Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

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Arrêt CJUE62012CC0408

Conclusions de l'avocat général M. M. Wathelet, présentées le 12 février 2014.#YKK Corporation e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Ententes – Marchés des fermetures à glissière et des autres types de fermetures ainsi que des machines de pose – Responsabilités successives – Plafond légal de l’amende – Article 23, paragraphe 2, du règlement no 1/2003 – Notion d’‘entreprise’ – Responsabilité personnelle – Principe de proportionnalité – Multiplicateur de dissuasion.#Affaire C-408/12 P.

Cet arrêt de la Cour de justice, rendu sur conclusions de l'avocat général Wathelet, précise les conditions d'application du plafond légal de 10 % du chiffre d'affaires pour le calcul des amendes en matière d'ententes, notamment en cas de succession d'entreprises. Il clarifie la notion d'« entreprise » au sens du droit de la concurrence et le principe de responsabilité personnelle, en limitant la prise en compte du chiffre d'affaires du prédécesseur pour le calcul du plafond. La décision confirme également que le multiplicateur de dissuasion peut être appliqué à une filiale sur la base du chiffre d'affaires mondial de son groupe.

12 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012FJ0065

Arrêt du Tribunal de la fonction publique (première chambre) du 11 février 2014.#Enrico Maria Armani contre Commission européenne.#Fonction publique – Rémunération – Allocations familiales – Droit au bénéfice de l’allocation pour enfant à charge – Enfant à charge – Enfant de l’épouse du requérant.#Affaire F-65/12.

Le Tribunal de la fonction publique de l'UE a jugé que le droit à l'allocation pour enfant à charge d'un fonctionnaire européen peut s'étendre à l'enfant de son épouse, même en l'absence de lien de filiation biologique ou d'adoption, dès lors que cet enfant est effectivement à charge et que le fonctionnaire en assume l'entretien. Cette décision précise la notion d'"enfant à charge" au sens du Statut des fonctionnaires, en l'interprétant de manière large et non strictement formelle, ce qui a une portée pratique pour les agents publics européens en situation familiale recomposée.

11 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012FA0065

Affaire F-65/12: Arrêt du Tribunal de la fonction publique (1e chambre) du 11 février 2014 — Armani/Commission (Fonction publique — Rémunération — Allocations familiales — Droit au bénéfice de l’allocation pour enfant à charge — Enfant à charge — Enfant de l’épouse du requérant)

L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 11 février 2014 (affaire F-65/12, Armani/Commission) précise les conditions d'octroi de l'allocation pour enfant à charge prévue par le statut des fonctionnaires. Il juge qu'un fonctionnaire peut bénéficier de cette allocation pour l'enfant de son épouse, même s'il n'en est pas le parent biologique, dès lors que cet enfant est effectivement à sa charge et qu'il assume l'intégralité de son entretien. Cette décision clarifie la notion d'"enfant à charge" en droit de la fonction publique européenne, en l'étendant aux beaux-enfants sous certaines conditions de fait.

11 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CB0529

Affaire C-529/12: Ordonnance du président de la Cour du 11 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Hamburg — Allemagne) — Andrea Lange/ERGO Lebensversicherung AG

Le président de la Cour de justice a ordonné la radiation de l'affaire C-529/12, relative à une demande de décision préjudicielle du Landgericht Hamburg (Allemagne) concernant l'interprétation du droit de la consommation en matière de contrats d'assurance-vie. Cette affaire, introduite par Andrea Lange contre ERGO Lebensversicherung AG, a été retirée du rôle avant tout examen au fond, ce qui signifie qu'aucune précision jurisprudentielle n'a été apportée sur les questions posées.

11 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CB0460

Affaire C-460/12: Ordonnance du président de la huitième chambre de la Cour du 7 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Krajský súd v Prešove — Slovaquie) — SKP k.s./Ján Bríla

Cette ordonnance du président de la huitième chambre de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue dans le cadre d'un renvoi préjudiciel du Krajský súd v Prešove (Slovaquie), concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de protection des consommateurs. La Cour a été saisie d'une question relative à la compatibilité d'une législation nationale avec la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs. L'ordonnance a radié l'affaire du registre, probablement en raison d'un désistement ou d'une irrecevabilité, sans se prononcer sur le fond.

