1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-488/16 P précise les conditions d'appréciation du caractère descriptif et de l'absence de caractère distinctif d'une marque verbale, en l'espèce "NEUSCHWANSTEIN", au regard de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (CE) n° 207/2009. La Cour confirme qu'une marque peut être considérée comme descriptive d'une indication de provenance géographique lorsqu'elle est perçue par le public pertinent comme renvoyant à un lieu célèbre, et non comme une indication de l'origine commerciale des produits. En outre, l'arrêt rappelle que la mauvaise foi du demandeur, au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous b), doit être appréciée au regard de l'intention de ce dernier au moment du dépôt, notamment s'il savait ou aurait dû savoir que la marque était descriptive.
6 septembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait validé la décision de la Commission refusant de financer certaines dépenses tchèques au titre du FEAGA. L'affaire portait sur l'interprétation de la notion de "restructuration des vignobles" au sens du règlement n° 479/2008, la Cour précisant que cette notion inclut des opérations de reconversion variétale et d'amélioration des techniques de gestion, sans exiger un changement fondamental de la structure du vignoble. Cet arrêt clarifie les conditions d'éligibilité des aides pour le secteur vitivinicole et limite la marge d'appréciation de la Commission dans le contrôle des dépenses agricoles.
6 septembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la banque iranienne Bank Mellat avait perdu son intérêt à agir contre les mesures restrictives sectorielles (restrictions aux transferts de fonds) qui lui étaient appliquées, dès lors que ces mesures avaient été abrogées en cours d'instance suite à la mise en œuvre du plan d'action global commun sur le nucléaire iranien. L'arrêt précise que l'abrogation du régime litigieux fait disparaître l'intérêt à agir, même si la banque avait initialement subi un préjudice, car l'objet du recours (l'annulation des mesures) n'a plus d'effet utile pour l'avenir. Cette décision rappelle l'importance de l'actualité de l'intérêt à agir dans le contentieux de l'annulation des actes de l'Union.
6 septembre 2018
6 septembre 2018
Dans l'arrêt Catlin Europe SE (C-21/17), la Cour de justice de l'Union européenne précise que le règlement (CE) n° 1393/2007 relatif à la signification et à la notification des actes s'applique à la procédure européenne d'injonction de payer. Elle juge que l'absence du formulaire type informant le destinataire de son droit de refuser un acte non traduit, conformément à l'article 8 dudit règlement, entraîne l'irrégularité de la notification, ce qui peut justifier un réexamen de l'injonction de payer européenne même après l'expiration du délai d'opposition.
6 septembre 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que les certificats A1 délivrés par l'État membre d'origine conservent leur caractère contraignant pour l'État membre d'accueil, même s'ils ont été émis à tort et après que ce dernier a déjà reconnu l'assujettissement des travailleurs à son propre régime de sécurité sociale. La Cour encadre également la notion de "remplacement" au sens du règlement (CE) n° 883/2004, excluant du détachement le cas où un travailleur est envoyé pour occuper un poste précédemment pourvu par un autre travailleur détaché.
6 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise l'étendue du contrôle de l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) concernant l'expérience professionnelle des candidats à un concours général. Il juge que l'EPSO doit procéder à une vérification concrète et individualisée de chaque expérience déclarée, sans se limiter à un contrôle formel de la durée. L'arrêt rappelle également l'obligation de motivation des décisions de non-admission et le principe d'égalité de traitement entre candidats.
5 septembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-671/16) précise la nature et l'étendue du contrôle que l'EPSO doit exercer sur l'expérience professionnelle des candidats lors d'un concours général. Il rappelle que l'EPSO ne peut se contenter d'une vérification formelle des diplômes et doit procéder à un examen concret de la durée et de la nature des fonctions exercées pour vérifier le respect des conditions d'admission. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de non-admission au concours, estimant que l'EPSO avait commis une erreur manifeste d'appréciation et violé l'obligation de motivation en excluant le requérant sans avoir dûment pris en compte l'ensemble de son expérience professionnelle.
5 septembre 2018
La Cour de justice confirme que l'accès aux documents préparatoires (analyse d'impact, projet et avis du comité) dans le cadre d'initiatives législatives environnementales peut être refusé sur la base d'une présomption générale de protection du processus décisionnel, même après la divulgation des documents en cours d'instance. L'intérêt à agir du demandeur persiste néanmoins pour contester la légalité du refus initial. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents en matière environnementale et la portée de l'exception relative à la protection du processus décisionnel.
4 septembre 2018
Dans l'arrêt ClientEarth/Commission (C-57/16 P), la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que la divulgation en cours d'instance des documents demandés ne fait pas automatiquement disparaître l'intérêt à agir du requérant, notamment pour éviter la répétition d'un refus illégal. La Cour a également précisé que la Commission ne peut opposer une présomption générale de confidentialité à l'ensemble des documents préparatoires à des initiatives législatives dans le domaine environnemental, et doit procéder à un examen concret et individualisé de chaque document pour justifier un refus d'accès fondé sur la protection du processus décisionnel.
