Droit européen — EUR-Lex
9 496textes du droit de l'Union européenne — 2015.
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165 043Par année
Affaire T-110/13: Arrêt du Tribunal du 29 octobre 2015 — Lituanie/Commission [«Programme d’aide communautaire à des mesures de préadhésion en faveur de l’agriculture et du développement rural dans les pays candidats d’Europe centrale et orientale (Sapard) — Financement par l’Union de certaines dépenses effectuées par la Lituanie — Décision de la Commission exigeant de la Lituanie le remboursement d’une partie du montant versé — Article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1268/1999 — Renvoi aux principes établis par le règlement (CE) n° 1258/1999 — Portée de la convention pluriannuelle de financement relative au programme Sapard — Coopération loyale»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission exigeant le remboursement d'une partie des fonds versés au titre du programme d'aide de préadhésion Sapard. Il a jugé que la Commission était fondée à appliquer les règles de correction financière du règlement (CE) n° 1258/1999, par renvoi de l'article 9 du règlement (CE) n° 1268/1999, et que la convention pluriannuelle de financement ne limitait pas ce pouvoir. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les principes de gestion financière et de coopération loyale s'imposent dans les relations entre la Commission et les États membres, même dans le cadre de programmes de préadhésion.
29 octobre 2015
Affaire T-126/13: Arrêt du Tribunal du 29 octobre 2015 — Direct Way et Direct Way Worldwide/Parlement («Marchés publics de services — Procédure d’appel d’offres — Transport des membres du Parlement européen — Décision de déclarer infructueuse et de clore la procédure d’appel d’offres et d’ouvrir une procédure négociée — Attribution du marché à un autre soumissionnaire — Égalité de traitement — Modification substantielle des conditions initiales du marché»)
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen de déclarer infructueuse une procédure d'appel d'offres pour le transport de ses membres et d'ouvrir une procédure négociée avec un autre soumissionnaire. Il a jugé que cette décision violait le principe d'égalité de traitement en permettant une modification substantielle des conditions initiales du marché sans respecter les garanties procédurales applicables. Cet arrêt rappelle aux pouvoirs adjudicateurs l'obligation de ne pas contourner les règles de mise en concurrence en recourant à la procédure négociée après une première procédure ouverte.
29 octobre 2015
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 29 octobre 2015.#République de Lituanie contre Commission européenne.#Programme d’aide communautaire à des mesures de préadhésion en faveur de l’agriculture et du développement rural dans les pays candidats d’Europe centrale et orientale (Sapard) – Financement par l’Union de certaines dépenses effectuées par la Lituanie – Décision de la Commission exigeant de la Lituanie le remboursement d’une partie du montant versé – Article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1268/1999 – Renvoi aux principes établis par le règlement (CE) no 1258/1999 – Portée de la convention pluriannuelle de financement relative au programme Sapard – Coopération loyale.#Affaire T-110/13.
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu le 29 octobre 2015 dans l'affaire T-110/13, oppose la République de Lituanie à la Commission européenne. Il porte sur le remboursement d'une partie des fonds alloués à la Lituanie au titre du programme d'aide de préadhésion Sapard, la Commission estimant que certaines dépenses n'étaient pas conformes aux règles applicables. Le Tribunal précise la portée de l'article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1268/1999, qui renvoie aux principes du règlement (CE) n° 1258/1999, et examine l'étendue de la convention pluriannuelle de financement ainsi que le principe de coopération loyale, pour finalement rejeter le recours de la Lituanie.
29 octobre 2015
Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 29 octobre 2015.#Direct Way et Directway Worldwide contre Parlement européen.#Marchés publics de services – Procédure d’appel d’offres – Transport des membres du Parlement européen – Décision de déclarer infructueuse et de clore la procédure d’appel d’offres et d’ouvrir une procédure négociée – Attribution du marché à un autre soumissionnaire – Égalité de traitement – Modification substantielle des conditions initiales du marché.#Affaire T-126/13.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites de la procédure négociée en matière de marchés publics, en jugeant que le recours à cette procédure après une déclaration d'infructuosité ne peut justifier une modification substantielle des conditions initiales du marché. Il rappelle que l'égalité de traitement entre soumissionnaires impose de ne pas modifier les éléments essentiels du contrat, sous peine de violer le droit de l'Union.
