1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de la Société européenne des chaux et liants contre l'ECHA. La société contestait une décision lui imposant un droit administratif pour une erreur dans sa déclaration de taille d'entreprise, mais le Tribunal a jugé que le recours avait été introduit hors délai. Cette ordonnance confirme la rigueur des délais de recours en contentieux européen et la validité des sanctions administratives pour déclarations erronées dans le cadre du règlement REACH.
2 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de The Tea Board contre la décision de l'OHMI (EUIPO) autorisant l'enregistrement de la marque figurative "DARJEELING collection de lingerie" pour des vêtements. Il a jugé que, malgré la renommée de l'indication géographique "DARJEELING" pour le thé, il n'existait pas de risque de confusion ni d'atteinte à la renommée ou au caractère distinctif de cette indication pour les produits vestimentaires en cause.
2 octobre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme l'annulation partielle de la marque figurative "Darjeeling" pour des vêtements, en raison du risque de confusion et d'atteinte à la renommée des marques antérieures "DARJEELING" protégeant le thé. Il précise les conditions de protection d'une indication géographique notoire en tant que marque collective, même pour des produits différents, dès lors que le public établit un lien économique ou qualitatif.
2 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de The Tea Board contre le refus de l'OHMI d'annuler l'enregistrement de la marque figurative « Darjeeling collection de lingerie » pour des vêtements. Il a jugé que, malgré la renommée de l'indication géographique « Darjeeling » pour le thé, le public pertinent n'établirait pas de lien entre les produits vestimentaires et le thé, de sorte qu'il n'y avait pas de risque de confusion ni d'atteinte à la renommée au sens de l'article 8, paragraphes 1 b) et 5, du règlement n° 207/2009.
2 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations des notaires dans le cadre de l'exécution forcée des contrats de prêt hypothécaire conclus avec des consommateurs. Elle juge que le notaire, lorsqu'il appose la formule exécutoire sur un acte notarié, doit vérifier d'office le caractère abusif des clauses du contrat, sous le contrôle ultérieur du juge. Cette décision impose aux États membres de garantir un contrôle effectif et équivalent des clauses abusives, même en présence d'un titre exécutoire notarié.
1 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2003/96/CE sur la taxation des produits énergétiques ne s'oppose pas à une taxe nationale frappant le rendement thermique des réacteurs nucléaires, dès lors que cette taxe ne porte pas sur un produit énergétique au sens de cette directive. Cette décision précise que les États membres peuvent instaurer des impositions indirectes sur l'énergie nucléaire en dehors du cadre harmonisé, sous réserve du respect des autres dispositions du droit de l'Union.
1 octobre 2015
Dans l'affaire C-432/14, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion des jeunes travailleurs en contrat à durée déterminée (CDD) pendant leurs vacances scolaires ou universitaires du bénéfice de l'indemnité de précarité constitue une différence de traitement directe fondée sur l'âge. Cette différence n'est pas justifiable au regard de la directive 2000/78/CE, car la situation de ces jeunes est comparable à celle des autres salariés en CDD. En conséquence, une telle disposition nationale est contraire au principe d'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail.
1 octobre 2015
1 octobre 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le transfert de données fiscales personnelles par une administration publique à une autre, sans information préalable des personnes concernées, constitue une violation des articles 10 et 11 de la directive 95/46/CE. La Cour juge que les exceptions prévues à l'article 13 de cette directive ne sauraient justifier une absence totale d'information, sauf si des mesures nécessaires et proportionnées sont adoptées pour protéger les intérêts légitimes en cause.
1 octobre 2015
L'arrêt Weltimmo (C-230/14) précise les critères de détermination du droit applicable et de l'autorité de contrôle compétente en matière de protection des données, même lorsque le responsable du traitement est formellement établi dans un autre État membre. La Cour juge que la notion d'« établissement » est flexible et peut résulter d'une présence stable, même minime, dans un État membre, et que l'autorité de contrôle de l'État où les personnes concernées subissent une atteinte à leurs droits peut exercer ses pouvoirs, y compris celui de sanction, à l'encontre de ce responsable.
1 octobre 2015
Cet arrêt de la CJUE précise que le règlement (CE) n° 1234/2008, relatif aux modifications des autorisations de mise sur le marché de médicaments, ne s'oppose pas à ce qu'un État membre impose le paiement de redevances pour l'examen de ces modifications. Il rappelle également l'obligation pour les juridictions nationales statuant en dernier ressort de saisir la Cour en cas de doute sur l'interprétation du droit de l'Union, sous peine de violation de l'article 267 TFUE.