4 septembre 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions d'application de la directive 2001/23/CE en cas de succession de prestataires de services sur un marché public. Il juge que la reprise d'un marché de gestion d'une académie de musique, après une interruption d'activité entre deux années scolaires, peut constituer un transfert d'entreprise si l'entité économique conserve son identité. Il précise également que le licenciement du travailleur par le premier adjudicataire avant la fin du marché peut être prohibé s'il est motivé par le transfert, sauf s'il repose sur des raisons économiques, techniques ou d'organisation autonomes.
7 août 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2001/23/CE sur le maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d'entreprise s'applique lorsqu'un marché public de services (gestion d'une académie de musique) est attribué à un nouveau prestataire après la cessation d'activité du précédent, même s'il existe une interruption entre les deux contrats. Le transfert est caractérisé par la reprise d'une entité économique conservant son identité, et les licenciements intervenus avant le transfert pour des motifs économiques, techniques ou d'organisation peuvent être exclus de l'interdiction de licenciement liée au transfert, sous réserve de leur justification objective.
7 août 2018
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-52/17) du 7 août 2018 précise, dans le cadre du renvoi préjudiciel autrichien, que les États membres peuvent imposer des intérêts de retard en cas de dépassement des limites aux grands risques prévues par le règlement (UE) n° 575/2013, même si la directive 2013/36/UE ne prévoit pas cette sanction spécifique. Il clarifie également la répartition des compétences entre la Banque centrale européenne et les autorités nationales dans le cadre de la procédure de surveillance prudentielle, en précisant que l'autorité nationale reste compétente pour infliger de telles sanctions tant que la BCE n'a pas formellement engagé la procédure.
7 août 2018
Dans l'arrêt TGE Gas Engineering (C-16/17), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de naissance du droit à déduction de la TVA pour une succursale située dans un État membre, lorsque les services taxés en amont sont facturés à son siège social établi dans un autre État membre. La Cour juge que le droit à déduction appartient à la succursale si les opérations imposables en aval sont réalisées par elle, et ce même si la facture est adressée au siège, à condition que la succursale soit le véritable destinataire des services et les utilise pour ses opérations taxées. Cet arrêt clarifie ainsi les modalités d'exercice du droit à déduction dans les situations transfrontalières intra-groupe.
7 août 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de mise en œuvre des obligations d’efficacité énergétique prévues par la directive 2012/27/UE. Il valide le système espagnol de Fonds national pour l’efficacité énergétique, en tant que mesure alternative aux obligations individuelles, et confirme que les États membres peuvent désigner les distributeurs ou les entreprises de vente d’énergie au détail comme parties obligées à contribuer financièrement à ce fonds. La Cour encadre toutefois cette faculté en exigeant que la contribution soit proportionnée et que le mécanisme garantisse l’atteinte des objectifs d’économies d’énergie.
7 août 2018
7 août 2018
Dans l'arrêt C-561/16, la Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 2012/27/UE relative à l'efficacité énergétique. Elle précise que les États membres peuvent désigner les distributeurs d'énergie et les entreprises de vente d'énergie au détail comme "parties obligées" et leur imposer une contribution financière à un fonds national pour l'efficacité énergétique, cette contribution constituant une "autre mesure de politique publique" alternative aux obligations d'économies d'énergie. La Cour valide ainsi le mécanisme espagnol de financement de l'efficacité énergétique par une obligation de contribution pesant sur les opérateurs énergétiques.
7 août 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats de prêt conclus avec des consommateurs, y compris après cession de créance. Elle établit les critères d'appréciation du caractère abusif d'une clause fixant le taux des intérêts moratoires et détermine les conséquences juridiques de cette qualification pour le professionnel.
7 août 2018
Cette prise de position de l'avocat général Kokott examine la compatibilité entre le mandat d'arrêt européen et les conventions d'extradition antérieures. Elle conclut qu'un État membre peut appliquer une convention d'extradition bilatérale antérieure au 1er janvier 2004, même si elle n'est entrée en vigueur dans cet État qu'après cette date, pour traiter une demande d'extradition émanant d'un État tiers. Cette interprétation clarifie les limites temporelles du régime du mandat d'arrêt européen.
6 août 2018
Ces conclusions de l'avocat général portent sur l'utilisation d'écoutes téléphoniques comme preuve dans une procédure pénale pour fraude à la TVA. L'avocat général examine si le droit de l'Union, notamment l'article 325 TFUE et la protection des intérêts financiers de l'UE, impose aux États membres de ne pas appliquer une règle nationale interdisant l'utilisation de preuves obtenues illégalement lorsque cette interdiction compromet la répression effective des infractions graves. Il s'interroge sur la conciliation entre le principe d'effectivité du droit de l'Union et les garanties procédurales nationales.
25 juillet 2018