Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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Jurisprudence CJUE — 62014TA0090R(01)
1 février 2016
Affaires jointes C-283/14 et C-284/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 28 janvier 2016 (demandes de décision préjudicielle du Finanzgericht Düsseldorf, Finanzgericht Hamburg — Allemagne) — CM Eurologistik GmbH/Hauptzollamt Duisburg (C-238/14), Grünwald Logistik Service GmbH (GLS)/Hauptzollamt Hamburg-Stadt (C-284/14) (Renvoi préjudiciel — Règlement (UE) n° 158/2013 — Validité — Droit antidumping institué sur les importations de certains agrumes préparés ou conservés originaires de Chine — Exécution d’un arrêt ayant constaté l’invalidité d’un précédent règlement — Réouverture de l’enquête initiale portant sur la détermination de la valeur normale — Réinstitution du droit antidumping sur la base des mêmes données — Période d’enquête à prendre en compte)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé valide le règlement (UE) n° 158/2013, qui a réinstitué un droit antidumping sur les importations de certains agrumes chinois après l'annulation d'un précédent règlement. Elle a précisé que la réouverture de l'enquête initiale et la réinstitution du droit sur la base des mêmes données étaient conformes au droit de l'Union, notamment en ce qui concerne la période d'enquête à prendre en compte. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la possibilité pour les institutions de l'UE de corriger un acte annulé sans refaire intégralement l'enquête, sous réserve du respect des droits de la défense et du principe de non-discrimination.
28 janvier 2016
Affaire C-375/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 28 janvier 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Frosinone — Italie) — procédure pénale contre Rosanna Laezza (Renvoi préjudiciel — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Arrêt de la Cour ayant déclaré incompatible avec le droit de l’Union la réglementation nationale sur les concessions pour l’activité de collecte de paris — Réorganisation du système moyennant un nouvel appel d’offres — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)
Dans l'arrêt Laezza (C-375/14), la Cour de justice de l'Union européenne juge que la réglementation italienne imposant aux opérateurs de paris, dans le cadre d'un nouvel appel d'offres, la cession gratuite de l'usage de leurs biens (réseau de collecte) constitue une restriction disproportionnée aux libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette décision précise les limites des mesures nationales de réorganisation des marchés des jeux de hasard, en rappelant qu'elles doivent être proportionnées à l'objectif de lutte contre la criminalité et ne peuvent imposer des charges excessives aux opérateurs économiques.
28 janvier 2016
Affaire C-398/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 janvier 2016 — Commission européenne/République portugaise (Manquement d’État — Directive 91/271/CEE — Traitement des eaux urbaines résiduaires — Article 4 — Traitement secondaire ou équivalent — Annexe I, points B et D)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement à ses obligations au titre de la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. L'arrêt constate que le Portugal n'a pas assuré un traitement secondaire ou équivalent conforme aux exigences de l'annexe I, points B et D, pour plusieurs agglomérations. Cette décision rappelle aux États membres l'obligation de respecter strictement les normes techniques de traitement des eaux usées, sous peine de sanctions pour manquement.
28 janvier 2016
Affaire C-415/14 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 28 janvier 2016 — Quimitécnica.com — Comércio e Indústria Química, SA, José de Mello — Sociedade Gestora de Participações Sociais, SA/Commission européenne (Pourvoi — Ententes — Marché européen des phosphates pour l’alimentation animale — Amende infligée aux requérantes au terme d’une procédure de transaction — Paiement échelonné de l’amende — Exigence de constituer une garantie bancaire auprès d’une banque disposant d’une notation financière «AA» à long terme — Obligation de motivation)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur pourvoi, précise les obligations de motivation de la Commission européenne lorsqu'elle impose, dans le cadre d'une procédure de transaction en matière d'ententes, une condition de garantie bancaire exigeant une notation financière « AA » à long terme pour l'octroi d'un paiement échelonné de l'amende. La Cour confirme que la Commission doit justifier de manière adéquate une telle exigence, notamment au regard de la situation financière spécifique de l'entreprise concernée.
