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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

1 288

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62016CA0488

Affaire C-488/16 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 6 septembre 2018 — Bundesverband Souvenir — Geschenke — Ehrenpreise eV / Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), Freistaat Bayern (Pourvoi — Marque de l’Union européenne — Procédure de nullité — Marque verbale NEUSCHWANSTEIN — Règlement (CE) no 207/2009 — Article 7, paragraphe 1, sous b) et c) — Motifs absolus de refus — Caractère descriptif — Indication de provenance géographique — Caractère distinctif — Article 52, paragraphe 1, sous b) — Mauvaise foi)

L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-488/16 P précise les conditions d'appréciation du caractère descriptif et de l'absence de caractère distinctif d'une marque verbale, en l'espèce "NEUSCHWANSTEIN", au regard de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (CE) n° 207/2009. La Cour confirme qu'une marque peut être considérée comme descriptive d'une indication de provenance géographique lorsqu'elle est perçue par le public pertinent comme renvoyant à un lieu célèbre, et non comme une indication de l'origine commerciale des produits. En outre, l'arrêt rappelle que la mauvaise foi du demandeur, au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous b), doit être appréciée au regard de l'intention de ce dernier au moment du dépôt, notamment s'il savait ou aurait dû savoir que la marque était descriptive.

6 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0004

Affaire C-4/17 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 6 septembre 2018 — République tchèque / Commission européenne (Pourvoi — Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et — Dépenses éligibles au financement de l’Union européenne — Dépenses effectuées par la République tchèque — Règlement (CE) n° 479/2008 — Article 11, paragraphe 3 — Notion de «restructuration des vignobles»)

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait validé la décision de la Commission refusant de financer certaines dépenses tchèques au titre du FEAGA. L'affaire portait sur l'interprétation de la notion de "restructuration des vignobles" au sens du règlement n° 479/2008, la Cour précisant que cette notion inclut des opérations de reconversion variétale et d'amélioration des techniques de gestion, sans exiger un changement fondamental de la structure du vignoble. Cet arrêt clarifie les conditions d'éligibilité des aides pour le secteur vitivinicole et limite la marge d'appréciation de la Commission dans le contrôle des dépenses agricoles.

6 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0430

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 6 septembre 2018.#Bank Mellat contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Lutte contre la prolifération nucléaire – Mesures restrictives prises à l’encontre de la République islamique d’Iran – Mesures sectorielles – Restrictions aux transferts de fonds impliquant des établissements financiers iraniens – Renforcement des restrictions – Régime litigieux issu des dispositions de la décision 2012/635/PESC et du règlement (UE) no 1263/2012 – Mise en œuvre du plan d’action global commun sur la question du nucléaire iranien – Levée de toutes les mesures restrictives de l’Union européenne liées à cette question – Abrogation du régime litigieux en cours d’instance devant le Tribunal de l’Union européenne – Incidence sur l’intérêt à agir devant le Tribunal – Absence de persistance de l’intérêt à agir.#Affaire C-430/16 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la banque iranienne Bank Mellat avait perdu son intérêt à agir contre les mesures restrictives sectorielles (restrictions aux transferts de fonds) qui lui étaient appliquées, dès lors que ces mesures avaient été abrogées en cours d'instance suite à la mise en œuvre du plan d'action global commun sur le nucléaire iranien. L'arrêt précise que l'abrogation du régime litigieux fait disparaître l'intérêt à agir, même si la banque avait initialement subi un préjudice, car l'objet du recours (l'annulation des mesures) n'a plus d'effet utile pour l'avenir. Cette décision rappelle l'importance de l'actualité de l'intérêt à agir dans le contentieux de l'annulation des actes de l'Union.

6 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0488

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0488

6 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0021

Affaire C-21/17: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 6 septembre 2018 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší soud České republiky — République tchèque) — Catlin Europe SE / O.K. Trans Praha spol. s r. o. (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile et commerciale — Procédure européenne d’injonction de payer — Règlement (CE) no 1896/2006 — Délivrance d’une injonction de payer conjointement avec la demande d’injonction — Absence de traduction de la demande d’injonction — Injonction de payer européenne déclarée exécutoire — Demande de réexamen postérieurement à l’expiration du délai d’opposition — Signification et notification des actes judiciaires et extrajudiciaires — Règlement (CE) no 1393/2007 — Applicabilité — Article 8 et annexe II — Information du destinataire du droit de refuser la réception d’un acte introductif d’instance non traduit — Absence du formulaire type — Conséquences)