29 octobre 2015
Affaire C-8/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia n° 4 de Martorell — Espagne) — BBVA SA, anciennement Unnim Banc SA/Pedro Peñalva López, Clara López Durán, Diego Fernández Gabarro (Renvoi préjudiciel — Directive 93/13/CEE — Contrat de prêt hypothécaire — Clauses abusives — Procédure de saisie — Incident d’opposition — Délais de forclusion)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 93/13/CEE s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour contester des clauses abusives dans une procédure de saisie hypothécaire, si ce délai rend impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits du consommateur. Cet arrêt renforce la protection des consommateurs en permettant au juge national de relever d'office le caractère abusif d'une clause, même après l'expiration des délais de forclusion prévus par le droit interne.
29 octobre 2015
Affaire C-78/14 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 octobre 2015 — Commission européenne/ANKO AE Antiprosopeion, Emporiou kai Viomichanias (Pourvoi — Clause compromissoire — Septième programme-cadre pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration (2007-2013) — Contrats relatifs au soutien financier de l’Union européenne accordé aux projets Perform et Oasis — Irrégularités constatées lors des audits relatifs à d’autres projets — Décision de la Commission de suspendre le remboursement des montants avancés par la bénéficiaire — Coûts éligibles — Dénaturations des éléments du dossier)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Commission européenne contre l'arrêt du Tribunal annulant sa décision de suspendre les remboursements à ANKO dans le cadre de contrats de recherche. La Cour a confirmé que la Commission ne pouvait pas se fonder sur des irrégularités constatées dans d'autres projets pour justifier la suspension des paiements, sans lien direct avec les contrats en cause. Cette décision précise les limites du pouvoir de la Commission en matière de suspension des paiements dans les contrats de financement de la recherche.
29 octobre 2015
Règlement d'exécution (UE) 2015/1949 du Conseil du 29 octobre 2015 mettant en œuvre l'article 8 bis, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 765/2006 concernant des mesures restrictives à l'encontre de la Biélorussie
Ce règlement d'exécution met en œuvre des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre de la Biélorussie, en application de l'article 8 bis du règlement (CE) n° 765/2006. Il vise à actualiser la liste des personnes et entités soumises à un gel des avoirs et à une interdiction de mise à disposition de fonds ou de ressources économiques. Pour le praticien français, ce texte impose une obligation de vérification renforcée des contreparties et des transactions impliquant des ressortissants ou entités biélorusses.
29 octobre 2015
Règlement d'exécution (UE) 2015/1952 de la Commission du 29 octobre 2015 portant extension du droit antidumping définitif institué par le règlement d'exécution (UE) n° 511/2010 du Conseil sur les importations de fils en molybdène contenant, en poids, au moins 99,95 % de molybdène, dont la plus grande dimension de la section transversale est supérieure à 1,35 mm, mais n'excède pas 4,0 mm, originaires de la République populaire de Chine, aux importations de fils en molybdène contenant, en poids, au moins 97 % de molybdène, dont la plus grande dimension de la section transversale est supérieure à 4,0 mm, mais n'excède pas 11,0 mm, originaires de la République populaire de Chine
Ce règlement d'exécution étend le droit antidumping définitif existant sur certains fils en molybdène chinois à des produits similaires de dimensions différentes. Il vise à empêcher le contournement des mesures commerciales par une modification mineure des caractéristiques du produit. Pour le praticien, cela signifie que les droits s'appliquent désormais à une gamme plus large de fils en molybdène originaires de Chine.
