Droit européen — EUR-Lex

9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.

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Directive32008L0048R(07)

Rectificatif à la directive 2008/48/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2008 concernant les contrats de crédit aux consommateurs et abrogeant la directive 87/102/CEE du Conseil ( JO L 133 du 22.5.2008 )

Ce rectificatif corrige des erreurs linguistiques et techniques dans la version française de la directive 2008/48/CE relative au crédit à la consommation. Il modifie des dispositions clés, notamment les articles concernant le droit de rétractation et le calcul du TAEG, afin d'assurer une application uniforme du texte dans tous les États membres. Pour le praticien français, cette correction garantit une interprétation conforme du droit européen, notamment dans la transposition en droit interne via le Code de la consommation.

12 février 2015

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Initiative législative52015IP0037

Résolution du Parlement européen du 12 février 2015 sur le cas de Raïf Badawi en Arabie Saoudite (2015/2550(RSP))

Le Parlement européen condamne fermement la détention et la flagellation de Raïf Badawi en Arabie Saoudite, dénonçant une violation grave de la liberté d'expression et des droits de l'homme. Cette résolution, bien que non contraignante, constitue une prise de position politique forte de l'Union européenne, appelant les autorités saoudiennes à libérer immédiatement le blogueur et à réformer leur système judiciaire. Pour un professionnel du droit français, ce texte illustre l'utilisation par l'UE de ses instruments diplomatiques pour défendre les valeurs fondamentales dans ses relations extérieures.

12 février 2015

Détail →
Proposition législative52015PC0053

Proposition de DÉCISION DU CONSEIL définissant la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au Conseil international du sucre, en ce qui concerne la prorogation de l’accord international de 1992 sur le sucre

Cette proposition de décision du Conseil vise à définir la position de l'Union européenne au sein du Conseil international du sucre pour proroger l'accord international de 1992 sur le sucre. Pour un professionnel du droit français, ce texte permet à l'UE de continuer à participer à ce cadre multilatéral régissant le commerce mondial du sucre, sans modifier le fond de l'accord. La portée est essentiellement procédurale et diplomatique, visant à maintenir la stabilité des engagements internationaux de l'UE dans ce secteur.

12 février 2015

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Arrêt CJUE62013CC0583

Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 12 février 2015.#Deutsche Bahn AG e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Secteur du trafic ferroviaire et des prestations accessoires – Abus de position dominante – Règlement (CE) no 1/2003 – Articles 20 et 28, paragraphe 1 – Procédure administrative – Décision ordonnant une inspection – Pouvoirs d’inspection de la Commission – Droit fondamental à l’inviolabilité du domicile – Absence d’autorisation judiciaire préalable – Contrôle juridictionnel effectif – Découverte fortuite.#Affaire C-583/13 P.

Dans ses conclusions sur l'affaire C-583/13 P, l'avocat général Wahl examine le pourvoi de Deutsche Bahn contre une décision de la Commission européenne ordonnant une inspection dans le secteur ferroviaire. Il analyse la portée des pouvoirs d'inspection de la Commission au titre du règlement n° 1/2003, notamment l'absence d'autorisation judiciaire préalable et la question des découvertes fortuites, au regard du droit fondamental à l'inviolabilité du domicile. L'avocat général propose à la Cour de rejeter le pourvoi, estimant que le contrôle juridictionnel effectif exercé par le Tribunal était suffisant pour garantir les droits de la défense.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62014CB0457

Affaire C-457/14: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 février 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunale ordinario di Cagliari — Italie) — procédure pénale contre Claudia Concu, Isabella Melis (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel du juge italien, porte sur la compatibilité avec les libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE) d'une réglementation nationale réorganisant le système de concessions de jeux de hasard. La Cour a jugé que le fait de réduire la durée des nouvelles concessions par rapport aux anciennes, dans le cadre d'un alignement temporel des échéances, constitue une restriction à ces libertés, mais peut être justifié par des raisons impérieuses d'intérêt général, sous réserve du respect du principe de proportionnalité.

