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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.

1 260

Total documents

432 936

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 431

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 207

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 549

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 358

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 110

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 281

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2019Effacer tout
Jurisprudence CJUE62016TB0783

Affaire T-783/16: Ordonnance du Tribunal du 27 février 2019 — Government of Gibraltar/Commission

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par le Gouvernement de Gibraltar contre la décision de la Commission européenne relative au régime d'aides d'État concernant les exonérations fiscales sur les sociétés à Gibraltar. La décision souligne que Gibraltar, en tant que territoire dépendant de la Couronne britannique, n'est pas un État membre et ne peut donc pas agir en justice contre une décision de la Commission au titre de l'article 263 TFUE, faute de qualité pour agir. Cette ordonnance précise les limites de la recevabilité des recours en annulation pour les entités non étatiques.

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0670

Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2019.#République hellénique contre Commission européenne.#Pourvoi – Fonds européen d’orientation et de garantie agricole (FEOGA) – Section “Orientation” – Réduction du concours financier – Règlement (CE) no 1260/1999 – Programme opérationnel – Corrections financières – Article 39 – Base juridique – Dispositions transitoires.#Affaire C-670/17 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Grèce contre la Commission, confirmant la réduction du concours financier du FEOGA pour un programme opérationnel. L'arrêt précise que l'article 39 du règlement (CE) n° 1260/1999 constitue la base juridique appropriée pour les corrections financières, même après l'entrée en vigueur des règlements ultérieurs, en vertu des dispositions transitoires. Cette décision clarifie le régime applicable aux corrections financières pour les programmes relevant de l'ancienne période de programmation.

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0563

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0563

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0563_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 27 février 2019.#Associação Peço a Palavra e.a. contre Conselho de Ministros.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Règlement (CE) no 1008/2008 – Société de transport aérien – Procédure de reprivatisation – Vente d’actions représentant jusqu’à 61 % du capital social – Conditions – Obligation de maintien du siège et de la direction effective dans un État membre – Obligations de service public – Obligation de maintien et de développement du centre opérationnel (hub) national existant.#Affaire C-563/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les conditions imposées par le Portugal lors de la reprivatisation de la compagnie aérienne TAP, notamment l'obligation de maintenir le siège et la direction effective dans le pays, ainsi que le centre opérationnel (hub) national, sont compatibles avec le droit de l'Union. Ces exigences sont justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général liées à la continuité des services publics et à la protection des intérêts économiques de l'État membre. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres peuvent, sous certaines conditions, imposer des restrictions à la liberté d'établissement dans le cadre de privatisations d'entreprises stratégiques.

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0563

Affaire C-563/17: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 27 février 2019 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal Administrativo — Portugal) — Associação Peço a Palavra e.a./Conselho de Ministros [Renvoi préjudiciel — Liberté d’établissement — Règlement (CE) no 1008/2008 — Société de transport aérien — Procédure de reprivatisation — Vente d’actions représentant jusqu’à 61 % du capital social — Conditions — Obligation de maintien du siège et de la direction effective dans un État membre — Obligations de service public — Obligation de maintien et de développement du centre opérationnel (hub) national existant]

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les conditions imposées par le Portugal lors de la reprivatisation de sa compagnie aérienne nationale, notamment l'obligation de maintenir le siège social et la direction effective dans le pays ainsi que le centre opérationnel (hub) national, sont conformes au droit de l'Union. Ces exigences, liées à la protection de la souveraineté et à la continuité des services publics, ne constituent pas une restriction disproportionnée à la liberté d'établissement garantie par le règlement (CE) n° 1008/2008.

