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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.

1 095

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Avec texte intégral

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Jurisprudence UE

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Jurisprudence UEAnnée 2016Effacer tout
Ordonnance CJUE62014CO0381

Ordonnance CJUE — 62014CO0381

29 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TJ0103

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 29 novembre 2016.#T & L Sugars Ltd et Sidul Açúcares, Unipessoal Lda contre Commission européenne.#Responsabilité non contractuelle – Agriculture – Sucre – Mesures exceptionnelles – Approvisionnement du marché de l’Union – Campagne de commercialisation 2011/2012 – Règle de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers – Violation suffisamment caractérisée – Règlement (CE) no 1234/2007 – Principe de non-discrimination – Proportionnalité – Sécurité juridique – Confiance légitime – Devoir de diligence et principe de bonne administration.#Affaire T-103/12.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en responsabilité non contractuelle introduit par des producteurs de sucre contre la Commission. Il juge que la Commission n'a pas violé de manière suffisamment caractérisée une règle de droit conférant des droits aux particuliers en adoptant des mesures exceptionnelles pour approvisionner le marché européen du sucre en 2011/2012. L'arrêt précise les conditions de la responsabilité de l'Union et confirme la large marge d'appréciation de la Commission dans la gestion des crises d'approvisionnement.

29 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0103

Affaire T-103/12: Arrêt du Tribunal du 29 novembre 2016 — T & L Sugars et Sidul Açúcares/Commission [«Responsabilité non contractuelle — Agriculture — Sucre — Mesures exceptionnelles — Approvisionnement du marché de l’Union — Campagne de commercialisation 2011/2012 — Règle de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers — Violation suffisamment caractérisée — Règlement (CE) n° 1234/2007 — Principe de non-discrimination — Proportionnalité — Sécurité juridique — Confiance légitime — Devoir de diligence et principe de bonne administration»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en indemnité de deux sucriers contre la Commission, qui contestaient les mesures exceptionnelles d'approvisionnement du marché du sucre pour la campagne 2011/2012. Les requérants n'ont pas démontré de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, ni de méconnaissance des principes de non-discrimination, de proportionnalité ou de sécurité juridique. Cet arrêt précise les conditions strictes de la responsabilité non contractuelle de l'Union en matière de régulation des marchés agricoles.

29 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TJ0279(01)

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 29 novembre 2016.#T & L Sugars Ltd et Sidul Açúcares, Unipessoal Lda contre Commission européenne.#Responsabilité non contractuelle – Agriculture – Sucre – Mesures exceptionnelles – Approvisionnement du marché de l’Union – Campagne de commercialisation 2010/2011 – Règle de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers – Violation suffisamment caractérisée – Règlement (CE) no 1234/2007 – Principe de non-discrimination – Proportionnalité – Confiance légitime – Devoir de diligence et principe de bonne administration.#Affaire T-279/11.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en responsabilité non contractuelle introduit par des opérateurs du secteur du sucre contre la Commission. Il juge que les mesures exceptionnelles adoptées pour approvisionner le marché de l'Union lors de la campagne 2010/2011, bien qu'ayant restreint l'accès au sucre hors quota, ne constituent pas une violation suffisamment caractérisée du principe de non-discrimination ou de proportionnalité, la Commission disposant d'un large pouvoir d'appréciation en période de crise. L'arrêt confirme ainsi la légalité des décisions de la Commission face à la pénurie de sucre sur le marché européen.

29 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0279(01)

Affaire T-279/11: Arrêt du Tribunal du 29 novembre 2016 — T & L Sugars et Sidul Açúcares/Commission [«Responsabilité non contractuelle — Agriculture — Sucre — Mesures exceptionnelles — Approvisionnement du marché de l’Union — Campagne de commercialisation 2010/2011 — Règle de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers — Violation suffisamment caractérisée — Règlement (CE) n° 1234/2007 — Principe de non-discrimination — Proportionnalité — Confiance légitime — Devoir de diligence et principe de bonne administration»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en responsabilité non contractuelle de T & L Sugars et Sidul Açúcares contre la Commission, qui contestait les mesures exceptionnelles prises pour approvisionner le marché du sucre en 2010/2011. Les requérants n'ont pas démontré de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, ni de méconnaissance des principes de non-discrimination, de proportionnalité ou de confiance légitime. Cet arrêt précise les conditions strictes d'engagement de la responsabilité de l'Union en matière de politique agricole commune.

