Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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165 048Par année
Affaire T-576/14: Ordonnance du Tribunal du 15 mars 2016 — Larymnis Larko/Commission («Recours en annulation — Aides d’État — Privatisation — Mesures de soutien en faveur d’une débitrice de la requérante — Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur — Absence d’intérêt à agir — Irrecevabilité»)
Le Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours en annulation formé par Larymnis Larko contre une décision de la Commission déclarant une aide d'État incompatible avec le marché intérieur. La requérante, créancière de l'entreprise bénéficiaire de l'aide, ne justifie pas d'un intérêt à agir direct et actuel, car la décision contestée n'affecte pas sa situation juridique de manière suffisamment individualisée. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des tiers en matière d'aides d'État.
15 mars 2016
Affaire T-645/13: Arrêt du Tribunal du 15 mars 2016 — Nezi/OHMI — Etam (E) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative E — Marque communautaire figurative antérieure E — Motifs relatifs de refus — Risque de confusion — Renommée — Article 8, paragraphe 1, sous b), et paragraphe 5, du règlement (CE) n° 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Nezi contre la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait refusé l'enregistrement de la marque figurative « E » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « E » d'Etam, notamment pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt confirme l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 en retenant la similitude visuelle et conceptuelle des signes, et écarte l'application du paragraphe 5 (protection de la marque renommée) faute de preuve suffisante de la renommée de la marque antérieure. Cette décision illustre la rigueur du contrôle juridictionnel sur l'appréciation globale du risque de confusion par l'EUIPO.
15 mars 2016
Affaire T-840/14: Ordonnance du Tribunal du 11 mars 2016 — International Gaming Projects/OHMI — Sky (Sky BONUS) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative Sky BONUS — Marque nationale verbale antérieure SKY — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Limitation des produits désignés dans la demande de marque — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 — Irrecevabilité»]
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours formé par International Gaming Projects contre la décision de l'OHMI (EUIPO) rejetant son opposition à l'enregistrement de la marque figurative "Sky BONUS". La décision confirme l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en retenant un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "SKY", notamment en raison de la limitation des produits désignés dans la demande de marque. Cette ordonnance illustre la rigueur procédurale du Tribunal en matière de recevabilité des recours dans le contentieux des marques de l'Union.
11 mars 2016
Affaire C-499/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 10 mars 2016 (demande de décision préjudicielle du Hof van Cassatie — Belgique) — VAD BVBA, Johannes Josephus Maria van Aert/Belgische Staat (Renvoi préjudiciel — Union douanière et tarif douanier commun — Classement tarifaire — Nomenclature combinée — Interprétation — Règles générales — Règle 3, sous b) — Notion de «marchandises présentées en assortiments conditionnés pour la vente au détail» — Emballages séparés)
La Cour de justice de l'Union européenne interprète la règle 3 b) des règles générales pour l'interprétation de la nomenclature combinée, relative à la notion de « marchandises présentées en assortiments conditionnés pour la vente au détail ». L'arrêt précise que des produits conditionnés dans des emballages séparés, mais destinés à être utilisés conjointement pour une même activité, peuvent constituer un assortiment au sens de cette règle. Cette décision clarifie les critères de classement tarifaire pour les professionnels confrontés à des ensembles de produits présentés distinctement.
10 mars 2016
Affaire C-267/14 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016 — Buzzi Unicem SpA/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Marché du «ciment et des produits connexes» — Procédure administrative — Règlement (CE) n° 1/2003 — Article 18, paragraphes 1 et 3 — Décision de demande de renseignements — Motivation — Précision de la demande)
Dans l'arrêt Buzzi Unicem/Commission (C-267/14 P), la Cour de justice de l'Union européenne précise les exigences de motivation et de précision auxquelles doit satisfaire une décision de demande de renseignements adoptée par la Commission sur le fondement de l'article 18, paragraphes 1 et 3, du règlement n° 1/2003, dans le cadre d'une procédure en matière de concurrence. La Cour annule l'arrêt du Tribunal et la décision de la Commission, jugeant que cette dernière n'avait pas suffisamment délimité l'objet de l'enquête, privant ainsi l'entreprise de la possibilité de vérifier la légalité de la demande et ses obligations de coopération.