Dans l'arrêt Catlin Europe SE (C-21/17), la Cour de justice de l'Union européenne précise que le règlement (CE) n° 1393/2007 relatif à la signification et à la notification des actes s'applique à la procédure européenne d'injonction de payer. Elle juge que l'absence du formulaire type informant le destinataire de son droit de refuser un acte non traduit, conformément à l'article 8 dudit règlement, entraîne l'irrégularité de la notification, ce qui peut justifier un réexamen de l'injonction de payer européenne même après l'expiration du délai d'opposition.

6 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0527

Arrêt de la Cour (première chambre) du 6 septembre 2018.#Salzburger Gebietskrankenkasse et Bundesminister für Arbeit, Soziales und Konsumentenschutz contre Alpenrind GmbH e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Verwaltungsgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale – Règlement (CE) no 987/2009 – Articles 5 et 19, paragraphe 2 – Travailleurs détachés dans un État membre autre que celui dans lequel l’employeur exerce normalement ses activités – Délivrance de certificats A 1 par l’État membre d’origine après la reconnaissance par l’État membre d’accueil de l’assujettissement des travailleurs à son régime de sécurité sociale – Avis de la commission administrative – Émission à tort des certificats A 1 – Constat – Caractère contraignant et effet rétroactif de ces certificats – Règlement (CE) no 883/2004 – Législation applicable – Article 12, paragraphe 1 – Notion d’une personne “envoyée en remplacement d’une autre personne”.#Affaire C-527/16.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que les certificats A1 délivrés par l'État membre d'origine conservent leur caractère contraignant pour l'État membre d'accueil, même s'ils ont été émis à tort et après que ce dernier a déjà reconnu l'assujettissement des travailleurs à son propre régime de sécurité sociale. La Cour encadre également la notion de "remplacement" au sens du règlement (CE) n° 883/2004, excluant du détachement le cas où un travailleur est envoyé pour occuper un poste précédemment pourvu par un autre travailleur détaché.

6 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0671

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 5 septembre 2018.#Vincent Villeneuve contre Commission européenne.#Fonction publique – Recrutement – Concours général – Avis de concours EPSO/AD/303/15 (AD 7) – Vérification par l’EPSO des conditions d’admission au concours – Expérience professionnelle d’une durée inférieure à la durée minimale requise – Nature du contrôle de la condition d’admission liée à l’expérience professionnelle – Obligation de motivation – Erreur manifeste d’appréciation du jury de concours – Égalité de traitement.#Affaire T-671/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise l'étendue du contrôle de l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) concernant l'expérience professionnelle des candidats à un concours général. Il juge que l'EPSO doit procéder à une vérification concrète et individualisée de chaque expérience déclarée, sans se limiter à un contrôle formel de la durée. L'arrêt rappelle également l'obligation de motivation des décisions de non-admission et le principe d'égalité de traitement entre candidats.

5 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0671

Affaire T-671/16: Arrêt du Tribunal du 5 septembre 2018 — Villeneuve/Commission («Fonction publique — Recrutement — Concours général — Avis de concours EPSO/AD/303/15 (AD 7) — Vérification par l’EPSO des conditions d’admission au concours — Expérience professionnelle d’une durée inférieure à la durée minimale requise — Nature du contrôle de la condition d’admission liée à l’expérience professionnelle — Obligation de motivation — Erreur manifeste d’appréciation du jury de concours — Égalité de traitement»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-671/16) précise la nature et l'étendue du contrôle que l'EPSO doit exercer sur l'expérience professionnelle des candidats lors d'un concours général. Il rappelle que l'EPSO ne peut se contenter d'une vérification formelle des diplômes et doit procéder à un examen concret de la durée et de la nature des fonctions exercées pour vérifier le respect des conditions d'admission. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de non-admission au concours, estimant que l'EPSO avait commis une erreur manifeste d'appréciation et violé l'obligation de motivation en excluant le requérant sans avoir dûment pris en compte l'ensemble de son expérience professionnelle.