29 octobre 2015
Affaire C-174/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal Administrativo — Portugal) — Saudaçor — Sociedade Gestora de Recursos e Equipamentos da Saúde dos Açores SA/Fazenda Pública (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée — Directive 2006/112/CE — Article 13, paragraphe 1 — Non-assujettissement — Notion d’«organisme de droit public» — Société anonyme chargée de la fourniture de services en matière de planification et de gestion du service de santé de la région autonome des Açores — Détermination des modalités de ces services, y compris de leur rémunération, dans des contrats de programme conclus entre cette société et cette région)
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« organisme de droit public » au sens de l'article 13, paragraphe 1, de la directive TVA, s'agissant d'une société anonyme chargée de la gestion du service de santé d'une région autonome. Elle juge que le simple fait que cette société soit contrôlée par une collectivité publique ne suffit pas à la qualifier d'organisme de droit public ; il faut également que son activité soit exercée dans le cadre du régime juridique spécifique applicable aux personnes morales de droit public. La détermination de ce régime dépend des modalités de fourniture des services, notamment de leur rémunération, fixées par des contrats de programme.
29 octobre 2015
Affaire C-490/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Freistaat Bayern/Verlag Esterbauer GmbH (Renvoi préjudiciel — Protection juridique des bases de données — Directive 96/9/CE — Article 1er, paragraphe 2 — Champ d’application — Bases de données — Cartes topographiques — Indépendance des éléments constituant une base de données — Possibilité de séparer lesdits éléments sans affecter la valeur de leur contenu informatif — Prise en compte de la finalité d’une carte topographique pour l’utilisateur)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une carte topographique ne constitue pas une base de données au sens de la directive 96/9/CE, car ses éléments (comme les courbes de niveau ou les points de repère) ne sont pas indépendants les uns des autres : leur séparation affecterait la valeur informative de l'ensemble. Pour les professionnels du droit français, cet arrêt précise que la protection sui generis des bases de données ne s'applique pas aux œuvres cartographiques, même numériques, lorsque leurs composants sont indissociables et que leur extraction individuelle priverait l'utilisateur de leur utilité contextuelle.
29 octobre 2015
Affaire C-583/14: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 29 octobre 2015 (demande de décision préjudicielle du Szombathelyi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Benjámin Dávid Nagy/Vas Megyei Rendőr-főkapitányság (Renvoi préjudiciel — Principe de non-discrimination — Article 18 TFUE — Citoyenneté de l’Union — Article 20 TFUE — Libre circulation des personnes — Article 63 TFUE — Libre circulation des capitaux — Circulation routière — Conducteurs résidant dans l’État membre concerné — Obligation de fournir sur-le-champ la preuve de la régularité de l’utilisation de véhicules immatriculés dans un autre État lors d’un contrôle de police)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation imposée à un conducteur résidant en Hongrie de prouver immédiatement, lors d'un contrôle de police, la régularité de l'utilisation d'un véhicule immatriculé dans un autre État membre constitue une restriction disproportionnée à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cette réglementation nationale, qui ne prévoit pas de délai raisonnable pour fournir les documents nécessaires, est contraire au droit de l'Union car elle dissuade les résidents d'acquérir ou d'utiliser des véhicules dans d'autres États membres.
29 octobre 2015
Affaire C-589/14: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 29 octobre 2015 — Commission européenne/Royaume de Belgique (Manquement d’État — Libre prestation des services — Libre circulation des capitaux — Intérêts afférents aux créances non représentées par des titres — Précompte mobilier — Sociétés d’investissement bénéficiaires de tels intérêts établies en Belgique — Sociétés d’investissement bénéficiaires de tels intérêts établies dans un autre État membre ou dans un État tiers partie à l’accord EEE — Différence de traitement — Charge de la preuve — Intérêts afférents aux créances représentées par des titres d’origine belge — Imposition de tels intérêts lorsque les titres sont déposés ou inscrits en compte auprès d’une institution financière établie dans un autre État membre ou dans un État tiers partie à l’accord EEE — Exonération lorsque les titres sont déposés ou inscrits en compte auprès d’une institution financière établie en Belgique)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations en matière de libre prestation des services et de libre circulation des capitaux. La législation belge instaurait une différence de traitement défavorable pour les sociétés d'investissement établies dans un autre État membre ou un État tiers partie à l'EEE, en soumettant à un précompte mobilier les intérêts de créances non titrisées, contrairement aux sociétés belges. De plus, l'exonération des intérêts de titres d'origine belge était conditionnée à leur dépôt auprès d'un intermédiaire financier belge, ce qui constituait une restriction injustifiée.
