Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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165 048Par année
Affaire C-557/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 22 juin 2016 — Commission européenne/République portugaise (Manquement d’État — Directive 91/271/CEE — Traitement des eaux urbaines résiduaires — Arrêt de la Cour constatant un manquement — Inexécution — Article 260, paragraphe 2, TFUE — Sanctions pécuniaires — Somme forfaitaire et astreinte)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement à ses obligations découlant de la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, en raison de l'absence de mise en conformité avec un précédent arrêt. En application de l'article 260, paragraphe 2, TFUE, elle a imposé des sanctions pécuniaires, combinant une somme forfaitaire et une astreinte, afin de contraindre l'État membre à exécuter pleinement le droit de l'Union en matière environnementale.
22 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62013TJ0118
22 juin 2016
Affaire T-118/13: Arrêt du Tribunal du 22 juin 2016 — Whirlpool Europe/Commission («Recours en annulation — Aides d’État — Électroménager — Aide à la restructuration — Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur, sous réserve du respect de certaines conditions — Décision prise à la suite de l’annulation par le Tribunal de la décision antérieure concernant la même procédure — Défaut d’affectation individuelle — Défaut d’affectation substantielle de la position concurrentielle — Irrecevabilité»)
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation de Whirlpool Europe contre une décision de la Commission déclarant une aide d'État à la restructuration compatible avec le marché intérieur. La société n'a pas démontré être individuellement concernée par la décision, ni que sa position concurrentielle sur le marché de l'électroménager était substantiellement affectée. Cet arrêt confirme la rigueur des conditions de recevabilité pour les concurrents contestant des aides d'État individuelles.
22 juin 2016
Affaire C-540/14 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 22 juin 2016 — DK Recycling und Roheisen GmbH/Commission européenne (Pourvoi — Environnement — Directive 2003/87/CE — Article 10 bis — Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre — Règles transitoires concernant l’allocation harmonisée de quotas d’émission à titre gratuit à partir de l’année 2013 — Décision 2011/278/UE — Mesures nationales d’exécution présentées par la République fédérale d’Allemagne — Rejet de l’inscription de certaines installations sur les listes des installations qui reçoivent des quotas d’émission alloués à titre gratuit — Disposition relative aux cas présentant des «difficultés excessives» — Compétences d’exécution de la Commission)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de DK Recycling und Roheisen GmbH contre la décision de la Commission européenne refusant l'inscription de certaines installations allemandes sur la liste des bénéficiaires de quotas d'émission gratuits pour la période 2013-2020. L'arrêt précise que la Commission dispose d'une compétence exclusive pour apprécier les cas de "difficultés excessives" au sens de l'article 10 bis de la directive 2003/87/CE, et que les États membres ne peuvent pas unilatéralement inclure des installations non conformes aux critères harmonisés fixés par la décision 2011/278/UE. Cette décision confirme le contrôle strict de la Commission sur l'allocation des quotas gratuits et limite la marge d'appréciation des autorités nationales dans ce cadre.
22 juin 2016
Affaire T-269/14: Ordonnance du Tribunal du 22 juin 2016 — Gain Capital UK/EUIPO — Citigroup (CITY INDEX)
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Gain Capital UK contre la décision de l'EUIPO rejetant son opposition à l'enregistrement de la marque verbale "CITY INDEX" par Citigroup, faute de preuve d'un usage sérieux de sa marque antérieure "CITY INDEX" pour les services concernés. Cette ordonnance rappelle l'importance de démontrer l'usage effectif de la marque dans le cadre d'une procédure d'opposition, conformément à l'article 42 du règlement sur la marque de l'Union européenne.
22 juin 2016
Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 21 juin 2016.#Aktiv Kapital Portfolio AS contre Angel Luis Egea Torregrosa.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado de Primera Instancia de Cartagena.#Renvoi préjudiciel – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Procédure d’injonction de payer – Procédure d’exécution – Compétence du juge national de l’exécution pour soulever d’office la nullité d’une clause abusive – Principe d’effectivité – Principe de l’autorité de la chose jugée.#Affaire C-122/14.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national chargé de l'exécution d'une injonction de payer peut, et doit, soulever d'office le caractère abusif d'une clause contractuelle, même si la décision d'injonction est passée en force de chose jugée. Elle rappelle que le principe d'effectivité du droit de l'Union prime sur l'autorité de la chose jugée lorsque la protection du consommateur est en cause, afin d'éviter qu'une clause abusive ne produise ses effets.
21 juin 2016
Affaire C-122/14: Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 21 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia n° 5 de Cartagena — Espagne) — Aktiv Kapital Portfolio AS, Oslo, succursale à Zurich, anciennement Aktiv Kapital Portfolio Investment AG/Angel Luis Egea Torregrosa (Renvoi préjudiciel — Directive 93/13/CEE — Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs — Procédure d’injonction de payer — Procédure d’exécution — Compétence du juge national de l’exécution pour soulever d’office la nullité d’une clause abusive — Principe d’effectivité — Principe de l’autorité de la chose jugée)
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national chargé de l'exécution d'une injonction de payer doit pouvoir soulever d'office le caractère abusif d'une clause contractuelle, même si cette question n'a pas été examinée lors de la procédure d'injonction. La Cour rappelle que le principe d'effectivité du droit de l'Union prime sur l'autorité de la chose jugée lorsque la protection du consommateur est en jeu, afin d'éviter qu'une clause abusive ne produise ses effets.