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TB0870

Affaire T-870/16: Ordonnance du Tribunal du 27 février 2019 — Miserini Johansson/BEI («Fonction publique — Personnel de la BEI — Absence prolongée ou répétée pour cause de maladie ou d’accident autres que professionnels — Rémunération réduite après douze mois d’absence — Article 33 du règlement du personnel de la BEI — Procédure de reconnaissance de l’origine professionnelle de la maladie»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours d'un agent de la BEI contestant la réduction de sa rémunération après douze mois d'absence pour maladie non professionnelle, conformément à l'article 33 du règlement du personnel de la BEI. L'ordonnance précise que la procédure de reconnaissance de l'origine professionnelle de la maladie relève d'une procédure distincte et ne suspend pas l'application des règles sur la réduction de traitement. Cette décision confirme que les agents de la BEI sont soumis à un régime spécifique dérogatoire au statut des fonctionnaires de l'UE en matière de maintien du traitement en cas de maladie.

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TO0870

Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 27 février 2019.#Virna Miserini Johansson contre Banque européenne d'investissement.#Fonction publique – Personnel de la BEI – Absence prolongée ou répétée pour cause de maladie ou d’accident autres que professionnels – Rémunération réduite après douze mois d’absence – Article 33 du règlement du personnel de la BEI – Procédure de reconnaissance de l’origine professionnelle de la maladie.#Affaire T-870/16.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'une ancienne employée de la Banque européenne d'investissement (BEI) contestant la réduction de sa rémunération après douze mois d'absence pour maladie non professionnelle, conformément à l'article 33 du règlement du personnel de la BEI. L'affaire précise les conditions de la procédure de reconnaissance de l'origine professionnelle d'une maladie et confirme la légalité de la diminution de traitement en cas d'absence prolongée pour cause non professionnelle. Cette ordonnance rappelle aux praticiens du droit français les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de la BEI en matière de gestion du personnel et l'importance de la distinction entre maladie professionnelle et non professionnelle dans le calcul des droits à rémunération.

27 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0497_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#Oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) contre Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation e.a.#Renvoi préjudiciel – Article 13 TFUE – Bien-être des animaux – Règlement (CE) no 1099/2009 – Protection des animaux au moment de leur mise à mort – Méthodes particulières d’abattage prescrites par des rites religieux – Règlement (CE) no 834/2007 – Article 3 et article 14, paragraphe 1, sous b), viii) – Compatibilité avec la production biologique – Règlement (CE) no 889/2008 – Article 57, premier alinéa – Logo de production biologique de l’Union européenne.#Affaire C-497/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 1099/2009 n'impose pas l'étourdissement préalable des animaux lors de l'abattage rituel, mais que les États membres peuvent adopter des règles nationales plus strictes pour assurer un meilleur bien-être animal. Elle a également précisé que l'utilisation du logo biologique de l'UE est interdite pour les produits issus d'animaux abattus sans étourdissement préalable, car cette méthode n'est pas compatible avec les exigences de la production biologique. Cet arrêt clarifie ainsi les limites de la marge de manœuvre des États membres et les conditions d'utilisation du label bio pour les viandes issues d'abattages rituels.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0865_RES

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 26 février 2019.#Fútbol Club Barcelona contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide octroyée par les autorités espagnoles en faveur de certains clubs de football professionnel – Taux préférentiel d’imposition sur les revenus appliqué aux clubs autorisés à recourir au statut d’entité à but non lucratif – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur – Liberté d’établissement – Avantage.#Affaire T-865/16.

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours du FC Barcelone contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le taux préférentiel d'impôt sur les sociétés accordé par l'Espagne à certains clubs de football professionnels ayant le statut d'entité à but non lucratif. Il confirme que ce régime fiscal constitue un avantage sélectif au sens de l'article 107 TFUE, sans que la liberté d'établissement ne puisse le justifier.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0865

