1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande imposant une imposition forfaitaire des revenus issus de fonds d'investissement étrangers qui ne respectent pas les obligations de communication et de publication constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de garantir l'efficacité des contrôles fiscaux, car elle est disproportionnée par rapport à l'objectif poursuivi. En conséquence, un État membre ne peut pas traiter de manière moins favorable les revenus de fonds étrangers par rapport à ceux de fonds nationaux en raison d'un simple défaut de conformité aux obligations déclaratives.
9 octobre 2014
8 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 octobre 2014 (affaire T-300/12, Lidl Stiftung/OHMI) précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il rappelle que la preuve de l'usage doit porter sur le territoire, la durée, la nature et l'importance de l'usage, et que le simple dépôt de documents non datés ou non accompagnés d'éléments suffisamment concrets ne satisfait pas à cette exigence. Cette décision confirme la rigueur avec laquelle l'OHMI (devenu EUIPO) et les juridictions de l'Union apprécient la charge de la preuve incombant à l'opposant.
8 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 9 octobre 2014 (affaire T-530/12 P) rejette le pourvoi d'un fonctionnaire du CESE qui contestait sa réaffectation après avoir dénoncé un harcèlement moral et des activités illégales. Le Tribunal confirme que la réaffectation constitue un acte faisant grief, mais juge que le fonctionnaire n'a pas démontré de lien de causalité entre sa dénonciation et la mesure, ni que l'institution a violé son devoir de sollicitude ou ses droits de la défense. Cette décision précise les conditions de protection des lanceurs d'alerte dans la fonction publique européenne, notamment l'articulation entre les articles 12 bis et 22 bis du statut.
8 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-542/11) porte sur la qualification d'aide d'État d'un tarif préférentiel d'électricité octroyé par contrat à Alouminion. Le Tribunal confirme que la suspension judiciaire, en référé, des effets de la résiliation de ce contrat constitue une aide nouvelle, distincte de l'aide initiale déclarée illégale, et soumise à notification préalable à la Commission. Cette décision précise les conséquences des mesures provisoires ordonnées par un juge national sur le régime des aides d'État.
8 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par un fonctionnaire contre l'arrêt du Tribunal de la fonction publique. Il confirme que ce dernier n'a pas violé le principe de bonne administration ni son obligation de motivation en ne répondant pas explicitement à tous les arguments du requérant, et que les conclusions en annulation des décisions fondées sur un avis de vacance annulé étaient irrecevables. L'arrêt rappelle les limites du contrôle juridictionnel et les conditions de recevabilité des recours en matière de fonction publique européenne.
8 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Fuchs contre la décision de l'OHMI (EUIPO) rejetant son opposition à l'enregistrement d'une marque figurative représentant une étoile dans un cercle. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec des marques antérieures identiques, en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, et a précisé que la déchéance de la marque communautaire antérieure en cours de procédure ne faisait pas perdre à l'opposant son intérêt à agir.
8 octobre 2014
7 octobre 2014
Dans l'arrêt C-399/12, la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a annulé la décision du Conseil établissant la position de l'UE au sein de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), au motif que l'article 218, paragraphe 9, TFUE ne permet pas de fixer une position de l'Union dans un organe créé par un accord international auquel l'UE n'est pas partie. La Cour a précisé que cette disposition ne s'applique qu'aux actes ayant des effets juridiques dans l'ordre juridique de l'Union, ce qui n'était pas le cas des simples recommandations de l'OIV.
7 octobre 2014
L'arrêt T-531/12 du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Tifosi Optics contre la marque figurative « T » de Tom Tailor. Le Tribunal a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion entre les signes, malgré leur identité visuelle partielle, en raison des différences conceptuelles et de la faible similarité des produits visés. Cette décision précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'UE, en soulignant l'importance du public pertinent et du caractère distinctif de la marque antérieure.
7 octobre 2014
L'arrêt Schenker/Commission (T-534/11) précise les obligations de la Commission lorsqu'elle refuse l'accès à des documents dans le cadre d'une procédure d'entente. Le Tribunal annule la décision de refus, jugeant que la Commission n'a pas procédé à un examen concret et individuel des documents demandés, se contentant d'une présomption générale de confidentialité. Il rappelle que les exceptions relatives à la protection des intérêts commerciaux et des activités d'enquête ne peuvent être invoquées de manière systématique et que l'intérêt public à la transparence doit être dûment pris en compte.
