Droit européen — EUR-Lex
1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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165 048Par année
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 28 janvier 2016.#République de Slovénie contre Commission européenne.#FEOGA – Section ‘Garantie’ – FEAGA et Feader – Dépenses exclues du financement – Vérification des petites parcelles – Absence d’un élément de preuve du doute sérieux et raisonnable – Extrapolation des résultats des contrôles sur place.#Affaire T-667/14.
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne qui excluait certaines dépenses du financement de la Slovénie au titre du FEOGA et du FEAGA. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas apporté la preuve d'un doute sérieux et raisonnable justifiant une correction financière, notamment concernant la méthode de vérification des petites parcelles et l'extrapolation des résultats des contrôles sur place. Cette décision précise les conditions de preuve requises pour les corrections financières en matière agricole.
28 janvier 2016
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 28 janvier 2016.#Novomatic AG contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative African SIMBA – Marque nationale figurative antérieure Simba – Obligation de motivation – Article 75 du règlement (CE) no 207/2009 – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement no 207/2009.#Affaire T-687/14.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 janvier 2016 (affaire T-687/14) rejette le recours de Novomatic AG contre une décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative "African SIMBA" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "Simba". Le Tribunal confirme que l'examen du risque de confusion doit porter sur une appréciation globale des similitudes visuelles, phonétiques et conceptuelles, et que l'absence de lien conceptuel évident entre "African SIMBA" et "Simba" ne suffit pas à écarter ce risque. Cette décision rappelle l'importance de l'obligation de motivation de l'OHMI (article 75 du règlement n° 207/2009) et la rigueur avec laquelle les motifs relatifs de refus sont appréciés.
28 janvier 2016
Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 28 janvier 2016.#Sergiy Klyuyev contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises au regard de la situation en Ukraine – Gel des fonds – Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Inclusion du nom du requérant – Preuve du bien-fondé de l’inscription sur la liste.#Affaire T-341/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne concerne l'annulation des mesures restrictives (gel des fonds) imposées à Sergiy Klyuyev dans le cadre de la situation en Ukraine. Le Tribunal a jugé que le Conseil n'avait pas fourni de preuves suffisantes pour justifier l'inscription du requérant sur la liste des personnes visées, notamment en ce qui concerne son implication présumée dans le détournement de fonds publics. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide et d'un contrôle juridictionnel rigoureux pour les mesures restrictives individuelles en PESC.
28 janvier 2016
Jurisprudence CJUE — 62014TJ0331
28 janvier 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0375
28 janvier 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0283
28 janvier 2016
Arrêt CJUE — 62014CC0613
28 janvier 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0050
28 janvier 2016
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 janvier 2016.#Commission européenne contre République portugaise.#Manquement d’État – Directive 91/271/CEE – Traitement des eaux urbaines résiduaires – Article 4 – Traitement secondaire ou équivalent – Annexe I, points B et D.#Affaire C-398/14.
La Cour de justice de l'Union européenne condamne le Portugal pour manquement à ses obligations au titre de la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. L'État membre n'a pas veillé à ce que les rejets provenant de certaines agglomérations soient soumis à un traitement secondaire ou équivalent avant d'être déversés dans les eaux réceptrices, en violation de l'article 4 et de l'annexe I, points B et D de la directive. Cet arrêt rappelle l'obligation de résultat pesant sur les États membres en matière de collecte et de traitement des eaux usées.
28 janvier 2016
Jurisprudence CJUE — 62013TJ0570
28 janvier 2016
Jurisprudence CJUE — 62014TJ0696
27 janvier 2016
Affaire T-696/14 P: Arrêt du Tribunal du 27 janvier 2016 — Montagut Viladot/Commission («Pourvoi — Fonction publique — Recrutement — Concours pour la constitution d’une réserve de recrutement d’administrateurs de grade AD 5 — Décision du jury du concours de ne pas inscrire le requérant sur la liste de réserve — Diplôme ne remplissant pas les conditions de l’avis de concours — Rejet du recours en première instance»)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le pourvoi formé par M. Montagut Viladot contre la décision du jury d'un concours général de ne pas l'inscrire sur la liste de réserve pour le recrutement d'administrateurs AD 5, au motif que son diplôme ne satisfaisait pas aux conditions fixées par l'avis de concours. Cet arrêt confirme la marge d'appréciation du jury dans l'évaluation de la conformité des diplômes et rappelle que le juge de l'Union exerce un contrôle restreint sur cette appréciation, sauf en cas d'erreur manifeste. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle les conditions de participation aux concours des institutions européennes sont interprétées et contrôlées.
