1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 797Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
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28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 725Accord international · PESC · Traité
22 929Budget · Avis · Résolution · Divers
163 013L'arrêt du Tribunal de l'UE du 13 décembre 2017 (Crédit mutuel Arkéa/BCE) précise les conditions dans lesquelles la BCE peut imposer des exigences de fonds propres supplémentaires à un établissement de crédit affilié à un organisme central, sur base consolidée. Le Tribunal annule la décision de la BCE au motif que celle-ci n'a pas suffisamment justifié en quoi la situation de l'établissement justifiait de s'écarter des règles de calcul prévues par le règlement n° 575/2013. Cette décision clarifie les limites du pouvoir de la BCE d'adopter des mesures de surveillance individuelles, notamment au regard de l'article 16 du règlement n° 1024/2013.
13 décembre 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 13 décembre 2017 rejette le recours de la Grèce contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible l'avantage fiscal accordé à une société exploitant des terminaux à conteneurs au port du Pirée. Le Tribunal confirme que la Commission a correctement établi l'absence d'effet incitatif et de nécessité de l'aide, et que les droits de la défense de la Grèce ont été respectés. Cette décision précise les conditions de qualification d'une mesure fiscale comme aide d'État, notamment l'exigence d'un effet incitatif réel et la nécessité de démontrer que l'aide est indispensable pour réaliser l'activité concernée.
13 décembre 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la chambre de recours de l'EUIPO qui avait refusé de prendre en compte des preuves d'usage de la marque verbale "bittorrent" présentées tardivement devant la division d'annulation. L'arrêt précise que, dans le cadre d'une procédure de déchéance, l'EUIPO doit exercer son pouvoir d'appréciation pour examiner des éléments de preuve produits après le délai imparti, sous réserve qu'ils ne soient pas irrecevables et qu'ils soient pertinents. Cette décision rappelle l'importance de l'article 95, paragraphe 2, du règlement 2017/1001, qui impose à l'Office de motiver spécifiquement le refus de prendre en compte des preuves tardives.
12 décembre 2017
Cet arrêt clarifie la notion d'information confidentielle au sens de la directive 2004/39/CE concernant les marchés d'instruments financiers. Il précise l'étendue de l'obligation de secret professionnel des autorités nationales de surveillance financière, en particulier dans le contexte des procédures administratives. La Cour délimite les conditions dans lesquelles ces autorités peuvent transmettre des informations à d'autres instances nationales.
12 décembre 2017
12 décembre 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO qui avait refusé de prendre en compte des preuves d'usage de la marque verbale "bittorrent" présentées tardivement devant la division d'annulation. Il rappelle que l'Office ne peut écarter de telles preuves sans motif valable, sous peine de violer l'article 95, paragraphes 1 et 2, du règlement 2017/1001. Cette décision précise les conditions dans lesquelles l'EUIPO doit examiner des éléments de preuve soumis après le délai imparti dans le cadre d'une procédure de déchéance.
12 décembre 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 11 décembre 2017 (affaire T-249/15) précise les conditions de protection d'une marque notoirement connue au sens de l'article 8, paragraphe 2, sous c), du règlement n° 207/2009. Il statue que le titulaire d'une telle marque peut former opposition à l'enregistrement d'une marque de l'Union européenne sans avoir à démontrer un usage sérieux, et clarifie la notion de "notoriété" au sein du territoire de l'Union.
11 décembre 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de protection d'une marque notoirement connue au sens de l'article 8, §2, c) du règlement sur la marque de l'UE. Il rappelle que le titulaire d'une telle marque peut s'opposer à l'enregistrement d'une marque postérieure identique ou similaire, même pour des produits ou services non similaires, à condition de démontrer la notoriété de sa marque sur le territoire de l'UE. L'affaire QUILAPAYÚN illustre l'importance de prouver l'étendue territoriale et la connaissance de la marque auprès du public pertinent.
11 décembre 2017
L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne du 8 décembre 2017 (affaire C-415/16) concerne une demande de décision préjudicielle du Tribunal Judicial da Comarca do Porto (Portugal) dans le litige opposant David Fernando Leal da Fonseca à Varzim Sol. Cette affaire a été radiée du registre de la Cour, ce qui signifie que la question préjudicielle posée n'a pas été tranchée au fond, probablement en raison d'un désistement ou d'une absence de pertinence persistante. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance rappelle que les procédures préjudicielles peuvent être closes sans réponse de la CJUE, ce qui laisse la juridiction nationale seule juge du litige.
8 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Irlande contre l'arrêt du Tribunal confirmant que l'exonération des droits d'accise sur les huiles minérales utilisées pour la production d'alumine constitue une aide d'État existante, et non une aide nouvelle. L'ordonnance précise les critères de distinction entre aides existantes et nouvelles au sens du règlement (CE) n° 659/1999, notamment l'application des règles de prescription et des principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime. Cette décision clarifie le régime applicable aux exonérations fiscales historiques dans le cadre du contrôle des aides d'État.