7 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CB0482

Affaire C-482/12: Ordonnance du président de la troisième chambre de la Cour du 7 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Okresný súd Prešov — Slovaquie) — Peter Macinský, Eva Macinská/Getfin s.r.o., Financreal s.r.o.

La Cour de justice de l'Union européenne a été saisie d'une demande de décision préjudicielle par une juridiction slovaque dans le cadre d'un litige opposant des particuliers à des sociétés financières. L'ordonnance du président de la troisième chambre, rendue le 7 février 2014, a mis fin à l'affaire sans statuer au fond, probablement en raison d'un retrait de la demande ou d'un défaut de compétence. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les procédures de clôture anticipée devant la CJUE et l'importance de la recevabilité des questions préjudicielles.

7 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0509

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 6 février 2014.#Instituto Portuário e dos Transportes Marítimos (IPTM) contre Navileme – Consultadoria Náutica Lda et Nautizende – Consultadoria Náutica Lda.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Central Administrativo Norte.#Renvoi préjudiciel – Articles 52 TFUE et 56 TFUE – Libre prestation de services – Octroi d’une licence pour la navigation de plaisance – Condition de résidence dans le pays émetteur – Restriction pour les non-résidents – Préservation de la sécurité en mer – Ordre public.#Affaire C‑509/12.

Cet arrêt de la CJUE du 6 février 2014 (affaire C-509/12) précise que l’exigence de résidence dans l’État membre émetteur pour l’octroi d’une licence de navigation de plaisance constitue une restriction à la libre prestation de services (articles 52 et 56 TFUE). La Cour juge qu’une telle condition, qui empêche les non-résidents d’obtenir la licence, n’est pas justifiée par des motifs d’ordre public ou de sécurité en mer, dès lors que des contrôles moins restrictifs (comme la reconnaissance des qualifications) peuvent atteindre le même objectif.

6 février 2014

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Arrêt CJUE62012CC0516

Conclusions de l'avocat général M. P. Cruz Villalón, présentées le 6 février 2014.#CTP - Compagnia Trasporti Pubblici SpA contre Regione Campania et Provincia di Napoli.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Règlement (CE) nº 1191/69 – Services publics de transport de voyageurs – Article 4 – Demande de suppression de l’obligation de service public – Article 6 – Droit à une compensation des charges découlant de l’exécution d’une obligation de service public.#Affaires jointes C-516/12 à C-518/12.

Les conclusions de l'avocat général portent sur l'interprétation du règlement (CEE) n° 1191/69 relatif aux obligations de service public dans le transport de voyageurs. Elles précisent que l'autorité compétente peut refuser la suppression d'une obligation de service public demandée par l'entreprise, mais qu'elle doit alors garantir une compensation financière intégrale des charges nettes supportées par l'exploitant. Cette décision clarifie l'articulation entre les articles 4 et 6 du règlement, imposant un équilibre entre la continuité du service public et le droit à indemnisation de l'opérateur.

6 février 2014

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Arrêt CJUE62012CC0398

Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 6 février 2014.#M.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Fermo.#Convention d’application de l’accord de Schengen – Article 54 – Principe ‘ne bis in idem’ – Champ d’application – Ordonnance de non-lieu à renvoi devant une juridiction de jugement en raison de l’insuffisance de charges rendue par une juridiction d’un État contractant – Possibilité de réouverture de l’instruction judiciaire en cas de survenance de nouvelles charges – Notion de personne ayant été ‘définitivement jugée’ – Poursuites pénales dans un autre État contractant contre la même personne et à raison des mêmes faits – Extinction de l’action publique et application du principe ne bis in idem.#Affaire C-398/12.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la portée du principe ne bis in idem (article 54 de la convention d'application de Schengen) lorsqu'une juridiction d'un État membre a rendu une ordonnance de non-lieu pour insuffisance de charges, mais que cette décision peut être rouverte en cas de nouvelles charges. L'avocat général estime qu'une telle ordonnance ne constitue pas un jugement définitif au sens de l'article 54 si le droit national permet sa réouverture, ce qui empêche l'application du principe ne bis in idem pour bloquer des poursuites dans un autre État contractant.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0323

