Droit européen — EUR-Lex

9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.

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Jurisprudence CJUE62013CJ0650

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2015.#Thierry Delvigne contre Commune de Lesparre Médoc et Préfet de la Gironde.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal d'instance de Bordeaux.#Renvoi préjudiciel – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 39 et 49 – Parlement européen – Élections – Droit de vote – Citoyenneté de l’Union européenne – Rétroactivité de la loi pénale plus douce – Législation nationale prévoyant une interdiction du droit de vote en cas de condamnation pénale prononcée en dernier ressort avant le 1er mars 1994.#Affaire C-650/13.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation française privant du droit de vote aux élections européennes les personnes condamnées pénalement avant le 1er mars 1994 n'est pas contraire au droit de l'Union, car cette interdiction ne constitue pas une peine au sens de l'article 49 de la Charte des droits fondamentaux. L'arrêt précise que le principe de rétroactivité de la loi pénale plus douce ne s'applique pas à une mesure d'inéligibilité qui n'a pas été prononcée par un juge pénal. Cette décision confirme la marge d'appréciation des États membres pour fixer les conditions d'exercice du droit de vote des citoyens de l'Union aux élections européennes.

6 octobre 2015

Détail →
Ordonnance CJUE62013CO0592

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 6 octobre 2015.#Ministero dell'Ambiente e della Tutela del Territorio e del Mare e.a. contre Ediltecnica SpA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Article 191, paragraphe 2, TFUE – Directive 2004/35/CE – Responsabilité environnementale – Réglementation nationale ne prévoyant pas la possibilité pour l’administration d’imposer, aux propriétaires des terrains pollués n’ayant pas contribué à cette pollution, l’exécution de mesures de prévention et de réparation et ne prévoyant que l’obligation de remboursement des interventions effectuées par l’administration – Compatibilité avec les principes du pollueur-payeur, de précaution, d’action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement.#Affaire C-592/13.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, notamment la directive 2004/35/CE sur la responsabilité environnementale et le principe du pollueur-payeur, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui interdit à l'administration d'imposer des mesures de prévention et de réparation à un propriétaire non pollueur d'un site contaminé. En revanche, une telle réglementation peut prévoir que ce propriétaire soit tenu de rembourser à l'administration le coût des interventions qu'elle a elle-même réalisées.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0059

Affaire C-59/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Hamburg — Allemagne) — Firma Ernst Kollmer Fleischimport und -export/Hauptzollamt Hamburg-Jonas (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE, Euratom) no 2988/95 — Protection des intérêts financiers de l’Union européenne — Articles 1er, paragraphe 2, et 3, paragraphe 1, premier alinéa — Récupération d’une restitution à l’exportation — Délai de prescription — Point de départ (dies a quo) — Acte ou omission de l’opérateur économique — Réalisation du préjudice — Infraction continue — Infraction ponctuelle)

Dans l'arrêt C-59/14, la CJUE précise le point de départ du délai de prescription pour la récupération de restitutions à l'exportation indûment perçues, au titre du règlement n° 2988/95. Elle juge que ce délai court à compter de l'acte ou de l'omission de l'opérateur économique, et non de la réalisation du préjudice, et distingue l'infraction ponctuelle de l'infraction continue. Cette décision clarifie les règles de prescription applicables aux irrégularités affectant les intérêts financiers de l'Union, ce qui est essentiel pour les contentieux douaniers et agricoles en droit français.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0061

Affaire C-61/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunale regionale di giustizia amministrativa di Trento — Italie) — Orizzonte Salute — Studio Infermieristico Associato/Azienda Pubblica di Servizi alla persona San Valentino — Città di Levico Terme e.a. (Renvoi préjudiciel — Directive 89/665/CEE — Marchés publics — Législation nationale — Frais d’accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics — Droit à un recours effectif — Frais dissuasifs — Contrôle juridictionnel des actes administratifs — Principes d’effectivité et d’équivalence — Effet utile)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des frais d'accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics, fixés à un niveau excessif et non proportionné, peuvent violer le droit à un recours effectif garanti par la directive 89/665/CEE. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise que les États membres ne peuvent pas instaurer des barrières financières dissuasives qui compromettent l'effectivité des recours contre les décisions des pouvoirs adjudicateurs. Il impose donc un contrôle de proportionnalité des frais de justice, aligné sur les principes d'effectivité et d'équivalence du droit de l'Union.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0066

