1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
432 936
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par le Gouvernement de Gibraltar contre la décision de la Commission européenne relative au régime d'aides d'État concernant les exonérations fiscales sur les sociétés à Gibraltar. La décision souligne que Gibraltar, en tant que territoire dépendant de la Couronne britannique, n'est pas un État membre et ne peut donc pas agir en justice contre une décision de la Commission au titre de l'article 263 TFUE, faute de qualité pour agir. Cette ordonnance précise les limites de la recevabilité des recours en annulation pour les entités non étatiques.
27 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Grèce contre la Commission, confirmant la réduction du concours financier du FEOGA pour un programme opérationnel. L'arrêt précise que l'article 39 du règlement (CE) n° 1260/1999 constitue la base juridique appropriée pour les corrections financières, même après l'entrée en vigueur des règlements ultérieurs, en vertu des dispositions transitoires. Cette décision clarifie le régime applicable aux corrections financières pour les programmes relevant de l'ancienne période de programmation.
27 février 2019
27 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les conditions imposées par le Portugal lors de la reprivatisation de la compagnie aérienne TAP, notamment l'obligation de maintenir le siège et la direction effective dans le pays, ainsi que le centre opérationnel (hub) national, sont compatibles avec le droit de l'Union. Ces exigences sont justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général liées à la continuité des services publics et à la protection des intérêts économiques de l'État membre. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres peuvent, sous certaines conditions, imposer des restrictions à la liberté d'établissement dans le cadre de privatisations d'entreprises stratégiques.
27 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les conditions imposées par le Portugal lors de la reprivatisation de sa compagnie aérienne nationale, notamment l'obligation de maintenir le siège social et la direction effective dans le pays ainsi que le centre opérationnel (hub) national, sont conformes au droit de l'Union. Ces exigences, liées à la protection de la souveraineté et à la continuité des services publics, ne constituent pas une restriction disproportionnée à la liberté d'établissement garantie par le règlement (CE) n° 1008/2008.
27 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours d'un agent de la BEI contestant la réduction de sa rémunération après douze mois d'absence pour maladie non professionnelle, conformément à l'article 33 du règlement du personnel de la BEI. L'ordonnance précise que la procédure de reconnaissance de l'origine professionnelle de la maladie relève d'une procédure distincte et ne suspend pas l'application des règles sur la réduction de traitement. Cette décision confirme que les agents de la BEI sont soumis à un régime spécifique dérogatoire au statut des fonctionnaires de l'UE en matière de maintien du traitement en cas de maladie.
27 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'une ancienne employée de la Banque européenne d'investissement (BEI) contestant la réduction de sa rémunération après douze mois d'absence pour maladie non professionnelle, conformément à l'article 33 du règlement du personnel de la BEI. L'affaire précise les conditions de la procédure de reconnaissance de l'origine professionnelle d'une maladie et confirme la légalité de la diminution de traitement en cas d'absence prolongée pour cause non professionnelle. Cette ordonnance rappelle aux praticiens du droit français les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de la BEI en matière de gestion du personnel et l'importance de la distinction entre maladie professionnelle et non professionnelle dans le calcul des droits à rémunération.
27 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 1099/2009 n'impose pas l'étourdissement préalable des animaux lors de l'abattage rituel, mais que les États membres peuvent adopter des règles nationales plus strictes pour assurer un meilleur bien-être animal. Elle a également précisé que l'utilisation du logo biologique de l'UE est interdite pour les produits issus d'animaux abattus sans étourdissement préalable, car cette méthode n'est pas compatible avec les exigences de la production biologique. Cet arrêt clarifie ainsi les limites de la marge de manœuvre des États membres et les conditions d'utilisation du label bio pour les viandes issues d'abattages rituels.
26 février 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours du FC Barcelone contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le taux préférentiel d'impôt sur les sociétés accordé par l'Espagne à certains clubs de football professionnels ayant le statut d'entité à but non lucratif. Il confirme que ce régime fiscal constitue un avantage sélectif au sens de l'article 107 TFUE, sans que la liberté d'établissement ne puisse le justifier.
26 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Fútbol Club Barcelona contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le taux préférentiel d'impôt sur les sociétés accordé par l'Espagne à certains clubs de football professionnels ayant le statut d'entité à but non lucratif. L'arrêt confirme que ce régime fiscal constitue un avantage sélectif au sens de l'article 107 TFUE, car il n'est pas justifié par la nature ou l'économie du système fiscal espagnol. Cette décision précise les critères d'appréciation des avantages fiscaux sélectifs dans le secteur sportif et leur compatibilité avec le marché intérieur.
26 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé, dans cette affaire, que l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 2003/49/CE pour les paiements d'intérêts entre sociétés associées d'États membres différents peut être refusée en cas de montage artificiel constitutif d'un abus de droit. Elle précise qu'une société établie dans un État membre ne peut être considérée comme le "bénéficiaire effectif" des intérêts lorsqu'elle ne fait que les transiter vers une société située hors de l'Union européenne, sans substance économique réelle. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la nécessité de vérifier la réalité économique des montages transfrontaliers et autorise l'administration fiscale à appliquer la retenue à la source en présence d'un abus, même si les conditions formelles de la directive sont remplies.
