Droit européen — EUR-Lex
9 855textes du droit de l'Union européenne — 2014.
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165 048Par année
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014.#Commission européenne contre EnBW Energie Baden-Württemberg AG.#Pourvoi – Règlement (CE) nº 1049/2001 – Accès aux documents des institutions – Documents afférents à une procédure relative à l’application de l’article 81 CE – Règlements (CE) nº 1/2003 et (CE) nº 773/2004 – Refus d’accès – Exceptions relatives à la protection des activités d’enquête, des intérêts commerciaux et du processus décisionnel des institutions – Obligation de l’institution concernée de procéder à un examen concret et individuel du contenu des documents visés dans la demande d’accès aux documents.#Affaire C‑365/12 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait accordé à EnBW un accès partiel aux documents de la Commission relatifs à une procédure d'application de l'article 81 CE. Elle rappelle que la Commission n'est pas tenue de procéder à un examen individuel de chaque document lorsque la charge de travail devient disproportionnée, et qu'elle peut se fonder sur des présomptions générales de confidentialité pour les documents d'une procédure d'infraction au droit de la concurrence.
27 février 2014
Jurisprudence CJUE — 62012CJ0470
27 février 2014
Jurisprudence CJUE — 62012CJ0571
27 février 2014
Affaire T-509/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Advance Magazine Publishers/OHMI — Nanso Group (TEEN VOGUE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale TEEN VOGUE — Marque nationale verbale antérieure VOGUE — Recevabilité — Qualification des conclusions — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Identité ou similitude des produits — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Refus partiel d’enregistrement» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de la marque verbale "TEEN VOGUE" pour des produits de l'industrie de la mode. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "VOGUE" en raison de la similitude des signes et de l'identité ou similarité des produits concernés, appliquant strictement l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
27 février 2014
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 27 février 2014.#Advance Magazine Publishers, Inc. contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire verbale TEEN VOGUE – Marque nationale verbale antérieure VOGUE – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Identité des produits – Similitude des signes – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009 – Preuve de l’usage sérieux de la marque antérieure – Article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement nº 207/2009 – Règle 22, paragraphe 3, du règlement (CE) nº 2868/95 – Refus partiel d’enregistrement.#Affaire T‑37/12.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de la marque verbale « TEEN VOGUE ». Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure « VOGUE » pour des produits identiques, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, l'élément commun « VOGUE » conservant un caractère distinctif prépondérant. L'arrêt précise également les conditions de preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure, notamment l'exigence de preuves suffisantes de l'étendue et de la nature de l'usage.
27 février 2014
Affaire T-226/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Lidl Stiftung/OHMI — Lídl Music (LIDL) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative LIDL — Marque nationale figurative antérieure LÍDL MUSIC — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Usage sérieux de la marque antérieure — Article 15, paragraphe 1, et article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009» ]
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il rappelle que l'usage sérieux de la marque antérieure doit être démontré pour les produits ou services pour lesquels elle est enregistrée, et que le public pertinent doit être déterminé en fonction des produits en cause. En l'espèce, le Tribunal a confirmé le rejet de l'opposition de Lidl Stiftung, faute de preuve d'un usage sérieux de la marque antérieure "LÍDL MUSIC" pour les services visés.
27 février 2014
Affaire T-229/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Advance Magazine Publishers/OHMI — López Cabré (VOGUE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative VOGUE — Marque communautaire verbale antérieure VOGUE — Risque de confusion — Identité ou similitude des produits — Identité ou similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Imprécision de la demande de marque — Article 26, paragraphe 1, sous c), du règlement n ° 207/2009 — Règle 2, paragraphe 2, du règlement (CE) n ° 2868/95 — Refus partiel d’enregistrement» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque figurative VOGUE, en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure VOGUE pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, et rappelle les exigences de clarté et de précision de la demande de marque sous l'article 26, paragraphe 1, sous c), du même règlement.
27 février 2014
Affaire T-225/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Lidl Stiftung/OHMI — Lídl Music (LIDL express) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative LIDL express — Marque nationale figurative antérieure LÍDL MUSIC — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Usage sérieux de la marque antérieure — Article 15, paragraphe 1, et article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009» ]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 27 février 2014 (affaire T-225/12) rejette le recours de Lidl Stiftung contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "LIDL express" pour des services de divertissement. La Cour confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "LÍDL MUSIC" en raison de la forte similitude visuelle et phonétique du terme dominant "LIDL", et ce malgré des différences dans les éléments figuratifs. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance de l'élément verbal dominant dans l'appréciation du risque de confusion, même en présence d'éléments distinctifs supplémentaires.
