Droit européen — EUR-Lex

1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.

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Jurisprudence CJUE62014CJ0324

Arrêt de la Cour (première chambre) du 7 avril 2016.#Partner Apelski Dariusz contre Zarząd Oczyszczania Miasta.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Krajowa Izba Odwoławcza.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Directive 2004/18/CE – Capacités techniques et/ou professionnelles des opérateurs économiques – Article 48, paragraphe 3 – Possibilité de faire valoir les capacités d’autres entités – Conditions et modalités – Caractère des liens existant entre le soumissionnaire et les autres entités – Modification de l’offre – Annulation et répétition d’une enchère électronique – Directive 2014/24/UE.#Affaire C-324/14.

Cet arrêt de la CJUE précise les conditions dans lesquelles un soumissionnaire à un marché public peut invoquer les capacités techniques et professionnelles d’entités tierces (sous-traitants, filiales) pour satisfaire aux critères de sélection qualitative, en application de l’article 48, paragraphe 3, de la directive 2004/18/CE. La Cour juge que le pouvoir adjudicateur ne peut exiger un lien juridique spécifique (tel qu’un contrat préalable) entre le soumissionnaire et le tiers, mais doit vérifier la réalité des moyens mis à disposition. L’arrêt aborde également les conséquences d’une modification de l’offre après une enchère électronique annulée.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0315

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 7 avril 2016.#Marchon Germany GmbH contre Yvonne Karaszkiewicz.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Agents commerciaux indépendants – Directive 86/653/CEE – Article 17, paragraphe 2 – Indemnité de clientèle – Conditions d’octroi – Apport de nouveaux clients – Notion de ‘nouveaux clients’ – Clients du commettant achetant pour la première fois les marchandises dont l’écoulement a été confié à l’agent commercial.#Affaire C-315/14.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "nouveaux clients" au sens de l'article 17, paragraphe 2, de la directive 86/653/CEE, ouvrant droit à l'indemnité de clientèle pour l'agent commercial. Elle juge que cette notion inclut les clients du commettant qui, bien que déjà connus de ce dernier, achètent pour la première fois les marchandises spécifiques dont l'écoulement a été confié à l'agent. Ainsi, l'apport de ces clients par l'agent peut fonder son droit à indemnité, même s'ils n'étaient pas totalement inconnus du commettant.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0294

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 7 avril 2016.#ADM Hamburg AG contre Hauptzollamt Hamburg-Stadt.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Hamburg.#Renvoi préjudiciel – Union douanière et tarif douanier commun – Code des douanes communautaire – Préférences tarifaires – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 74, paragraphe 1 – Produits originaires d’un pays bénéficiaire – Transport – Lots composés d’un mélange d’huile brute de palmiste provenant de plusieurs pays bénéficiant de la même préférence tarifaire.#Affaire C-294/14.

Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de transport direct pour bénéficier de préférences tarifaires. Il juge que le mélange, lors du transport, d'huile brute de palmiste originaire de plusieurs pays bénéficiant du même régime préférentiel ne fait pas perdre le caractère originaire à chaque lot, pourvu que l'identité des produits ne soit pas compromise. Cette interprétation de l'article 74 du règlement d'application du code des douanes communautaire assouplit la règle du transport direct pour les opérateurs français important des produits en vrac.

7 avril 2016

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0455

Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 7 avril 2016.#H contre Conseil de l'Union européenne e.a.#Pourvoi – Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Décision 2009/906/PESC – Mission de police de l’Union européenne (MPUE) en Bosnie‑Herzégovine – Agent national détaché – Réaffectation dans un bureau régional de cette mission – Article 24, paragraphe 1, second alinéa, dernière phrase, TUE – Article 275, premier alinéa, TFUE – Recours en annulation et en indemnité – Compétence des juridictions de l’Union européenne – Articles 263, 268 et 340, deuxième alinéa, TFUE.#Affaire C-455/14 P.

L'avocat général propose à la Cour de rejeter le pourvoi formé par un agent national détaché contestant sa réaffectation au sein de la Mission de police de l'UE en Bosnie-Herzégovine. Il confirme que les juridictions de l'UE sont incompétentes pour connaître des recours en annulation et en indemnité relatifs à des actes de gestion de personnel relevant de la PESC, en application des limitations de compétence prévues aux articles 24 TUE et 275 TFUE.

7 avril 2016

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0442

Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 7 avril 2016.#Bayer CropScience SA-NV et Stichting De Bijenstichting contre College voor de toelating van gewasbeschermingsmiddelen en biociden.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le College van Beroep voor het bedrijfsleven.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Convention d’Aarhus – Directive 2003/4/CE – Article 4, paragraphe 2 – Accès du public à l’information – Notion d’“informations relatives à des émissions dans l’environnement” – Directive 91/414/CEE – Directive 98/8/CE – Règlement (CE) no 1107/2009 – Mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques et biocides – Confidentialité – Protection des intérêts industriels et commerciaux.#Affaire C-442/14.