21 juin 2016
Affaire C-511/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bologna — Italie) — Pebros Servizi Srl/Aston Martin Lagonda Ltd (Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) n° 805/2004 — Titre exécutoire européen pour les créances incontestées — Article 3, paragraphe 1, sous b) — Conditions de la certification — Jugement par défaut — Notion de «créance incontestée» — Comportement procédural d’une partie pouvant valoir «absence de contestation de la créance»)
L'arrêt Pebros Servizi c. Aston Martin Lagonda précise la notion de « créance incontestée » au sens du règlement (CE) n° 805/2004. La Cour juge que le comportement procédural d'une partie, comme l'absence de comparution ou de contestation en temps utile, peut valoir absence de contestation de la créance. Cette interprétation permet la certification d'un jugement par défaut en tant que titre exécutoire européen, facilitant ainsi la circulation des décisions au sein de l'UE.
16 juin 2016
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juin 2016.#Estrella Rodríguez Sánchez contre Consum Sociedad Cooperativa Valenciana.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado de lo Social n° 33 de Barcelona.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 2010/18/UE – Accord-cadre révisé BUSINESSEUROPE, UEAPME, CEEP et CES sur le congé parental – Conciliation entre la vie professionnelle et la vie de famille – Retour de congé de maternité d’une sociétaire travailleur – Demande d’obtention d’une réduction du temps de travail et d’un aménagement des horaires de travail – Situation ne relevant pas du champ d’application de la clause 6, point 1, de l’accord-cadre révisé – Irrecevabilité de la demande de décision préjudicielle.#Affaire C-351/14.
Cet arrêt de la CJUE déclare irrecevable une demande préjudicielle portant sur l'interprétation de la directive 2010/18/UE relative au congé parental. La Cour estime que la situation d'une sociétaire travailleuse souhaitant, après son congé de maternité, une réduction du temps de travail et un aménagement des horaires ne relève pas du champ d'application de la clause 6, point 1, de l'accord-cadre révisé sur le congé parental. En conséquence, la demande de décision préjudicielle est jugée irrecevable.
16 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0511
16 juin 2016
Affaire C-154/14 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 juin 2016 — SKW Stahl-Metallurgie GmbH, SKW Stahl-Metallurgie Holding AG/Commission européenne, Gigaset AG (Pourvoi — Concurrence — Ententes — Article 81 CE — Marchés de la poudre et des granulés de carbure de calcium ainsi que des granulés de magnésium dans une partie importante de l’Espace économique européen — Fixation des prix, partage des marchés et échange d’informations — Règlement (CE) n° 773/2004 — Articles 12 et 14 — Droit d’être entendu — Audition à huis clos)
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de SKW Stahl-Metallurgie contre l'amende infligée par la Commission pour participation à une entente sur les marchés du carbure de calcium et du magnésium. Elle confirme que le refus d'organiser une audition à huis clos n'a pas violé les droits de la défense, car la société n'a pas démontré l'existence d'informations confidentielles justifiant une telle mesure. Cet arrêt précise les limites du droit d'être entendu dans les procédures de concurrence, en particulier concernant les modalités des auditions.
16 juin 2016
Affaire T-614/14: Arrêt du Tribunal du 16 juin 2016 — Fútbol Club Barcelona/EUIPO — Kule (KULE) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne verbale KULE — Marques nationales verbales antérieures et marque notoire CULE — Motifs relatifs de refus — Absence d’usage sérieux des marques antérieures — Article 42, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 207/2009 — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 — Article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Fútbol Club Barcelona contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "KULE" pour des vêtements. Il a confirmé que le club n'avait pas démontré l'usage sérieux de ses marques antérieures "CULE" et qu'il n'existait pas de risque de confusion ni d'atteinte à la renommée de ces marques, faute de preuve d'un lien dans l'esprit du public.
16 juin 2016
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 16 juin 2016.#Fútbol Club Barcelona contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne verbale KULE – Marques nationales verbales antérieures et marque notoire CULE – Motifs relatifs de refus – Absence d’usage sérieux des marques antérieures – Article 42, paragraphe 2, du règlement (CE) nº 207/2009 – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement nº 207/2009 – Article 8, paragraphe 5, du règlement nº 207/2009.#Affaire T-614/14.
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours du FC Barcelone contre le refus de l'EUIPO d'opposer sa marque "CULE" à l'enregistrement de la marque "KULE". Il a jugé que le club n'avait pas démontré l'usage sérieux de ses marques antérieures "CULE" pour les services visés, condition préalable à l'examen du risque de confusion ou de l'atteinte à la renommée.
