Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

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Jurisprudence CJUE62011TA0091

Affaire T-91/11: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — InnoLux/Commission [ «Concurrence — Ententes — Marché mondial des écrans d’affichage à cristaux liquides (LCD) — Accords et pratiques concertées en matière de prix et de capacités de production — Compétence territoriale — Ventes internes — Ventes de produits finis intégrant les produits cartellisés — Infraction unique et continue — Amendes — Méthode d’arrondissement — Pleine juridiction» ]

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la condamnation d'InnoLux pour sa participation à une entente mondiale sur le marché des écrans LCD, portant notamment sur la fixation des prix et des capacités de production. Le Tribunal précise la compétence territoriale de la Commission pour sanctionner les ventes de produits finis intégrant les écrans cartellisés, et rejette les arguments relatifs à la méthode de calcul des amendes. Il exerce sa pleine juridiction pour ajuster le montant de l'amende.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TB0226

Affaire T-226/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Lidl Stiftung/OHMI — Lídl Music (LIDL) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative LIDL — Marque nationale figurative antérieure LÍDL MUSIC — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Usage sérieux de la marque antérieure — Article 15, paragraphe 1, et article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009» ]

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il rappelle que l'usage sérieux de la marque antérieure doit être démontré pour les produits ou services pour lesquels elle est enregistrée, et que le public pertinent doit être déterminé en fonction des produits en cause. En l'espèce, le Tribunal a confirmé le rejet de l'opposition de Lidl Stiftung, faute de preuve d'un usage sérieux de la marque antérieure "LÍDL MUSIC" pour les services visés.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0470

Affaire C-470/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Okresný súd vo Svidníku — Slovaquie) — Pohotovosť s.r.o./Miroslav Vašuta (Renvoi préjudiciel — Contrat de crédit à la consommation — Clauses abusives — Directive 93/13/CEE — Exécution forcée d’une sentence arbitrale — Demande d’intervention dans une procédure d’exécution — Association de protection des consommateurs — Législation nationale ne permettant pas une telle intervention — Autonomie procédurale des États membres)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, et en particulier la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives, s'oppose à une législation nationale qui interdit à une association de protection des consommateurs d'intervenir dans une procédure d'exécution forcée d'une sentence arbitrale pour faire valoir le caractère abusif des clauses du contrat de crédit à la consommation. Cet arrêt précise que le principe d'effectivité du droit de l'Union prime sur l'autonomie procédurale des États membres lorsque cette dernière rend impossible ou excessivement difficile la protection des droits conférés aux consommateurs.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0256

Affaire T-256/11: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Ezz e.a./Conseil ( «Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Égypte — Gel des fonds — Base juridique — Obligation de motivation — Erreur de fait — Droits de la défense — Droit à une protection juridictionnelle effective — Droit de propriété — Liberté d’entreprise» )

Dans l'affaire T-256/11, le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel des fonds imposées à M. Ezz et à d'autres personnes par le Conseil, au motif que la base juridique choisie (article 29 TUE) était inappropriée pour des mesures de nature essentiellement répressive. L'arrêt précise que de telles mesures, visant à lutter contre le détournement de fonds publics égyptiens, relèvent de la politique étrangère et de sécurité commune mais doivent respecter les garanties procédurales et les droits fondamentaux, notamment l'obligation de motivation et le droit à un recours effectif. Cette décision clarifie les limites du pouvoir du Conseil en matière de sanctions ciblées et renforce la protection juridictionnelle des personnes visées.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0571

Affaire C-571/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Augstākās tiesas Senāts — Lettonie) — SIA Greencarrier Freight Services Latvia/Valsts ieņēmumu dienests (Renvoi préjudiciel — Code des douanes communautaire — Articles 70, paragraphe 1, et 78 — Déclarations en douane — Examen partiel des marchandises — Prélèvement d’échantillons — Code incorrect — Extension des résultats aux marchandises identiques couvertes par des déclarations en douane antérieures après l’octroi de la mainlevée — Contrôle a posteriori — Impossibilité de demander un examen supplémentaire des marchandises)

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre du contrôle a posteriori des déclarations en douane, les résultats d'un examen partiel ou d'un prélèvement d'échantillons effectué sur une déclaration spécifique ne peuvent être étendus à des marchandises identiques couvertes par des déclarations antérieures déjà dédouanées. Cette extension est impossible si elle prive le déclarant de la possibilité de demander un examen supplémentaire des marchandises, conformément aux articles 70 et 78 du code des douanes communautaire.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0588