28 janvier 2016
Affaire C-50/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 28 janvier 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per il Piemonte — Italie) — Consorzio Artigiano Servizio Taxi e Autonoleggio (CASTA), e a./Azienda sanitaria locale di Ciriè, Chivasso e Ivrea (ASL TO4), Regione Piemonte (Renvoi préjudiciel — Marchés publics — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Directive 2004/18/CE — Services de transport sanitaire — Législation nationale autorisant les autorités sanitaires territoriales à confier les activités de transport sanitaire aux associations de bénévolat remplissant les exigences légales et enregistrées, par voie d’attribution directe et sans publicité, moyennant le remboursement des frais encourus — Admissibilité)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation italienne autorisant les autorités sanitaires à confier directement, sans publicité ni mise en concurrence, les services de transport sanitaire à des associations de bénévolat (moyennant remboursement des frais) est compatible avec le droit de l'Union, sous réserve que ces associations poursuivent un but non lucratif et que leur participation au marché ne fausse pas la concurrence. Cet arrêt précise les limites de l'exception aux règles de passation des marchés publics pour les services sociaux et sanitaires, en soulignant que le bénévolat organisé peut justifier une attribution directe si les conditions de transparence et d'égalité de traitement sont respectées. Pour un professionnel du droit français, cette décision éclaire les possibilités de déroger aux procédures de publicité et de mise en concurrence pour les services de transport sanitaire assurés par des associations, dans le respect des principes du Traité.
28 janvier 2016
Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 28 janvier 2016.#Gugler France contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure de nullité – Marque communautaire figurative GUGLER – Motif absolu de refus – Article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 – Motif relatif de refus – Article 8, paragraphe 4, et article 53, paragraphe 1, sous c), du règlement no 207/2009 – Obligation de motivation – Article 75 du règlement no 207/2009 – Relevé d’office.#Affaire T-674/13.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Gugler France contre une décision de l'OHMI (devenu EUIPO) annulant sa marque figurative GUGLER. L'arrêt confirme que la marque a été valablement annulée pour défaut de caractère distinctif (motif absolu) et en raison d'un droit antérieur (motif relatif), et précise les conditions de l'obligation de motivation et du relevé d'office par l'Office.
28 janvier 2016
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 28 janvier 2016.#Sto SE & Co. KGaA, anciennement Sto AG contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire verbale CRETEO – Marques nationales verbales antérieures StoCretec et STOCRETE – Motif relatif de refus – Caractère distinctif acquis par l’usage – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-640/13.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 janvier 2016 (affaire T-640/13) rejette le recours de Sto SE contre la décision de l'OHMI refusant l'enregistrement de la marque verbale "CRETEO" en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "StoCretec" et "STOCRETE". Le Tribunal confirme que, malgré le caractère distinctif acquis par l'usage des marques antérieures, il existe une similitude visuelle et phonétique suffisante entre les signes pour les produits concernés, justifiant l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
28 janvier 2016
Affaire C-514/14 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 28 janvier 2016 — Éditions Odile Jacob SAS/Commission européenne, Lagardère SCA, Wendel (Pourvoi — Opération de concentration d’entreprises sur le marché de l’édition des livres — Décision adoptée à la suite de l’annulation d’une décision d’agrément du repreneur de certains actifs pour défaut d’indépendance d’un mandataire — Article 266 TFUE — Exécution de l’arrêt d’annulation — Objet du litige — Base légale de la décision litigieuse — Effet rétroactif de celle-ci — Indépendance du repreneur des actifs cédés vis-à-vis du cessionnaire)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'Éditions Odile Jacob contre l'arrêt du Tribunal confirmant la validité de la décision de la Commission européenne agréant un repreneur d'actifs dans le cadre d'une opération de concentration. L'arrêt précise les obligations découlant de l'article 266 TFUE pour l'exécution d'un arrêt d'annulation, notamment la possibilité pour la Commission d'adopter une nouvelle décision sur une base légale différente et avec un effet rétroactif, sous réserve du respect des droits de la défense et du principe de sécurité juridique.
28 janvier 2016
Affaire C-60/14: Ordonnance du président de la Cour du 28 janvier 2016 — Commission européenne/République hellénique
La Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-60/14, introduite par la Commission européenne contre la Grèce, suite au désistement de la Commission. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond n'ait été rendue sur le manquement allégué.