Affaire C-66/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof — Autriche) — Finanzamt Linz/Bundesfinanzgericht, Außenstelle Linz (Renvoi préjudiciel — Articles 49 TFUE, 54 TFUE, 107 TFUE et 108, paragraphe 3, TFUE — Liberté d’établissement — Aide d’État — Imposition des groupes de sociétés — Acquisition d’une participation au capital d’une filiale — Amortissement de la valeur commerciale de l’entreprise — Limitation aux participations dans des sociétés résidentes)

Dans l'affaire C-66/14, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation autrichienne limitant l'amortissement de la valeur commerciale d'une participation aux seules filiales résidentes constitue une restriction à la liberté d'établissement (articles 49 et 54 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de lutter contre l'évasion fiscale ou de préserver la cohérence du système fiscal. L'arrêt précise également que cette mesure ne constitue pas une aide d'État au sens des articles 107 et 108 TFUE.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0069

Affaire C-69/14: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Sibiu — Roumanie) — Dragoș Constantin Târșia/Statul român, Serviciul public comunitar regim permise de conducere şi înmatriculare a autovehiculelor (Renvoi préjudiciel — Principes d’équivalence et d’effectivité — Autorité de la chose jugée — Répétition de l’indu — Restitution des taxes perçues par un État membre en violation du droit de l’Union — Décision juridictionnelle définitive imposant le paiement d’une taxe incompatible avec le droit de l’Union — Demande en révision d’une telle décision juridictionnelle — Législation nationale permettant la révision, au regard des arrêts postérieurs de la Cour rendus à titre préjudiciel, des seules décisions juridictionnelles définitives rendues en matière administrative)

Dans l'arrêt Târșia (C-69/14), la Cour de justice de l'Union européenne précise les limites du principe d'effectivité face à l'autorité de la chose jugée en matière de répétition de l'indu. Elle juge que le droit de l'Union n'impose pas à un État membre de réviser une décision juridictionnelle définitive devenue irrévocable, même si celle-ci ordonne le paiement d'une taxe contraire au droit de l'Union, dès lors que la législation nationale ne prévoit pas une telle révision pour les décisions définitives en matière civile ou commerciale. En revanche, une législation nationale qui réserverait la révision aux seules décisions administratives définitives, à l'exclusion des décisions judiciaires définitives, violerait le principe d'équivalence si cette différence de traitement n'est pas objectivement justifiée.

6 octobre 2015

Détail →
Règlement32015R1754

Règlement d’exécution (UE) 2015/1754 de la Commission du 6 octobre 2015 modifiant l’annexe I du règlement (CEE) no 2658/87 du Conseil relatif à la nomenclature tarifaire et statistique et au tarif douanier commun

Ce règlement d'exécution met à jour l'annexe I du règlement (CEE) n° 2658/87, qui contient la nomenclature combinée et les droits de douane applicables dans l'Union européenne. Il intègre les modifications résultant des décisions de l'Organisation mondiale des douanes et d'autres ajustements techniques. Pour un professionnel du droit français, ce texte est essentiel pour déterminer le classement tarifaire correct des marchandises et appliquer les droits de douane à l'importation.

6 octobre 2015

Détail →
Règlement32015R1775

Règlement (UE) 2015/1775 du Parlement européen et du Conseil du 6 octobre 2015 modifiant le règlement (CE) n° 1007/2009 sur le commerce des produits dérivés du phoque et abrogeant le règlement (UE) n° 737/2010 de la Commission (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

Ce règlement modifie le cadre juridique du commerce des produits dérivés du phoque dans l'UE en remplaçant l'ancien système d'exceptions pour les communautés autochtones par une condition de mise sur le marché fondée sur la finalité de la chasse (subsistance traditionnelle). Il abroge le règlement d'exécution de la Commission et harmonise les règles pour garantir le respect des obligations internationales de l'UE, notamment dans le cadre de l'OMC, tout en maintenant l'interdiction de principe de ces produits.

