Droit européen — EUR-Lex
9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.
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Affaire T-393/12: Arrêt du Tribunal du 22 janvier 2015 — Tsujimoto/OHMI — Kenzo (KENZO) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale KENZO — Marque communautaire verbale antérieure KENZO — Motif relatif de refus — Renommée — Article 8, paragraphe 5, du règlement (CE) n ° 207/2009 — Obligation de motivation — Article 75 du règlement n ° 207/2009 — Production tardive de documents — Pouvoir d’appréciation de la chambre de recours — Article 76, paragraphe 2, du règlement n ° 207/2009» ]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 22 janvier 2015 (affaire T-393/12) précise les conditions de protection d'une marque antérieure renommée au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009. Il rappelle que l'opposant doit démontrer l'existence d'un risque de profit indu, de préjudice au caractère distinctif ou à la renommée de la marque antérieure, et que la chambre de recours de l'OHMI (EUIPO) dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour prendre en compte des preuves tardives en vertu de l'article 76, paragraphe 2, du même règlement.
22 janvier 2015
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2015.#GRE Grand River Enterprises Deutschland GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Pourvoi – Marque communautaire – Règlement (CE) no 40/94 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Marque figurative en couleurs, comportant les éléments verbaux ‘LIBERTE american blend’ sur fond bleu – Opposition du titulaire de la marque figurative communautaire comportant les éléments verbaux ‘La LIBERTAD’ – Refus d’enregistrement.#Affaire C-494/13 P.
La Cour de justice rejette le pourvoi de GRE Grand River Enterprises Deutschland GmbH contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative « LIBERTE american blend » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « La LIBERTAD ». L'arrêt confirme l'appréciation de l'OHMI et du Tribunal quant à la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, fondée sur l'élément dominant commun « LIBERTE »/« LIBERTAD ». Cette décision rappelle les critères stricts d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement n°40/94.
22 janvier 2015
Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 22 janvier 2015.#GEA Group AG contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Délai de recours – Point de départ – Notification de la décision de la chambre de recours par télécopieur – Réception de la télécopie – Tardiveté – Absence de force majeure ou de cas fortuit – Irrecevabilité manifeste.#Affaire T-488/13.
Le Tribunal de l'Union européenne a jugé irrecevable le recours de GEA Group AG contre une décision de la chambre de recours de l'OHMI, en raison de sa tardiveté. Il a précisé que le délai de recours court à compter de la réception de la notification par télécopieur, et que les circonstances invoquées ne constituaient ni un cas de force majeure ni un cas fortuit. Cette ordonnance rappelle la rigueur des règles de computation des délais de recours en contentieux de la marque de l'Union européenne.
22 janvier 2015
Proposition conjointe de RÈGLEMENT DU CONSEIL modifiant le règlement (UE) n° 208/2014 concernant des mesures restrictives à l'encontre de certaines personnes, de certaines entités et de certains organismes eu égard à la situation en Ukraine
Cette proposition conjointe de règlement du Conseil vise à modifier le régime de sanctions existant (règlement UE n° 208/2014) adopté en réaction à la situation en Ukraine. Elle a pour objet d'actualiser la liste des personnes, entités et organismes soumis à des mesures restrictives (gel des avoirs et interdiction de mise à disposition de fonds), en y ajoutant de nouvelles inscriptions ou en mettant à jour les motifs d'inscription existants. Pour le praticien français, ce texte est essentiel pour assurer la conformité des opérations bancaires et commerciales avec les obligations de gel des avoirs imposées par l'Union européenne.
22 janvier 2015
Affaires jointes C-401/13 et C-432/13: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2015 (demandes de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj — Roumanie) — Vasiliki Balazs/Casa Judeţeană de Pensii Cluj (C-401/13), Casa Judeţeană de Pensii Cluj/Attila Balazs (C-432/13) (Renvoi préjudiciel — Sécurité sociale des travailleurs migrants — Règlement (CEE) n° 1408/71 — Article 7, paragraphe 2, sous c) — Applicabilité des conventions de sécurité sociale entre États membres — Réfugié rapatrié originaire d’un État membre — Accomplissement de périodes d’emploi sur le territoire d’un autre État membre — Demande d’octroi d’une prestation de vieillesse — Refus)
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 7, paragraphe 2, sous c), du règlement (CEE) n° 1408/71, relatif à la coordination des régimes de sécurité sociale. Elle précise qu'un réfugié rapatrié, ressortissant d'un État membre, peut se prévaloir des conventions bilatérales de sécurité sociale conclues entre cet État et un autre État membre pour la prise en compte de ses périodes d'emploi accomplies dans ce second État, aux fins de l'octroi d'une pension de vieillesse. La portée de cette décision est d'éviter que le rapatriement d'un réfugié ne le prive des droits à pension acquis dans un autre État membre en raison de l'application de clauses restrictives dans les conventions bilatérales.
