Droit européen — EUR-Lex
9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.
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Résolution du Parlement européen du 11 juin 2015 sur la situation au Népal après les séismes (2015/2734(RSP))
Cette résolution du Parlement européen exprime la solidarité de l'Union européenne avec le Népal suite aux séismes dévastateurs de 2015. Elle appelle à une aide humanitaire coordonnée et renforcée, à la reconstruction du pays et à la protection des populations vulnérables, tout en soulignant l'importance de la transparence dans la gestion des fonds alloués. Pour un professionnel du droit français, ce texte n'a pas de portée normative directe mais constitue une prise de position politique influençant les orientations de l'aide européenne et les engagements internationaux de l'UE.
11 juin 2015
Résolution du Parlement européen du 11 juin 2015 sur la situation militaro-stratégique dans le bassin de la mer Noire à la suite de l'annexion illégale de la Crimée par la Russie (2015/2036(INI))
Cette résolution du Parlement européen analyse les conséquences géopolitiques et sécuritaires de l'annexion illégale de la Crimée par la Russie dans le bassin de la mer Noire. Elle appelle à une stratégie européenne renforcée pour contrer les menaces militaires russes, notamment par le biais d'une présence navale accrue de l'OTAN et de l'UE, ainsi que par le soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale des États riverains comme l'Ukraine, la Roumanie et la Bulgarie. Pour un professionnel du droit français, ce texte a une portée politique et non normative, mais il peut éclairer l'interprétation des mesures restrictives et des engagements internationaux de la France dans le cadre de la PESC.
11 juin 2015
Actualisation intermédiaire des coefficients correcteurs applicables à compter du 1er janvier 2015 aux rémunérations et aux pensions des fonctionnaires et autres agents de l’Union européenne
Cette communication actualise les coefficients correcteurs applicables aux rémunérations et pensions des fonctionnaires de l'UE à compter du 1er janvier 2015, afin de tenir compte des différences de coût de la vie entre les lieux d'affectation. Elle modifie les valeurs précédemment fixées pour certains États membres, notamment en raison de l'évolution des taux de change et des indices de prix. Pour un professionnel du droit français, ce texte est pertinent dans le cadre du contentieux ou du conseil relatif au statut des fonctionnaires européens, car il détermine le montant net des traitements perçus en France.
11 juin 2015
Actualisation intermédiaire des coefficients correcteurs applicables aux rémunérations des fonctionnaires, agents temporaires et agents contractuels de l’Union européenne affectés dans les pays tiers
Cette communication actualise les coefficients correcteurs applicables aux rémunérations du personnel de l'UE en poste dans les pays tiers, afin de tenir compte des variations du coût de la vie. Elle modifie les montants perçus par les fonctionnaires et agents concernés, avec effet rétroactif au 1er janvier 2015. Pour un praticien français, ce texte précise les ajustements salariaux spécifiques à chaque pays d'affectation hors UE.
11 juin 2015
Affaires jointes C-226/13, C-245/13, C-247/13 et C-578/13: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juin 2015 (demandes de décision préjudicielle du Landgericht Wiesbaden, Landgericht Kiel — Allemagne) — Stefan Fahnenbrock (C-226/13), Holger Priestoph (C-245/13), Matteo Antonio Priestoph (C-245/13), Pia Antonia Priestoph (C-245/13), Rudolf Reznicek (C-247/13), Hans-Jürgen Kickler (C-578/13), Walther Wöhlk (C-578/13), Zahnärztekammer Schleswig-Holstein Versorgungswerk (C-578/13)/Hellenische Republik (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Notification des actes judiciaires et extrajudiciaires — Règlement (CE) n° 1393/2007 — Article 1er, paragraphe 1 — Notion de «matière civile ou commerciale» — Responsabilité de l’État pour les «acta jure imperii»)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de « matière civile ou commerciale » au sens du règlement (CE) n° 1393/2007 ne couvre pas les actions en responsabilité intentées contre un État pour des actes accomplis dans l'exercice de la puissance publique (acta jure imperii). En l'espèce, des créanciers d'obligations d'État grecques réclamaient des dommages-intérêts à la Grèce pour la modification unilatérale des conditions de ces titres, ce qui relève de prérogatives de puissance publique et non d'un rapport de droit privé. Par conséquent, les règles de notification prévues par ce règlement ne s'appliquent pas à ces litiges.
