1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 17 février 2017 (affaire T-811/14) porte sur un recours formé par Unilever contre une décision de l'EUIPO dans une procédure d'opposition concernant la marque figurative « Fair & Lovely ». Le Tribunal annule la décision de la chambre de recours pour violation du droit d'être entendu (article 75 du règlement n° 207/2009), celle-ci ayant fondé sa décision sur un motif juridique nouveau sans avoir préalablement invité les parties à présenter leurs observations. L'arrêt rappelle ainsi l'importance du respect des droits de la défense dans les procédures devant l'EUIPO et précise les conditions de la suspension de la procédure administrative.
17 février 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 17 février 2017 (affaire T-40/15) statue sur une action en responsabilité non contractuelle intentée par les sociétés ASPLA et Armando Álvarez contre l'Union européenne. Le Tribunal examine la recevabilité de la demande, notamment au regard de la prescription et du respect du délai raisonnable de jugement (article 47 de la Charte), et se prononce sur le préjudice matériel allégué, lié aux intérêts sur une amende non acquittée et aux frais de garantie bancaire, en vérifiant l'existence d'un lien de causalité. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions d'engagement de la responsabilité de l'UE pour durée excessive de la procédure juridictionnelle et la réparation du préjudice financier qui en découle.
17 février 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Hernández Zamora contre l'enregistrement de la marque verbale "Paloma". Il précise que, pour apprécier le risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, du règlement n° 207/2009, le caractère distinctif faible d'un élément figuratif (une colombe) dans la marque antérieure ne peut être invoqué pour établir un risque de confusion avec une marque verbale identique. En conséquence, le Tribunal juge qu'il n'existe pas de risque de confusion entre les signes en cause.
17 février 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Construlink contre la marque verbale "GATEWIT". Il précise que, pour apprécier le risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, les signes "GATEWIT" et "wit software" ne sont pas suffisamment similaires visuellement, phonétiquement ou conceptuellement. L'arrêt rappelle également que l'invocation d'une dénomination sociale antérieure sur le fondement de l'article 8, paragraphe 4, du même règlement nécessite de démontrer que son usage permet d'interdire l'usage d'une marque ultérieure en droit national, ce qui n'était pas établi en l'espèce.
17 février 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "juridiction nationale" au sens de l'article 267 TFUE. La Cour s'est déclarée incompétente pour répondre à une question préjudicielle posée par un greffier (Secretario Judicial) espagnol, estimant que celui-ci n'exerçait pas de fonctions juridictionnelles et ne présentait pas les garanties d'indépendance requises. En conséquence, le greffier ne peut pas être considéré comme une "juridiction" habilitée à saisir la Cour d'un renvoi préjudiciel.
16 février 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Jaguar Land Rover contre l'enregistrement de la marque verbale "Land Glider". Il précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement (CE) n° 207/2009, en jugeant que le titulaire de la marque antérieure "LAND ROVER" n'a pas démontré que l'usage de la marque demandée tirerait indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de sa marque, ni ne lui porterait préjudice.
16 février 2017
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 16 février 2017 (affaire T-513/15) rejette le recours de Gruppe Nymphenburg Consult contre le refus d'enregistrement de la marque verbale « Limbic® Map » par l'EUIPO. Le Tribunal confirme que ce signe est descriptif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009, car il désigne une méthode de cartographie des émotions, sans caractère distinctif pour les services de conseil en marketing et études de marché visés. Cette décision précise les critères d'appréciation du caractère descriptif pour les marques composées de termes scientifiques ou techniques.
16 février 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire C-219/15, l'étendue des obligations d'un organisme notifié dans le cadre du contrôle de conformité des dispositifs médicaux (directive 93/42/CEE). Elle juge que cet organisme n'est pas tenu de procéder à des inspections inopinées ou de vérifier la conformité réelle des produits par rapport aux données fournies par le fabricant, sauf en cas d'indices concrets de non-conformité. En conséquence, sa responsabilité extracontractuelle envers les patientes victimes d'implants mammaires défectueux n'est pas engagée en l'absence de tels indices.
16 février 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 février 2017 (affaire T-71/15) oppose Jaguar Land Rover à Nissan Jidosha concernant la demande de marque verbale "Land Glider". Le Tribunal a rejeté l'opposition de Jaguar Land Rover, estimant que, bien que la marque antérieure "LAND ROVER" jouisse d'une renommée pour les véhicules, le public pertinent n'établirait pas de lien entre les signes, faute de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle suffisante. Cette décision précise les conditions strictes de l'article 8, paragraphe 5, du règlement (CE) n° 207/2009, en rappelant que la renommée de la marque antérieure ne suffit pas à elle seule à caractériser un risque de profit indu ou de préjudice.
16 février 2017
Cet arrêt de la CJUE précise que le droit belge transposant la directive 86/653 sur les agents commerciaux ne peut être rendu applicable par une clause contractuelle de choix de loi lorsque l'agent est établi en Turquie. La Cour juge qu'une telle clause violerait l'accord d'association CEE-Turquie, qui exige l'application de la loi du lieu d'établissement de l'agent. En conséquence, le contrat d'agence commerciale entre un commettant belge et un agent turc échappe au régime protecteur de la directive.