5 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0057

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 septembre 2018.#ClientEarth contre Commission européenne.#Pourvoi – Accès aux documents des institutions de l’Union européenne – Règlement (CE) no 1049/2001 – Règlement (CE) no 1367/2006 – Rapport d’analyse d’impact, projet de rapport d’analyse d’impact et avis du comité d’analyse d’impact – Initiatives législatives dans le domaine environnemental – Refus d’accès – Divulgation des documents demandés en cours d’instance – Persistance de l’intérêt à agir – Exception relative à la protection du processus décisionnel en cours d’une institution de l’Union – Présomption générale.#Affaire C-57/16 P.

La Cour de justice confirme que l'accès aux documents préparatoires (analyse d'impact, projet et avis du comité) dans le cadre d'initiatives législatives environnementales peut être refusé sur la base d'une présomption générale de protection du processus décisionnel, même après la divulgation des documents en cours d'instance. L'intérêt à agir du demandeur persiste néanmoins pour contester la légalité du refus initial. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents en matière environnementale et la portée de l'exception relative à la protection du processus décisionnel.

4 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0057

Affaire C-57/16 P: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 septembre 2018 — ClientEarth / Commission européenne (Pourvoi — Accès aux documents des institutions de l’Union européenne — Règlement (CE) no 1049/2001 — Règlement (CE) no 1367/2006 — Rapport d’analyse d’impact, projet de rapport d’analyse d’impact et avis du comité d’analyse d’impact — Initiatives législatives dans le domaine environnemental — Refus d’accès — Divulgation des documents demandés en cours d’instance — Persistance de l’intérêt à agir — Exception relative à la protection du processus décisionnel en cours d’une institution de l’Union — Présomption générale)

Dans l'arrêt ClientEarth/Commission (C-57/16 P), la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que la divulgation en cours d'instance des documents demandés ne fait pas automatiquement disparaître l'intérêt à agir du requérant, notamment pour éviter la répétition d'un refus illégal. La Cour a également précisé que la Commission ne peut opposer une présomption générale de confidentialité à l'ensemble des documents préparatoires à des initiatives législatives dans le domaine environnemental, et doit procéder à un examen concret et individualisé de chaque document pour justifier un refus d'accès fondé sur la protection du processus décisionnel.

4 septembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0472

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 août 2018.#Jorge Luís Colino Sigüenza contre Ayuntamiento de Valladolid e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Superior de Justicia de Castilla y León.#Renvoi préjudiciel – Directive 2001/23/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 1 – Transferts d’entreprises – Maintien des droits des travailleurs – Marché de services portant sur la gestion d’une académie de musique communale – Cessation de l’activité du premier adjudicataire avant la fin de l’année scolaire en cours et désignation d’un nouvel adjudicataire au début de l’année scolaire suivante – Article 4, paragraphe 1 – Interdiction des licenciements motivés par un transfert – Exception – Licenciements intervenant pour des raisons économiques, techniques ou d’organisation impliquant des changements sur le plan de l’emploi – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 47.#Affaire C-472/16.

Cet arrêt de la CJUE précise les conditions d'application de la directive 2001/23/CE en cas de succession de prestataires de services sur un marché public. Il juge que la reprise d'un marché de gestion d'une académie de musique, après une interruption d'activité entre deux années scolaires, peut constituer un transfert d'entreprise si l'entité économique conserve son identité. Il précise également que le licenciement du travailleur par le premier adjudicataire avant la fin du marché peut être prohibé s'il est motivé par le transfert, sauf s'il repose sur des raisons économiques, techniques ou d'organisation autonomes.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0472

Affaire C-472/16: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 août 2018 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Castilla y León — Espagne) — Jorge Luis Colino Sigüenza / Ayuntamiento de Valladolid e.a. (Renvoi préjudiciel — Directive 2001/23/CE — Champ d’application — Article 1er, paragraphe 1 — Transferts d’entreprises — Maintien des droits des travailleurs — Marché de services portant sur la gestion d’une académie de musique communale — Cessation de l’activité du premier adjudicataire avant la fin de l’année scolaire en cours et désignation d’un nouvel adjudicataire au début de l’année scolaire suivante — Article 4, paragraphe 1 — Interdiction des licenciements motivés par un transfert — Exception — Licenciements intervenant pour des raisons économiques, techniques ou d’organisation impliquant des changements sur le plan de l’emploi — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 47)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2001/23/CE sur le maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d'entreprise s'applique lorsqu'un marché public de services (gestion d'une académie de musique) est attribué à un nouveau prestataire après la cessation d'activité du précédent, même s'il existe une interruption entre les deux contrats. Le transfert est caractérisé par la reprise d'une entité économique conservant son identité, et les licenciements intervenus avant le transfert pour des motifs économiques, techniques ou d'organisation peuvent être exclus de l'interdiction de licenciement liée au transfert, sous réserve de leur justification objective.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0052