11 juin 2015
Affaire C-649/13: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunal de commerce de Versailles — France) — Comité d'entreprise de Nortel Networks SA e.a./Cosme Rogeau agissant en qualité de liquidateur judiciaire dans la procédure secondaire d’insolvabilité contre Nortel Networks SA et Cosme Rogeau agissant en qualité de liquidateur judiciaire dans la procédure secondaire d’insolvabilité contre Nortel Networks SA/Alan Robert Bloom e.a. (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) n° 1346/2000 — Articles 2, sous g), 3, paragraphe 2, et 27 — Règlement (CE) n° 44/2001 — Coopération judiciaire en matière civile — Procédure principale d’insolvabilité — Procédure secondaire d’insolvabilité — Conflit de compétences — Compétence exclusive ou alternative — Détermination de la loi applicable — Détermination des biens du débiteur entrant dans la procédure secondaire d’insolvabilité — Localisation de ces biens — Biens situés dans un État tiers)
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité impliquant une société établie en France et des biens situés dans un État tiers (États-Unis), que la compétence pour ouvrir une procédure secondaire d'insolvabilité est exclusive au juge de l'État membre où le débiteur possède un établissement, et non alternative. Elle clarifie que les biens du débiteur localisés dans un État tiers ne relèvent pas de la procédure secondaire, car le règlement (CE) n° 1346/2000 ne s'applique qu'aux biens situés sur le territoire des États membres.
11 juin 2015
Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juin 2015.#Comité d'entreprise de Nortel Networks SA e.a. contre Cosme Rogeau liquidateur de Nortel Networks SA et Cosme Rogeau liquidateur de Nortel Networks SA contre Alan Robert Bloom e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal de commerce de Versailles.#Renvoi préjudiciel – Règlement (CE) no 1346/2000 – Articles 2, sous g), 3, paragraphe 2, et 27 – Règlement (CE) no 44/2001 – Coopération judiciaire en matière civile – Procédure principale d’insolvabilité – Procédure secondaire d’insolvabilité – Conflit de compétences – Compétence exclusive ou alternative – Détermination de la loi applicable – Détermination des biens du débiteur entrant dans la procédure secondaire d’insolvabilité – Localisation de ces biens – Biens situés dans un État tiers.#Affaire C-649/13.
Cet arrêt de la CJUE précise que, dans le cadre d'une procédure secondaire d'insolvabilité ouverte dans un État membre, les biens du débiteur situés dans un État tiers ne sont pas automatiquement inclus dans cette procédure. Il clarifie l'interaction entre les règlements (CE) n° 1346/2000 et n° 44/2001, en tranchant un conflit de compétences et en déterminant que la localisation des biens dans un État tiers échappe au champ d'application du règlement sur les procédures d'insolvabilité. Pour un praticien français, cette décision est cruciale pour délimiter le périmètre des actifs saisissables dans une procédure secondaire et pour gérer les conflits de juridictions avec les États non membres de l'UE.
11 juin 2015
Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 11 juin 2015.#Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, SA contre Fernando Quintano Ujeta et María Isabel Sánchez García.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado de Primera Instancia.#Renvoi préjudiciel – Directive 93/13/CEE – Relation contractuelle entre un professionnel et un consommateur – Contrat hypothécaire – Clause d’intérêt moratoire – Clause de remboursement anticipé – Procédure de saisie hypothécaire – Modération du montant des intérêts – Compétences du juge national.#Affaire C-602/13.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national saisi d'une procédure de saisie hypothécaire doit pouvoir apprécier d'office le caractère abusif des clauses d'intérêts moratoires et de remboursement anticipé contenues dans un contrat de crédit immobilier conclu avec un consommateur. Elle rappelle que la directive 93/13/CEE s'oppose à une réglementation nationale qui limiterait la compétence du juge à une simple modération du montant des intérêts, sans lui permettre d'écarter la clause abusive. Cette ordonnance renforce ainsi les pouvoirs du juge français en matière de protection des consommateurs surendettés.