7 décembre 2017
Le Tribunal de l'Union européenne confirme la responsabilité de la Commission pour le préjudice moral subi par un fonctionnaire assassiné et ses ayants droit, en raison du manquement à son obligation de sécurité. Il précise les conditions de mise en jeu de la responsabilité extracontractuelle de l'Union en matière de fonction publique, notamment la règle de concordance entre la demande préalable et le recours indemnitaire, et la prise en compte des prestations statutaires dans l'évaluation du préjudice matériel.
7 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'Aughinish Alumina Ltd contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État existante (et non nouvelle) de l'exonération de droits d'accise sur les huiles minérales utilisées pour la production d'alumine en Irlande. L'ordonnance précise que le régime d'exonération, introduit avant l'adhésion de l'Irlande aux Communautés européennes et maintenu sans modification substantielle, relève de l'article 1er, sous b), i) du règlement n° 659/1999. La Cour écarte les moyens tirés de la violation du principe de protection de la confiance légitime et du défaut de motivation, confirmant ainsi la compétence de la Commission pour examiner la compatibilité de cette aide existante avec le marché intérieur.
7 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'Eurallumina SpA contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État incompatible avec le marché intérieur pour une exonération de droits d'accise sur les huiles minérales utilisées dans la production d'alumine en Sardaigne. L'ordonnance précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi incident et rappelle que le caractère sélectif d'une mesure fiscale dérogatoire au régime général peut être établi même en l'absence de discrimination entre opérateurs économiques comparables. Elle confirme également que le principe de sécurité juridique ne fait pas obstacle à la récupération d'une aide illégale lorsque la mesure n'a pas été notifiée à la Commission.
7 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 12 de la directive 2003/109/CE s'oppose à une réglementation nationale qui ne permet pas à l'autorité compétente de prendre en considération, avant d'adopter une décision d'éloignement à l'encontre d'un résident de longue durée, l'ensemble des éléments énumérés par cette disposition (durée de séjour, âge, liens familiaux, conséquences pour l'intéressé, etc.). Cette décision impose aux États membres de garantir un examen individualisé et complet de la situation personnelle du résident de longue durée avant toute mesure d'éloignement.
7 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de délivrance d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour un médicament, en application du règlement (CE) n° 469/2009. Elle juge que l'autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée selon la procédure décentralisée (article 28, paragraphe 4, de la directive 2001/83/CE) constitue une AMM valable pour l'obtention d'un CCP, même si l'État membre de délivrance n'est pas celui de la demande de CCP. Cet arrêt clarifie l'interprétation de l'article 3, sous b), du règlement, en confirmant que la première AMM dans l'Union européenne est déterminante pour le calcul de la durée du CCP.
7 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des logiciels d'aide à la prescription médicamenteuse, qui ne sont pas spécifiquement destinés à un usage médical au sens de la directive 93/42/CEE, ne relèvent pas de la définition de « dispositif médical » et ne doivent donc pas porter le marquage CE. Par conséquent, une réglementation nationale, comme celle de la France, peut soumettre ces logiciels à une procédure de certification nationale distincte, sans violer le droit de l'Union.
7 décembre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise le mode de calcul des prestations minimales de vieillesse (pension garantie) pour un travailleur migrant. Elle juge que, pour déterminer le montant complémentaire dû par l'État membre, il convient de prendre en compte la totalité des pensions acquises dans les autres États membres, et non seulement la pension théorique calculée selon les règles de l'Union. Cette décision clarifie l'interaction entre les articles 46, 47 et 50 du règlement n° 1408/71 pour éviter une réduction injustifiée des droits des travailleurs migrants.
7 décembre 2017
Cet arrêt de la CJUE précise que le juge national doit pouvoir examiner d'office le caractère abusif d'une clause dans le cadre d'une procédure d'exécution hypothécaire extrajudiciaire, même si la loi nationale ne le prévoit pas. Il impose aux États membres de garantir l'effectivité de la protection des consommateurs, en permettant au juge de suspendre la procédure d'exécution et d'adopter des mesures provisoires pour éviter un préjudice irréparable.
7 décembre 2017
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-598/15) précise les pouvoirs du juge national saisi d'une procédure judiciaire simplifiée de reconnaissance des droits réels de l'adjudicataire, à la suite d'une vente aux enchères extrajudiciaire d'un bien hypothéqué. Il impose au juge de vérifier d'office le caractère abusif des clauses du contrat de prêt hypothécaire, même si la procédure extrajudiciaire d'exécution est déjà achevée, afin de garantir l'effectivité de la protection des consommateurs. En conséquence, le juge doit pouvoir suspendre la procédure de reconnaissance des droits réels et adopter des mesures provisoires pour éviter un préjudice irréparable au consommateur.
7 décembre 2017
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 7 décembre 2017 (affaire T-401/11 P RENV-RX), précise les conditions de mise en jeu de la responsabilité extracontractuelle de la Commission pour manquement à son obligation de sécurité envers ses fonctionnaires, suite à l'assassinat d'un agent et de son épouse. Il clarifie notamment la règle de concordance entre la demande préalable, la réclamation et le recours indemnitaire, et détaille l'évaluation des préjudices matériel et moral, tant pour le fonctionnaire décédé que pour ses ayants droit, en tenant compte des prestations statutaires et de la responsabilité in solidum.
7 décembre 2017