1 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'arrêt Skerdjan Celaj (C-290/14), a jugé que la directive 2008/115/CE ne s'oppose pas à ce qu'un État membre punisse d'une peine d'emprisonnement un ressortissant d'un pays tiers qui, après avoir fait l'objet d'une décision de retour et d'une interdiction d'entrée, pénètre à nouveau illicitement sur son territoire. Cette décision précise que la directive ne régit pas les sanctions pénales applicables en cas de violation d'une interdiction d'entrée, laissant aux États membres la compétence pour réprimer pénalement une telle infraction distincte.
1 octobre 2015
Dans ces affaires jointes, la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive "services" (2006/123/CE). Elle juge que les services de navigation de plaisance (affaire Trijber) sont exclus du champ de la directive car ils relèvent des "services dans le domaine des transports" (article 2, paragraphe 2, sous d). En revanche, l'exploitation de maisons de prostitution en vitrine (affaire Harmsen) entre dans le champ de la directive, et la Cour impose que les conditions d'octroi des autorisations, comme une condition linguistique, soient proportionnées et non discriminatoires, et que la limitation du nombre d'autorisations disponibles soit justifiée par une raison impérieuse d'intérêt général.
1 octobre 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que la directive 2003/96/CE sur la taxation des produits énergétiques ne s'oppose pas à une taxe nationale frappant le rendement thermique des réacteurs nucléaires, dès lors que cette taxe ne porte pas sur un produit énergétique au sens de la directive. La Cour exclut ainsi le rendement thermique nucléaire du champ d'application harmonisé de la directive, permettant aux États membres de maintenir ou d'instaurer une telle imposition sans violer le droit de l'Union.
1 octobre 2015
Cet arrêt de la Cour de justice précise la notion d'« aide d'État » dans le contexte des accords d'achat d'électricité conclus avant l'adhésion de la Hongrie à l'Union européenne. Il confirme que la date pertinente pour apprécier l'existence d'un avantage est celle de la conclusion de l'accord, et non celle de son exécution, et valide l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché. Enfin, la Cour rejette le pourvoi d'Electrabel, validant la méthodologie de la Commission pour le calcul du montant des aides à récupérer.
1 octobre 2015
La Cour de justice est saisie d'un recours en annulation du Parlement européen contre un règlement délégué de la Commission (UE n° 275/2014) pris sur le fondement de l'article 21, paragraphe 3, du règlement (UE) n° 1316/2013. Le litige porte sur la délimitation de la compétence déléguée au titre de l'article 290 TFUE, et plus précisément sur la distinction entre un acte qui "modifie" des éléments non essentiels d'un acte législatif et un acte qui le "complète" par l'ajout de nouvelles règles non essentielles. L'avocat général conclut que la Commission a excédé sa délégation en adoptant un acte qui, par son contenu normatif, ne se limite pas à une simple modification mais constitue un complément nécessitant l'adoption d'un acte législatif distinct.
1 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise que les États membres peuvent imposer une sanction pour défaut de déclaration du commencement d'une activité, même si l'assujetti bénéficie de la franchise pour les petites entreprises. Cette sanction ne doit pas être disproportionnée au regard des objectifs de la directive TVA.
30 septembre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 30 septembre 2015 (affaire T-364/13) rejette le recours contre la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait refusé l'enregistrement de la marque figurative KAJMAN pour des vêtements, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure représentant un crocodile de Lacoste. Le Tribunal confirme que, malgré les différences verbales, la représentation d'un crocodile et celle d'un caïman présentent des similitudes visuelles et conceptuelles suffisantes pour créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent. Cette décision illustre l'application stricte du critère de similitude globale des marques, où l'impression d'ensemble prime sur les différences de détail.
30 septembre 2015
30 septembre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne confirme le rejet de l'opposition formée contre l'enregistrement de la marque figurative KAJMAN, en l'absence de risque de confusion avec la marque antérieure représentant un crocodile. Il précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en soulignant l'importance de la comparaison d'ensemble des signes, tant visuelle que phonétique et conceptuelle. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle l'OHMI (devenu EUIPO) et les juridictions de l'Union examinent le caractère distinctif et la similitude des marques, notamment lorsque l'élément figuratif est prédominant.
30 septembre 2015