10 mars 2016
Affaire C-235/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 10 mars 2016 (demande de décision préjudicielle de l’Audiencia Provincial de Barcelona — Espagne) — Safe Interenvios, SA/Liberbank, SA, Banco de Sabadell, SA, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, SA (Renvoi préjudiciel — Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme — Directive 2005/60/CE — Mesures de vigilance à l’égard de la clientèle — Directive 2007/64/CE — Services de paiement dans le marché intérieur)
La Cour de justice de l'Union européenne interprète les directives 2005/60 (lutte contre le blanchiment) et 2007/64 (services de paiement) dans le cadre d'un litige opposant une société de transfert de fonds à des banques espagnoles. Elle précise les obligations de vigilance des établissements financiers à l'égard de leurs clients, notamment lorsqu'ils exécutent des opérations de paiement, et les conditions dans lesquelles ils peuvent refuser ou suspendre une transaction suspecte. L'arrêt clarifie l'articulation entre les obligations de lutte contre le blanchiment et les règles relatives aux services de paiement, en particulier concernant la responsabilité des banques en cas de non-exécution d'un ordre de virement.
10 mars 2016
Arrêt de la Cour (première chambre) du 10 mars 2016.#VAD BVBA et Johannes Josephus Maria van Aert contre Belgische Staat.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hof van Cassatie.#Renvoi préjudiciel – Union douanière et tarif douanier commun – Classement tarifaire – Nomenclature combinée – Interprétation – Règles générales – Règle 3, sous b) – Notion de ‘marchandises présentées en assortiments conditionnés pour la vente au détail’ – Emballages séparés.#Affaire C-499/14.
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de la règle générale 3 b) de la nomenclature combinée pour le classement tarifaire de marchandises présentées en assortiments conditionnés pour la vente au détail. Elle juge que des produits placés dans des emballages séparés, mais destinés à être vendus ensemble pour répondre à un besoin spécifique, peuvent constituer un assortiment au sens de cette règle. Cette décision clarifie les critères de classement unique pour les professionnels confrontés à des conditionnements multiples.
10 mars 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0247
10 mars 2016
Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 10 mars 2016.#Ordre des barreaux francophones et germanophone e.a. contre Conseil des ministres.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour constitutionnelle (Belgique).#TVA – Directive 2006/112/CE – Validité et interprétation de la directive – Prestations de services effectuées par des avocats – Assujettissement à la TVA – Droit à un recours effectif – Égalité des armes – Aide juridictionnelle.#Affaire C-543/14.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Sharpston, examine la validité et l'interprétation de la directive TVA (2006/112/CE) concernant l'assujettissement des prestations des avocats à la TVA, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel belge. L'avocat général considère que l'application de la TVA aux honoraires d'avocats ne porte pas atteinte au droit à un recours effectif ni au principe d'égalité des armes, même en l'absence d'exonération pour l'aide juridictionnelle, car les États membres peuvent adapter leurs systèmes d'aide pour en neutraliser l'impact. En substance, la directive est jugée valide, laissant aux États le soin d'assurer l'effectivité de l'aide juridique par des mécanismes compensatoires.
10 mars 2016
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016.#Schwenk Zement KG contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Marché du ‘ciment et des produits connexes’ – Procédure administrative – Règlement (CE) no 1/2003 – Article 18, paragraphes 1 et 3 – Décision de demande de renseignements – Motivation – Précision de la demande.#Affaire C-248/14 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne demandant des renseignements à Schwenk Zement dans le cadre d'une enquête sur le marché du ciment, faute de motivation suffisante et de précision dans la demande. L'arrêt rappelle que l'article 18 du règlement n° 1/2003 impose à la Commission de spécifier clairement l'objet et le but de sa demande, sans quoi la décision est entachée d'un vice de forme. Pour un professionnel du droit français, cette décision renforce les droits de la défense en matière de concurrence, en exigeant une motivation détaillée des demandes de renseignements pour éviter les requêtes trop générales ou exploratoires.