22 janvier 2015
Arrêt du Tribunal (première chambre) du 22 janvier 2015.#Bank Tejarat contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire – Gel des fonds – Erreur d’appréciation.#Affaire T-176/12.
Le Tribunal de l'Union européenne annule, dans cette affaire, les mesures de gel des fonds imposées à Bank Tejarat par le Conseil. Il estime que le Conseil a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des motifs insuffisamment étayés pour justifier l'inscription de cette banque iranienne sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives en lien avec la prolifération nucléaire. Cet arrêt rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour l'adoption de telles sanctions individuelles.
22 janvier 2015
Affaire C-282/13: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 22 janvier 2015 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof — Autriche) — T-Mobile Austria GmbH/Telekom-Control-Kommission (Renvoi préjudiciel — Réseaux et services de communications électroniques — Directive 2002/20/CE — Article 5, paragraphe 6 — Droits d’utilisation de radiofréquences et de numéros — Directive 2002/21/CE — Article 4, paragraphe 1 — Droit de recours contre une décision d’une autorité réglementaire nationale — Notion d’«entreprise affectée par une décision prise par une autorité réglementaire nationale» — Article 9 ter — Cession des droits individuels d’utilisation de radiofréquences — Réattribution des droits d’utilisation de radiofréquences à la suite de la fusion de deux entreprises)
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire C-282/13, la notion d'« entreprise affectée » par une décision d'une autorité réglementaire nationale (ARN) au sens de l'article 4 de la directive-cadre (2002/21/CE). Elle juge qu'une entreprise qui a soumissionné pour des droits d'utilisation de radiofréquences, mais ne les a pas obtenus, n'est pas directement et individuellement concernée par la décision de l'ARN qui réattribue ces droits à une autre entreprise à la suite d'une fusion, et ne dispose donc pas d'un droit de recours contre cette décision. L'arrêt clarifie également les conditions de cession et de réattribution des droits individuels d'utilisation de radiofréquences en cas de fusion d'entreprises.
22 janvier 2015
Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 22 janvier 2015.#Parlement européen contre Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Coopération policière et judiciaire en matière pénale – Soumission d’une nouvelle substance psychoactive à des mesures de contrôle – Détermination de la base juridique – Cadre juridique applicable à la suite de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne – Dispositions transitoires – Base juridique dérivée – Consultation du Parlement.#Affaires jointes C-317/13 et C-679/13.#Parlement européen contre Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Coopération policière et judiciaire en matière pénale – Fixation de la date de prise d’effet d’une décision antérieure – Détermination de la base juridique – Cadre juridique applicable à la suite de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne – Dispositions transitoires – Base juridique dérivée – Consultation du Parlement.#Affaire C-540/13.
La CJUE annule la décision du Conseil soumettant une nouvelle substance psychoactive à des mesures de contrôle, au motif que la base juridique retenue (décision-cadre 2004/757/JAI) était erronée après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. La Cour précise que le choix de la base juridique doit reposer sur des éléments objectifs et vérifiables, et que les dispositions transitoires du traité ne permettent pas de maintenir une base juridique dérivée de l'ancien pilier. Cette décision clarifie les règles de compétence et de procédure applicables aux mesures de contrôle des nouvelles substances psychoactives dans l'UE.
22 janvier 2015
Arrêt CJUE — 62014CC0015
22 janvier 2015
Décision (UE) 2014/512
22 janvier 2015
Jurisprudence CJUE — 62013CJ0401
22 janvier 2015
Affaire T-488/13: Ordonnance du Tribunal du 22 janvier 2015 — GEA Group/OHMI (engineering for a better world) ( «Marque communautaire — Délai de recours — Point de départ — Notification de la décision de la chambre de recours par télécopieur — Réception de la télécopie — Tardiveté — Absence de force majeure ou de cas fortuit — Irrecevabilité manifeste» )
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours de GEA Group contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "engineering for a better world", en raison de sa tardiveté. La notification de la décision de la chambre de recours de l'OHMI (EUIPO) par télécopieur a été considérée comme valablement reçue, et l'absence de force majeure ou de cas fortuit n'a pas permis de justifier le dépassement du délai de recours de deux mois. Cette ordonnance rappelle la rigueur du calcul des délais de recours en matière de marque de l'Union européenne, notamment en cas de notification par télécopie.