7 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant à Schenker AG l'accès à la version non confidentielle d'une décision finale en matière d'entente et à son dossier administratif. Il a jugé que la Commission avait violé son obligation de procéder à un examen concret et individuel des documents, en se fondant sur des présomptions générales d'application des exceptions relatives à la protection des intérêts commerciaux et des objectifs d'enquête. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que le refus d'accès aux documents de la Commission en matière de concurrence ne peut être automatique et doit être motivé par une appréciation spécifique de chaque document, même après la clôture de la procédure.
7 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne statue sur un litige contractuel opposant la société Evropaïki Dynamiki à la Commission européenne, relatif à la résiliation d'un contrat de subvention conclu dans le cadre du programme eContent. La Commission avait résilié le contrat et exigé le remboursement des coûts éligibles, ce que la société contestait. L'arrêt précise les conditions de validité de la résiliation unilatérale d'un contrat de financement communautaire et les critères de détermination des coûts éligibles, rappelant l'importance du respect des obligations contractuelles et des principes de bonne gestion financière.
2 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-340/07 RENV, a statué sur un litige contractuel opposant Evropaïki Dynamiki à la Commission européenne, relatif à la résiliation d'un contrat de soutien financier dans le cadre du programme eContent. Le Tribunal a examiné la légalité de la résiliation et les conditions de remboursement des coûts éligibles, précisant les obligations des parties en matière de gestion et de justification des dépenses. Cette décision rappelle l'importance du respect strict des clauses contractuelles et des règles de contrôle financier dans les contrats de subvention européens.
2 octobre 2014
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de "double usage" des produits énergétiques au sens de l'article 2, paragraphe 4, sous b), de la directive 2003/96/CE. Il clarifie que cette exemption de taxation s'applique lorsque les produits sont utilisés à la fois comme combustible et pour d'autres fins spécifiques, et non simplement lorsqu'ils sont employés dans un processus de production non énergétique. La décision offre des critères pour distinguer l'usage principalement énergétique de l'usage véritablement double, ce qui est crucial pour déterminer l'assujettissement à l'accise en droit français.
2 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 2 octobre 2014 (affaire T-199/12) rejette partiellement comme irrecevable le recours en annulation introduit par les sociétés Euro-Link Consultants et European Profiles contre le rejet de leur offre dans le cadre d'un appel d'offres pour un projet de soutien au tourisme en Crimée. Le Tribunal précise que la décision de rejet contestée constitue un acte confirmatif d'une décision antérieure non attaquée, ce qui entraîne l'irrecevabilité partielle du recours. Sur le fond, il écarte les moyens tirés d'un défaut de motivation, d'une erreur manifeste d'appréciation, d'un détournement de pouvoir et d'une violation du principe d'égalité de traitement.
2 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable et non fondé le recours de MPM-Quality et Eutech contre une décision de l'OHMI (EUIPO) annulant leur marque figurative MANUFACTURE PRIM 1949. La décision confirme que l'absence d'usage sérieux de la marque antérieure PRIM empêchait d'invoquer la mauvaise foi du titulaire de la marque contestée, et précise les conditions d'application de l'article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
2 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a jugé que l'imposition d'un droit administratif à une entreprise ayant indûment bénéficié d'une réduction de redevance REACH en raison d'une erreur dans sa déclaration de taille n'est pas disproportionnée, même en l'absence de mauvaise foi. Cette décision confirme que l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) peut légitimement réclamer le paiement du montant intégral de la redevance, majoré d'un droit administratif, pour garantir l'effectivité du système de contrôle des déclarations de taille des entreprises.
2 octobre 2014
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-426/12) du 2 octobre 2014 précise la notion de « double usage » des produits énergétiques au sens de l'article 2, paragraphe 4, sous b), de la directive 2003/96/CE. La Cour y définit les critères permettant d'exonérer de l'accise un produit énergétique utilisé à la fois comme combustible et pour un usage autre que comme carburant ou combustible, ce qui est déterminant pour l'application des exonérations fiscales en droit français.
2 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Scooters India contre la décision de l'OHMI ayant prononcé la déchéance de la marque verbale « LAMBRETTA » pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les critères d'appréciation de l'usage sérieux d'une marque, notamment la nécessité de prouver un usage sur le marché pertinent de l'Union et non de simples actes préparatoires ou un usage symbolique. Cette décision confirme que la charge de la preuve incombe au titulaire de la marque et que l'usage doit être démontré de manière concrète et effective pour la période pertinente.
30 septembre 2014