Affaire T-865/16: Arrêt du Tribunal du 26 février 2019 — Fútbol Club Barcelona/Commission («Aides d’État — Aide octroyée par les autorités espagnoles en faveur de certains clubs de football professionnel — Taux préférentiel d’imposition sur les revenus appliqué aux clubs autorisés à recourir au statut d’entité à but non lucratif — Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur — Liberté d’établissement — Avantage»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Fútbol Club Barcelona contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le taux préférentiel d'impôt sur les sociétés accordé par l'Espagne à certains clubs de football professionnels ayant le statut d'entité à but non lucratif. L'arrêt confirme que ce régime fiscal constitue un avantage sélectif au sens de l'article 107 TFUE, car il n'est pas justifié par la nature ou l'économie du système fiscal espagnol. Cette décision précise les critères d'appréciation des avantages fiscaux sélectifs dans le secteur sportif et leur compatibilité avec le marché intérieur.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0115_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#N Luxembourg 1 e.a. contre Skatteministeriet.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Régime fiscal commun applicable aux paiements d’intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d’États membres différents – Directive 2003/49/CE – Bénéficiaire effectif des intérêts et des redevances – Article 5 – Abus de droit – Société établie dans un État membre et versant à une société associée établie dans un autre État membre des intérêts, dont la totalité ou la quasi-totalité est ensuite transférée en dehors du territoire de l’Union européenne – Filiale soumise à une obligation de retenir l’impôt sur les intérêts à la source.#Affaires jointes C-115/16, C-118/16, C-119/16 et C-299/16.

La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé, dans cette affaire, que l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 2003/49/CE pour les paiements d'intérêts entre sociétés associées d'États membres différents peut être refusée en cas de montage artificiel constitutif d'un abus de droit. Elle précise qu'une société établie dans un État membre ne peut être considérée comme le "bénéficiaire effectif" des intérêts lorsqu'elle ne fait que les transiter vers une société située hors de l'Union européenne, sans substance économique réelle. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la nécessité de vérifier la réalité économique des montages transfrontaliers et autorise l'administration fiscale à appliquer la retenue à la source en présence d'un abus, même si les conditions formelles de la directive sont remplies.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0116

Affaires jointes C-116/16 et C-117/16: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 26 février 2019 (demandes de décision préjudiciellede l’Østre Landsret — Danemark) — Skatteministeriet/T Danmark (C-116/16), Y Denmark Aps (C-117/16) (Renvoi préjudiciel — Rapprochement des législations — Régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents — Directive 90/435/CEE — Exonération des bénéfices distribués par des sociétés d’un État membre à des sociétés d’autres États membres — Bénéficiaire effectif des bénéfices distribués — Abus de droit — Société établie dans un État membre et versant à une société associée établie dans un autre État membre des dividendes, dont la totalité ou la quasi-totalité est ensuite transférée en dehors du territoire de l’Union européenne — Filiale soumise à une obligation de retenir l’impôt sur les bénéfices à la source)

Dans les affaires jointes C-116/16 et C-117/16, la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a précisé les conditions d'application de l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 90/435/CEE (directive mère-filiale). Elle a jugé qu'une société ne peut être considérée comme le "bénéficiaire effectif" des dividendes lorsqu'elle agit comme un conduit artificiel, sans substance économique réelle, et reverse la quasi-totalité des sommes à une société située hors de l'UE. Cet arrêt confirme que les États membres peuvent refuser le bénéfice de la directive en cas de montage abusif, même en l'absence de disposition nationale spécifique de transposition de la clause anti-abus.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0135

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#X GmbH contre Finanzamt Stuttgart – Körperschaften.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Mouvements de capitaux entre les États membres et les pays tiers – Clause de standstill – Réglementation nationale d’un État membre concernant des sociétés intermédiaires établies dans des pays tiers – Modification de cette réglementation, suivie par la réinstauration de la réglementation antérieure – Revenus d’une société établie dans un pays tiers provenant de la détention de créances auprès d’une société établie dans un État membre – Incorporation de tels revenus dans l’assiette imposable d’un assujetti ayant sa résidence fiscale dans un État membre – Restriction à la libre circulation des capitaux – Justification.#Affaire C-135/17.