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 6 février 2014.#E.ON Global Commodities SE contre Agenţia Naţională de Administrare Fiscală – Direcţia Generală de Soluţionare a Contestaţiilor et Direcţia Generală a Finanţelor Publice a Municipiului București – Serviciul de administrare a contribuabililor nerezidenţi.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Bucureşti.#Directive 79/1072/CEE – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée – Assujettis résidant dans un autre État membre – Modalités de remboursement de la TVA – Assujettis ayant désigné un représentant fiscal conformément aux dispositions nationales antérieures à l’adhésion à l’Union – Exclusion – Notion d’‘assujetti non établi à l’intérieur du pays’ – Condition d’absence d’établissement – Condition d’absence de livraison de biens ou de prestation de services – Livraisons d’électricité à des assujettis-revendeurs – Directive 2006/112/CE – Article 171.#Affaire C‑323/12.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« assujetti non établi à l'intérieur du pays » au sens de la directive 79/1072/CEE relative au remboursement de la TVA. La Cour juge qu'un assujetti établi dans un autre État membre, qui a désigné un représentant fiscal conformément à la législation nationale antérieure à son adhésion à l'Union, ne peut pas être exclu du bénéfice du remboursement de la TVA. Elle précise également que la condition d'absence de livraison de biens ou de prestation de services dans l'État de remboursement doit être interprétée strictement, et que des livraisons d'électricité à des assujettis-revendeurs ne font pas perdre cette qualité.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0528

Affaire C-528/12: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 6 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Bonn — Allemagne) — Mömax Logistik GmbH/Bundesamt für Justiz (Renvoi préjudiciel — Droit des entreprises — Directive 78/660/CEE — Publicité des comptes annuels consolidés de certaines formes de sociétés — Application des règles de publicité de ces comptes aux sociétés relevant du droit d’un État membre et appartenant à un groupe dont la société mère relève du droit d’un autre État membre)

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans l'affaire C-528/12, que les obligations de publicité des comptes annuels consolidés prévues par la directive 78/660/CEE s'appliquent à une filiale établie dans un État membre, même si sa société mère est régie par le droit d'un autre État membre et n'est pas soumise à cette obligation. Cet arrêt clarifie ainsi le champ d'application territorial des règles de transparence comptable au sein du marché intérieur.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0424

Affaire C-424/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 6 février 2014 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Oradea — Roumanie) — SC Fatorie SRL/Direcția Generală a Finanțelor Publice Bihor (Renvoi préjudiciel — TVA — Directive 2006/112/CE — Autoliquidation — Droit à déduction — Versement de la taxe au prestataire de services — Omission de mentions obligatoires — Versement d’une TVA indue — Perte du droit à déduction — Principe de neutralité fiscale — Principe de sécurité juridique)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé à un assujetti, même en cas d'omission de mentions obligatoires sur la facture, dès lors que la taxe a été effectivement versée au prestataire et que les conditions matérielles du droit à déduction sont réunies. Cet arrêt précise que le principe de neutralité fiscale s'oppose à une perte automatique du droit à déduction fondée sur des irrégularités formelles, lorsque l'administration dispose des informations nécessaires pour vérifier le paiement de la TVA.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0065

Affaire C-65/12: Arrêt de la Cour (première chambre) du 6 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden — Pays-Bas) — Leidseplein Beheer BV, H.J.M. de Vries/Red Bull GmbH, Red Bull Nederland BV (Renvoi préjudiciel — Marques — Directive 89/104/CEE — Droits conférés par la marque — Marque renommée — Protection élargie à des produits ou à des services non similaires — Usage par un tiers sans juste motif d’un signe identique ou similaire à la marque renommée — Notion de «juste motif» )