26 février 2019
Dans les affaires jointes C-116/16 et C-117/16, la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a précisé les conditions d'application de l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 90/435/CEE (directive mère-filiale). Elle a jugé qu'une société ne peut être considérée comme le "bénéficiaire effectif" des dividendes lorsqu'elle agit comme un conduit artificiel, sans substance économique réelle, et reverse la quasi-totalité des sommes à une société située hors de l'UE. Cet arrêt confirme que les États membres peuvent refuser le bénéfice de la directive en cas de montage abusif, même en l'absence de disposition nationale spécifique de transposition de la clause anti-abus.
26 février 2019
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions d'application de la clause de *standstill* en matière de libre circulation des capitaux avec les pays tiers. Il juge que la réinstauration d'une réglementation nationale antérieure, après une modification intermédiaire, constitue une nouvelle restriction prohibée si elle est moins favorable que le régime en vigueur à la date limite fixée par le traité. En l'espèce, l'incorporation des revenus d'une société intermédiaire établie dans un pays tiers dans l'assiette imposable d'un résident fiscal allemand est analysée comme une restriction non justifiée.
26 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réinstauration d'une réglementation nationale antérieure, après une modification intermédiaire, constitue une nouvelle restriction à la libre circulation des capitaux avec les pays tiers, soumise à l'appréciation de sa compatibilité avec le droit de l'UE. En l'espèce, la législation allemande imposait l'incorporation des revenus d'une société intermédiaire établie dans un pays tiers dans l'assiette imposable d'un résident fiscal allemand, ce qui a été considéré comme une restriction non justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. Cet arrêt clarifie les conditions d'application de la clause de standstill pour les mouvements de capitaux avec les pays tiers et les limites des justifications possibles.
26 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 1099/2009, qui autorise l'abattage rituel sans étourdissement préalable, ne s'oppose pas à ce qu'un État membre impose, pour des raisons de bien-être animal, un étourdissement réversible et non létal lors de ces abattages. En revanche, un tel abattage avec étourdissement ne peut pas bénéficier du logo biologique de l'UE, car il n'est pas compatible avec les exigences du règlement (CE) n° 834/2007 relatives à la production biologique.
26 février 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser le bénéfice de l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 90/435/CEE (directive mère-filiale) en cas de montage considéré comme abusif. Il juge qu'une société intermédiaire établie dans l'UE, qui reverse la quasi-totalité des dividendes perçus à une société située hors de l'UE, ne peut être considérée comme le "bénéficiaire effectif" de ces dividendes, permettant ainsi à l'État de la filiale distributrice d'appliquer la retenue à la source. La décision consacre un critère matériel de l'abus de droit, fondé sur l'absence de substance économique réelle de l'intermédiaire, pour lutter contre les pratiques d'évasion fiscale.
26 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'accord sur la libre circulation des personnes entre l'UE et la Suisse s'oppose à une imposition immédiate des plus-values latentes sur des participations sociales lors du transfert du domicile d'un État membre vers la Suisse, alors qu'un tel transfert au sein de l'UE bénéficie d'un sursis de paiement. Cette décision étend le principe d'égalité de traitement aux ressortissants d'États membres transférant leur résidence fiscale en Suisse, en matière d'imposition des plus-values non réalisées.
26 février 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise la notion de "bénéficiaire effectif" des intérêts au sens de la directive 2003/49/CE. Il juge qu'une société intermédiaire établie dans l'UE, qui reverse la quasi-totalité des intérêts perçus à une société située hors de l'UE, ne peut être considérée comme le bénéficiaire effectif et ne peut donc prétendre à l'exonération de retenue à la source. En application de l'article 5 de la directive, les États membres peuvent refuser le bénéfice de la directive en cas de montage abusif, ce qui permet à l'État de la source d'imposer les intérêts.
26 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 90/435/CEE peut être refusée en cas de montage artificiel visant à bénéficier abusivement de cet avantage fiscal. Tel est le cas lorsqu'une société intermédiaire, établie dans un État membre, perçoit des dividendes d'une filiale pour les transférer quasi-intégralement à une société située hors de l'UE, sans activité économique réelle. Cette décision permet aux États membres de soumettre ces distributions à une retenue à la source, en application de la clause anti-abus de la directive.
26 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Athletic Club contre la décision de la Commission déclarant incompatible avec le marché intérieur l'aide d'État accordée par l'Espagne à certains clubs de football professionnel via un taux d'imposition préférentiel. L'arrêt confirme que ce régime fiscal constitue une aide sélective faussant la concurrence et affectant les échanges entre États membres, et précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation pour une entité infra-étatique.
26 février 2019