12 février 2015

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Décision (consolidé)02000D0572-20150212

Décision de la Commission du 8 septembre 2000 définissant les conditions de police sanitaire, les conditions sanitaires et la certification vétérinaire requises à l'importation dans la Communauté de préparations à base de viandes en provenance de pays tiers [notifiée sous le numéro C(2000) 2533] (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE) (2000/572/CE)

Cette décision de la Commission, consolidée jusqu'en 2015, fixe les exigences sanitaires et de certification vétérinaire pour l'importation de préparations à base de viandes dans l'Union européenne en provenance de pays tiers. Elle définit notamment les conditions de police sanitaire applicables aux établissements de production et les modèles de certificats vétérinaires obligatoires. Ce texte est essentiel pour les professionnels français important ces produits, car il conditionne leur accès légal au marché européen.

12 février 2015

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Décision PESC32015M7457

Décision de la Commission du 12/02/2015 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.7457 - CVC / PAROC) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue anglaise est le seul faisant foi.)

Cette décision de la Commission européenne autorise, sur le fondement du règlement CE n°139/2004, le rachat de Paroc par CVC, estimant que l'opération de concentration n'entrave pas significativement la concurrence sur le marché commun. Le texte, dont seule la version anglaise fait foi, confirme la compatibilité de l'acquisition avec le marché intérieur.

12 février 2015

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Initiative législative52015IP0040

Résolution du Parlement européen du 12 février 2015 sur la crise humanitaire en Iraq et en Syrie, et le rôle de Daech en particulier (2015/2559(RSP))

Cette résolution du Parlement européen condamne fermement les exactions de Daech (EI) en Iraq et en Syrie, qualifiées de crimes contre l'humanité et de génocide potentiel. Elle appelle l'Union européenne et ses États membres à intensifier l'aide humanitaire, à faciliter l'accès des réfugiés à la protection internationale et à soutenir les efforts de stabilisation et de reconstruction des zones libérées. Le texte insiste également sur la nécessité de poursuivre en justice les auteurs de ces crimes et de lutter contre le financement du terrorisme.

12 février 2015

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Communication52015XG0212(01)

Communication du gouvernement polonais relative à la directive 94/22/CE du Parlement européen et du Conseil sur les conditions d’octroi et d’exercice des autorisations de prospecter, d’exploiter et d’extraire des hydrocarbures dans la région «Nowe Miasteczko»

Cette communication du gouvernement polonais, publiée en application de la directive 94/22/CE, notifie l'ouverture d'une procédure de mise en concurrence pour l'octroi d'autorisations exclusives de prospection, d'exploitation et d'extraction d'hydrocarbures dans la région de « Nowe Miasteczko ». Elle précise les conditions, critères et modalités de dépôt des candidatures pour les opérateurs intéressés, conformément aux règles de transparence et de non-discrimination du marché intérieur de l'énergie.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62014CB0374

Affaire C-374/14 P: Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 12 février 2015 — Walcher Meßtechnik GmbH/Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI) (Pourvoi — Règlement de procédure de la Cour — Article 181 — Marque communautaire — Demande de marque communautaire verbale HIPERDRIVE — Motifs absolus de refus — Caractère descriptif — Règlement (CE) no 207/2009 — Article 7, paragraphe 1, sous c) — Principe général de l’égalité de traitement)

La Cour rejette le pourvoi de Walcher Meßtechnik GmbH contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "HIPERDRIVE" pour des appareils de mesure. Elle confirme que ce signe est descriptif au sens de l'article 7, §1, c) du règlement n° 207/2009, car il décrit une caractéristique technique des produits (un mode de conduite hyper-dynamique). L'arrêt rappelle que le principe d'égalité de traitement ne saurait justifier un enregistrement contraire à la loi, même si d'autres marques similaires auraient été acceptées par le passé.

12 février 2015

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Ordonnance CJUE62013CO0651

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 février 2015.#Lb Group Ltd contre Ministero dell'Economia e delle Finanze e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-651/13.