29 novembre 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0293

Ordonnance de la Cour (première chambre) du 29 novembre 2016.#Gebhart Hiebler contre Walter Schlagbauer.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-293/14 REC.

La Cour de justice de l'Union européenne, par cette ordonnance, rectifie une erreur matérielle affectant l'arrêt rendu le 15 octobre 2015 dans l'affaire C-293/14 (Gebhart Hiebler contre Walter Schlagbauer), relatif à l'interprétation de la directive 2000/31/CE sur le commerce électronique. La rectification porte sur une inexactitude dans le dispositif de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ni la portée juridique. Cette ordonnance n'introduit donc aucun changement substantiel dans l'état du droit applicable.

29 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0461

Jurisprudence CJUE — 62014CJ0461

24 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0464

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 24 novembre 2016.#SECIL – Companhia Geral de Cal e Cimento SA contre Fazenda Pública.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Tributário de Lisboa.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Articles 63 à 65 TFUE – Accord d’association CE‑Tunisie – Articles 31, 34 et 89 – Accord d’association CE‑Liban – Articles 31, 33 et 85 – Impôt sur le revenu des personnes morales – Dividendes perçus d’une société établie dans l’État membre de la société bénéficiaire – Dividendes perçus d’une société établie dans un État tiers partie à l’accord d’association – Différence de traitement – Restriction – Justification – Efficacité des contrôles fiscaux – Possibilité d’invoquer l’article 64 TFUE en présence des accords d’association CE‑Tunisie et CE‑Liban.#Affaire C-464/14.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la libre circulation des capitaux, prévue aux articles 63 à 65 TFUE, s'oppose à une législation nationale qui réserve un traitement fiscal plus favorable aux dividendes distribués par des sociétés résidentes qu'à ceux provenant de sociétés établies en Tunisie ou au Liban, pays liés à l'UE par des accords d'association. Cette différence de traitement constitue une restriction non justifiée par l'efficacité des contrôles fiscaux, et l'article 64 TFUE ne peut être invoqué pour exclure ces mouvements de capitaux du champ d'application de la libre circulation.

24 novembre 2016

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0387

Conclusions de l'avocat général M. M. Bobek, présentées le 24 novembre 2016.#Esaprojekt sp. z o.o. contre Województwo Łódzkie.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Krajowa Izba Odwoławcza.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Directive 2004/18/CE – Principes d’égalité de traitement, de non-discrimination et de transparence – Capacités techniques et/ou professionnelles des opérateurs économiques – Article 48, paragraphe 3 – Possibilité de faire valoir les capacités d’autres entités – Article 51 – Possibilité de compléter l’offre – Article 45, paragraphe 2, sous g) – Exclusion de la participation à un marché public pour faute grave.#Affaire C-387/14.

Les conclusions de l'avocat général Bobek dans l'affaire C-387/14 portent sur l'interprétation de la directive 2004/18/CE relative aux marchés publics, notamment la possibilité pour un opérateur économique de se prévaloir des capacités d'autres entités (article 48, §3) et de compléter son offre après l'ouverture des plis (article 51). Elles examinent également les motifs d'exclusion pour faute grave (article 45, §2, g)), précisant les conditions dans lesquelles un soumissionnaire peut régulariser son dossier ou démontrer sa fiabilité.