16 février 2017
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 février 2017 (affaire T-706/14), a rejeté le recours de la société Holistic Innovation Institute contre la décision de l'Agence exécutive pour la recherche (REA) de ne pas la sélectionner pour participer aux projets de recherche ZONeSEC et Inachus, financés dans le cadre du 7e PCRD. Le Tribunal a confirmé la légalité de la procédure d'évaluation et de sélection des projets, estimant que la REA n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation. Cet arrêt rappelle l'étendue du contrôle juridictionnel sur les décisions des agences exécutives en matière de sélection de projets de recherche et les conditions strictes d'engagement de leur responsabilité.
16 février 2017
L'arrêt C-578/16 PPU de la CJUE précise que le transfert d'un demandeur d'asile gravement malade vers l'État membre responsable de sa demande (règlement Dublin III) est interdit s'il existe un risque réel et avéré de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte, même en l'absence de défaillances systémiques dans l'État de destination. L'État membre procédant au transfert doit évaluer concrètement l'impact de ce transfert sur l'état de santé du demandeur et ne peut l'effectuer que si des garanties suffisantes sont apportées pour éviter une détérioration grave et irréversible de son état.
16 février 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2011/7/UE s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le paiement immédiat du principal d'une créance due par un pouvoir public à la renonciation par le créancier aux intérêts de retard et à l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Une telle condition prive d'effet utile les droits conférés au créancier par la directive, en le contraignant à un choix entre un paiement rapide et l'exercice de ses droits.
16 février 2017
L'arrêt Lubrizol France/Conseil (T-191/14) du Tribunal de l'UE précise les conditions de la procédure d'objection à l'encontre des suspensions tarifaires autonomes. Il juge que le Conseil ne peut refuser une suspension au seul motif que le produit est équivalent à un autre déjà suspendu, sans examiner les preuves d'équivalence et respecter la procédure contradictoire prévue par le règlement de base. Cette décision encadre strictement le pouvoir d'appréciation des institutions dans la gestion des suspensions tarifaires.
16 février 2017
Le Tribunal de l'UE a annulé les décisions de l'EUIPO concernant la validité de dessins ou modèles communautaires de thermosiphons pour radiateurs. Il a notamment précisé que la composition de la chambre de recours doit respecter le principe d'impartialité garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux, et que l'EUIPO doit assurer une exécution correcte des arrêts d'annulation. L'arrêt rappelle également les conditions d'appréciation du caractère individuel d'un dessin ou modèle au regard de l'état de l'art antérieur.
16 février 2017
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO qui avait invalidé un dessin ou modèle communautaire de radiateur pour défaut de caractère individuel. L'arrêt précise que, dans le cadre de la réexécution d'un arrêt d'annulation, l'EUIPO doit respecter le droit d'être entendu en invitant les parties à produire de nouvelles preuves et observations, notamment sur la saturation de l'état de l'art. Cette décision clarifie les obligations procédurales de l'Office après une annulation juridictionnelle, en matière de preuve du caractère individuel d'un dessin ou modèle.
16 février 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 février 2017 (affaire T-145/15) rejette le recours de la Roumanie contre la Commission européenne, qui avait appliqué des corrections financières forfaitaires au titre du FEAGA et du Feader en raison de lacunes dans les contrôles des mesures liées à la surface. Le Tribunal confirme que la Commission peut imposer de telles corrections sans démontrer un préjudice précis pour le budget de l'Union, dès lors que les contrôles clés sont inexistants ou défaillants, et juge que la motivation et le principe de proportionnalité ont été respectés. Cette décision rappelle aux États membres l'importance de la fiabilité de leurs systèmes de gestion et de contrôle pour éviter des pénalités financières.
16 février 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal dans l'affaire Brandconcern/EUIPO, concernant la marque verbale LAMBRETTA. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque dans le cadre d'une demande en déchéance partielle, et confirme que la communication n° 2/12 du président de l'EUIPO ne peut limiter dans le temps les effets d'un arrêt de la Cour. Cette décision clarifie l'étendue du contrôle juridictionnel sur les pratiques administratives de l'EUIPO en matière de preuve d'usage.
16 février 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 février 2017 (affaire T-513/15) annule la décision de l'EUIPO qui refusait l'enregistrement de la marque verbale "Limbic® Map" comme marque de l'Union européenne. Le Tribunal juge que cette marque n'est pas descriptive au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009, car elle ne constitue pas une désignation nécessaire ou usuelle pour désigner une caractéristique des produits ou services visés, mais une combinaison de termes suffisamment arbitraire et distinctive. Cette décision précise les conditions d'appréciation du caractère descriptif d'une marque composée d'éléments scientifiques ou techniques.
16 février 2017
Dans l'arrêt IOS Finance (C-555/14), la CJUE a jugé que la directive 2011/7/UE s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le paiement immédiat du principal d'une créance détenue par une entreprise privée contre un pouvoir public à la renonciation aux intérêts de retard et à l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Une telle condition prive d'effet utile le droit du créancier à ces compensations, en dissuadant le recouvrement effectif des sommes dues au titre du retard de paiement.
16 février 2017