Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
1 095
Total documents
435 229
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Grandes catégories
Législation
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 755Jurisprudence UE
Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 750Textes consolidés
Versions consolidées des textes
28 720Actes préparatoires
Propositions · Communications · Initiatives
83 790Relations extérieures
Accord international · PESC · Traité
23 166Autres
Budget · Avis · Résolution · Divers
165 048Par année
Affaire F-41/10 RENV: Arrêt du Tribunal de la fonction publique (1e chambre) du 2 juin 2016 – Bermejo Garde/CESE (Fonction publique — Renvoi au Tribunal après annulation — Article 12 bis du statut — Fonctionnaire victime de harcèlement — Article 22 bis du statut — Fonctionnaire lanceur d’alerte — Demande d’assistance — Rejet — Droit à la protection — Conditions — Rejet — Conséquences — Demande indemnitaire)
Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE précise les conditions de protection des fonctionnaires victimes de harcèlement moral (article 12 bis du statut) et des lanceurs d'alerte (article 22 bis). Il rappelle que le rejet d'une demande d'assistance par l'institution engage sa responsabilité, ouvrant droit à réparation pour le préjudice subi.
2 juin 2016
Affaire C-252/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 2 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Högsta förvaltningsdomstolen — Suède) — Pensioenfonds Metaal en Techniek/Skatteverket (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des capitaux — Article 63 TFUE — Imposition de revenus de fonds de pension — Différence de traitement entre les fonds de pension résidents et les fonds de pension non-résidents — Imposition forfaitaire des fonds de pension résidents sur la base d’un rendement fictif — Retenue à la source appliquée aux revenus issus de dividendes perçus par les fonds de pension non-résidents — Comparabilit)
Dans l'arrêt C-252/14, la CJUE a jugé que la législation suédoise, qui imposait différemment les fonds de pension résidents (sur une base forfaitaire) et non-résidents (par retenue à la source sur les dividendes), constituait une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). La Cour a estimé que ces deux situations étaient objectivement comparables et que la différence de traitement n'était pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. Cette décision impose aux États membres de traiter de manière équivalente les fonds de pension non-résidents et résidents en matière d'imposition des revenus de capitaux.
2 juin 2016
Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 2 juin 2016.#Staywell Hospitality Group Pty Ltd et Sheraton International IP LLC contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative PARK REGIS – Marque de l’Union européenne figurative antérieure ST. REGIS – Refus partiel d’enregistrement – Article 64, paragraphe 1, du règlement nº 207/2009 – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement nº 207/2009.#Affaires jointes T-510/14 et T-536/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le refus partiel d'enregistrement de la marque figurative PARK REGIS en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure ST. REGIS pour des services hôteliers. Il précise que la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes, combinée à la renommée de la marque antérieure, suffit à établir ce risque, même en l'absence de similitude phonétique directe. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes dans le cadre de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
2 juin 2016
Affaires jointes T-510/14 et T-536/14: Arrêt du Tribunal du 2 juin 2016 – Staywell Hospitality Group et Sheraton International IP/EUIPO – Sheraton International IP et Staywell Hospitality Group (PARK REGIS) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne figurative PARK REGIS — Marque de l’Union européenne figurative antérieure ST. REGIS — Refus partiel d’enregistrement — Article 64, paragraphe 1, du règlement n° 207/2009 — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours formés contre les décisions de l'EUIPO concernant un risque de confusion entre les marques figuratives "PARK REGIS" et "ST. REGIS" pour des services hôteliers. Il confirme que la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes, combinée à l'identité des services, crée un risque de confusion pour le public pertinent. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes, y compris la présence d'un élément commun ("REGIS") renforçant l'association avec une même origine commerciale.
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0438
2 juin 2016
Affaire T-654/14: Arrêt du Tribunal du 2 juin 2016 – Revolution/EUIPO (REVOLUTION) [«Marque de l’Union européenne — Demande de marque de l’Union européenne verbale REVOLUTION — Marque constituée d’un slogan publicitaire — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif — Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 2 juin 2016 (affaire T-654/14, *Revolution/EUIPO*) confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale « REVOLUTION » pour des boissons, en raison de son absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, § 1, b) du règlement n° 207/2009. Le Tribunal juge que ce terme, perçu comme un slogan publicitaire vantant le caractère innovant ou révolutionnaire du produit, ne permet pas au consommateur d'identifier l'origine commerciale des boissons concernées. Cette décision rappelle que les signes promotionnels ou laudatifs ne peuvent être enregistrés comme marques que s'ils présentent un caractère distinctif intrinsèque, au-delà de leur simple fonction publicitaire.