Affaire C-52/17: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 août 2018 (demande de décision préjudicielle du Bundesverwaltungsgericht — Autriche) — VTB Bank (Austria) AG / Finanzmarktaufsichtsbehörde (Renvoi préjudiciel — Rapprochement des législations — Directive 2013/36/UE — Articles 64, 65 et 67 — Règlement (UE) no 575/2013 — Article 395, paragraphes 1 et 5 — Surveillance des établissements de crédit — Pouvoirs de surveillance et de sanction — Limites aux grands risques — Réglementation d’un État membre prévoyant l’imposition d’intérêts en cas de dépassement de ces limites — Règlement (UE) no 468/2014 — Article 48 — Répartition des compétences entre la Banque centrale européenne (BCE) et les autorités nationales — Procédure de surveillance prudentielle formellement engagée)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-52/17) du 7 août 2018 précise, dans le cadre du renvoi préjudiciel autrichien, que les États membres peuvent imposer des intérêts de retard en cas de dépassement des limites aux grands risques prévues par le règlement (UE) n° 575/2013, même si la directive 2013/36/UE ne prévoit pas cette sanction spécifique. Il clarifie également la répartition des compétences entre la Banque centrale européenne et les autorités nationales dans le cadre de la procédure de surveillance prudentielle, en précisant que l'autorité nationale reste compétente pour infliger de telles sanctions tant que la BCE n'a pas formellement engagé la procédure.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0016

Affaire C-16/17: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 août 2018 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Arbitral Tributário (Centro de Arbitragem Administrativa — CAAD) — Portugal) — TGE Gas Engineering GmbH — Sucursal em Portugal / Autoridade Tributária e Aduaneira (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Déduction de la taxe payée en amont — Naissance et étendue du droit à déduction)

Dans l'arrêt TGE Gas Engineering (C-16/17), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de naissance du droit à déduction de la TVA pour une succursale située dans un État membre, lorsque les services taxés en amont sont facturés à son siège social établi dans un autre État membre. La Cour juge que le droit à déduction appartient à la succursale si les opérations imposables en aval sont réalisées par elle, et ce même si la facture est adressée au siège, à condition que la succursale soit le véritable destinataire des services et les utilise pour ses opérations taxées. Cet arrêt clarifie ainsi les modalités d'exercice du droit à déduction dans les situations transfrontalières intra-groupe.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0561

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 7 août 2018.#Saras Energía SA contre Administración del Estado.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Supremo.#Renvoi préjudiciel – Directive 2012/27/UE – Article 7, paragraphes 1, 4 et 9 – Article 20, paragraphes 4 et 6 – Promotion de l’efficacité énergétique – Mécanisme d’obligations en matière d’efficacité énergétique – Autres mesures de politique publique – Fonds national pour l’efficacité énergétique – Établissement d’un tel fonds comme mesure principale d’exécution des obligations en matière d’efficacité énergétique – Obligation de contribution – Désignation des parties obligées – Distributeurs d’énergie et/ou entreprises de vente d’énergie au détail.#Affaire C-561/16.

Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de mise en œuvre des obligations d’efficacité énergétique prévues par la directive 2012/27/UE. Il valide le système espagnol de Fonds national pour l’efficacité énergétique, en tant que mesure alternative aux obligations individuelles, et confirme que les États membres peuvent désigner les distributeurs ou les entreprises de vente d’énergie au détail comme parties obligées à contribuer financièrement à ce fonds. La Cour encadre toutefois cette faculté en exigeant que la contribution soit proportionnée et que le mécanisme garantisse l’atteinte des objectifs d’économies d’énergie.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0096