16 juin 2016
Affaire C-155/14 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 juin 2016 — Evonik Degussa GmbH, AlzChem AG, anciennement AlzChem Trosberg GmbH/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Article 81 CE — Ententes — Marchés de la poudre et des granulés de carbure de calcium ainsi que des granulés de magnésium dans une partie importante de l’Espace économique européen — Fixation de prix, partage des marchés et échange d’informations — Responsabilité d’une société mère pour les infractions aux règles de la concurrence commises par ses filiales — Influence déterminante exercée par la société mère — Présomption réfragable en cas de détention d’une participation de 100 % — Condition du renversement de cette présomption — Méconnaissance d’une instruction expresse)
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi d'Evonik Degussa et d'AlzChem contre une amende pour entente sur les marchés du carbure de calcium et du magnésium. Elle confirme que la présomption d'influence déterminante d'une société mère détenant 100 % de ses filiales peut être renversée, mais que le seul fait que la filiale ait méconnu des instructions expresses ne suffit pas à prouver son autonomie décisionnelle. Cet arrêt précise ainsi les conditions strictes de renversement de la présomption de responsabilité des sociétés mères en droit de la concurrence de l'UE.
16 juin 2016
Affaire C-351/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de lo Social n° 33 de Barcelona — Espagne) — Estrella Rodríguez Sánchez/Consum Sociedad Cooperativa Valenciana (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Directive 2010/18/UE — Accord-cadre révisé BUSINESSEUROPE, UEAPME, CEEP et CES sur le congé parental — Conciliation entre la vie professionnelle et la vie de famille — Retour de congé de maternité d’une sociétaire travailleur — Demande d’obtention d’une réduction du temps de travail et d’un aménagement des horaires de travail — Situation ne relevant pas du champ d’application de la clause 6, point 1, de l’accord-cadre révisé — Irrecevabilité de la demande de décision préjudicielle)
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 16 juin 2016 (affaire C-351/14) précise que la demande d'une sociétaire travailleuse, visant à obtenir une réduction du temps de travail et un aménagement des horaires après son congé de maternité, ne relève pas du champ d'application de la clause 6, point 1, de l'accord-cadre révisé sur le congé parental (directive 2010/18/UE). En conséquence, la Cour déclare la demande de décision préjudicielle irrecevable, faute de lien avec le droit de l'Union. Cette décision délimite strictement la portée de la protection offerte par le droit européen en matière de conciliation entre vie professionnelle et familiale pour les travailleurs non salariés.
16 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0155
16 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0154
16 juin 2016
Affaire F-61/12: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (3e chambre) du 15 juin 2016 — Stepien et Animali/Commission (Fonction publique — Fonctionnaires — Pensions — Transfert des droits à pension nationaux — Propositions de bonification d’annuités — Acte ne faisant pas grief — Irrecevabilité du recours — Demande de statuer sans engager le débat au fond — Article 83 du règlement de procédure)
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne déclare irrecevable le recours introduit par des fonctionnaires contestant les propositions de bonification d'annuités consécutives au transfert de leurs droits à pension nationaux. La juridiction estime que ces propositions constituent des actes préparatoires non susceptibles de faire grief, et non des décisions définitives ouvrant la voie à un recours juridictionnel.
15 juin 2016
Affaire F-152/12: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (3e chambre) du 15 juin 2016 – Poniskaitis/Commission (Fonction publique — Fonctionnaires — Pensions — Transfert des droits à pension nationaux — Propositions de bonification d’annuités — Acte ne faisant pas grief — Irrecevabilité du recours — Demande de statuer sans engager le débat au fond — Article 83 du règlement de procédure)
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne déclare irrecevable le recours introduit par un fonctionnaire contre les propositions de bonification d'annuités résultant du transfert de ses droits à pension nationaux, au motif que ces propositions constituent un acte préparatoire ne faisant pas grief au sens de l'article 83 du règlement de procédure. La décision rappelle que seuls les actes produisant des effets juridiques obligatoires et affectant directement les intérêts du requérant sont susceptibles de recours, ce qui n'est pas le cas des propositions de bonification qui précèdent la décision définitive de l'autorité investie du pouvoir de nomination.
15 juin 2016
Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (troisième chambre) du 15 juin 2016.#Daniel Wille et Bo Skovsboell contre Commission européenne.#Fonction publique – Fonctionnaires – Pensions – Transfert des droits à pension nationaux – Propositions de bonification d’annuités – Acte ne faisant pas grief – Irrecevabilité du recours – Demande de statuer sans engager le débat au fond – Article 83 du règlement de procédure.#Affaire F-75/12.
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne déclare irrecevable le recours introduit par deux fonctionnaires contre la Commission européenne. La juridiction estime que les propositions de bonification d'annuités consécutives au transfert de leurs droits à pension nationaux constituent un acte préparatoire ne faisant pas grief, et non une décision attaquable. En conséquence, le recours est rejeté sur le fondement de l'article 83 du règlement de procédure, sans débat au fond.
15 juin 2016