Affaire C-588/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Arbeidshof te Antwerpen — Belgique) — Lyreco Belgium NV/Sophie Rogiers (Politique sociale — Directive 96/34/CE — Accord-cadre sur le congé parental — Clauses 1 et 2, point 4 — Congé parental à temps partiel — Licenciement du travailleur sans motif grave ou suffisant — Indemnité forfaitaire de protection en raison de la prise d’un congé parental — Base du calcul de l’indemnité)

Dans l'arrêt Lyreco Belgium (C-588/12), la CJUE interprète la directive 96/34/CE sur le congé parental. Elle juge que l'indemnité forfaitaire de protection due en cas de licenciement abusif d'un travailleur en congé parental à temps partiel doit être calculée sur la base de la rémunération à temps plein, et non au prorata du temps partiel. Cette décision garantit une protection effective contre le licenciement, sans pénaliser le salarié ayant réduit son temps de travail pour exercer son droit au congé parental.

27 février 2014

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Ordonnance CJUE62011CO0172

Ordonnance de la Cour (cinquième chambre) du 27 février 2014.#Georges Erny contre Daimler AG - Werk Wörth.#Demande de décision préjudicielle, introduite par Arbeitsgericht Ludwigshafen am Rhein.#Rectification d'arrêt.#Affaire C-172/11.

La Cour de justice de l'Union européenne a rectifié son arrêt rendu dans l'affaire C-172/11, relative à une demande de décision préjudicielle portant sur l'interprétation du droit social européen. Cette ordonnance corrige des erreurs matérielles ou de rédaction dans le dispositif ou les motifs de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ou la portée juridique. Pour le praticien français, cette rectification n'affecte pas la substance de la solution apportée aux questions posées par la juridiction allemande.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0470

Jurisprudence CJUE — 62012CJ0470

27 février 2014

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Arrêt CJUE62012CC0574

Conclusions de l'avocat général M. P. Mengozzi, présentées le 27 février 2014.#Centro Hospitalar de Setúbal EPE et Serviço de Utilização Comum dos Hospitais (SUCH) contre Eurest (Portugal) – Sociedade Europeia de Restaurantes Lda.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Supremo Tribunal Administrativo.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics de services – Directive 2004/18/CE – Attribution du marché sans engagement d’une procédure d’appel d’offres (attribution dite ‘in house’) – Attributaire juridiquement distinct du pouvoir adjudicateur – Centre de prestation de services d’assistance et de soutien hospitaliers – Association d’utilité publique et à but non lucratif – Majorité des sociétaires formée par des pouvoirs adjudicateurs – Minorité des sociétaires formée par des entités de droit privé, associations caritatives sans but lucratif – Activité réalisée au moins à 80 % du chiffre d’affaires annuel au profit des sociétaires.#Affaire C-574/12.

La Cour de justice précise les conditions de l'attribution directe d'un marché public à une entité juridiquement distincte du pouvoir adjudicateur (attribution dite "in house"). Elle juge que la condition de contrôle analogue n'est pas remplie lorsque des entités de droit privé, même sans but lucratif, détiennent une minorité du capital social, car cela confère à ces entités un pouvoir de blocage incompatible avec un contrôle exclusif des pouvoirs adjudicateurs. En conséquence, une telle attribution doit respecter les procédures de mise en concurrence prévues par la directive 2004/18.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0082

Jurisprudence CJUE — 62012CJ0082

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62011TJ0256

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 27 février 2014.#Ahmed Abdelaziz Ezz e.a. contre Conseil de l’Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Égypte – Gel des fonds – Base juridique – Obligation de motivation – Erreur de fait – Droits de la défense – Droit à une protection juridictionnelle effective – Droit de propriété – Liberté d’entreprise.#Affaire T‑256/11.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement le gel des fonds imposé à M. Ezz et à d'autres personnes dans le cadre des mesures restrictives de l'UE contre l'Égypte. La décision précise que le Conseil ne peut se fonder uniquement sur des décisions nationales égyptiennes pour justifier l'inscription sur la liste, et qu'il doit vérifier le respect des droits de la défense et du droit à un procès équitable.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62011TA0602

Affaire T-602/11: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Pêra-Grave/OHMI — Fundação Eugénio de Almeida (Q TA S. JOSÉ DE PERAMANCA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative Q TA S. JOSÉ DE PERAMANCA — Marques nationales figuratives antérieures VINHO PERA-MANCA TINTO, VINHO PERA-MANCA BRANCO et PÊRA-MANCA — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Pêra-Grave contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "Q TA S. JOSÉ DE PERAMANCA" pour des vins. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques nationales portugaises antérieures "PÊRA-MANCA" et "VINHO PERA-MANCA", en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de l'identité des produits. Cette décision illustre l'application stricte du critère du risque de confusion à l'article 8, §1, b) du règlement n°207/2009, même en présence d'éléments distinctifs supplémentaires dans la marque demandée.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0132

Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2014.#Stichting Woonpunt e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Régimes d’aides accordées en faveur des sociétés de logement social – Décision de compatibilité – Engagements pris par les autorités nationales pour se conformer au droit de l’Union – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Recours en annulation – Conditions de recevabilité – Intérêt à agir – Qualité à agir – Bénéficiaires individuellement et directement concernés – Notion de ‘cercle fermé’.#Affaire C‑132/12 P.

La Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par des bénéficiaires d'une aide d'État contre une décision de la Commission déclarant un régime d'aides compatible avec le marché intérieur, sous réserve d'engagements des autorités nationales. Elle juge que les requérants ne sont pas individuellement concernés, car ils n'appartiennent pas à un "cercle fermé" d'opérateurs identifiables au moment de l'adoption de la décision, et qu'ils ne justifient pas d'un intérêt à agir suffisant. Cette décision restreint la possibilité pour les bénéficiaires effectifs d'une aide de contester la décision d'approbation de la Commission.

27 février 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0374

Conclusions de l'avocat général M. P. Cruz Villalón, présentées le 27 février 2014.#«Valimar» OOD contre Nachalnik na Mitnitsa Varna.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Varhoven administrativen sad.#Renvoi préjudiciel – Dumping – Filins et câbles en fer ou en acier originaires de Russie – Règlement (CE) no 384/96 – Articles 2, paragraphes 8 et 9, et 11, paragraphes 2, 3, 9 et 10 – Réexamen intermédiaire – Réexamen au titre de l’expiration des mesures antidumping – Validité du règlement (CE) no 1279/2007 – Détermination du prix à l’exportation sur la base des ventes à des pays tiers – Fiabilité des prix à l’exportation – Prise en considération des engagements de prix – Changement de circonstances – Application d’une méthode différente de celle utilisée lors de l’enquête initiale.#Affaire C‑374/12.

Cet arrêt de la CJUE, rendu sur conclusions de l'avocat général, examine la validité du règlement (CE) n° 1279/2007 instituant des droits antidumping sur les câbles en acier originaires de Russie. Il précise les conditions dans lesquelles l'institution peut, lors d'un réexamen intermédiaire ou au titre de l'expiration des mesures, s'écarter de la méthode utilisée lors de l'enquête initiale pour déterminer le prix à l'exportation, notamment en se fondant sur les ventes à des pays tiers ou en tenant compte d'engagements de prix. La Cour confirme que la validité du règlement contesté n'est pas affectée par les arguments soulevés, validant ainsi la marge d'appréciation des institutions dans le choix de la méthode de calcul.

27 février 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0521

Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 27 février 2014.#T.C. Briels e.a. contre Minister van Infrastructuur en Milieu.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Raad van State (Pays-Bas).#Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 92/43/CEE – Article 6, paragraphes 3 et 4 – Conservation des habitats naturels – Zones spéciales de conservation – Évaluation des incidences d’un plan ou d’un projet sur un site protégé – Autorisation d’un plan ou d’un projet sur un site protégé – Mesures compensatoires – Site Natura 2000 ‘Vlijmens Ven, Moerputten & Bossche Broek’ – Projet sur le tracé de l’autoroute A2 ‘’s-Hertogenbosch-Eindhoven’.#Affaire C-521/12.

Cet arrêt de la CJUE précise que les mesures compensatoires prévues à l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats ne peuvent être prises en compte dans l'évaluation des incidences d'un projet au titre du paragraphe 3 du même article. En d'autres termes, pour autoriser un projet affectant un site Natura 2000, les mesures destinées à compenser les atteintes ne doivent pas être intégrées dans l'évaluation préalable des incidences, mais uniquement intervenir après que cette évaluation a conclu à un risque d'atteinte significative.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0454