28 janvier 2016
Affaire T-674/13: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2016 — Gugler France/OHMI — Gugler (GUGLER) [«Marque communautaire — Procédure de nullité — Marque communautaire figurative GUGLER — Motif absolu de refus — Article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 — Motif relatif de refus — Article 8, paragraphe 4, et article 53, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009 — Obligation de motivation — Article 75 du règlement n° 207/2009 — Relevé d’office»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Gugler France contre la décision de l'OHMI (devenu EUIPO) annulant la marque figurative GUGLER. Il a confirmé que la marque était nulle en raison d'un motif absolu (absence de caractère distinctif) et d'un motif relatif (usage antérieur du signe par une autre société dans la vie des affaires). L'arrêt rappelle l'importance de prouver l'usage sérieux d'un signe non enregistré pour invoquer un droit antérieur en droit des marques de l'UE.
28 janvier 2016
Affaire T-640/13: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2016 — Sto/OHMI — Fixit Trockenmörtel Holding (CRETEO) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale CRETEO — Marques nationales verbales antérieures StoCretec et STOCRETE — Motif relatif de refus — Caractère distinctif acquis par l’usage — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 janvier 2016 (affaire T-640/13) rejette le recours de la société Sto contre le refus d'enregistrement de la marque verbale « CRETEO » pour des produits de construction. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « StoCretec » et « STOCRETE » en raison des similitudes visuelles et phonétiques, et écarte l'argument du caractère distinctif acquis par l'usage. Cette décision rappelle les critères stricts d'appréciation du risque de confusion et de la preuve de l'acquisition du caractère distinctif par l'usage dans le cadre de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque communautaire.
28 janvier 2016
Affaire T-570/13: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2016 — Agriconsulting Europe/Commission («Marchés publics de services — Procédure d’appel d’offres — Assistance technique opérationnelle en vue d’établir et de gérer un mécanisme de réseau pour la mise en œuvre du partenariat européen d’innovation “Productivité et développement durable de l’agriculture” — Rejet de l’offre d’un soumissionnaire — Attribution du marché à un autre soumissionnaire — Offre anormalement basse — Responsabilité non contractuelle»)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Agriconsulting Europe contre la Commission européenne concernant un marché public de services. La société contestait le rejet de son offre et l'attribution du marché à un concurrent, notamment en raison du caractère anormalement bas de l'offre retenue. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles une offre peut être écartée comme anormalement basse et les limites de la responsabilité non contractuelle de l'Union en matière de passation de marchés publics.
28 janvier 2016
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 28 janvier 2016.#Quimitécnica.com – Comércio e Indústria Química SA et José de Mello – Sociedade Gestora de Participações Sociais SA contre Commission européenne.#Pourvoi – Ententes – Marché européen des phosphates pour l’alimentation animale – Amende infligée aux requérantes au terme d’une procédure de transaction – Paiement échelonné de l’amende – Exigence de constituer une garantie bancaire auprès d’une banque disposant d’une notation financière ‘AA’ à long terme – Obligation de motivation.#Affaire C-415/14 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Quimitécnica.com et José de Mello contre la décision de la Commission leur imposant, dans le cadre d'une procédure de transaction, de constituer une garantie bancaire auprès d'une banque notée 'AA' pour bénéficier d'un paiement échelonné de l'amende. L'arrêt confirme que la Commission n'a pas violé son obligation de motivation en imposant cette exigence, considérée comme proportionnée pour garantir le recouvrement de la créance. Cette décision précise les conditions strictes auxquelles la Commission peut subordonner l'octroi de facilités de paiement des amendes en matière de concurrence.
28 janvier 2016
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 28 janvier 2016.#Éditions Odile Jacob SAS contre Commission européenne.#Pourvoi – Opération de concentration d’entreprises sur le marché de l’édition des livres – Décision adoptée à la suite de l’annulation d’une décision d’agrément du repreneur de certains actifs pour défaut d’indépendance d’un mandataire – Article 266 TFUE – Exécution de l’arrêt d’annulation – Objet du litige – Base légale de la décision litigieuse – Effet rétroactif de celle-ci – Indépendance du repreneur des actifs cédés vis-à-vis du cessionnaire.#Affaire C-514/14 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi d'Éditions Odile Jacob contre la décision de la Commission européenne autorisant le rachat de certains actifs d'Editis par le groupe Hachette, après l'annulation d'une précédente décision d'agrément du repreneur. L'arrêt précise que la Commission, en exécution de l'arrêt d'annulation sur le fondement de l'article 266 TFUE, peut adopter une nouvelle décision avec un effet rétroactif, dès lors que l'indépendance du repreneur vis-à-vis du cessionnaire est établie. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme la marge de manœuvre de la Commission pour régulariser des concentrations annulées, sans remettre en cause les opérations déjà réalisées.