27 janvier 2016
Conclusions de l'avocat général M. M. Wathelet, présentées le 27 janvier 2016.#SECIL – Companhia Geral de Cal e Cimento SA contre Fazenda Pública.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Tributário de Lisboa.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Articles 63 à 65 TFUE – Accord d’association CE‑Tunisie – Articles 31, 34 et 89 – Accord d’association CE‑Liban – Articles 31, 33 et 85 – Impôt sur le revenu des personnes morales – Dividendes perçus d’une société établie dans l’État membre de la société bénéficiaire – Dividendes perçus d’une société établie dans un État tiers partie à l’accord d’association – Différence de traitement – Restriction – Justification – Efficacité des contrôles fiscaux – Possibilité d’invoquer l’article 64 TFUE en présence des accords d’association CE‑Tunisie et CE‑Liban.#Affaire C-464/14.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions sur l'affaire C-464/14, examine la compatibilité avec la libre circulation des capitaux (articles 63 à 65 TFUE) d'une législation fiscale nationale qui traite différemment les dividendes perçus par une société résidente d'une société établie dans un État membre et ceux provenant d'une société établie en Tunisie ou au Liban, États tiers liés par des accords d'association. L'avocat général analyse si cette différence de traitement constitue une restriction justifiée par l'efficacité des contrôles fiscaux et si l'article 64 TFUE (clause de gel) peut être invoqué pour maintenir cette restriction en présence desdits accords.
27 janvier 2016
Affaire T-782/14 P: Arrêt du Tribunal du 27 janvier 2016 — DF/Commission [«Pourvoi — Fonction publique — Fonctionnaires — Rémunération — Détachement dans l’intérêt du service — Indemnité de dépaysement — Condition prévue à l’article 4, paragraphe 1, sous b), de l’annexe VII du statut — Répétition de l’indu»]
Le Tribunal de l’Union européenne a rejeté le pourvoi d’un fonctionnaire contestant le refus de la Commission de lui octroyer l’indemnité de dépaysement, confirmant que la condition de résidence habituelle prévue à l’article 4, paragraphe 1, sous b), de l’annexe VII du statut s’apprécie au regard de la période de référence de cinq ans expirant six mois avant l’entrée en fonctions. L’arrêt précise également que le détachement dans l’intérêt du service n’affecte pas cette condition et que la répétition de l’indu est justifiée en cas de versement indu de l’indemnité.
27 janvier 2016
Arrêt du Tribunal (première chambre) du 26 janvier 2016.#LR Health & Beauty Systems GmbH contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative LR nova pure. – Marque internationale verbale antérieure NOVA – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-202/14.
Dans cet arrêt, le Tribunal de l'Union européenne confirme le rejet de l'opposition formée par le titulaire de la marque verbale antérieure "NOVA" contre l'enregistrement de la marque figurative "LR nova pure". Il juge que, malgré la présence du terme "nova" dans les deux signes, les différences visuelles, phonétiques et conceptuelles d'ensemble, notamment l'ajout des éléments "LR" et "pure" et la présentation graphique particulière, excluent tout risque de confusion pour le consommateur pertinent. Cette décision illustre l'application stricte du principe d'appréciation globale du risque de confusion, où la similitude partielle entre les signes ne suffit pas à elle seule à caractériser un risque de confusion.
26 janvier 2016
Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 26 janvier 2016.#Commission européenne contre Royaume des Pays-Bas.#Manquement d’État – Articles 18, 20 et 21 TFUE – Citoyenneté de l’Union – Droit de circulation et de séjour – Discrimination en raison de la nationalité – Prestation pour frais de transport octroyée aux étudiants nationaux – Directive 2004/38/CE – Article 24, paragraphe 2 – Dérogation au principe de l’égalité de traitement – Aides d’entretien aux études sous la forme de bourses d’études ou de prêts – Portée – Exigences de forme de la requête introductive d’instance – Exposé cohérent des griefs.#Affaire C-233/14.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions, examine le manquement des Pays-Bas qui refusaient d'octroyer une prestation pour frais de transport aux étudiants ressortissants d'autres États membres, au motif que cette prestation constituerait une « aide d'entretien aux études » au sens de l'article 24, paragraphe 2, de la directive 2004/38/CE. L'avocat général considère que cette prestation, visant à faciliter l'accès à l'éducation plutôt qu'à couvrir les frais de subsistance, ne relève pas de la dérogation au principe d'égalité de traitement et constitue donc une discrimination indirecte fondée sur la nationalité, contraire aux articles 18 et 21 TFUE. Cette affaire précise la portée de la notion d'« aides d'entretien » et les limites de la marge d'appréciation des États membres dans l'octroi de prestations sociales aux étudiants mobiles.