2 juin 2016
Arrêt du Tribunal (juge unique) du 2 juin 2016.#Revolution LLC contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne verbale REVOLUTION – Marque constituée d’un slogan publicitaire – Motif absolu de refus – Absence de caractère distinctif – Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009.#Affaire T-654/14.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 2 juin 2016 (affaire T-654/14) précise les critères d'appréciation du caractère distinctif d'une marque verbale constituée d'un slogan publicitaire, en l'espèce "REVOLUTION". Il confirme que le simple fait qu'un slogan soit perçu comme une formule promotionnelle ou incitative ne suffit pas à lui refuser la protection, à condition qu'il soit susceptible d'être perçu par le public pertinent comme une indication de l'origine commerciale des produits ou services. La décision rappelle que l'absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 doit être appréciée in concreto, et non en raison de la seule nature du signe.
2 juin 2016
Affaire T-723/14: Arrêt du Tribunal du 2 juin 2016 – HX/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie — Gel des fonds — Adaptation des conclusions — Erreur d’appréciation»)
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-723/14, a annulé les mesures de gel des fonds imposées à HX par le Conseil, au motif que l'inscription de ce requérant sur les listes de personnes visées par des mesures restrictives à l'encontre de la Syrie était entachée d'une erreur d'appréciation. Cette décision rappelle que, dans le cadre de la PESC, le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur le bien-fondé des motifs retenus par le Conseil, exigeant des preuves concrètes et individualisées pour justifier le maintien de telles mesures. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la nécessité d'une motivation rigoureuse et d'une preuve solide de l'implication des personnes dans le régime syrien pour valider le gel de leurs avoirs.
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0355
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0252
2 juin 2016
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 2 juin 2016 (Extraits).#HX contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie – Gel des fonds – Adaptation des conclusions – Erreur d’appréciation.#Affaire T-723/14.
Le Tribunal de l'UE annule partiellement le gel des fonds imposé à HX par le Conseil, faute pour ce dernier d'avoir démontré, par des éléments suffisamment concrets, le lien entre la personne concernée et le régime syrien. L'arrêt précise que le simple statut d'homme d'affaires influent ne suffit pas à justifier l'inscription sur la liste des mesures restrictives, et rappelle l'obligation pour le Conseil de procéder à une évaluation individualisée des faits. Cette décision confirme l'exigence d'un contrôle juridictionnel strict des motifs invoqués dans le cadre de la PESC.
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0226
2 juin 2016
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 juin 2016.#Dr. Falk Pharma GmbH contre DAK-Gesundheit.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberlandesgericht Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Directive 2004/18/CE – Article 1er, paragraphe 2, sous a) – Notion de “marché public” – Système d’acquisition de biens consistant à admettre en tant que fournisseur tout opérateur économique qui remplit les conditions préalablement fixées – Fourniture de médicaments remboursables dans le cadre d’un régime général de sécurité sociale – Accords conclus entre une caisse d’assurance maladie et tous les fournisseurs de médicaments basés sur un principe actif donné qui acceptent de consentir une remise sur le prix de vente, à un taux prédéterminé – Législation prévoyant, en principe, la substitution d’un médicament remboursable commercialisé par un opérateur n’ayant pas conclu un tel accord par un médicament de même type commercialisé par un opérateur ayant conclu un tel accord.#Affaire C-410/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un système d'acquisition de médicaments par lequel une caisse d'assurance maladie conclut des accords de remise avec tout fournisseur acceptant des conditions prédéterminées, sans sélection concurrentielle, ne constitue pas un "marché public" au sens de la directive 2004/18/CE. En effet, l'absence de mise en concurrence et la possibilité pour tout opérateur remplissant les conditions d'être admis excluent la qualification de contrat à titre onéreux passé avec un pouvoir adjudicateur. Cette décision clarifie la portée de la notion de marché public pour les professionnels du droit français, notamment dans le secteur de la santé.
2 juin 2016
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 juin 2016.#Commission européenne contre République portugaise.#Manquement d’État – Transport aérien – Règlement (CEE) nº 95/93 – Attribution des créneaux horaires dans les aéroports de l’Union européenne – Article 4, paragraphe 2 – Indépendance du coordonnateur – Notion de “partie intéressée” – Entité gestionnaire d’aéroport – Séparation fonctionnelle – Système de financement.#Affaire C-205/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement au règlement n° 95/93, constatant que l'entité gestionnaire de l'aéroport de Lisbonne, en tant que "partie intéressée", ne pouvait pas exercer les fonctions de coordonnateur des créneaux horaires sans violer l'exigence d'indépendance. L'arrêt précise que la simple séparation fonctionnelle au sein d'une même entité est insuffisante et impose une séparation structurelle, notamment via un système de financement distinct, pour garantir l'impartialité du coordonnateur. Cette décision renforce les obligations des États membres en matière de gouvernance aéroportuaire et de prévention des conflits d'intérêts.