6 octobre 2015

Détail →
Règlement32015R1800

Règlement d'exécution (UE) 2015/1800 de la Commission du 6 octobre 2015 relatif au classement de certaines marchandises dans la nomenclature combinée

Ce règlement d'exécution fixe le classement tarifaire de certaines marchandises dans la nomenclature combinée de l'Union européenne, afin d'assurer une application uniforme du Tarif douanier commun. Il précise la position tarifaire applicable à des produits spécifiques, ce qui est déterminant pour le calcul des droits de douane et l'application des mesures de politique commerciale. En tant que règlement d'exécution, il est directement applicable dans tous les États membres, y compris la France, sans nécessité de transposition.

6 octobre 2015

Détail →
Règlement32015R1843

Règlement (UE) 2015/1843 du Parlement européen et du Conseil du 6 octobre 2015 arrêtant des procédures de l’Union en matière de politique commerciale commune en vue d’assurer l’exercice par l’Union des droits qui lui sont conférés par les règles du commerce international, en particulier celles instituées sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) (texte codifié)

Ce règlement codifie et actualise les procédures de l'Union européenne en matière de politique commerciale commune, permettant à l'UE d'exercer ses droits issus des règles du commerce international, notamment celles de l'OMC. Il établit un cadre juridique pour les enquêtes et les mesures de réaction en cas de pratiques commerciales illicites de pays tiers, telles que les procédures de consultation et de règlement des différends. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue le fondement procédural pour engager des actions au niveau européen contre des obstacles au commerce ou des violations des accords internationaux.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0203

Affaire C-203/14: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Català de Contractes del Sector Públic — Espagne) — Consorci Sanitari del Maresme/Corporació de Salut del Maresme i la Selva (Renvoi préjudiciel — Article 267 TFUE — Compétence de la Cour — Qualité de juridiction de l’organe de renvoi — Indépendance — Juridiction obligatoire — Directive 89/665/CEE — Article 2 — Instances responsables des procédures de recours — Directive 2004/18/CE — Articles 1er, paragraphe 8, et 52 — Procédures de passation des marchés publics — Notion d’«entité publique» — Administrations publiques — Inclusion)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 6 octobre 2015 (affaire C-203/14) précise la notion d'« entité publique » au sens des directives sur les marchés publics (2004/18/CE). Il juge que le Tribunal Català de Contractes del Sector Públic constitue une « juridiction » au sens de l'article 267 TFUE, habilitée à poser une question préjudicielle, en raison de son indépendance et du caractère obligatoire de ses décisions. La portée de cet arrêt pour le droit français est de confirmer que les organes administratifs de recours en matière de marchés publics, comme les tribunaux administratifs, sont des juridictions au sens du droit de l'UE, et que la notion d'administration publique inclut les entités contrôlées par l'État ou les collectivités territoriales.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0298

Affaire C-298/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — Belgique) — Alain Laurent Brouillard/Jury du concours de recrutement de référendaires près la Cour de cassation, État belge (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des personnes — Articles 45 TFUE et 49 TFUE — Travailleurs — Emplois dans l’administration publique — Directive 2005/36/CE — Reconnaissance des qualifications professionnelles — Notion de «profession réglementée» — Admission à un concours de recrutement de référendaires près la Cour de cassation (Belgique))

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'accès au concours de recrutement de référendaires près la Cour de cassation belge relève du champ d'application de la libre circulation des travailleurs (article 45 TFUE). Elle a précisé que la fonction de référendaire, bien qu'exercée dans l'administration publique, ne bénéficie pas de l'exception prévue à l'article 45, paragraphe 4, TFUE pour les emplois impliquant une participation directe à l'exercice de la puissance publique. En conséquence, un diplôme de master en droit délivré par une université française doit être reconnu comme équivalent pour l'admission à ce concours, sous réserve de vérifications par le juge national.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0354

Affaire C-354/14: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Cluj — Roumanie) — SC Capoda Import-Export SRL/Registrul Auto Român, Benone-Nicolae Bejan (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des marchandises — Mesures d’effet équivalent — Produits en libre circulation en Allemagne — Produits soumis à des contrôles d’homologation en Roumanie — Certificat de conformité mis à disposition par un distributeur d’un autre État membre — Certificat considéré comme insuffisant pour permettre la libre commercialisation de ces produits — Principe de reconnaissance mutuelle — Irrecevabilité partielle)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe de reconnaissance mutuelle s'oppose à ce qu'un État membre (la Roumanie) impose des contrôles d'homologation supplémentaires à des produits (pièces de rechange automobiles) déjà légalement commercialisés dans un autre État membre (l'Allemagne), au seul motif que le certificat de conformité fourni par le distributeur d'un autre État membre est jugé insuffisant. Cette décision précise les obligations des États membres en matière de libre circulation des marchandises et d'effet équivalent à des restrictions quantitatives, en rappelant que la reconnaissance mutuelle ne peut être écartée que pour des raisons impérieuses d'intérêt général, dûment justifiées et proportionnées.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0362