10 mars 2016
Affaire C-247/14 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016 — HeidelbergCement AG/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Marché du «ciment et des produits connexes» — Procédure administrative — Règlement (CE) n° 1/2003 — Article 18, paragraphes 1 et 3 — Décision de demande de renseignements — Motivation — Précision de la demande)
Dans l'arrêt C-247/14 P du 10 mars 2016, la Cour de justice de l'Union européenne précise les exigences de motivation et de précision auxquelles doit satisfaire une décision de demande de renseignements adoptée par la Commission européenne sur le fondement de l'article 18 du règlement n° 1/2003, dans le cadre d'une procédure en matière de concurrence. La Cour juge que la Commission doit indiquer clairement les soupçons qu'elle entend vérifier et ne peut se contenter de formules générales, sous peine de nullité de la décision. Cette décision renforce les droits de la défense des entreprises soumises à une enquête de concurrence en imposant un contrôle juridictionnel strict sur la proportionnalité et la clarté des demandes de renseignements.
10 mars 2016
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 10 mars 2016.#Flight Refund Ltd contre Deutsche Lufthansa AG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Kúria.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière civile – Procédure européenne d’injonction de payer – Règlement (CE) no 1896/2006 – Articles 17 et 20 – Obligations d’une juridiction saisie aux fins de la désignation d’une juridiction territorialement compétente pour connaître de la procédure contentieuse à la suite de l’opposition du défendeur à l’injonction de payer européenne – Compétence des juridictions de l’État membre d’origine de l’injonction de payer européenne – Règlement (CE) no 44/2001 – Créance tirée du droit à indemnisation au titre du règlement (CE) no 261/2004 en raison du retard d’un vol.#Affaire C-94/14.
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, les obligations d'une juridiction nationale saisie après qu'un défendeur a formé opposition à une injonction de payer européenne. Elle juge que, pour déterminer sa compétence territoriale dans le cadre de la procédure contentieuse subséquente, cette juridiction doit appliquer les règles du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) et non celles du règlement instituant la procédure européenne d'injonction de payer (n° 1896/2006). En l'espèce, concernant une demande d'indemnisation pour retard de vol, la Cour rappelle que le lieu d'exécution du contrat de transport aérien, au sens du règlement Bruxelles I, peut fonder la compétence.
10 mars 2016
Affaire C-248/14 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016 — Schwenk Zement KG/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Marché du «ciment et des produits connexes» — Procédure administrative — Règlement (CE) n° 1/2003 — Article 18, paragraphes 1 et 3 — Décision de demande de renseignements — Motivation — Précision de la demande)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-248/14 P) précise les exigences de motivation et de précision auxquelles doit satisfaire une décision de demande de renseignements adoptée par la Commission européenne sur le fondement de l'article 18, paragraphes 1 et 3, du règlement n° 1/2003, dans le cadre d'une procédure en matière de concurrence. La Cour annule l'arrêt du Tribunal et la décision de la Commission, jugeant que la demande de renseignements adressée à Schwenk Zement était insuffisamment motivée et trop imprécise quant à son objet, ce qui a violé les droits de la défense de l'entreprise.
10 mars 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0235
10 mars 2016
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016.#Italmobiliare SpA contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Marché du ‘ciment et des produits connexes’ – Procédure administrative – Règlement (CE) no 1/2003 – Article 18, paragraphes 1 et 3 – Décision de demande de renseignements – Motivation – Précision de la demande.#Affaire C-268/14 P.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les exigences de motivation et de précision auxquelles doit satisfaire une décision de demande de renseignements adoptée par la Commission européenne sur le fondement de l'article 18, paragraphes 1 et 3, du règlement n° 1/2003. La Cour rappelle que la Commission doit indiquer clairement les soupçons qu'elle entend vérifier et que la demande ne doit pas imposer une charge disproportionnée à l'entreprise, en l'espèce dans le cadre d'une enquête sur le marché du ciment.
10 mars 2016
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016.#Buzzi Unicem SpA contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Marché du ‘ciment et des produits connexes’ – Procédure administrative – Règlement (CE) no 1/2003 – Article 18, paragraphes 1 et 3 – Décision de demande de renseignements – Motivation – Précision de la demande.#Affaire C-267/14 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne demandant des renseignements à Buzzi Unicem dans le cadre d'une enquête sur le marché du ciment, faute de motivation suffisante et de précision. L'arrêt précise que les demandes de renseignements fondées sur l'article 18 du règlement n° 1/2003 doivent indiquer clairement l'objet et le but de l'enquête, ainsi que les infractions suspectées, pour permettre à l'entreprise de connaître l'étendue de son obligation de coopération. Cette décision renforce les garanties procédurales des entreprises face aux pouvoirs d'investigation de la Commission en matière de concurrence.