11 juin 2015
Règlement délégué (UE) 2015/1556 de la Commission du 11 juin 2015 complétant le règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil par des normes techniques de réglementation sur le traitement transitoire des expositions sur actions dans le cadre de l'approche NI (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Ce règlement délégué fixe les modalités transitoires pour le traitement des expositions sur actions sous l'approche NI (notamment les participations dans des entités du secteur financier), conformément au règlement CRR (n° 575/2013). Il précise les conditions et la période durant laquelle les établissements de crédit peuvent appliquer un traitement dérogatoire, évitant une déduction immédiate des fonds propres. Pour un professionnel du droit français, ce texte est essentiel pour comprendre les règles prudentielles applicables aux participations financières lors de la période de transition vers le nouveau cadre réglementaire.
11 juin 2015
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 11 juin 2015.#Colin Boyd McCullough contre Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop).# Accès aux documents – Règlement (CE) nº 1049/2001 – Documents concernant l’attribution de marchés publics et la conclusion des contrats en découlant – Demande visant à produire les documents dans le cadre d’une procédure pénale – Refus d’accès – Exception relative à la protection de la vie privée et de l’intégrité de l’individu – Exception relative à la protection du processus décisionnel .#Affaire T-496/13.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites du droit d'accès aux documents des institutions, agences et organes de l'Union, en l'espèce le Cedefop, dans le cadre d'une procédure pénale nationale. Il confirme que le règlement (CE) n° 1049/2001 ne confère pas un droit absolu d'accès, et que les exceptions liées à la protection de la vie privée et au processus décisionnel peuvent justifier un refus, même en présence d'une demande émanant d'une autorité judiciaire. La portée pratique pour un professionnel du droit français est que l'accès aux documents administratifs de l'UE, notamment en matière de marchés publics, reste soumis à un contrôle strict de proportionnalité et ne saurait être automatique, même pour les besoins d'une défense pénale.
11 juin 2015
Affaire C-1/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Grondwettelijk Hof — Belgique) — Base Company NV, anciennement KPN Group Belgium NV, Mobistar NV/Ministerraad (Renvoi préjudiciel — Réseaux et services de communications électroniques — Directive 2002/22/CE — Articles 4, 9, 13 et 32 — Obligations de service universel et obligations de service social — Fourniture d’accès en position déterminée et fourniture de services téléphoniques — Caractère abordable des tarifs — Options tarifaires spéciales — Financement des obligations de service universel — Services obligatoires additionnels — Services de communications mobiles et/ou d’abonnements Internet)
La Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive « service universel » (2002/22/CE) concernant les obligations des États membres en matière de télécommunications. Elle précise que les États peuvent imposer des tarifs abordables pour l'accès à un réseau fixe et les services téléphoniques, mais ne peuvent pas étendre ces obligations de service universel aux services mobiles ou à l'accès Internet sans respecter les conditions strictes de l'article 32 de la directive. L'arrêt clarifie ainsi les limites du financement public des obligations sociales dans le secteur des communications électroniques.
11 juin 2015
Affaire C-29/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juin 2015 — Commission européenne/République de Pologne (Manquement d’État — Santé publique — Directive 2004/23/CE — Directive 2006/17/CE — Directive 2006/86/CE — Exclusion des cellules reproductrices, des tissus fœtaux et des tissus embryonnaires du champ d’application d’une réglementation nationale transposant lesdites directives)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations, car sa réglementation nationale excluait les cellules reproductrices, les tissus fœtaux et les tissus embryonnaires du champ d'application des directives 2004/23/CE, 2006/17/CE et 2006/86/CE. Cette exclusion constituait une transposition incomplète et incorrecte du droit de l'Union, qui impose des normes de qualité et de sécurité pour tous les tissus et cellules humains destinés à des applications humaines. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'obligation stricte de transposition exhaustive des directives européennes, sans restriction matérielle non prévue par les textes.