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0096

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0561

Affaire C-561/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 7 août 2018 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Supremo — Espagne) — Saras Energía SA / Administración del Estado (Renvoi préjudiciel — Directive 2012/27/UE — Article 7, paragraphes 1, 4 et 9 — Article 20, paragraphes 4 et 6 — Promotion de l’efficacité énergétique — Mécanisme d’obligations en matière d’efficacité énergétique — Autres mesures de politique publique — Fonds national pour l’efficacité énergétique — Établissement d’un tel fonds comme mesure principale d’exécution des obligations en matière d’efficacité énergétique — Obligation de contribution — Désignation des parties obligées — Distributeurs d’énergie et/ou entreprises de vente d’énergie au détail)

Dans l'arrêt C-561/16, la Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 2012/27/UE relative à l'efficacité énergétique. Elle précise que les États membres peuvent désigner les distributeurs d'énergie et les entreprises de vente d'énergie au détail comme "parties obligées" et leur imposer une contribution financière à un fonds national pour l'efficacité énergétique, cette contribution constituant une "autre mesure de politique publique" alternative aux obligations d'économies d'énergie. La Cour valide ainsi le mécanisme espagnol de financement de l'efficacité énergétique par une obligation de contribution pesant sur les opérateurs énergétiques.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0096

Affaires jointes C-96/16 et C-94/17: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 7 août 2018 (demandes de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia n° 38 de Barcelona, Tribunal Supremo — Espagne) — Banco Santander, SA / Mahamadou Demba, Mercedes Godoy Bonet (C-96/16), Rafael Ramón Escobedo Cortés / Banco de Sabadell SA (C-94/17) (Renvoi préjudiciel — Directive 93/13/CEE — Clauses abusives — Champ d’application — Cession de créance — Contrat de prêt conclu avec un consommateur — Critères d’appréciation du caractère abusif d’une clause de ce contrat fixant le taux des intérêts moratoires — Conséquences de ce caractère)

La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats de prêt conclus avec des consommateurs, y compris après cession de créance. Elle établit les critères d'appréciation du caractère abusif d'une clause fixant le taux des intérêts moratoires et détermine les conséquences juridiques de cette qualification pour le professionnel.

7 août 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62008CP0296

Prise de position de l'avocat général Kokott présentée le 6 août 2008.#Ignacio Pedro Santesteban Goicoechea.#Demande de décision préjudicielle: Cour d’appel de Montpellier - France.#Coopération policière et judiciaire en matière pénale - Décision-cadre 2002/584/JAI - Articles 31 et 32 - Mandat d’arrêt européen et procédures de remise entre États membres - Possibilité, pour l’État d’exécution d’une demande d’extradition, d’appliquer une convention adoptée antérieurement au 1er janvier 2004, mais applicable, dans cet État, depuis une date postérieure.#Affaire C-296/08 PPU.

Cette prise de position de l'avocat général Kokott examine la compatibilité entre le mandat d'arrêt européen et les conventions d'extradition antérieures. Elle conclut qu'un État membre peut appliquer une convention d'extradition bilatérale antérieure au 1er janvier 2004, même si elle n'est entrée en vigueur dans cet État qu'après cette date, pour traiter une demande d'extradition émanant d'un État tiers. Cette interprétation clarifie les limites temporelles du régime du mandat d'arrêt européen.

6 août 2018

Détail →
Arrêt CJUE62016CC0310

Conclusions de l'avocat général M. M. Bobek, présentées le 25 juillet 2018.#Procédure pénale contre Petar Dzivev e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Spetsializiran nakazatelen sad.#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Protection des intérêts financiers de l’Union européenne – Article 325, paragraphe 1, TFUE – Convention relative à la protection des intérêts financiers des Communautés européennes – Procédure pénale concernant des infractions en matière de TVA – Principe d’effectivité – Administration des preuves – Écoutes téléphoniques – Autorisation accordée par une autorité judiciaire incompétente – Prise en compte de ces écoutes en tant qu’éléments de preuve – Réglementation nationale – Interdiction.#Affaire C-310/16.

Ces conclusions de l'avocat général portent sur l'utilisation d'écoutes téléphoniques comme preuve dans une procédure pénale pour fraude à la TVA. L'avocat général examine si le droit de l'Union, notamment l'article 325 TFUE et la protection des intérêts financiers de l'UE, impose aux États membres de ne pas appliquer une règle nationale interdisant l'utilisation de preuves obtenues illégalement lorsque cette interdiction compromet la répression effective des infractions graves. Il s'interroge sur la conciliation entre le principe d'effectivité du droit de l'Union et les garanties procédurales nationales.

25 juillet 2018

Détail →
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