Droit européen — EUR-Lex
9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.
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Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 9 juillet 2015.#CMT Compagnia manifatture tessili Srl (CMT Srl) contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure de nullité – Marque communautaire verbale CAMOMILLA – Marque nationale figurative antérieure Camomilla – Motif absolu de refus – Article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 – Absence de mauvaise foi du titulaire de la marque communautaire – Motif relatif de refus – Usage sérieux de la marque antérieure – Éléments de preuve complémentaires produits devant la chambre de recours.#Affaire T-100/13.
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI qui avait déclaré nulle la marque verbale « CAMOMILLA » pour mauvaise foi. Il a jugé que la simple connaissance de l'existence d'une marque antérieure similaire ne suffit pas à établir la mauvaise foi du déposant, et que l'OHMI avait commis une erreur en n'examinant pas l'usage sérieux de la marque nationale antérieure invoquée. Cette décision précise les conditions de preuve de la mauvaise foi et l'office du juge de l'Union quant à l'appréciation des preuves d'usage sérieux produites tardivement devant la chambre de recours.
9 juillet 2015
Affaire C-177/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 9 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Supremo — Espagne) — María José Regojo Dans/Consejo de Estado (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Directive 1999/70/CE — Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée — Clauses 3 et 4 — Principe de non-discrimination — Personnel «eventual» — Refus d’accorder une prime triennale d’ancienneté — Raisons objectives)
Dans l'arrêt Regojo Dans (C-177/14), la CJUE précise que le refus d'accorder une prime triennale d'ancienneté à un agent contractuel à durée déterminée (« eventual ») du secteur public, lorsqu'elle est accordée aux agents permanents, constitue une discrimination contraire à la clause 4 de l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que la seule nature temporaire du contrat ne constitue pas une raison objective justifiant un traitement différencié, et qu'il appartient au juge national de vérifier si la différence de traitement repose sur des raisons objectives et transparentes.
9 juillet 2015
Affaire C-183/14: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 9 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj — Roumanie) — Radu Florin Salomie, Nicolae Vasile Oltean/Direcția Generală a Finanțelor Publice Cluj (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Articles 167, 168, 179 et 213 — Requalification par l’administration fiscale nationale d’une opération en activité économique soumise à la TVA — Principe de sécurité juridique — Principe de protection de la confiance légitime — Réglementation nationale subordonnant l’exercice du droit à déduction à l’identification de l’opérateur concerné à la TVA et au dépôt d’un décompte de cette taxe)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé à un assujetti au seul motif qu'il n'était pas identifié à la TVA ou n'avait pas déposé de décompte avant la requalification de son activité par l'administration fiscale. Cet arrêt précise que les principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime s'opposent à une réglementation nationale qui subordonne l'exercice du droit à déduction à des formalités préalables, lorsque l'assujetti ignorait légitimement son assujettissement.
9 juillet 2015
Affaire C-331/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 9 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Vrhovno sodišče — Slovénie) — Petar Kezić s.p. Trgovina Prizma/Republika Slovenija (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxe sur la valeur ajoutée — Sixième directive 77/388/CEE — Articles 2, point 1, et 4, paragraphe 1 — Assujettissement — Transactions immobilières — Vente de terrains versés au patrimoine privé d’une personne physique exerçant la profession d’entrepreneur indépendant — Assujetti agissant en tant que tel)
Dans l'arrêt Kezić (C-331/14), la CJUE précise qu'une personne physique, assujettie à la TVA en tant qu'entrepreneur individuel, n'agit pas en tant qu'assujetti lorsqu'elle vend un terrain qu'elle avait initialement affecté à son patrimoine privé, et non à son activité professionnelle. Cette vente n'est donc pas soumise à la TVA, même si l'acquéreur est l'État, car l'opération ne relève pas de l'activité économique de l'assujetti. La décision clarifie la frontière entre patrimoine privé et professionnel pour les travailleurs indépendants en matière de TVA.