24 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0464

Affaire C-464/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 24 novembre 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Tributário de Lisboa — Portugal) — SECIL — Companhia Geral de Cal e Cimento SA/Fazenda Pública (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des capitaux — Articles 63 à 65 TFUE — Accord d’association CE-Tunisie — Articles 31, 34 et 89 — Accord d’association CE-Liban — Articles 31, 33 et 85 — Impôt sur le revenu des personnes morales — Dividendes perçus d’une société établie dans l’État membre de la société bénéficiaire — Dividendes perçus d’une société établie dans un État tiers partie à l’accord d’association — Différence de traitement — Restriction — Justification — Efficacité des contrôles fiscaux — Possibilité d’invoquer l’article 64 TFUE en présence des accords d’association CE-Tunisie et CE-Liban)

L'arrêt SECIL (C-464/14) de la CJUE précise les conditions dans lesquelles un État membre peut traiter différemment, au regard de l'impôt sur les sociétés, les dividendes perçus d'une société résidente et ceux provenant de sociétés établies en Tunisie ou au Liban. La Cour juge que les clauses de libre circulation des capitaux contenues dans les accords d'association CE-Tunisie et CE-Liban s'opposent à une telle différence de traitement, sauf si elle est justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, comme l'efficacité des contrôles fiscaux. L'arrêt précise également que l'article 64 TFUE (clause de gel) ne peut être invoqué pour maintenir une restriction existante lorsque cette restriction est contraire auxdits accords d'association.

24 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0461

Affaire C-461/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 24 novembre 2016 — Commission européenne/Royaume d'Espagne (Manquement d’État — Directive 2009/147/CE — Conservation des oiseaux sauvages — Zones de protection spéciale — Directive 85/337/CEE — Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement — Directive 92/43/CEE — Conservation des habitats naturels)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière de conservation des oiseaux sauvages, en raison de l'insuffisance de la désignation et de la protection des zones de protection spéciale (ZPS) en Andalousie. L'arrêt précise que les États membres doivent classer en ZPS les territoires les plus appropriés pour la conservation des espèces d'oiseaux menacées, et non se limiter aux zones déjà protégées. Il rappelle également l'obligation de soumettre à évaluation environnementale les projets susceptibles d'affecter ces zones, conformément aux directives Oiseaux, Habitats et EIE.

24 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0442

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 23 novembre 2016.#Bayer CropScience SA-NV et Stichting De Bijenstichting contre College voor de toelating van gewasbeschermingsmiddelen en biociden.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le College van Beroep voor het bedrijfsleven.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Convention d’Aarhus – Directive 2003/4/CE – Article 4, paragraphe 2 – Accès du public à l’information – Notion d’“informations relatives à des émissions dans l’environnement” – Directive 91/414/CEE – Directive 98/8/CE – Règlement (CE) no 1107/2009 – Mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques et biocides – Confidentialité – Protection des intérêts industriels et commerciaux.#Affaire C-442/14.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les informations relatives aux émissions dans l'environnement, au sens de la convention d'Aarhus et de la directive 2003/4/CE, ne peuvent être couvertes par la confidentialité des intérêts commerciaux, même si elles figurent dans des demandes d'autorisation de produits phytopharmaceutiques ou biocides. Cette décision impose donc une divulgation large des données environnementales, restreignant la protection du secret des affaires pour ces informations spécifiques.

23 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0442

Affaire C-442/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 23 novembre 2016 (demande de décision préjudicielle du College van Beroep voor het Bedrijfsleven — Pays-Bas) — Bayer CropScience SA-NV, Stichting De Bijenstichting/College voor de toelating van gewasbeschermingsmiddelen en biociden (Renvoi préjudiciel — Environnement — Convention d’Aarhus — Directive 2003/4/CE — Article 4, paragraphe 2 — Accès du public à l’information — Notion d’«informations relatives à des émissions dans l’environnement» — Directive 91/414/CEE — Directive 98/8/CE — Règlement (CE) n° 1107/2009 — Mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques et biocides — Confidentialité — Protection des intérêts industriels et commerciaux)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les informations relatives aux émissions dans l'environnement, au sens de la convention d'Aarhus et de la directive 2003/4/CE, ne peuvent pas être couvertes par la confidentialité des intérêts commerciaux, même si elles figurent dans des demandes d'autorisation de produits phytopharmaceutiques ou biocides. Cette décision impose aux autorités nationales, comme le College van Beroep néerlandais, de divulguer ces données environnementales lorsqu'elles sont demandées par le public, sans pouvoir opposer le secret des affaires. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt renforce l'obligation de transparence en matière d'autorisation de mise sur le marché de pesticides et biocides, limitant la portée des exceptions de confidentialité prévues par le droit de l'Union.