Dans l'arrêt C-65/12 (Leidseplein Beheer/Red Bull), la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « juste motif » permettant à un tiers d'utiliser un signe identique ou similaire à une marque renommée pour des produits non similaires, sans porter atteinte à ses droits. La Cour juge que l'usage d'un signe par un tiers peut constituer un juste motif s'il est objectivement nécessaire pour permettre à ce tiers de se prévaloir d'un droit subjectif ou d'un intérêt légitime, et non s'il vise seulement à tirer profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque. Cette décision affine l'interprétation de l'article 5, paragraphe 2, de la directive 89/104/CEE, offrant un cadre pour évaluer les exceptions à la protection élargie des marques renommées.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0613

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 6 février 2014.#Helm Düngemittel GmbH contre Hauptzollamt Krefeld.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Union douanière et tarif douanier commun – Accord euro-méditerranéen avec l’Égypte – Article 20 du protocole no 4 – Preuve de l’origine – Certificat de circulation des marchandises EUR.1 – Certificat de circulation des marchandises EUR.1 de remplacement délivré lorsque la marchandise ne se trouve plus sous le contrôle de l’autorité douanière d’émission – Refus d’application du régime préférentiel.#Affaire C‑613/12.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les autorités douanières d'un État membre peuvent refuser l'application d'un régime tarifaire préférentiel à des marchandises importées d'Égypte lorsque le certificat de circulation EUR.1 de remplacement a été délivré alors que les marchandises ne se trouvaient plus sous le contrôle de l'autorité douanière d'émission. Cette décision précise les conditions strictes de délivrance des certificats de remplacement prévues à l'article 20 du protocole n° 4 de l'accord euro-méditerranéen, renforçant ainsi l'exigence de contrôle physique des marchandises par l'autorité émettrice pour bénéficier du traitement préférentiel.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62011TA0342

Affaire T-342/11: Arrêt du Tribunal du 6 février 2014 — CEEES et Asociación de Gestores de Estaciones de Servicio/Commission [ «Concurrence — Ententes — Marché espagnol des stations-service — Décision de rejet d’une plainte — Règlement (CE) n ° 1/2003 — Inexécution des engagements rendus obligatoires par une décision de la Commission — Réouverture de la procédure — Amendes — Astreintes» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la CEEES et d'une association espagnole de gérants de stations-service contre la décision de la Commission de ne pas rouvrir la procédure et d'infliger des amendes ou astreintes aux compagnies pétrolières pour inexécution présumée d'engagements rendus obligatoires. L'arrêt précise les limites du contrôle juridictionnel sur le pouvoir discrétionnaire de la Commission pour apprécier l'opportunité de rouvrir une procédure en matière d'ententes, et confirme que l'inexécution d'engagements ne déclenche pas automatiquement de nouvelles sanctions.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012TB0087

Affaire T-87/12: Ordonnance du Tribunal du 6 février 2014 — Duff Beer/OHMI — Twentieth Century Fox Film (Duff) ( «Marque communautaire — Opposition — Retrait de l’opposition — Non-lieu à statuer» )

Le Tribunal de l'Union européenne constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours formé par Duff Beer contre une décision de l'OHMI (devenu EUIPO), l'opposition ayant été retirée par la partie adverse, Twentieth Century Fox Film. Cette ordonnance met fin à la procédure relative à la marque « Duff » sans examen au fond, illustrant l'effet procédural du désistement de l'opposant dans le contentieux des marques de l'Union.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62010TJ0023