2 juin 2016
Affaire C-438/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 2 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Amtsgericht Karlsruhe — Allemagne) — Nabiel Peter Bogendorff von Wolffersdorff/Standesamt der Stadt Karlsruhe, Zentraler Juristischer Dienst der Stadt Karlsruhe, (Renvoi préjudiciel — Citoyenneté de l’Union — Article 21 TFUE — Liberté de circuler et de séjourner dans les États membres — Loi d’un État membre portant abolition des privilèges et interdiction de décerner de nouveaux titres de noblesse — Nom patronymique d’une personne majeure, ressortissante dudit État, obtenu lors d’un séjour habituel dans un autre État membre, dont cette personne a également la nationalité — Nom comportant des éléments nobiliaires — Résidence dans le premier État membre — Refus par les autorités du premier État membre d’inscrire au registre de l’état civil le nom acquis dans le second État membre — Justification — Ordre public — Incompatibilité avec des principes essentiels du droit allemand)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus des autorités allemandes d'inscrire le nom patronymique d'un ressortissant allemand, acquis lors de son séjour habituel au Royaume-Uni et contenant des éléments nobiliaires, constitue une restriction à la liberté de circulation et de séjour (article 21 TFUE). Ce refus, fondé sur l'ordre public allemand prohibant les titres de noblesse, n'est pas justifié car il ne répond pas à une menace réelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. En conséquence, l'Allemagne doit reconnaître le nom tel qu'acquis dans un autre État membre, même s'il contrevient à ses principes constitutionnels internes.
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0233
2 juin 2016
Affaire C-418/14: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 2 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Wojewódzki Sąd Administracyjny we Wrocławiu — Pologne) — ROZ-ŚWIT Zakład Produkcyjno-Handlowo-Usługowy Henryk Ciurko, Adam Pawłowski spółka jawna/Dyrektor Izby Celnej we Wrocławiu (Renvoi préjudiciel — Droits d’accise — Directive 2003/96/CE — Taux d’accise différenciés pour carburants et combustibles — Condition d’application du taux pour combustibles — Dépôt d’un relevé mensuel de déclarations selon lesquelles les produits achetés sont destinés à des fins de chauffage — Application du taux d’accise prévu pour les carburants en cas d’absence de dépôt de ce relevé — Principe de proportionnalité)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-418/14) interprète la directive 2003/96/CE sur la taxation des produits énergétiques. Il juge que le principe de proportionnalité s'oppose à une réglementation nationale qui applique automatiquement le taux d'accise majoré des carburants à des produits destinés au chauffage, au seul motif que l'opérateur n'a pas déposé un relevé mensuel déclaratif, sans permettre de prouver ultérieurement la destination réelle des produits. La portée de cet arrêt pour le droit français est de rappeler que les conditions formelles d'application d'un taux réduit d'accise ne doivent pas être disproportionnées par rapport à l'objectif de contrôle fiscal.
2 juin 2016
Affaire C-355/14: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 2 juin 2016 (demande de décision préjudicielle de l’Аdministrativen sad — Pleven — Bulgarie) — «Polihim-SS» EOOD/Nachalnik na Mitnitsa Svishtov (Renvoi préjudiciel — Impôts indirects — Droits d’accise — Directive 2008/118/CE — Exigibilité des droits d’accise — Article 7, paragraphe 2 — Notion de «sortie de produits soumis à accise d’un régime de suspension de droits» — Taxation des produits énergétiques et de l’électricité — Directive 2003/96/CE — Article 14, paragraphe 1, sous a) — Utilisation de produits énergétiques pour produire de l’électricité — Achat et revente par un acheteur intermédiaire de produits énergétiques se trouvant dans un entrepôt fiscal — Livraison directe des produits énergétiques à un opérateur en vue de la production d’électricité — Indication de l’acheteur intermédiaire comme «destinataire» des produits dans les documents fiscaux — Violation des exigences du droit national en vue de l’exonération de l’accise — Refus d’exonération — Preuve de l’utilisation des produits dans des conditions permettant l’exonération de l’accise — Proportionnalité)
Dans l'affaire C-355/14, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les conditions d'exonération des droits d'accise pour les produits énergétiques utilisés pour produire de l'électricité (directive 2003/96/CE, article 14, paragraphe 1, sous a)). Elle précise que le refus d'exonération ne peut être fondé sur le seul fait que l'acheteur intermédiaire est désigné comme «destinataire» dans les documents fiscaux, si l'utilisation finale exonérée est prouvée. La Cour rappelle que les exigences formelles nationales ne doivent pas porter atteinte au principe de proportionnalité en empêchant la preuve de l'utilisation effective des produits.
2 juin 2016
Affaire T-537/14: Ordonnance du Tribunal du 1er juin 2016 — Laboratoire Nuxe/EUIPO — NYX, Los Angeles (NYX)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Laboratoire Nuxe contre la décision de l'EUIPO rejetant son opposition à l'enregistrement de la marque de l'Union verbale "NYX". La décision confirme l'absence de risque de confusion entre les marques "NYX" et "NUXE" pour des produits cosmétiques, en raison de différences visuelles, phonétiques et conceptuelles suffisantes. Cette ordonnance illustre l'application stricte des critères d'appréciation du risque de confusion en droit des marques de l'UE.
1 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62012TJ0292(01)
1 juin 2016