Droit européen — EUR-Lex
9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.
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165 048Par année
Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 21 mai 2015.#Fliesen-Zentrum Deutschland GmbH contre Hauptzollamt Regensburg.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht München.#Renvoi préjudiciel – Dumping – Droit antidumping institué sur les importations de carreaux en céramique originaires de Chine – Règlement d’exécution (UE) nº 917/2011 – Validité – Règlement (CE) nº 1225/2009 – Article 2, paragraphe 7, sous a) – Valeur normale – Détermination sur la base du prix dans un pays tiers à économie de marché – Choix du pays tiers approprié – Devoir de diligence – Droits de la défense – Obligation de motivation – Échantillonnage.#Affaire C-687/13.
Ces conclusions de l'avocat général Sharpston portent sur la validité du règlement antidumping (UE) n° 917/2011 imposant des droits sur les carreaux en céramique chinois. L'avocat général examine si le choix de la Turquie comme pays tiers de référence pour déterminer la valeur normale est conforme au règlement de base (CE) n° 1225/2009, et analyse les obligations de diligence, de motivation et de respect des droits de la défense de la Commission. Il conclut que le règlement contesté est valide, estimant que la Commission n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans le choix du pays analogue.
21 mai 2015
Arrêt de la Cour (première chambre) du 21 mai 2015.#Finanzamt Ulm contre Ingeborg Wagner-Raith.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Dérogation – Mouvements de capitaux impliquant la prestation de services financiers – Réglementation nationale prévoyant l’imposition forfaitaire des revenus de capitaux provenant de participations dans des fonds d’investissement étrangers – Fonds noirs.#Affaire C-560/13.
Cet arrêt de la CJUE, rendu sur renvoi préjudiciel du Bundesfinanzhof, précise que la libre circulation des capitaux s'oppose à une réglementation nationale qui impose forfaitairement les revenus de participations dans des fonds d'investissement étrangers non déclarés (fonds noirs), sans permettre au contribuable de prouver que ces revenus sont inférieurs à ce forfait. Cette décision a une portée directe pour les professionnels du droit fiscal français confrontés à des dispositifs similaires de taxation forfaitaire des avoirs non déclarés à l'étranger.
21 mai 2015
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 21 mai 2015.#Verder LabTec GmbH & Co. KG contre Finanzamt Hilden.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Liberté d’établissement – Article 49 TFUE – Restrictions – Recouvrement échelonné de l’impôt relatif aux plus‑values latentes – Préservation de la répartition du pouvoir d’imposition entre les États membres – Proportionnalité.#Affaire C-657/13.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-657/13) précise que la liberté d'établissement (article 49 TFUE) s'oppose à une réglementation nationale qui impose le recouvrement immédiat de l'impôt sur les plus-values latentes lors du transfert du siège social d'une société vers un autre État membre, sans offrir la possibilité d'un recouvrement échelonné. La Cour juge que, bien que la préservation de la répartition du pouvoir d'imposition entre États membres constitue un objectif légitime, une telle mesure de recouvrement immédiat est disproportionnée lorsqu'il existe des mécanismes moins restrictifs, comme un échelonnement du paiement.
21 mai 2015
Affaires jointes T-22/13 et T-23/13: Arrêt du Tribunal du 21 mai 2015 — Senz Technologies/OHMI — Impliva (Parapluies) («Dessin ou modèle communautaire — Procédure de nullité — Dessins ou modèles communautaires enregistrés représentant des parapluies — Motif de nullité — Divulgation du dessin ou modèle antérieur — Dessin ou modèle antérieur constitué par un brevet américain — Milieux spécialisés du secteur concerné — Utilisateur averti — Degré d’attention de l’utilisateur averti — Produits de mode — Degré de liberté du créateur — Caractère individuel — Impression globale différente — Demande en nullité»)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Senz Technologies contre la décision de l'OHMI (EUIPO) annulant ses dessins ou modèles communautaires de parapluies pour défaut de caractère individuel. Il précise que la divulgation d'un brevet américain antérieur est opposable et que, pour les produits de mode, l'utilisateur averti est particulièrement attentif aux détails, ce qui réduit la marge de liberté du créateur. En conséquence, des différences mineures ne suffisent pas à créer une impression globale différente.