22 janvier 2015
Affaire T-176/12: Arrêt du Tribunal du 22 janvier 2015 — Bank Tejarat/Conseil ( «Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire — Gel des fonds — Erreur d’appréciation» )
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel des fonds imposées à Bank Tejarat, estimant que le Conseil n'avait pas suffisamment démontré l'implication de la banque iranienne dans la prolifération nucléaire. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour justifier les mesures restrictives individuelles en matière de PESC.
22 janvier 2015
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 22 janvier 2015.#Stanley International Betting Ltd et Stanleybet Malta Ltd contre Ministero dell'Economia e delle Finanze et Agenzia delle Dogane e dei Monopoli di Stato.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-463/13.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que la réglementation italienne qui, lors de la réorganisation du système de concessions de jeux de hasard, prévoit un alignement temporel des échéances et octroie de nouvelles concessions pour une durée plus courte que les anciennes, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Une telle mesure n'est justifiée que si elle répond à des raisons impérieuses d'intérêt général et respecte le principe de proportionnalité, ce qu'il appartient à la juridiction nationale de vérifier.
22 janvier 2015
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2015.#GRE Grand River Enterprises Deutschland GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Pourvoi – Marque communautaire – Règlement (CE) no 40/94 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Marque figurative en couleurs, comportant les éléments verbaux ‘LIBERTE brunes’ sur fond bleu – Opposition du titulaire des marques verbale et figurative communautaires La LIBERTAD – Refus d’enregistrement.#Affaire C-496/13 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé contre l'arrêt du Tribunal confirmant le refus d'enregistrement de la marque figurative "LIBERTE brunes" en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "La LIBERTAD". L'ordonnance précise les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 40/94, notamment la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes.
22 janvier 2015
Accord sur l'Espace économique européen
22 janvier 2015
Arrêt CJUE — 62013CC0519
22 janvier 2015
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2015.#GRE Grand River Enterprises Deutschland GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Pourvoi – Marque communautaire – Règlement (CE) no 40/94 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Marque figurative en couleurs, comportant les éléments verbaux ‘LIBERTE american blend’ sur fond rouge – Opposition du titulaire de la marque verbale communautaire ‘La LIBERTAD’ – Refus d’enregistrement.#Affaire C-495/13 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé contre l'arrêt du Tribunal ayant confirmé le refus d'enregistrement de la marque figurative "LIBERTE american blend" en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "La LIBERTAD". L'ordonnance précise les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 40/94, notamment la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes. Cette décision rappelle l'importance de l'impression d'ensemble produite par les marques et la prise en compte de l'élément dominant commun "liberté".
22 janvier 2015
Affaire T-133/13: Arrêt du Tribunal du 22 janvier 2015 — Pro-Aqua International/OHMI — Rexair (WET DUST CAN’T FLY) [ «Marque communautaire — Procédure de nullité — Marque communautaire verbale WET DUST CAN’T FLY — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif — Caractère descriptif — Article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Pro-Aqua International contre la décision de l'OHMI annulant sa marque verbale "WET DUST CAN'T FLY" pour défaut de caractère distinctif et caractère descriptif. La Cour a confirmé que cette expression, utilisée pour des appareils de nettoyage, est perçue par le public comme une simple indication promotionnelle décrivant la fonction du produit, et non comme une indication de l'origine commerciale. Cette décision rappelle l'application stricte des motifs absolus de refus de l'article 7, §1, b) et c) du règlement n°207/2009, notamment pour les slogans publicitaires.
22 janvier 2015
Affaire T-172/13: Arrêt du Tribunal du 22 janvier 2015 — Novomatic/OHMI — Simba Toys (AFRICAN SIMBA) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale AFRICAN SIMBA — Marque nationale figurative antérieure Simba — Motif relatif de refus — Usage sérieux de la marque antérieur — Article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) n ° 207/2009 — Obligation de motivation — Article 75 du règlement n ° 207/2009 — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n ° 207/2009» ]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 22 janvier 2015 (affaire T-172/13) confirme le rejet de l'opposition formée par Novomatic contre l'enregistrement de la marque verbale "AFRICAN SIMBA", en raison du défaut de preuve d'usage sérieux de la marque figurative antérieure "Simba". Le Tribunal rappelle que l'opposant doit démontrer l'usage sérieux de sa marque pour les produits ou services visés par l'opposition, et que l'absence de cette preuve empêche l'examen du risque de confusion.
22 janvier 2015