Affaire C-362/14: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle de la High Court (Irlande) — Irlande) — Maximillian Schrems/Data Protection Commissioner (Renvoi préjudiciel — Données à caractère personnel — Protection des personnes physiques à l’égard du traitement de ces données — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Articles 7, 8 et 47 — Directive 95/46/CE — Articles 25 et 28 — Transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers — Décision 2000/520/CE — Transfert de données à caractère personnel vers les États-Unis — Niveau de protection inadéquat — Validité — Plainte d’une personne physique dont les données ont été transférées depuis l’Union européenne vers les États-Unis — Pouvoirs des autorités nationales de contrôle)

L'arrêt Schrems (C-362/14) a invalidé la décision Safe Harbor (2000/520/CE) qui permettait le transfert de données personnelles vers les États-Unis, au motif que le niveau de protection assuré par ce pays n'était pas substantiellement équivalent à celui garanti par le droit de l'UE. La Cour a jugé que les autorités nationales de contrôle des données conservent le pouvoir d'examiner le bien-fondé d'une plainte concernant un transfert, même en présence d'une décision de la Commission constatant un niveau de protection adéquat. Cet arrêt a consacré le droit des personnes à un recours effectif (article 47 de la Charte) et a imposé aux autorités nationales de suspendre les transferts en cas de violation des droits fondamentaux.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0404

Affaire C-404/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší soud České republiky — République tchèque) — procédure engagée par Marie Matoušková, en qualité de commissaire judiciaire (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Compétence, reconnaissance et exécution des décisions en matière matrimoniale et en matière de responsabilité parentale — Règlement (CE) no 2201/2003 — Article 1er, paragraphe 1, sous b) — Champ d’application matériel — Accord de partage successoral entre le conjoint survivant et les enfants mineurs, représentés par un tuteur — Qualification — Nécessité d’approbation d’un tel accord par le juge — Mesure relative à la responsabilité parentale ou mesure relative aux successions)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un accord de partage successoral conclu entre le conjoint survivant et des enfants mineurs, représentés par un tuteur, ne relève pas du champ d'application matériel du règlement (CE) n° 2201/2003 (Bruxelles II bis). Une telle mesure, qui nécessite une approbation judiciaire, constitue une mesure relative aux successions et non une mesure de responsabilité parentale, car elle porte sur la dévolution des biens successoraux.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0471

Affaire C-471/14: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Oberlandesgericht Wien — Autriche) — Seattle Genetics Inc./Österreichisches Patentamt (Renvoi préjudiciel — Propriété intellectuelle et industrielle — Spécialités pharmaceutiques — Règlement (CE) no 469/2009 — Article 13, paragraphe 1 — Certificat complémentaire de protection — Durée — Notion de «date de la première autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne» — Prise en compte de la date de la décision d’autorisation ou de la date de notification de cette décision)

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour calculer la durée d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments, la «date de la première autorisation de mise sur le marché dans l'Union» visée à l'article 13, paragraphe 1, du règlement n° 469/2009 correspond à la date de la décision d'autorisation et non à celle de sa notification. Cet arrêt clarifie ainsi le point de départ du délai de validité du CCP, ce qui a un impact direct sur la durée effective de la protection conférée par ce titre de propriété intellectuelle.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0156