23 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0694

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 23 novembre 2016.#Vadzim Ipatau contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de la Biélorussie – Gel des fonds et des ressources économiques – Restrictions d’entrée et de passage en transit sur le territoire de l’Union – Maintien du nom du requérant sur la liste des personnes concernées – Droits de la défense – Obligation de motivation – Erreur d’appréciation – Proportionnalité.#Affaires jointes T-694/13 et T-2/15.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette les recours de Vadzim Ipatau, un ressortissant biélorusse, contestant le maintien de son nom sur les listes de mesures restrictives (gel des avoirs et interdiction de visa) adoptées par le Conseil à l'encontre de la Biélorussie. La décision confirme que le Conseil a suffisamment motivé son inscription et respecté les droits de la défense, en se fondant sur des éléments établissant son implication dans des affaires liées à la répression d'opposants politiques. Pour le praticien français, cet arrêt illustre la marge d'appréciation du Conseil en matière de PESC et les conditions strictes de contrôle juridictionnel sur la motivation et la proportionnalité de ces mesures restrictives individuelles.

23 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TA0694

Affaires jointes T-694/13 et T-2/15: Arrêt du Tribunal du 23 novembre 2016 — Ipatau/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la Biélorussie — Gel des fonds et des ressources économiques — Restrictions d’entrée et de passage en transit sur le territoire de l’Union — Maintien du nom du requérant sur la liste des personnes concernées — Droits de la défense — Obligation de motivation — Erreur d’appréciation — Proportionnalité»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de M. Ipatau contre son maintien sur les listes de mesures restrictives visant la Biélorussie (gel des avoirs et interdiction de voyage). Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé sa décision et que les droits de la défense avaient été respectés, sans commettre d'erreur d'appréciation ni de violation du principe de proportionnalité. Cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil dans le cadre de la PESC pour maintenir des sanctions individuelles.

23 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CJ0673

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 23 novembre 2016.#Commission européenne contre Stichting Greenpeace Nederland et Pesticide Action Network Europe (PAN Europe).#Pourvoi – Accès aux documents des institutions – Règlement (CE) no 1049/2001 – Environnement – Convention d’Aarhus – Règlement (CE) no 1367/2006 – Article 6, paragraphe 1 – Risque d’atteinte aux intérêts commerciaux d’une personne physique ou morale – Notion d’“informations ayant trait à des émissions dans l’environnement” – Documents concernant la procédure d’autorisation d’une substance active contenue dans des produits phytopharmaceutiques – Substance active glyphosate.#Affaire C-673/13 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion d'"informations ayant trait à des émissions dans l'environnement" doit être interprétée largement, incluant les données sur les effets prévisibles d'une substance active (comme le glyphosate) sur l'environnement, même avant sa mise sur le marché. Cette interprétation permet de refuser la confidentialité des intérêts commerciaux pour ces informations, renforçant ainsi le droit d'accès du public aux documents environnementaux dans le cadre du règlement 1049/2001 et de la convention d'Aarhus.

23 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0673

Affaire C-673/13 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 23 novembre 2016 — Commission européenne/Stichting Greenpeace Nederland, Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) (Pourvoi — Accès aux documents des institutions — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Environnement — Convention d’Aarhus — Règlement (CE) n° 1367/2006 — Article 6, paragraphe 1 — Risque d’atteinte aux intérêts commerciaux d’une personne physique ou morale — Notion d’«informations ayant trait à des émissions dans l’environnement» — Documents concernant la procédure d’autorisation d’une substance active contenue dans des produits phytopharmaceutiques — Substance active glyphosate)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« informations ayant trait à des émissions dans l'environnement » au sens du règlement (CE) n° 1367/2006. Il juge que les études toxicologiques et écotoxicologiques complètes soumises dans le cadre de l'autorisation d'une substance active (ici le glyphosate) ne relèvent pas de cette exception, car elles ne portent pas directement sur les émissions réelles ou prévisibles dans l'environnement. En conséquence, la Commission ne peut refuser leur divulgation en invoquant la protection des intérêts commerciaux, ce qui renforce l'accès du public aux données environnementales dans les procédures d'autorisation des pesticides.