27 février 2014
Affaire T-37/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Advance Magazine Publishers/OHMI — López Cabré (TEEN VOGUE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale TEEN VOGUE — Marque nationale verbale antérieure VOGUE — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Identité des produits — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Preuve de l’usage sérieux de la marque antérieure — Article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009 — Règle 22, paragraphe 3, du règlement (CE) n ° 2868/95 — Refus partiel d’enregistrement» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de la marque verbale "TEEN VOGUE". Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "VOGUE" pour des produits identiques, en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. L'arrêt précise également les conditions de preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure au titre de l'article 42, paragraphes 2 et 3, du même règlement.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2014.#Ningbo Yonghong Fasteners Co. Ltd contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Dumping – Règlement (CE) no 384/96 – Article 2, paragraphe 7, sous c), second alinéa – Importations de certains éléments de fixation en fer ou en acier originaires de Chine – Statut d’entreprise évoluant en économie de marché – Dépassement du délai pour l’adoption de la décision relative à ce statut – Effet.#Affaire C‑601/12 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal, jugeant que le dépassement du délai de trois mois imparti à la Commission pour statuer sur la demande de statut d'entreprise évoluant en économie de marché (SEEM) d'un exportateur chinois ne prive pas automatiquement la Commission de son droit d'adopter une décision négative. En conséquence, la Cour a rejeté le pourvoi de Ningbo Yonghong Fasteners, confirmant que le non-respect de ce délai n'affecte pas la validité du règlement antidumping contesté.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 27 février 2014.#Pro Med Logistik GmbH contre Finanzamt Dresden-Süd et Eckard Pongratz contre Finanzamt Würzburg mit Außenstelle Ochsenfurt.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – TVA – Sixième directive TVA – Article 12, paragraphe 3 – Annexe H, catégorie 5 – Directive 2006/112/CE – Article 98, paragraphes 1 et 2 – Annexe III, point 5 – Principe de neutralité – Transport des personnes et des bagages qui les accompagnent – Réglementation d’un État membre appliquant un taux de TVA différent au transport en taxi et au transport en voiture de location avec chauffeur.#Affaires jointes C‑454/12 et C‑455/12.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe de neutralité fiscale ne s'oppose pas à ce qu'un État membre applique un taux réduit de TVA au transport de personnes par taxi, tout en soumettant au taux normal le transport de personnes effectué par voiture de location avec chauffeur. Cette différence de traitement est justifiée par des conditions de concurrence et des cadres juridiques distincts entre les deux services, notamment en matière de régulation et d'accès à la profession. L'arrêt précise ainsi les limites du principe de neutralité en matière de TVA pour les services de transport de personnes.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2014.#A. M. van der Ham et A. H. van der Ham-Reijersen van Buuren contre College van Gedeputeerde Staten van Zuid-Holland.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Raad van State (Pays-Bas).#Politique agricole commune – Financement par le Feader – Soutien au développement rural – Réduction ou suppression des paiements en cas de non-respect des règles de la conditionnalité – Notion de ‘non-respect intentionnel’.#Affaire C‑396/12.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "non-respect intentionnel" dans le cadre de la conditionnalité des aides du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Il établit que l'intentionnalité ne requiert pas une volonté délibérée de frauder, mais peut résulter d'une négligence grave et consciente de l'agriculteur quant au risque de non-respect des règles. Cette interprétation a une portée directe pour les autorités nationales et les juridictions françaises lorsqu'elles appliquent les réductions ou suppressions de paiements aux bénéficiaires de la PAC.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2014.#Stichting Woonlinie e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Système d’aides accordées en faveur des sociétés de logement social – Décision de compatibilité – Engagements pris par les autorités nationales pour se conformer au droit de l’Union – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Recours en annulation – Conditions de recevabilité – Intérêt à agir – Qualité à agir – Bénéficiaires individuellement et directement concernés – Notion de ‘cercle fermé’.#Affaire C‑133/12 P.
La Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par des bénéficiaires d'aides d'État contre une décision de la Commission déclarant le régime compatible avec le marché intérieur. Elle juge que ces bénéficiaires ne sont pas individuellement concernés par la décision, car ils n'appartiennent pas à un « cercle fermé » d'opérateurs identifiables au moment de son adoption, et que leur intérêt à agir ne saurait découler de la seule qualité de bénéficiaire. L'arrêt rappelle ainsi les strictes limites de l'accès au prétoire de l'Union pour les concurrents ou bénéficiaires d'un régime d'aides.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2014.#Stichting Woonpunt e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Régimes d’aides accordées en faveur des sociétés de logement social – Décision de compatibilité – Engagements pris par les autorités nationales pour se conformer au droit de l’Union – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Recours en annulation – Conditions de recevabilité – Intérêt à agir – Qualité à agir – Bénéficiaires individuellement et directement concernés – Notion de ‘cercle fermé’.#Affaire C‑132/12 P.
La Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par des bénéficiaires d'une aide d'État contre une décision de la Commission déclarant un régime d'aides compatible avec le marché intérieur, sous réserve d'engagements des autorités nationales. Elle juge que les requérants ne sont pas individuellement concernés, car ils n'appartiennent pas à un "cercle fermé" d'opérateurs identifiables au moment de l'adoption de la décision, et qu'ils ne justifient pas d'un intérêt à agir suffisant. Cette décision restreint la possibilité pour les bénéficiaires effectifs d'une aide de contester la décision d'approbation de la Commission.
27 février 2014
Conclusions de l'avocat général M. P. Mengozzi, présentées le 27 février 2014.#Centro Hospitalar de Setúbal EPE et Serviço de Utilização Comum dos Hospitais (SUCH) contre Eurest (Portugal) – Sociedade Europeia de Restaurantes Lda.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Supremo Tribunal Administrativo.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics de services – Directive 2004/18/CE – Attribution du marché sans engagement d’une procédure d’appel d’offres (attribution dite ‘in house’) – Attributaire juridiquement distinct du pouvoir adjudicateur – Centre de prestation de services d’assistance et de soutien hospitaliers – Association d’utilité publique et à but non lucratif – Majorité des sociétaires formée par des pouvoirs adjudicateurs – Minorité des sociétaires formée par des entités de droit privé, associations caritatives sans but lucratif – Activité réalisée au moins à 80 % du chiffre d’affaires annuel au profit des sociétaires.#Affaire C-574/12.
La Cour de justice précise les conditions de l'attribution directe d'un marché public à une entité juridiquement distincte du pouvoir adjudicateur (attribution dite "in house"). Elle juge que la condition de contrôle analogue n'est pas remplie lorsque des entités de droit privé, même sans but lucratif, détiennent une minorité du capital social, car cela confère à ces entités un pouvoir de blocage incompatible avec un contrôle exclusif des pouvoirs adjudicateurs. En conséquence, une telle attribution doit respecter les procédures de mise en concurrence prévues par la directive 2004/18.
27 février 2014
Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 27 février 2014.#T.C. Briels e.a. contre Minister van Infrastructuur en Milieu.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Raad van State (Pays-Bas).#Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 92/43/CEE – Article 6, paragraphes 3 et 4 – Conservation des habitats naturels – Zones spéciales de conservation – Évaluation des incidences d’un plan ou d’un projet sur un site protégé – Autorisation d’un plan ou d’un projet sur un site protégé – Mesures compensatoires – Site Natura 2000 ‘Vlijmens Ven, Moerputten & Bossche Broek’ – Projet sur le tracé de l’autoroute A2 ‘’s-Hertogenbosch-Eindhoven’.#Affaire C-521/12.
Cet arrêt de la CJUE précise que les mesures compensatoires prévues à l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats ne peuvent être prises en compte dans l'évaluation des incidences d'un projet au titre du paragraphe 3 du même article. En d'autres termes, pour autoriser un projet affectant un site Natura 2000, les mesures destinées à compenser les atteintes ne doivent pas être intégrées dans l'évaluation préalable des incidences, mais uniquement intervenir après que cette évaluation a conclu à un risque d'atteinte significative.