21 mai 2015
Affaire T-55/13: Arrêt du Tribunal du 21 mai 2015 — Formula One Licensing/OHMI — Idea Marketing (F1H2O) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Enregistrement international désignant la Communauté européenne — Marque verbale F1H2O — Marques communautaires, internationales Benelux et nationales verbales et figuratives F1 — Motifs relatifs de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 — Profit indûment tiré du caractère distinctif ou de la renommée des marques antérieures — Article 8, paragraphe 5, du règlement no 207/2009»]
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Formula One Licensing contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque "F1" à l'enregistrement de la marque verbale "F1H2O". Le Tribunal confirme l'absence de risque de confusion entre les signes, estimant que les différences visuelles, phonétiques et conceptuelles l'emportent sur la faible similitude visuelle due à l'élément commun "F1". Il écarte également l'application de l'article 8, paragraphe 5, faute pour Formula One Licensing d'avoir démontré que l'usage de "F1H2O" tirerait indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de ses marques antérieures.
21 mai 2015
Affaire T-201/13: Arrêt du Tribunal du 21 mai 2015 — Rubinum/Commission («Santé publique — Sécurité des aliments — Additif destiné à l’alimentation des animaux — Préparation de Bacillus cereus var. toyoi — Décision de la Commission de suspendre les autorisations de ladite préparation — Risque pour la santé — Erreur de droit — Principe de précaution»)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Rubinum contre la décision de la Commission européenne de suspendre les autorisations de mise sur le marché d'un additif alimentaire pour animaux à base de Bacillus cereus var. toyoi, en raison d'un risque potentiel pour la santé humaine et animale. L'arrêt confirme que la Commission peut, sur le fondement du principe de précaution, suspendre une autorisation sans attendre une preuve scientifique définitive du danger, dès lors que des indices sérieux de risque existent. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre l'application rigoureuse du principe de précaution en matière de sécurité sanitaire et la marge d'appréciation reconnue aux institutions européennes face à l'incertitude scientifique.
21 mai 2015
Affaire T-218/13: Arrêt du Tribunal du 21 mai 2015 — Nutrexpa/OHMI — Kraft Foods Italia Intellectual Property (Cuétara Maria ORO) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative Cuétara Maria ORO — Marques communautaires et nationales figuratives antérieures ORO — Refus partiel d’enregistrement — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Nutrexpa contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque figurative "Cuétara Maria ORO" pour des biscuits et produits de boulangerie. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures "ORO" de Kraft Foods Italia, en raison de la similarité visuelle et phonétique entre les signes et de la forte similarité des produits visés. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque communautaire, où l'élément dominant "ORO" suffit à créer un risque de confusion malgré la présence d'autres éléments distinctifs.
21 mai 2015
Affaire T-271/13: Arrêt du Tribunal du 21 mai 2015 — Nutrexpa/OHMI — Kraft Foods Italia Intellectual Property (Cuétara MARĺA ORO) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative Cuétara MARÍA ORO — Marques communautaire et nationale figuratives antérieures ORO — Refus partiel d’enregistrement — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 mai 2015 (affaire T-271/13) rejette le recours de Nutrexpa contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque figurative « Cuétara MARÍA ORO » pour des biscuits et pâtisseries. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « ORO » de Kraft Foods, en raison de la similarité visuelle et phonétique des signes et de la similarité des produits, appliquant strictement l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision illustre l'importance de l'élément dominant dans l'appréciation globale du risque de confusion, même en présence d'autres éléments distinctifs.
21 mai 2015
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 21 mai 2015 (Extraits).#Senz Technologies BV contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).# Dessin ou modèle communautaire – Procédure de nullité – Dessins ou modèles communautaires enregistrés représentant des parapluies – Motif de nullité – Divulgation du dessin ou modèle antérieur – Dessin ou modèle antérieur constitué par un brevet américain – Milieux spécialisés du secteur concerné – Utilisateur averti – Degré d’attention de l’utilisateur averti – Produits de mode – Degré de liberté du créateur – Caractère individuel – Impression globale différente – Demande en nullité .#Affaires jointes T-22/13 et T-23/13.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 mai 2015 (affaires T-22/13 et T-23/13) précise les critères d'appréciation de la validité d'un dessin ou modèle communautaire, notamment en ce qui concerne la divulgation d'un dessin antérieur par un brevet américain. Il définit le concept d'« utilisateur averti » dans le secteur des produits de mode, en soulignant que son degré d'attention est élevé, et clarifie l'évaluation du « caractère individuel » en comparant l'impression globale produite par les dessins en conflit, compte tenu de la liberté limitée du créateur dans ce secteur.
21 mai 2015
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 21 mai 2015.#Nutrexpa, SL contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).# Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative Cuétara Maria ORO – Marques communautaire et nationale figuratives antérieures ORO – Refus partiel d’enregistrement – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009 .#Affaire T-218/13.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 mai 2015 (affaire T-218/13) rejette le recours de Nutrexpa contre le refus partiel d'enregistrement de la marque figurative « Cuétara Maria ORO » pour des biscuits. La décision confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « ORO » en raison de la similarité visuelle et phonétique des signes, et de la similarité des produits visés. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'application stricte de l'article 8, §1, b) du règlement 207/2009, rappelant que l'élément dominant d'une marque complexe peut suffire à créer un risque de confusion, même en présence d'autres éléments distinctifs.