Les conclusions de l'avocat général portent sur l'interprétation de la notion d'"informations relatives à des émissions dans l'environnement" au sens de la directive 2003/4/CE, dans le cadre de demandes d'accès à des données confidentielles concernant des produits phytopharmaceutiques et biocides. L'avocat général estime que cette notion doit être interprétée largement, incluant non seulement les données sur les rejets effectifs mais aussi les informations sur les émissions potentielles résultant de l'utilisation normale du produit, ce qui limite la possibilité pour les entreprises d'invoquer la confidentialité des intérêts commerciaux pour en refuser la divulgation. Pour le professionnel du droit français, cette affaire clarifie les limites du secret industriel face au droit à l'information environnementale, renforçant la transparence sur les risques des substances actives.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0534

Affaire C-534/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bergamo — Italie) — procédure pénale contre Andrea Gaiti, Sidi Amidou Billa, Joseph Arasomwan, Giuseppe Carissimi, Sahabou Songne (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, a jugé que la réglementation italienne relative aux jeux de hasard, qui prévoyait un alignement temporel des échéances des concessions et un nouvel appel d'offres avec des durées plus courtes, ne constitue pas une restriction disproportionnée à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette mesure, justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, est considérée comme proportionnée. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la marge d'appréciation des États membres pour réorganiser leur système de concessions de jeux, sous réserve de respecter le principe de proportionnalité.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0495

Affaire C-495/14: Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale regionale di giustizia amministrativa di Trento — Italie) — Antonio Tita, Alessandra Carlin, Piero Constantini/Ministero della Giustizia, Ministero dell'Economia e delle Finanze, Presidenza del Consiglio dei Ministri, Segretario Generale del Tribunale Regionale di Giustizia Amministrativa di Trento (TRGA) (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Directive 89/665/CEE — Marchés publics — Législation nationale — Frais d’accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics — Droit à un recours effectif — Frais dissuasifs — Contrôle juridictionnel des actes administratifs — Principes d’effectivité et d’équivalence)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des frais de justice excessifs dans le contentieux des marchés publics peuvent violer le droit à un recours effectif garanti par la directive 89/665/CEE. Elle précise que le montant de ces frais ne doit pas être dissuasif pour les justiciables, en vérifiant leur proportionnalité au regard de l'objet du litige et de la capacité financière des parties. Cette ordonnance invite le juge national à écarter toute disposition nationale imposant des frais disproportionnés qui entraveraient l'accès au contrôle juridictionnel des actes administratifs en matière de marchés publics.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0474

Affaire C-474/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Salerno — Italie) — procédure pénale contre Cristiano Pontillo (envoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, juge que la réglementation italienne relative aux jeux de hasard, qui prévoit un alignement temporel des échéances des concessions et un nouvel appel d'offres avec des durées plus courtes, peut constituer une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction est toutefois susceptible d'être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition d'être proportionnée. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme la marge d'appréciation des États membres dans l'organisation de leur marché des jeux, sous réserve du respect du principe de proportionnalité.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0467

Affaire C-467/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bergamo — Italie) — procédure pénale contre Chiara Baldo (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, juge que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des concessions de jeux de hasard et une cession gratuite des biens d'exploitation constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, car elle n'est pas proportionnée à l'objectif de lutte contre la criminalité. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme que toute modification unilatérale des conditions d'exploitation des jeux par un État membre doit respecter le principe de proportionnalité et ne peut imposer des charges excessives aux opérateurs économiques.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0462

Affaire C-462/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Lorenzo Carlucci (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des concessions de jeux de hasard, avec une durée réduite pour les nouvelles concessions et une cession gratuite des biens d'exploitation, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, faute de proportionnalité. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance rappelle que toute réorganisation sectorielle doit respecter les principes de proportionnalité et de non-discrimination, même en présence d'objectifs légitimes comme la lutte contre la criminalité.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0437

Affaire C-437/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Nicola Seminario (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, juge que la réglementation italienne imposant une durée de concession réduite et une cession gratuite des actifs pour les nouveaux opérateurs de jeux de hasard constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, faute de proportionnalité. En conséquence, les articles 49 et 56 TFUE s'opposent à une telle réglementation nationale.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0436

Affaire C-436/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Davide Cazzorla (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des concessions de jeux de hasard et une cession gratuite des actifs du réseau de collecte est une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle n'aille pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif poursuivi.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0435

Affaire C-435/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Mauro Barletta (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, juge que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des concessions de jeux de hasard et une cession gratuite des actifs du réseau de collecte ne constitue pas une restriction disproportionnée aux libertés d'établissement et de prestation de services, dès lors qu'elle poursuit un objectif légitime de lutte contre la criminalité et de protection des joueurs. Cette décision précise les conditions de proportionnalité des mesures nationales de réorganisation des concessions de jeux.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0434

Affaire C-434/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Raffaele Mignone (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne relative à la réorganisation des concessions de jeux de hasard, qui imposait un alignement temporel des échéances et une cession gratuite des biens d'exploitation, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, faute de proportionnalité. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance confirme que les États membres doivent veiller à ce que les mesures de régulation des jeux de hasard respectent les principes de proportionnalité et de non-discrimination du droit de l'Union.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0433