Affaire C-156/14: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 6 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Tamoil Italia SpA/Ministero dell'Ambiente e della Tutela del Territorio e del Mare (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Article 191, paragraphe 2, TFUE — Directive 2004/35/CE — Responsabilité environnementale — Réglementation nationale ne prévoyant pas la possibilité pour l’administration d’imposer, aux propriétaires des terrains pollués n’ayant pas contribué à cette pollution, l’exécution de mesures de prévention et de réparation et ne prévoyant que l’obligation de remboursement des interventions effectuées par l’administration — Compatibilité avec les principes du pollueur-payeur, de précaution, d’action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé, dans cette ordonnance, que le droit de l'Union (notamment la directive 2004/35/CE et l'article 191 TFUE) ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui exclut la possibilité pour l'administration d'imposer aux propriétaires non pollueurs d'un terrain pollué des mesures de prévention ou de réparation, tout en leur imposant le remboursement des frais des interventions d'office de l'administration. Cette solution est fondée sur le principe du pollueur-payeur, qui ne permet pas de faire supporter aux propriétaires innocents le coût des mesures environnementales au-delà du simple remboursement des dépenses publiques engagées.

6 octobre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0517

Affaire C-517/14 P: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 6 octobre 2015 — Schutzgemeinschaft Milch und Milcherzeugnisse e.V./Commission européenne, Royaume des Pays-Bas, Nederlandse Zuivelorganisatie (Pourvoi — Article 181 du règlement de procédure de la Cour — Agriculture — Règlement (CE) n° 510/2006 — Registre des appellations d’origine protégées et des indications géographiques protégées — Enregistrement de la dénomination «Edam Holland» — Producteurs utilisant le nom «edam» — Absence d’intérêt à agir)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Schutzgemeinschaft Milch und Milcherzeugnisse e.V. contre l'enregistrement de la dénomination «Edam Holland» comme indication géographique protégée (IGP). La Cour confirme que les producteurs utilisant le nom générique «edam» ne justifient pas d'un intérêt à agir, car cet enregistrement ne leur interdit pas de continuer à utiliser ce terme pour leurs produits. Cette ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours contre les décisions d'enregistrement d'IGP, en particulier l'exigence d'un intérêt direct et actuel pour les opérateurs économiques.

6 octobre 2015

Détail →
Avis institutionnel52015AP0325

Résolution législative du Parlement européen du 6 octobre 2015 sur le projet de décision du Conseil autorisant les États membres à ratifier, dans l'intérêt de l'Union européenne, le protocole de 2014 relatif à la convention sur le travail forcé, 1930, de l'Organisation internationale du travail en ce qui concerne les articles 1er à 4 du protocole pour ce qui est des questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale (06731/2015 — C8-0078/2015 — 2014/0258(NLE))

Le Parlement européen approuve le projet de décision du Conseil autorisant les États membres à ratifier le protocole de 2014 de l'OIT sur le travail forcé, mais uniquement pour les aspects relevant de la coopération judiciaire en matière pénale (articles 1er à 4). Cette résolution permet aux États membres d'agir dans l'intérêt de l'UE sur ce volet spécifique, sans préjudice des compétences de l'Union. Pour un professionnel du droit français, ce texte clarifie le partage des compétences entre l'UE et ses États membres dans la lutte contre le travail forcé, en réservant à ces derniers la ratification des dispositions pénales du protocole.

6 octobre 2015

Détail →
Avis institutionnel52015AP0328

Résolution législative du Parlement européen du 6 octobre 2015 sur le projet de décision d'exécution du Conseil soumettant le 4-iodo- 2,5-diméthoxy-N-(2-méthoxybenzyl)phénéthylamine (25I-NBOMe), le 3,4-dichloro-N-[[1-(diméthylamino)cyclohéxyl]méthyl]benzamide (AH-7921), la 3,4-méthylènedioxypyrovalérone (MDPV) et la 2-(3-méthoxyphényl)-2-(éthylamino)cyclohéxanone (méthoxétamine) à des mesures de contrôle (10011/2015 — C8-0185/2015 — 2014/0183(NLE))

Le Parlement européen approuve le projet de décision d'exécution du Conseil visant à soumettre quatre nouvelles substances psychoactives (25I-NBOMe, AH-7921, MDPV et méthoxétamine) à des mesures de contrôle à l'échelle de l'UE. Cette résolution législative permet d'harmoniser les sanctions pénales et les mesures de surveillance du marché applicables à ces drogues de synthèse, conformément à la décision-cadre 2004/757/JAI. Pour un professionnel du droit français, ce texte impose la transposition en droit national des obligations de contrôle, d'évaluation des risques et de répression du trafic de ces substances.

6 octobre 2015

Détail →