11 juin 2015
Affaire C-51/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Oberverwaltungsgericht für das Land Nordrhein-Westfalen — Allemagne) — Pfeifer & Langen GmbH & Co. KG/Bundesanstalt für Landwirtschaft und Ernährung (Renvoi préjudiciel — Agriculture — Organisation commune des marchés — Sucre — Remboursement des frais de stockage — Règlement (CEE) n° 1998/78 — Article 14, paragraphe 3 — Règlement (CEE) n° 2670/81 — Article 2, paragraphe 2 — Substitution à l’exportation de sucre C — Conditions — Échange matériel du sucre C avec le sucre de substitution — Substitution ne pouvant être effectuée qu’avec du sucre produit par un fabricant établi sur le territoire du même État membre — Validité au regard des articles 34 TFUE et 35 TFUE)
L'arrêt Pfeifer & Langen (C-51/14) précise les conditions de substitution à l'exportation de sucre C dans le cadre de l'organisation commune des marchés. La Cour juge que l'obligation d'effectuer cette substitution uniquement avec du sucre produit par un fabricant établi dans le même État membre constitue une restriction à la libre circulation des marchandises (articles 34 et 35 TFUE), et invalide cette condition territoriale. En conséquence, un opérateur peut utiliser du sucre de substitution provenant d'un autre État membre pour remplir ses obligations d'exportation.
11 juin 2015
Affaire C-52/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Oberverwaltungsgericht für das Land Nordrhein-Westfalen — Allemagne) — Pfeifer & Langen GmbH & Co. KG/Bundesanstalt für Landwirtschaft und Ernährung (Renvoi préjudiciel — Protection des intérêts financiers de l’Union européenne — Règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 — Article 3, paragraphe 1 — Délai de prescription — Dies a quo — Irrégularités répétées — Interruption de la prescription — Conditions — Autorité compétente — Personne en cause — Acte visant à l’instruction ou à la poursuite de l’irrégularité — Délai égal au double du délai de prescription)
Dans l'affaire C-52/14, la CJUE précise le régime de prescription des irrégularités affectant les intérêts financiers de l'UE, en application du règlement n° 2988/95. Elle juge que le délai de prescription court à compter de la réalisation de chaque irrégularité répétée et peut être interrompu par tout acte d'instruction ou de poursuite de l'autorité compétente, notifié à la personne concernée. En cas d'interruption, un nouveau délai égal au double du délai initial commence à courir.
11 juin 2015
Affaire C-98/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle de la Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Berlington Hungary Tanácsadó és Szolgáltató kft e.a./Magyar Állam (Renvoi préjudiciel — Libre prestation des services — Jeux de hasard — Taxes nationales grevant l’exploitation des machines à sous installées dans les salles de jeux — Législation nationale interdisant l’exploitation des machines à sous hors des casinos — Principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime — Directive 98/34/CE — Obligation de communiquer les projets de règles techniques à la Commission — Responsabilité de l’État membre pour les dommages causés par une législation contraire au droit de l’Union)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise interdisant l'exploitation de machines à sous hors des casinos et instaurant des taxes spécifiques constitue une restriction à la libre prestation des services, potentiellement justifiable par des objectifs d'intérêt général. L'arrêt précise que le respect des principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime impose un délai de transition suffisant pour les opérateurs économiques, et que le défaut de notification préalable à la Commission des règles techniques (directive 98/34) entraîne leur inopposabilité. Enfin, il rappelle les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État membre pour violation du droit de l'Union.