Affaire C-433/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Domenico Rosa (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne réorganisant le système de concessions de jeux de hasard, notamment en alignant les échéances et en imposant la cession gratuite des biens d'exploitation, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle n'excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs légitimes poursuivis. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance précise les limites des réformes nationales des marchés de jeux face aux libertés fondamentales du traité.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0210

Affaires jointes C-210/14 à C-214/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demandes de décision préjudicielle de le Corte suprema di cassazione — Italie) — procédures pénales contre Daniela Tomassi (C-210/14), Massimiliano Di Adamo (C-211/14), Andrea De Ciantis (C-212/14), Romina Biolzi (C-213/14), Giuseppe Proia (C-214/14) (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des échéances des concessions de jeux de hasard et une cession gratuite des biens d'exploitation constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle réponde effectivement à des objectifs de lutte contre la criminalité et de protection des consommateurs.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0556

Affaire C-556/14 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 avril 2016 — Holcim (Romania) SA/Commission européenne (Pourvoi — Environnement — Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne — Directive 2003/87/CE — Articles 19 et 20 — Règlement (CE) n° 2216/2004 — Article 10 — Système de registres des transactions concernant les quotas d’émission — Responsabilité pour faute — Refus de la Commission de divulguer des informations et d’interdire toute transaction portant sur des quotas d’émission dérobés — Responsabilité sans faute)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Holcim (Romania) SA, confirmant que la Commission européenne n'engage pas sa responsabilité pour faute ou sans faute en refusant de divulguer des informations ou d'interdire des transactions sur des quotas d'émission dérobés. L'arrêt précise les limites de la responsabilité de la Commission dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission (SEQE-UE), en soulignant que les obligations de surveillance et de contrôle incombent principalement aux États membres.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0546

Affaire C-546/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Udine — Italie) — procédure engagée par Degano Trasporti Sas di Ferrucio Degano & C., en liquidation (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — TVA — Article 4, paragraphe 3, TUE — Directive 2006/112/CE — Insolvabilité — Procédure de concordat préventif — Paiement partiel des créances de TVA)

Dans l'affaire C-546/14, la CJUE précise que le droit de l'Union, notamment l'article 4, paragraphe 3, TUE et la directive TVA, ne s'oppose pas à une législation nationale qui, dans le cadre d'une procédure de concordat préventif, permet le paiement partiel des créances de TVA, sous réserve du respect des principes de proportionnalité et d'effectivité. La Cour juge qu'un État membre peut renoncer à recouvrer intégralement la TVA si cette mesure est nécessaire pour assurer la continuité de l'entreprise et maximiser le remboursement des créanciers, à condition que la procédure garantisse une protection équitable des intérêts du Trésor public.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0460

Affaire C-460/14: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden — Pays-Bas) — Johannes Evert Antonius Massar/DAS Nederlandse Rechtsbijstand Verzekeringsmaatschappij NV (Renvoi préjudiciel — Assurance-protection juridique — Directive 87/344/CEE — Article 4, paragraphe 1 — Libre choix de l’avocat par le preneur d’assurance — Procédure judiciaire ou administrative — Notion — Autorisation accordée par un organisme public à un employeur en vue de la résiliation d’un contrat de travail)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de « procédure judiciaire ou administrative » au sens de l'article 4, paragraphe 1, de la directive 87/344/CEE inclut une procédure d'autorisation administrative préalable à la résiliation d'un contrat de travail, lorsque cette autorisation est délivrée par un organisme public. Dans ce contexte, le preneur d'assurance bénéficie du libre choix de son avocat pour le représenter dans le cadre de cette procédure. Cet arrêt précise ainsi l'étendue du droit au libre choix de l'avocat en matière d'assurance-protection juridique.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0324

Affaire C-324/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Krajowa Izba Odwoławcza — Pologne) — Partner Apelski Dariusz/Zarząd Oczyszczania Miasta (Renvoi préjudiciel — Marchés publics — Directive 2004/18/CE — Capacités techniques et/ou professionnelles des opérateurs économiques — Article 48, paragraphe 3 — Possibilité de faire valoir les capacités d’autres entités — Conditions et modalités — Caractère des liens existant entre le soumissionnaire et les autres entités — Modification de l’offre — Annulation et répétition d’une enchère électronique — Directive 2014/24/UE)

Dans l'arrêt Partner Apelski Dariusz (C-324/14), la CJUE précise que l'article 48, paragraphe 3, de la directive 2004/18/CE permet à un soumissionnaire de se prévaloir des capacités techniques et professionnelles d'autres entités, sans exiger un lien juridique spécifique (comme un contrat de sous-traitance), dès lors qu'il démontre qu'il disposera effectivement des moyens de ces entités pour exécuter le marché. La Cour ajoute que le pouvoir adjudicateur ne peut exiger la modification de l'offre ou l'annulation d'une enchère électronique pour ce seul motif, sous peine de violer le principe de proportionnalité.

7 avril 2016

Détail →