduit de TVA aux livraisons de lévriers et de chevaux non destinés à la production alimentaire, ainsi qu'à la location de chevaux et aux services d'insémination. Cette application contrevient aux articles 96 et 98 de la directive TVA, lus en combinaison avec l'annexe III, qui limitent strictement les cas d'application de taux réduits. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'interprétation restrictive des dérogations au taux normal de TVA et l'importance de vérifier que les biens ou services entrent précisément dans les catégories énumérées à l'annexe III.
14 mars 2013
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 14 mars 2013.#Commission européenne contre République française.#Manquement d’État – Directive 92/12/CEE – Droits d’accise – Produits du tabac acquis dans un État membre et transportés vers un autre État membre – Critères d’appréciation exclusivement quantitatifs – Article 34 TFUE – Restrictions quantitatives à l’importation.#Affaire C‑216/11.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement en raison de sa réglementation fixant des seuils purement quantitatifs (notamment un maximum de deux cartouches de cigarettes) pour présumer que des produits du tabac acquis dans un autre État membre sont destinés à un usage personnel. Cette approche quantitative exclusive est jugée disproportionnée au regard de la directive 92/12/CEE et contraire à l'article 34 TFUE, car elle constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises. La France doit donc apprécier au cas par cas la destination des produits, en tenant compte de critères qualitatifs tels que la fréquence des achats ou la distance parcourue.
14 mars 2013
Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2013.#Mohamed Aziz contre Caixa d´Estalvis de Catalunya, Tarragona i Manresa (Catalunyacaixa).#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado de lo Mercantil nº 3 de Barcelona.#Directive 93/13/CEE – Contrats conclus avec les consommateurs – Contrat de prêt hypothécaire – Procédure de saisie hypothécaire – Compétences du juge national du fond – Clauses abusives – Critères d’appréciation.#Affaire C‑415/11.
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire Aziz, que le juge national doit pouvoir examiner le caractère abusif des clauses d'un contrat de prêt hypothécaire, même en présence d'une procédure de saisie immobilière déjà engagée. Elle définit les critères d'appréciation d'une clause abusive, notamment celle permettant la déchéance du terme et l'exigibilité anticipée du prêt. Cet arrêt impose aux États membres de garantir un contrôle juridictionnel effectif des clauses abusives, y compris dans le cadre des procédures d'exécution forcée.
14 mars 2013
Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2013.#Česká spořitelna, a.s. contre Gerald Feichter.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Městský soud v Praze.#Règlement (CE) no 44/2001 – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Articles 5, point 1, sous a), et 15, paragraphe 1 – Notions de ‘matière contractuelle’ et de ‘contrat conclu par le consommateur’ – Billet à ordre – Aval – Cautionnement pour un contrat de crédit.#Affaire C‑419/11.
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, que la notion de "matière contractuelle" au sens du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) inclut l'action du porteur d'un billet à ordre contre l'avaliste, même en l'absence de lien contractuel direct entre eux. Elle exclut en revanche l'application des règles protectrices du consommateur (article 15) lorsque l'avaliste a souscrit un cautionnement pour un crédit destiné à financer l'activité professionnelle de l'emprunteur principal, et non ses besoins personnels. Cette décision clarifie le régime de compétence applicable aux engagements cambiaires et aux cautions dans un contexte transfrontalier.
14 mars 2013