10 mars 2016
Affaire C-268/14 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 10 mars 2016 — Italmobiliare SpA/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Marché du «ciment et des produits connexes» — Procédure administrative — Règlement (CE) n° 1/2003 — Article 18, paragraphes 1 et 3 — Décision de demande de renseignements — Motivation — Précision de la demande)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les exigences de motivation et de précision auxquelles doit satisfaire une décision de demande de renseignements adoptée par la Commission européenne sur le fondement de l'article 18, paragraphes 1 et 3, du règlement n° 1/2003, dans le cadre d'une procédure en matière de concurrence. La Cour rappelle que la Commission doit indiquer clairement les soupçons qu'elle entend vérifier et que la demande ne doit pas imposer une charge disproportionnée à l'entreprise, en l'espèce Italmobiliare, dans le secteur du ciment.
10 mars 2016
Affaire C-94/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 10 mars 2016 (demande de décision préjudicielle de la Kúria — Hongrie) — Flight Refund Ltd/Deutsche Lufthansa AG (Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Coopération judiciaire en matière civile — Procédure européenne d’injonction de payer — Règlement (CE) n° 1896/2006 — Articles 17 et 20 — Obligations d’une juridiction saisie aux fins de la désignation d’une juridiction territorialement compétente pour connaître de la procédure contentieuse à la suite de l’opposition du défendeur à l’injonction de payer européenne — Compétence des juridictions de l’État membre d’origine de l’injonction de payer européenne — Règlement (CE) n° 44/2001 — Créance tirée du droit à indemnisation au titre du règlement (CE) n° 261/2004 en raison du retard d’un vol)
La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations d'une juridiction nationale saisie pour désigner la juridiction territorialement compétente après l'opposition d'un défendeur à une injonction de payer européenne. Elle juge que cette juridiction doit vérifier sa compétence internationale au regard du règlement Bruxelles I (n° 44/2001), et non se déclarer incompétente au seul motif que le défendeur a formé opposition. L'arrêt clarifie ainsi l'articulation entre le règlement sur l'injonction de payer européenne (n° 1896/2006) et les règles générales de compétence en matière civile et commerciale.
10 mars 2016
Conclusions de l'avocat général M. P. Mengozzi, présentées le 8 mars 2016.#DK Recycling und Roheisen GmbH contre Commission européenne.#Pourvoi – Environnement – Directive 2003/87/CE – Article 10 bis – Système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre – Règles transitoires concernant l’allocation harmonisée de quotas d’émission à titre gratuit à partir de l’année 2013 – Décision 2011/278/UE – Mesures nationales d’exécution présentées par la République fédérale d’Allemagne – Rejet de l’inscription de certaines installations sur les listes des installations qui reçoivent des quotas d’émission alloués à titre gratuit – Disposition relative aux cas présentant des ‟difficultés excessives” – Compétences d’exécution de la Commission.#Affaire C-540/14 P.
La Cour de justice rejette le pourvoi de DK Recycling und Roheisen GmbH contre le refus de la Commission d'inscrire ses installations sur la liste allemande des bénéficiaires de quotas d'émission gratuits pour la période 2013-2020. L'arrêt précise que la Commission ne dispose d'aucune compétence pour appliquer une clause de "difficultés excessives" non prévue par la directive 2003/87/CE et la décision 2011/278/UE, ces textes fixant de manière exhaustive les critères d'allocation gratuite. En conséquence, les États membres ne peuvent pas invoquer une telle clause pour contourner les règles harmonisées de l'Union.
8 mars 2016
Affaire C-431/14 P: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 8 mars 2016 — République hellénique/Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Aides de compensation versées par l’organisme grec d’assurances agricoles (ELGA) pendant les années 2008 et 2009 — Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur et ordonnant leur récupération — Notion d’«aide d’État» — Article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE — Lignes directrices concernant les aides d’État dans le secteur agricole — Obligation de motivation — Dénaturation d’éléments de preuve)
La Cour de justice confirme que les compensations versées par l'organisme grec d'assurances agricoles (ELGA) en 2008 et 2009 constituent des aides d'État incompatibles avec le marché intérieur, rejetant le pourvoi de la Grèce. Elle précise la notion d'aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE et rappelle les exigences de motivation et d'appréciation des preuves pour les décisions de la Commission ordonnant la récupération des aides.
8 mars 2016