23 novembre 2016

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0562

Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 17 novembre 2016.#Royaume de Suède contre Commission européenne.#Pourvoi – Droit d’accès du public aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 4, paragraphe 2, troisième tiret – Exceptions au droit d’accès aux documents – Interprétation incorrecte – Protection des objectifs des activités d’inspection, d’enquête et d’audit – Intérêt public supérieur justifiant la divulgation de documents – Présomption générale de confidentialité – Documents relatifs à une procédure EU Pilot.#Affaire C-562/14 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-562/14 P, précise l'interprétation de l'exception relative à la protection des objectifs des activités d'inspection, d'enquête et d'audit prévue à l'article 4, paragraphe 2, troisième tiret, du règlement (CE) n° 1049/2001. Elle confirme l'application d'une présomption générale de confidentialité aux documents relatifs à une procédure EU Pilot, et rappelle les conditions strictes pour renverser cette présomption par un intérêt public supérieur. Cet arrêt est essentiel pour les praticiens du droit français confrontés à des demandes d'accès à des documents préparatoires ou liés à des phases précontentieuses avec la Commission européenne.

17 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0504

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 10 novembre 2016.#Commission européenne contre République hellénique.#Manquement d’État – Environnement – Protection de la nature – Directive 92/43/CEE – Article 6, paragraphes 2 et 3, et article 12, paragraphe 1, sous b) et d) – Faune et flore sauvages – Conservation des habitats naturels – Tortue marine Caretta caretta – Protection des tortues de mer dans la baie de Kyparissia – Site d’importance communautaire “Dunes de Kyparissia” – Protection des espèces.#Affaire C-504/14.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Grèce pour manquement à ses obligations au titre de la directive "Habitats" (92/43/CEE). L'État hellénique n'a pas pris les mesures nécessaires pour protéger la tortue marine Caretta caretta dans la baie de Kyparissia, notamment en n'empêchant pas la dégradation de son habitat (article 6, paragraphes 2 et 3) et en ne garantissant pas une protection stricte de l'espèce contre la perturbation intentionnelle et la détérioration des sites de reproduction (article 12, paragraphe 1, sous b) et d)). Cet arrêt précise l'étendue des obligations des États membres en matière de protection des espèces menacées et de leurs habitats naturels dans les sites d'importance communautaire.

10 novembre 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0449

Arrêt de la Cour (première chambre) du 10 novembre 2016.#DTS Distribuidora de Televisión Digital SA contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Régime d’aides en faveur de l’organisme public national de radiodiffusion – Obligations de service public – Compensation – Article 106, paragraphe 2, TFUE – Décision déclarant le régime d’aides compatible avec le marché intérieur – Modification du mode de financement – Mesures fiscales – Taxe imposée aux opérateurs de télévision payante – Décision déclarant le régime d’aides modifié compatible avec le marché intérieur – Prise en compte du mode de financement – Existence d’un lien d’affectation contraignant entre la taxe et le régime d’aides – Influence directe du produit de la taxe sur l’importance de l’aide – Couverture des coûts nets de l’accomplissement de la mission de service public – Relation de concurrence entre le redevable de la taxe et le bénéficiaire de l’aide – Dénaturation du droit national.#Affaire C-449/14 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de DTS Distribuidora de Televisión Digital SA contre l'arrêt du Tribunal confirmant la compatibilité avec le marché intérieur du régime d'aides d'État espagnol en faveur de l'organisme public de radiodiffusion RTVE, financé par une taxe sur les opérateurs de télévision payante. La Cour a jugé que le Tribunal n'avait pas commis d'erreur en considérant qu'il n'existait pas de lien d'affectation contraignant entre la taxe et l'aide, dès lors que le produit de la taxe n'influençait pas directement le montant de la compensation versée à RTVE, limitée aux coûts nets de sa mission de service public. Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles le mode de financement d'une aide d'État peut être pris en compte pour apprécier sa compatibilité, en particulier l'absence de lien automatique entre les recettes fiscales et le montant de l'aide.

10 novembre 2016

Détail →
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