La Cour a jugé que la réglementation nationale italienne réorganisant le système des concessions de jeux de hasard, notamment en alignant temporellement leurs échéances et en offrant des concessions d'une durée plus courte lors d'un nouvel appel d'offres, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, comme la lutte contre la criminalité, à condition qu'elle soit proportionnée. Pour le professionnel du droit français, cette ordonnance confirme que les États membres peuvent réformer leur marché des jeux, mais doivent veiller à ce que les mesures adoptées, telles que la réduction de la durée des concessions, ne soient pas disproportionnées au regard de l'objectif poursuivi.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62013TJ0318

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 12 février 2015.#Vita Phone GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Demande de marque communautaire verbale LIFEDATA – Motif absolu de refus – Absence de caractère distinctif – Article 7, paragraphe 1, sous b), et article 75 du règlement (CE) nº 207/2009 – Défaut d’appréciation concrète – Obligation de motivation.#Affaire T‑318/13.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule une décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "LIFEDATA" pour défaut de caractère distinctif. Le Tribunal juge que l'Office n'a pas procédé à une appréciation concrète du signe au regard des produits visés, se contentant d'une analyse abstraite, et a ainsi violé l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, ainsi que l'obligation de motivation. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'exigence d'une motivation individualisée et d'une démonstration concrète du caractère descriptif ou non distinctif d'un signe par l'EUIPO.

12 février 2015

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Règlement32015R0229

Règlement (UE) 2015/229 du Conseil du 12 février 2015 modifiant le règlement (UE) n ° 267/2012 concernant l'adoption de mesures restrictives à l'encontre de l'Iran

Ce règlement modifie les mesures restrictives de l'UE contre l'Iran, principalement en allégeant certaines restrictions liées au programme nucléaire iranien suite à l'accord de Vienne (JCPOA). Il prévoit notamment la levée de l'interdiction d'exportation de certains biens et technologies à double usage, ainsi que la suspension de certaines obligations de notification pour les transferts de fonds. Pour un praticien français, ce texte implique une mise à jour des vérifications de conformité pour les transactions avec l'Iran, avec un régime d'autorisation préalable désormais plus ciblé.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62014CA0037

Affaire C-37/14: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 février 2015 — Commission européenne/République française (Manquement d’État — Aides d’État — «Plans de campagne»  — Secteur des fruits et légumes — Aide illégale et incompatible avec le marché intérieur — Récupération — Inexécution)

La Cour de justice de l'Union européenne condamne la France pour manquement à ses obligations, car elle n'a pas récupéré dans les délais impartis des aides d'État illégales versées dans le cadre des « plans de campagne » pour le secteur des fruits et légumes. L'arrêt rappelle l'obligation impérative pour un État membre de récupérer sans délai une aide déclarée incompatible avec le marché intérieur, sous peine de voir sa carence constatée par un arrêt en manquement.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62012TJ0505

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 12 février 2015.#Compagnie des montres Longines, Francillon SA contre Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative B – Marque internationale figurative antérieure représentant deux ailes étendues – Motifs relatifs de refus – Absence de risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009 – Absence d’atteinte à la renommée – Article 8, paragraphe 5, du règlement nº 207/2009.#Affaire T‑505/12.

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Longines contre une décision de l'OHMI (devenu EUIPO). Il confirme que la marque figurative « B » ne crée pas de risque de confusion avec la marque antérieure des deux ailes de Longines pour des produits identiques ou similaires, et qu'il n'y a pas non plus d'atteinte à la renommée de cette dernière. La décision précise les conditions d'application des motifs relatifs de refus prévus à l'article 8, paragraphes 1, b) et 5, du règlement (CE) n° 207/2009.