29 octobre 2015
P8_TA(2015)0386 Agence de l'UE en charge de la formation des services répressifs (CEPOL) ***I Résolution législative du Parlement européen du 29 octobre 2015 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil portant création d'une agence de l'Union européenne pour la formation des services répressifs (Cepol), abrogeant et remplaçant la décision 2005/681/JAI du Conseil (COM(2014)0465 — C8-0110/2014 — 2014/0217(COD)) P8_TC1-COD(2014)0217 Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 29 octobre 2015 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2015/… du Parlement européen et du Conseil sur l'Agence de l'Union européenne pour la formation des services répressifs (CEPOL) et remplaçant et abrogeant la décision 2005/681/JAI du Conseil
Le Parlement européen a adopté en première lecture sa position sur le règlement refondant l'Agence de l'Union européenne pour la formation des services répressifs (CEPOL). Ce texte vise à remplacer et abroger la décision 2005/681/JAI afin de moderniser le mandat de l'agence, notamment en renforçant son rôle dans la formation des forces de police et la coopération opérationnelle contre la criminalité transfrontalière. Pour le professionnel du droit français, cette résolution législative constitue une étape clé du processus décisionnel ordinaire, dont l'adoption finale modifiera le cadre juridique applicable à la formation des services répressifs au sein de l'UE.
29 octobre 2015
P8_TA(2015)0387 Transparence des opérations de financement sur titres ***I Résolution législative du Parlement européen du 29 octobre 2015 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la déclaration et à la transparence des opérations de financement sur titres (COM(2014)0040 — C7-0023/2014 — 2014/0017(COD)) P8_TC1-COD(2014)0017 Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 29 octobre 2015 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2015/… du Parlement européen et du Conseil relatif à la transparence des opérations de financement sur titres et de la réutilisation et modifiant le règlement (UE) n° 648/2012
Le Parlement européen a adopté en première lecture sa position sur le règlement visant à accroître la transparence des opérations de financement sur titres (OFT) et de la réutilisation des instruments financiers. Ce texte impose des obligations de déclaration aux contreparties et encadre strictement les conditions de réutilisation des actifs reçus dans le cadre de ces opérations, modifiant à cet effet le règlement EMIR (n° 648/2012). Pour un professionnel du droit français, ce règlement renforce la surveillance des marchés de la finance parallèle et impose de nouvelles contraintes contractuelles et déclaratives aux acteurs financiers.
29 octobre 2015
Règlement (UE) 2002/2195
29 octobre 2015
Règlement (UE) 2014/655
29 octobre 2015
Règlement (UE) 2014/960
29 octobre 2015
Avis institutionnel — 52015AB0040
29 octobre 2015
Décision d'exécution (UE) 2015/1960 de la Commission du 29 octobre 2015 relative à l'établissement des listes annuelles des priorités pour l'élaboration des codes de réseau et des lignes directrices en 2016 (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Cette décision d'exécution de la Commission européenne établit la liste annuelle des priorités pour l'élaboration des codes de réseau et des lignes directrices en 2016 dans le secteur de l'énergie. Elle vise à harmoniser les règles techniques et commerciales pour le marché intérieur de l'électricité et du gaz, conformément au règlement (CE) n° 714/2009. Pour un professionnel du droit français, ce texte fixe le cadre des futures obligations réglementaires applicables aux gestionnaires de réseaux de transport et aux autorités nationales de régulation.
29 octobre 2015
Décision de la Commission du 29/10/2015 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.7706 - KINNEVIK / QLIRO GROUP) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue anglaise est le seul faisant foi.)
Cette décision de la Commission européenne autorise, sur le fondement du règlement CE n° 139/2004, le rachat du groupe Qliro par Kinnevik, après avoir conclu que l'opération de concentration n'entrave pas significativement une concurrence effective sur le marché commun. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre l'application du contrôle des concentrations à l'échelle européenne, confirmant la compatibilité de l'acquisition avec le marché intérieur.
29 octobre 2015