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 6 février 2014.#Arkema France et CECA SA contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marchés européens des stabilisants thermiques étain et des stabilisants thermiques ESBO/esters – Décision constatant deux infractions à l’article 81 CE et à l’article 53 de l’accord EEE – Amendes – Durée de l’infraction – Prescription – Intérêt légitime à constater une infraction – Demande de réformation – Montant des amendes – Durée des infractions – Pouvoirs de pleine juridiction.#Affaires jointes T-23/10 et T-24/10.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours d'Arkema France et de CECA SA contre la décision de la Commission les ayant condamnées pour leur participation à deux ententes distinctes sur les marchés des stabilisants thermiques étain et ESBO/esters. Il confirme la durée des infractions retenue par la Commission et le rejet de l'exception de prescription, tout en exerçant sa pleine juridiction pour ajuster le montant des amendes en fonction de la durée effective de participation de chaque société. Cet arrêt précise les conditions de la prescription en matière de concurrence et l'étendue du contrôle juridictionnel sur les sanctions pécuniaires.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0528

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 6 février 2014.#Mömax Logistik GmbH contre Bundesamt für Justiz.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Bonn.#Renvoi préjudiciel – Droit des entreprises – Directive 78/660/CEE – Publicité des comptes annuels consolidés de certaines formes de sociétés – Application des règles de publicité de ces comptes aux sociétés relevant du droit d’un État membre et appartenant à un groupe dont la société mère relève du droit d’un autre État membre.#Affaire C‑528/12.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que les obligations de publicité des comptes annuels, prévues par la directive 78/660/CEE, s'appliquent à une filiale établie dans un État membre, même lorsque sa société mère est régie par le droit d'un autre État membre et que cette dernière n'est pas soumise à une obligation de publicité équivalente. La Cour écarte ainsi toute exception fondée sur la seule nationalité de la société mère, renforçant l'effectivité des règles de transparence comptable au sein du marché intérieur.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62010TA0040

Affaire T-40/10: Arrêt du Tribunal du 6 février 2014 — Elf Aquitaine/Commission ( «Concurrence — Ententes — Marchés européens des stabilisants thermiques étain et des stabilisants thermiques ESBO/esters — Décision constatant deux infractions à l’article 81 CE et à l’article 53 de l’accord EEE — Amendes — Demande d’annulation — Droits de la défense — Information tardive de l’enquête de la Commission — Durée de la procédure administrative — Responsabilité d’une société mère pour les infractions aux règles de la concurrence commises par ses filiales — Présomption de l’exercice effectif d’une influence déterminante — Durée des infractions — Prescription — Intérêt légitime à constater une infraction passée — Amendes infligées à la société mère d’un montant différent de celles infligées à la filiale — Pouvoirs de pleine juridiction» )

Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-40/10, a rejeté le recours d'Elf Aquitaine contre la décision de la Commission lui infligeant des amendes pour les pratiques anticoncurrentielles de sa filiale sur les marchés des stabilisants thermiques. L'arrêt confirme la responsabilité de la société mère sur le fondement de la présomption d'exercice d'une influence déterminante, et précise les conditions de la prescription, de la durée de la procédure et du respect des droits de la défense. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle le juge de l'Union applique le principe de responsabilité parentale en droit de la concurrence, y compris en matière de prescription et de durée de la procédure.

6 février 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0424

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 6 février 2014.#SC Fatorie SRL contre Direcţia Generală a Finanţelor Publice Bihor.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Oradea.#Renvoi préjudiciel – TVA – Directive 2006/112/CE – Autoliquidation – Droit à déduction – Versement de la taxe au prestataire de services – Omission de mentions obligatoires – Versement d’une TVA indue – Perte du droit à déduction – Principe de neutralité fiscale – Principe de sécurité juridique.#Affaire C‑424/12.

Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé à un assujetti au seul motif que la facture ne comporte pas toutes les mentions obligatoires, dès lors que les conditions matérielles du droit à déduction sont réunies et que l'administration dispose des informations nécessaires pour vérifier le paiement de la taxe en amont. La Cour juge également que le principe de neutralité fiscale s'oppose à ce qu'un assujetti perde son droit à déduction parce qu'il a versé au prestataire une TVA indue, cette taxe ayant été reversée au Trésor public.

6 février 2014

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