12 février 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TA0453

Affaire T-453/13: Arrêt du Tribunal du 12 février 2015 — Klaes/OHMI — Klaes Kunststoffe (Klaes) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale Klaes — Marque communautaire figurative antérieure Klaes — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]

L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 12 février 2015 (affaire T-453/13) rejette le recours de la société Klaes contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "Klaes" en raison d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "Klaes". Le Tribunal confirme l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, estimant que les signes sont similaires sur les plans visuel, phonétique et conceptuel et que les produits visés sont identiques ou similaires, justifiant ainsi le risque de confusion pour le public pertinent.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62013CA0662

Affaire C-662/13: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 février 2015 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal Administrativo — Portugal) — Surgicare — Unidades de Saúde SA/Fazenda Pública (Renvoi préjudiciel — TVA — Directive 2006/112/CE — Déduction de la taxe payée en amont — Opérations constitutives d’une pratique abusive — Droit fiscal national — Procédure spéciale nationale en cas de soupçons relatifs à l’existence de pratiques abusives en matière fiscale — Principes d’effectivité et d’équivalence)

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le droit national peut instaurer une procédure spécifique pour lutter contre les pratiques abusives en matière de TVA, à condition de respecter les principes d'effectivité et d'équivalence. Elle juge que le refus du droit à déduction de la TVA en amont pour des opérations abusives est conforme à la directive 2006/112/CE, mais que les modalités procédurales nationales ne doivent pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice de ce droit pour le contribuable.

12 février 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0369

Affaire C-369/13: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 février 2015 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Oost-Brabant, zittingsplaats 's-Hertogenbosch — Pays-Bas) — procédures pénales contre N.F. Gielen, M.M.J. Geerings, F.A.C. Pruijmboom, A.A. Pruijmboom (Renvoi préjudiciel — Précurseurs de drogues — Surveillance du commerce entre les États membres — Règlement (CE) n ° 273/2004 — Surveillance du commerce entre l’Union européenne et les pays tiers — Règlement (CE) n ° 111/2005 — Notion de «substance classifiée»  — Substance «alfa-phenylacetoacetonitrile» (APAAN) — Substance classifiée «Phényl-1 propanone-2» (BMK))

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-369/13) du 12 février 2015 précise la notion de « substance classifiée » au sens des règlements (CE) n° 273/2004 et n° 111/2005 relatifs aux précurseurs de drogues. La Cour y juge que l'alfa-phénylacétoacétonitrile (APAAN) doit être considérée comme une substance classifiée, car elle peut être facilement transformée en phényl-1 propanone-2 (BMK), une substance déjà classifiée, ce qui étend le champ des contrôles à ces précurseurs interchangeables. Cette interprétation a pour portée de renforcer la surveillance du commerce des substances chimiques susceptibles d'être utilisées pour la fabrication illicite de drogues, tant au sein de l'Union qu'avec les pays tiers.

12 février 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0567

Affaire C-567/13: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2015 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Nóra Baczó, János István Vizsnyiczai/Raiffeisen Bank Zrt (Renvoi préjudiciel — Protection des consommateurs — Directive 93/13/CEE — Article 7 — Contrat de crédit immobilier — Clause compromissoire — Caractère abusif — Recours du consommateur — Règle de procédure nationale — Incompétence du tribunal saisi du recours visant l’invalidité d’un contrat d’adhésion pour connaître de la demande tendant à constater le caractère abusif de clauses contractuelles contenues dans ce même contrat)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union (directive 93/13) s'oppose à une règle de procédure nationale qui empêche un consommateur, ayant saisi un tribunal d'une action en nullité d'un contrat de crédit immobilier, de soulever devant ce même tribunal le caractère abusif de clauses de ce contrat. Une telle limitation procédurale compromet l'effectivité de la protection des consommateurs en rendant excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive.

12 février 2015

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Jurisprudence CJUE62013CB0652

Affaire C-652/13: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 février 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunale ordinario di Cagliari — Italie) — procédure pénale contre Mirko Saba (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne relative aux jeux de hasard, qui prévoyait un alignement temporel des échéances des concessions et une durée plus courte pour les nouvelles concessions, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle réponde à un objectif de protection des consommateurs et de prévention de la criminalité.

12 février 2015

Détail →