21 mai 2015
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 21 mai 2015.#Nutrexpa, SL contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative Cuétara MARÍA ORO – Marques communautaire et nationale figuratives antérieures ORO – Refus partiel d’enregistrement – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009.#Affaire T-271/13.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 mai 2015 (affaire T-271/13, Nutrexpa / OHMI) confirme le refus partiel d'enregistrement de la marque figurative "Cuétara MARÍA ORO" en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "ORO". Pour le praticien français, cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en retenant que la similarité visuelle et phonétique entre les signes, combinée à l'identité ou la similarité des produits, suffit à créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent, même en présence d'éléments distinctifs supplémentaires.
21 mai 2015
Ordonnance du Tribunal (neuvième chambre) du 21 mai 2015.#APRAM - Administração dos Portos da Região Autónoma da Madeira, SA contre Commission européenne.# Recours en annulation – Fonds de cohésion – Règlement (CE) nº 1164/94 – Réduction du concours financier – Défaut d’affectation directe – Irrecevabilité .#Affaire T-403/13.
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par APRAM - Administração dos Portos da Região Autónoma da Madeira, SA contre une décision de la Commission européenne réduisant un concours financier du Fonds de cohésion. La recevabilité a été rejetée au motif que la société portugaise n'était pas directement concernée par la décision attaquée, car celle-ci s'adressait à l'État membre et non à l'entité bénéficiaire finale. Cette ordonnance rappelle la condition stricte de l'affectation directe pour les recours des particuliers contre les décisions de la Commission en matière de fonds structurels.
21 mai 2015
Affaire C-53/14 P: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 21 mai 2015 — JAS Jet Air Service France (SARL)/Commission européenne (Pourvoi — Union douanière et tarif douanier commun — Code des douanes communautaire — Article 239 — Règlement d’application du code des douanes — Article 905 — Importation de pantalons en jean en provenance des États-Unis — Droits à l’importation — Décision déclarant non justifiée la remise de ces droits — Absence de «situation particulière»)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la société JAS Jet Air Service France contre une décision de la Commission européenne refusant la remise de droits à l'importation sur des pantalons en jean en provenance des États-Unis. L'arrêt confirme que l'absence de « situation particulière » au sens de l'article 239 du code des douanes communautaire (devenu l'article 120 du code des douanes de l'Union) ne justifie pas une remise des droits, même en cas de difficultés économiques de l'importateur. Cette décision précise les conditions strictes d'application de la clause d'équité en matière douanière.
21 mai 2015
Affaire C-262/14: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 21 mai 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Neamț — Roumanie) — Sindicatul Cadrelor Militare Disponibilizate în rezervă și în retragere (SCMD)/Ministerul Finanțelor Publice (Renvoi préjudiciel — Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail — Directive 2000/78/CE — Articles 2, 3, paragraphe 1, et 6 — Interdiction des discriminations fondées sur l’âge — Discrimination opérée en fonction de l’appartenance à une catégorie socioprofessionnelle ou du lieu de travail — Législation nationale interdisant, sous certaines limites, le cumul d’une pension de retraite avec des revenus salariaux tirés de l’exercice d’une activité professionnelle dans le secteur public — Cessation d’office de la relation de travail ou de la relation de service)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2000/78/CE ne s'oppose pas à une législation nationale qui interdit le cumul d'une pension de retraite avec des revenus salariaux dans le secteur public, dès lors que cette mesure poursuit un objectif légitime de bonne gestion des finances publiques et n'est pas fondée sur l'âge, mais sur la qualité de retraité. En revanche, une discrimination indirecte fondée sur l'âge pourrait être constituée si la mesure affecte de manière disproportionnée une catégorie spécifique de travailleurs âgés, ce qu'il appartient à la juridiction nationale de vérifier.
21 mai 2015
Affaire C-322/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 21 mai 2015 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Krefeld — Allemagne) — Jaouad El Majdoub/CarsOnTheWeb.Deutschland GmbH (Coopération judiciaire en matière civile — Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale — Règlement (CE) no 44/2001 — Article 23 — Convention attributive de juridiction — Conditions de forme — Transmission par voie électronique permettant de consigner durablement la convention — Notion — Conditions générales de vente pouvant être consultées et imprimées à partir d’un lien permettant de les afficher dans une nouvelle fenêtre — Technique de l’acceptation par «clic»)
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 23 du règlement (CE) n° 44/2001 concernant la validité formelle d'une clause attributive de juridiction conclue par voie électronique. Elle juge que la condition de transmission par voie électronique « permettant de consigner durablement la convention » est remplie lorsque l'utilisateur peut consulter et imprimer les conditions générales de vente via un lien hypertexte ouvrant une nouvelle fenêtre, avant de les accepter par un « clic ». Ainsi, une telle technique d'acceptation satisfait aux exigences de forme pour la validité d'une convention attributive de juridiction.