27 février 2014
Affaire C-601/12 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2014 — Ningbo Yonghong Fasteners Co. Ltd/Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, European Industrial Fasteners Institute AISBL (EIFI) (Pourvoi — Dumping — Règlement (CE) n ° 384/96 — Article 2, paragraphe 7, sous c), second alinéa — Importations de certains éléments de fixation en fer ou en acier originaires de Chine — Statut d’entreprise évoluant en économie de marché — Dépassement du délai pour l’adoption de la décision relative à ce statut — Effet)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le dépassement du délai de trois mois prévu à l'article 2, paragraphe 7, sous c), second alinéa, du règlement antidumping de base (n° 384/96) pour statuer sur la demande de statut d'entreprise évoluant en économie de marché (SEM) n'entraîne pas automatiquement l'octroi de ce statut. La Cour juge que ce délai n'est pas impératif et que son non-respect n'affecte pas la validité de la décision finale des institutions, pour autant que les droits de la défense de l'entreprise concernée aient été respectés.
27 février 2014
Affaire C-470/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Okresný súd vo Svidníku — Slovaquie) — Pohotovosť s.r.o./Miroslav Vašuta (Renvoi préjudiciel — Contrat de crédit à la consommation — Clauses abusives — Directive 93/13/CEE — Exécution forcée d’une sentence arbitrale — Demande d’intervention dans une procédure d’exécution — Association de protection des consommateurs — Législation nationale ne permettant pas une telle intervention — Autonomie procédurale des États membres)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, et en particulier la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives, s'oppose à une législation nationale qui interdit à une association de protection des consommateurs d'intervenir dans une procédure d'exécution forcée d'une sentence arbitrale pour faire valoir le caractère abusif des clauses du contrat de crédit à la consommation. Cet arrêt précise que le principe d'effectivité du droit de l'Union prime sur l'autonomie procédurale des États membres lorsque cette dernière rend impossible ou excessivement difficile la protection des droits conférés aux consommateurs.
27 février 2014
Affaire C-365/12 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 — Commission européenne/EnBW Energie Baden-Württemberg AG, Royaume de Suède, Siemens AG, ABB Ltd (Pourvoi — Règlement (CE) n ° 1049/2001 — Accès aux documents des institutions — Documents afférents à une procédure relative à l’application de l’article 81 CE — Règlements (CE) n ° 1/2003 et (CE) n ° 773/2004 — Refus d’accès — Exceptions relatives à la protection des activités d’enquête, des intérêts commerciaux et du processus décisionnel des institutions — Obligation de l’institution concernée de procéder à un examen concret et individuel du contenu des documents visés dans la demande d’accès aux documents)
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait ordonné à la Commission de réexaminer la demande d'accès d'EnBW aux documents d'une procédure antitrust (article 81 CE). La Cour rappelle que la Commission n'est pas tenue de procéder à un examen concret et individuel de chaque document lorsque la demande d'accès porte sur un volume très important de documents et que cet examen imposerait une charge administrative disproportionnée, sous réserve de démontrer que les exceptions à la transparence (protection des enquêtes, intérêts commerciaux, processus décisionnel) sont présumées applicables à l'ensemble de la catégorie.
27 février 2014
Affaire C-351/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Krajský soud v Plzni — République tchèque) — Ochranný svaz autorský pro práva k dílům hudebním o. s. (OSA)/Léčebné lázně Mariánské Lázně a.s. (Directive 2001/29/CE — Droit d’auteur et droits voisins dans la société d’information — Notion de «communication au public» — Diffusion d’œuvres dans les chambres d’établissement thermal — Effet direct des dispositions de la directive — Articles 56 TFUE et 102 TFUE — Directive 2006/123/CE — Libre prestation des services — Concurrence — Droit exclusif de gestion collective des droits d’auteur)
L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-351/12 (OSA) précise que la diffusion d'œuvres musicales via des téléviseurs ou radios dans les chambres d'un établissement thermal constitue un acte de « communication au public » au sens de la directive 2001/29/CE, soumis à l'autorisation du titulaire des droits. La Cour juge que les dispositions de cette directive ont un effet direct et qu'un système national de gestion collective obligatoire, conférant un monopole à une seule société de gestion, n'est pas contraire à la libre prestation de services (article 56 TFUE) ni aux règles de concurrence (article 102 TFUE), dès lors qu'il est justifié par la protection des droits d'auteur.
27 février 2014