11 juin 2015
Affaire C-100/14 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 11 juin 2015 — Association médicale européenne (EMA)/Commission européenne (Pourvoi — Clause compromissoire — Contrats Cocoon et Dicoems, conclus dans le cadre du sixième programme-cadre pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration contribuant à la réalisation de l’espace européen de la recherche et à l’innovation (2002-2006) — Irrégularités — Dépenses inéligibles — Résiliation des contrats)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-100/14 P) rejette le pourvoi de l'Association médicale européenne (EMA) contre la décision du Tribunal confirmant la résiliation de deux contrats de recherche (Cocoon et Dicoems) conclus avec la Commission européenne. La Cour valide l'interprétation du Tribunal selon laquelle les irrégularités constatées dans l'exécution des contrats justifiaient la résiliation et le remboursement des sommes versées, en application de la clause compromissoire. Cette décision rappelle l'importance du respect strict des obligations contractuelles et des règles financières dans le cadre des programmes-cadres de recherche de l'UE.
11 juin 2015
Affaire C-256/14: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Arbitral Tributário (Centro de Arbitragem Administrativa — CAAD) — Portugal) — Lisboagás GDL, Sociedade Distribuidora de Gás Natural de Lisboa SA/Autoridade Tributária e Aduaneira (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Articles 9, 73, 78, premier alinéa, sous a), et 79, premier alinéa, sous c) — Base d’imposition — Inclusion du montant des taxes communales d’occupation du sous-sol acquittées par la société concessionnaire du réseau de distribution de gaz dans la base d’imposition de la TVA applicable à la prestation fournie par cette société à la société chargée de la commercialisation du gaz)
Dans l'arrêt C-256/14 (Lisboagás), la CJUE précise que les taxes communales d'occupation du sous-sol, acquittées par le concessionnaire du réseau de distribution de gaz, doivent être incluses dans la base d'imposition à la TVA de la prestation qu'il fournit à la société de commercialisation du gaz. Ces taxes constituent un élément du prix de la prestation de services, directement lié à celle-ci, et ne relèvent pas de l'exclusion prévue à l'article 79, sous c), de la directive TVA. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme une interprétation large de la notion de contrepartie et restreint les cas de non-inclusion de taxes dans l'assiette de la TVA.
11 juin 2015
Affaire C-272/14: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Vestre Landsret — Danemark) — Skatteministeriet/Baby Dan A/S (Renvoi préjudiciel — Union douanière et tarif douanier commun — Nomenclature combinée — Classement tarifaire — Positions 7318 et 8302 — Article spécialement conçu pour la fixation de barrières de sécurité destinées à la protection des enfants)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des articles spécialement conçus pour fixer des barrières de sécurité pour enfants relèvent de la position tarifaire 8302 (garnitures, ferrures et articles similaires en métaux communs) de la nomenclature combinée, et non de la position 7318 (vis, boulons, écrous, etc.). Cette décision précise le classement tarifaire de ces accessoires, ce qui a des conséquences directes sur les droits de douane applicables à leur importation dans l'Union européenne.
11 juin 2015
Affaire C-405/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 11 juin 2015 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší správní soud — République tchèque) — PST CLC a.s./Generální ředitelství cel (Renvoi préjudiciel — Classement tarifaire — Validité du point 2 du tableau figurant à l’annexe du règlement (CE) no 384/2004 pendant la période allant du 22 mars 2004 au 22 décembre 2009 — Applicabilité de cette disposition aux déclarations en douane déposées au cours de l’année 2008 — Classement de produits destinés aux ordinateurs, constitués d’un diffuseur de chaleur et d’un ventilateur)
La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, se prononce sur la validité et l'applicabilité dans le temps du classement tarifaire de produits composés d'un diffuseur de chaleur et d'un ventilateur pour ordinateurs, prévu par le règlement (CE) n° 384/2004. Elle précise que ce classement reste applicable aux déclarations en douane déposées en 2008, même si la disposition litigieuse a été modifiée ultérieurement. Cette décision clarifie les règles de classement tarifaire pour des composants informatiques spécifiques et leur application dans le temps.
11 juin 2015
Décision (UE) 2015/893 (version consolidée)
11 juin 2015