9 juillet 2015
Affaire C-360/14 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 9 juillet 2015 — République fédérale d'Allemagne/Commission européenne (Pourvoi — Rapprochement des législations — Directive 2009/48/CE — Sécurité des jouets — Valeurs limites pour le plomb, le baryum, l’arsenic, l’antimoine, le mercure, les nitrosamines et les substances nitrosables dans les jouets — Décision de la Commission de ne pas approuver entièrement les dispositions nationales notifiées par les autorités allemandes maintenant les valeurs limites pour ces substances — Preuve d’un niveau de protection plus élevé pour la santé humaine offert par les dispositions nationales)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Allemagne contre une décision de la Commission refusant d'approuver intégralement ses valeurs limites nationales plus strictes pour certaines substances chimiques dans les jouets (plomb, baryum, etc.). La Cour a jugé que l'Allemagne n'avait pas apporté la preuve scientifique suffisante que ces mesures nationales offraient un niveau de protection plus élevé pour la santé humaine, conformément à l'article 114 TFUE. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission pour évaluer les justifications des États membres souhaitant déroger aux mesures d'harmonisation de l'UE.
9 juillet 2015
Règlement délégué (UE) 2015/2195 de la Commission du 9 juillet 2015 complétant le règlement (UE) n° 1304/2013 du Parlement européen et du Conseil relatif au Fonds social européen, en ce qui concerne la définition des barèmes standards de coûts unitaires et des montants forfaitaires pour le remboursement des dépenses des États membres par la Commission
Ce règlement délégué établit des barèmes standards de coûts unitaires et des montants forfaitaires que la Commission peut utiliser pour rembourser les dépenses des États membres au titre du Fonds social européen (FSE). Il simplifie la gestion financière des projets cofinancés par le FSE en fixant des coûts prédéfinis pour certaines opérations, comme les formations ou l'accompagnement des personnes. Pour un professionnel du droit français, ce texte facilite la justification des dépenses et réduit les contrôles administratifs, mais nécessite une attention aux conditions d'éligibilité spécifiques.
9 juillet 2015
Conclusions de l'avocat général M. N. Jääskinen, présentées le 9 juillet 2015.#Neptune Distribution SNC contre Ministre de l'Économie et des Finances.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d'État (France).#Renvoi préjudiciel – Règlement (CE) no 1924/2006 – Directive 2009/54/CE – Articles 11, paragraphe 1, et 16 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Protection du consommateur – Allégations nutritionnelles et de santé – Eaux minérales naturelles – Teneur en sodium ou en sel – Calcul – Chlorure de sodium (sel de table) ou quantité totale de sodium – Liberté d’expression et d’information – Liberté d’entreprise.#Affaire C-157/14.
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-157/14 précisent que, pour les eaux minérales naturelles, la mention de la teneur en sel doit se référer au chlorure de sodium (sel de table) et non à la quantité totale de sodium. Cette interprétation du règlement (CE) n° 1924/2006 et de la directive 2009/54/CE vise à garantir une information claire du consommateur, tout en conciliant la protection des consommateurs avec les libertés d'expression et d'entreprise garanties par la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
9 juillet 2015
Directive (UE) 2014/31
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2015/1100 (version consolidée)
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2015/1105 (version consolidée)
9 juillet 2015
Directive (UE) 2009/31
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2010/185
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2011/540
9 juillet 2015
Directive (UE) 2014/68
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2014/687
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2014/833
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2014/926
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2014/1252
9 juillet 2015
Règlement (UE) 2014/1254
9 juillet 2015
Décision d'exécution (PESC) 2015/1118 du Conseil du 9 juillet 2015 mettant en œuvre la décision (PESC) 2015/740 concernant des mesures restrictives en raison de la situation au Soudan du Sud
Cette décision d'exécution du Conseil met en œuvre les mesures restrictives adoptées à l'encontre du Soudan du Sud en actualisant la liste des personnes et entités visées par le gel des avoirs et l'interdiction de mise à disposition de fonds. Elle modifie en conséquence la décision-cadre (PESC) 2015/740 en y ajoutant de nouvelles inscriptions. Pour le praticien français, ce texte impose le respect immédiat des obligations de gel et de déclaration auprès des autorités nationales compétentes.
9 juillet 2015