28 janvier 2016
Ordonnance du président de la première chambre du Tribunal de la fonction publique du 28 janvier 2016.#Wieslawa Goch contre Conseil de l'Union européenne.#Transfert de droits à pension – Arrêts du Tribunal de l’Union européenne intervenus en cours d’instance – Désistement de la partie requérante – Radiation – Charge respective des dépens.#Affaire F-21/13.
Le président de la première chambre du Tribunal de la fonction publique a ordonné la radiation de l'affaire F-21/13 suite au désistement de la requérante, Wieslawa Goch, qui contestait le refus du Conseil de l'Union européenne de transférer ses droits à pension. Cette ordonnance intervient après que des arrêts du Tribunal de l'Union européenne, rendus en cours d'instance, ont modifié le cadre juridique applicable. En application de l'article 87 du règlement de procédure, chaque partie supporte ses propres dépens, le désistement étant intervenu dans un contexte d'évolution jurisprudentielle.
28 janvier 2016
Affaire T-194/14: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2016 — Bristol Global/OHMI — Bridgestone (AEROSTONE) («Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative AEROSTONE — Marques communautaires verbales antérieures STONE et BRIDGESTONE — Marque nationale figurative non enregistrée antérieure BRIDGESTONE — Motif relatif de refus — Refus partiel d’enregistrement»)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Bristol Global contre le refus partiel d'enregistrement de la marque figurative "AEROSTONE" pour des pneumatiques. L'OHMI avait estimé qu'il existait un risque de confusion avec les marques antérieures "STONE" et "BRIDGESTONE" en raison de la similarité visuelle et phonétique, et le Tribunal a confirmé cette appréciation. Cette décision rappelle l'importance d'une analyse globale des similitudes entre signes, incluant les éléments dominants et distinctifs, dans le cadre de l'opposition à l'enregistrement d'une marque de l'Union européenne.
28 janvier 2016
Affaire F-21/13: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique du 28 janvier 2016 — Goch/Conseil
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par M. Goch contre le Conseil, visant à contester la décision de ne pas l'inscrire sur la liste des candidats retenus pour un poste de conseiller juridique. L'ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en matière de fonction publique, notamment l'obligation de former une réclamation préalable devant l'autorité investie du pouvoir de nomination. Cette décision confirme la rigueur procédurale imposée aux agents de l'UE pour contester les actes faisant grief.
28 janvier 2016
Affaire T-331/14: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2016 — Azarov/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises au regard de la situation en Ukraine — Gel des fonds — Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques — Inclusion du nom du requérant — Preuve du bien-fondé de l’inscription sur la liste»)
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-331/14, les mesures de gel des fonds imposées à M. Azarov, ancien Premier ministre ukrainien, au motif que le Conseil n'avait pas apporté la preuve suffisante de son implication dans des détournements de fonds publics ukrainiens. Cet arrêt précise les exigences probatoires strictes que le Conseil doit respecter pour justifier l'inscription d'une personne sur les listes de mesures restrictives liées à la situation en Ukraine, notamment en matière de détournement de fonds publics. Pour le praticien français, cette décision rappelle que le juge de l'UE exerce un contrôle rigoureux sur la motivation factuelle des actes de gel de fonds, renforçant la protection des droits de la défense et du droit à un procès équitable dans le cadre de la PESC.
28 janvier 2016
Affaire T-332/14: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2016 — Azarov/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises au regard de la situation en Ukraine — Gel des fonds — Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques — Inclusion du nom du requérant — Preuve du bien-fondé de l’inscription sur la liste»)
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de l'ancien Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, contre son inscription sur la liste des personnes soumises à un gel de fonds dans le cadre des mesures restrictives liées à la situation en Ukraine. Le Tribunal confirme que le Conseil peut se fonder sur des décisions d'autorités judiciaires ukrainiennes, même sans condamnation définitive, dès lors qu'elles sont suffisamment étayées et qu'elles établissent un lien avec le détournement de fonds publics. Cette décision précise ainsi le niveau de preuve requis pour justifier l'inscription d'une personne sur ces listes de sanctions.
28 janvier 2016