26 janvier 2016
Affaire T-202/14: Arrêt du Tribunal du 26 janvier 2016 — LR Health & Beauty Systems/OHMI — Robert McBride (LR nova pure.) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative LR nova pure. — Marque internationale verbale antérieure NOVA — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de LR Health & Beauty Systems contre le refus d'enregistrement de la marque figurative « LR nova pure. » en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure « NOVA ». L'arrêt confirme l'appréciation de l'OHMI selon laquelle le terme « nova » constitue l'élément dominant de la marque demandée, justifiant l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision illustre la rigueur avec laquelle le juge de l'Union examine le risque de confusion entre signes comportant des éléments verbaux communs, même en présence d'éléments figuratifs ou de lettres supplémentaires.
26 janvier 2016
Affaire C-603/13 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 21 janvier 2016 — Galp Energía España, SA, Petróleos de Portugal (Petrogal), SA, Galp Energia, SGPS, SA/Commission européenne (Pourvoi — Article 81 CE — Ententes — Marché espagnol du bitume routier — Répartition du marché et coordination des prix — Durée excessive de la procédure devant le Tribunal — Article 261 TFUE — Règlement (CE) n° 1/2003 — Article 31 — Compétence de pleine juridiction — Article 264 TFUE — Annulation partielle ou intégrale de la décision de la Commission)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Galp Energía España et autres contre l'arrêt du Tribunal ayant confirmé l'amende infligée pour entente sur le marché espagnol du bitume routier. L'arrêt précise les limites du contrôle de pleine juridiction du juge de l'Union en matière de concurrence et rappelle que la durée excessive de la procédure devant le Tribunal n'entraîne pas automatiquement l'annulation de la décision de la Commission. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission dans la qualification des pratiques anticoncurrentielles et le calcul des sanctions.
21 janvier 2016
Affaire T-62/14: Arrêt du Tribunal du 21 janvier 2016 — BR IP Holder/OHMI — Greyleg Investments (HOKEY POKEY) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale HOKEY POKEY — Marque nationale verbale antérieure non enregistrée — Preuve de l’usage — Droit d’interdire l’utilisation de la marque demandée — Article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 207/2009 — Droit d’un État-membre — Obligation de motivation — Relevé d’office»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 janvier 2016 (affaire T-62/14) précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 4, du règlement n° 207/2009 sur la marque de l'UE. Il rappelle que pour s'opposer à une demande de marque de l'UE sur le fondement d'une marque non enregistrée, le titulaire de cette marque antérieure doit démontrer qu'il dispose, selon le droit national applicable, d'un droit d'interdire l'usage de la marque demandée. Le Tribunal souligne également l'obligation pour l'OHMI (EUIPO) de vérifier d'office la portée du droit national invoqué et de motiver sa décision à cet égard.
21 janvier 2016
Affaire C-281/14 P: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 21 janvier 2016 — Società per l'aeroporto civile di Bergamo-Orio al Serio SpA (SACBO) SpA/Commission européenne, Agence exécutive pour l’innovation et les réseaux (INEA) (Pourvoi — Réseau transeuropéen de transport — Concours financier — Clôture — Décision déclarant non éligibles certains coûts et établissant le décompte final — Article 263, quatrième alinéa, TFUE — Recours en annulation — Acte attaquable — Qualité pour agir — Personne autre que le bénéficiaire du concours)
La Cour de justice de l'Union européenne a statué sur le pourvoi de la société SACBO contre un arrêt du Tribunal ayant rejeté son recours en annulation d'une décision de la Commission et de l'INEA clôturant un concours financier pour un projet de réseau transeuropéen de transport. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation au titre de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE pour une personne autre que le bénéficiaire direct du concours, en examinant la notion d'acte attaquable et la qualité pour agir. Cette décision est pertinente pour les professionnels du droit français intervenant en contentieux européen, notamment sur les critères d'ouverture du recours contre les actes de clôture de financements européens.
21 janvier 2016