Affaires jointes C-454/12 et C-455/12: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 27 février 2014 (demandes de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof — Allemagne) — Pro Med Logistik GmbH (C-454/12)/Finanzamt Dresden-Süd, et Eckard Pongratz, agissant en qualité de curateur à la faillite de Karin Oertel (C-455/12)/Finanzamt Würzburg mit Außenstelle Ochsenfurt (Renvoi préjudiciel — TVA — Sixième directive TVA — Article 12, paragraphe 3 — Annexe H, catégorie 5 — Directive 2006/112/CE — Article 98, paragraphes 1 et 2 — Annexe III, point 5 — Principe de neutralité — Transport des personnes et des bagages qui les accompagnent — Réglementation d’un État membre appliquant un taux de TVA différent au transport en taxi et au transport en voiture de location avec chauffeur)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe de neutralité fiscale s'oppose à ce qu'un État membre applique un taux réduit de TVA au transport en taxi tout en soumettant au taux normal le transport en voiture de location avec chauffeur, dès lors que ces deux services sont considérés comme similaires du point de vue du consommateur. Cette décision, rendue sur renvoi préjudiciel du Bundesfinanzhof allemand, précise l'interprétation de l'article 98 de la directive TVA et de l'annexe III, point 5, concernant le transport de personnes et de leurs bagages. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la nécessité de vérifier la cohérence des taux réduits appliqués aux différents modes de transport de personnes au regard du principe de neutralité.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0351

Affaire C-351/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Krajský soud v Plzni — République tchèque) — Ochranný svaz autorský pro práva k dílům hudebním o. s. (OSA)/Léčebné lázně Mariánské Lázně a.s. (Directive 2001/29/CE — Droit d’auteur et droits voisins dans la société d’information — Notion de «communication au public»  — Diffusion d’œuvres dans les chambres d’établissement thermal — Effet direct des dispositions de la directive — Articles 56 TFUE et 102 TFUE — Directive 2006/123/CE — Libre prestation des services — Concurrence — Droit exclusif de gestion collective des droits d’auteur)

L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-351/12 (OSA) précise que la diffusion d'œuvres musicales via des téléviseurs ou radios dans les chambres d'un établissement thermal constitue un acte de « communication au public » au sens de la directive 2001/29/CE, soumis à l'autorisation du titulaire des droits. La Cour juge que les dispositions de cette directive ont un effet direct et qu'un système national de gestion collective obligatoire, conférant un monopole à une seule société de gestion, n'est pas contraire à la libre prestation de services (article 56 TFUE) ni aux règles de concurrence (article 102 TFUE), dès lors qu'il est justifié par la protection des droits d'auteur.

27 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0365

Affaire C-365/12 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 — Commission européenne/EnBW Energie Baden-Württemberg AG, Royaume de Suède, Siemens AG, ABB Ltd (Pourvoi — Règlement (CE) n ° 1049/2001 — Accès aux documents des institutions — Documents afférents à une procédure relative à l’application de l’article 81 CE — Règlements (CE) n ° 1/2003 et (CE) n ° 773/2004 — Refus d’accès — Exceptions relatives à la protection des activités d’enquête, des intérêts commerciaux et du processus décisionnel des institutions — Obligation de l’institution concernée de procéder à un examen concret et individuel du contenu des documents visés dans la demande d’accès aux documents)

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait ordonné à la Commission de réexaminer la demande d'accès d'EnBW aux documents d'une procédure antitrust (article 81 CE). La Cour rappelle que la Commission n'est pas tenue de procéder à un examen concret et individuel de chaque document lorsque la demande d'accès porte sur un volume très important de documents et que cet examen imposerait une charge administrative disproportionnée, sous réserve de démontrer que les exceptions à la transparence (protection des enquêtes, intérêts commerciaux, processus décisionnel) sont présumées applicables à l'ensemble de la catégorie.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0037

Affaire T-37/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Advance Magazine Publishers/OHMI — López Cabré (TEEN VOGUE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale TEEN VOGUE — Marque nationale verbale antérieure VOGUE — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Identité des produits — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Preuve de l’usage sérieux de la marque antérieure — Article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009 — Règle 22, paragraphe 3, du règlement (CE) n ° 2868/95 — Refus partiel d’enregistrement» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de la marque verbale "TEEN VOGUE". Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "VOGUE" pour des produits identiques, en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. L'arrêt précise également les conditions de preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure au titre de l'article 42, paragraphes 2 et 3, du même règlement.

27 février 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0128

Affaire T-128/11: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — LG Display et LG Display Taiwan/Commission [ «Concurrence — Ententes — Marché mondial des écrans d’affichage à cristaux liquides (LCD) — Accords et pratiques concertées en matière de prix et de capacités de production — Ventes internes — Droits de la défense — Amendes — Immunité partielle d’amende — Infraction unique et continue — Principe ne bis in idem» ]

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la condamnation de LG Display pour sa participation à une entente sur le marché mondial des écrans LCD, portant sur des accords de prix et de capacités de production. Il précise notamment le traitement des ventes internes dans le calcul de l'amende, les conditions de l'immunité partielle d'amende, et la notion d'infraction unique et continue, tout en rejetant les moyens tirés d'une violation des droits de la défense et du principe non bis in idem.

27 février 2014

Détail →