21 mai 2015
Affaire C-339/14: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 21 mai 2015 (demande de décision préjudicielle du Oberlandesgericht Nürnberg — Allemagne) — procédure pénale contre Andreas Wittmann (Renvoi préjudiciel — Directive 2006/126/CE — Reconnaissance mutuelle des permis de conduire — Période d’interdiction — Délivrance du permis de conduire par un État membre avant l’entrée en vigueur d’une période d’interdiction dans l’État membre de la résidence normale — Motifs de refus de reconnaître dans l’État membre de la résidence normale la validité d’un permis de conduire délivré par un autre État membre)
L'arrêt Wittmann (C-339/14) précise qu'un État membre ne peut refuser de reconnaître un permis de conduire délivré par un autre État membre au seul motif que son titulaire faisait l'objet, dans son État de résidence normale, d'une interdiction de conduire non encore entrée en vigueur au moment de la délivrance. La Cour rappelle que le principe de reconnaissance mutuelle des permis de conduire prévu par la directive 2006/126/CE ne peut être écarté que dans des cas limités, notamment en cas de fraude, et non pour des raisons liées à l'antériorité d'une mesure administrative nationale.
21 mai 2015
Affaire C-318/14: Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 21 mai 2015 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší správní soud — République tchèque) — Slovenská autobusová doprava Trnava a.s./Krajský úřad Olomouckého kraje (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Articles 49 TFUE et 52 TFUE — Liberté d’établissement — Règlement (CE) no 1370/2007 — Transports publics par chemin de fer et par route — Transports par autobus sur les lignes urbaines de transport public — Transporteur ayant son siège dans un autre État membre et opérant par l’intermédiaire d’une succursale — Obligation d’obtenir une autorisation spéciale — Pouvoir discrétionnaire de l’autorité compétente — Contrat de service public)
L'ordonnance de la Cour précise que l'obligation, pour un transporteur établi dans un autre État membre et opérant via une succursale, d'obtenir une autorisation discrétionnaire pour exploiter des lignes de transport public urbain par autobus, constitue une restriction à la liberté d'établissement (articles 49 et 52 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée au regard du règlement (CE) n° 1370/2007, lequel régit de manière exhaustive l'attribution des contrats de service public dans ce secteur.
21 mai 2015
Conclusions de l'avocat général M. M. Wathelet, présentées le 21 mai 2015.#Commission européenne contre République fédérale d'Allemagne.#Manquement d’État – Directive 2011/92/UE – Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement – Article 11 – Directive 2010/75/UE – Émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) – Article 25 – Accès à la justice – Réglementation procédurale nationale non conforme.#Affaire C-137/14.
Dans cette affaire, la Cour de justice de l'Union européenne, suivant les conclusions de l'avocat général, a constaté un manquement de l'Allemagne pour transposition incorrecte des directives 2011/92/UE (évaluation des incidences sur l'environnement) et 2010/75/UE (émissions industrielles). Le grief portait sur la réglementation procédurale nationale qui limitait excessivement l'accès à la justice pour les associations environnementales, en violation des articles 11 et 25 de ces directives. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'obligation des États membres de garantir un accès effectif et non restrictif aux procédures de recours en matière environnementale.
21 mai 2015
Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 21 mai 2015.#AC-Treuhand AG contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Ententes – Marchés européens des stabilisants étain et des stabilisants thermiques ESBO/esters – Article 81, paragraphe 1, CE – Champ d’application – Entreprise de conseil n’opérant pas sur les marchés en cause – Notions d’‘accord entre entreprises’ et de ‘pratique concertée’ – Calcul du montant des amendes – Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes de l’année 2006 – Compétence de pleine juridiction.#Affaire C-194/14 P.
L'arrêt confirme qu'une entreprise de conseil, même n'opérant pas sur le marché concerné, peut être sanctionnée pour participation à une entente au titre de l'article 101 TFUE, dès lors qu'elle contribue activement et sciemment à la restriction de concurrence. La Cour précise la notion d'« accord » et de « pratique concertée » en incluant le rôle de facilitateur, et valide le calcul de l'amende basé sur le chiffre d'affaires total de l'entreprise, y compris celui réalisé hors du marché de l'infraction.
21 mai 2015
Jurisprudence CJUE — 62013CJ0352
21 mai 2015