Cet arrêt de la CJUE précise les conditions d'application de la clause de *standstill* en matière de libre circulation des capitaux avec les pays tiers. Il juge que la réinstauration d'une réglementation nationale antérieure, après une modification intermédiaire, constitue une nouvelle restriction prohibée si elle est moins favorable que le régime en vigueur à la date limite fixée par le traité. En l'espèce, l'incorporation des revenus d'une société intermédiaire établie dans un pays tiers dans l'assiette imposable d'un résident fiscal allemand est analysée comme une restriction non justifiée.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0135_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#X GmbH contre Finanzamt Stuttgart – Körperschaften.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Mouvements de capitaux entre les États membres et les pays tiers – Clause de standstill – Réglementation nationale d’un État membre concernant des sociétés intermédiaires établies dans des pays tiers – Modification de cette réglementation, suivie par la réinstauration de la réglementation antérieure – Revenus d’une société établie dans un pays tiers provenant de la détention de créances auprès d’une société établie dans un État membre – Incorporation de tels revenus dans l’assiette imposable d’un assujetti ayant sa résidence fiscale dans un État membre – Restriction à la libre circulation des capitaux – Justification.#Affaire C-135/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réinstauration d'une réglementation nationale antérieure, après une modification intermédiaire, constitue une nouvelle restriction à la libre circulation des capitaux avec les pays tiers, soumise à l'appréciation de sa compatibilité avec le droit de l'UE. En l'espèce, la législation allemande imposait l'incorporation des revenus d'une société intermédiaire établie dans un pays tiers dans l'assiette imposable d'un résident fiscal allemand, ce qui a été considéré comme une restriction non justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. Cet arrêt clarifie les conditions d'application de la clause de standstill pour les mouvements de capitaux avec les pays tiers et les limites des justifications possibles.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0497

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#Oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) contre Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour administrative d'appel de Versailles.#Renvoi préjudiciel – Article 13 TFUE – Bien-être des animaux – Règlement (CE) no 1099/2009 – Protection des animaux au moment de leur mise à mort – Méthodes particulières d’abattage prescrites par des rites religieux – Règlement (CE) no 834/2007 – Article 3 et article 14, paragraphe 1, sous b), viii) – Compatibilité avec la production biologique – Règlement (CE) no 889/2008 – Article 57, premier alinéa – Logo de production biologique de l’Union européenne.#Affaire C-497/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 1099/2009, qui autorise l'abattage rituel sans étourdissement préalable, ne s'oppose pas à ce qu'un État membre impose, pour des raisons de bien-être animal, un étourdissement réversible et non létal lors de ces abattages. En revanche, un tel abattage avec étourdissement ne peut pas bénéficier du logo biologique de l'UE, car il n'est pas compatible avec les exigences du règlement (CE) n° 834/2007 relatives à la production biologique.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0116

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#Skatteministeriet contre T Danmark et Y Denmark Aps.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par l'Østre Landsret.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents – Directive 90/435/CEE – Exonération des bénéfices distribués par des sociétés d’un État membre à des sociétés d’autres États membres – Bénéficiaire effectif des bénéfices distribués – Abus de droit – Société établie dans un État membre et versant à une société associée établie dans un autre État membre des dividendes, dont la totalité ou la quasi-totalité est ensuite transférée en dehors du territoire de l’Union européenne – Filiale soumise à une obligation de retenir l’impôt sur les bénéfices à la source.#Affaires jointes C-116/16 et C-117/16.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser le bénéfice de l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 90/435/CEE (directive mère-filiale) en cas de montage considéré comme abusif. Il juge qu'une société intermédiaire établie dans l'UE, qui reverse la quasi-totalité des dividendes perçus à une société située hors de l'UE, ne peut être considérée comme le "bénéficiaire effectif" de ces dividendes, permettant ainsi à l'État de la filiale distributrice d'appliquer la retenue à la source. La décision consacre un critère matériel de l'abus de droit, fondé sur l'absence de substance économique réelle de l'intermédiaire, pour lutter contre les pratiques d'évasion fiscale.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0581

Affaire C-581/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Baden-Württemberg — Allemagne) — Martin Wächtler/Finanzamt Konstanz (Renvoi préjudiciel — Accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur la libre circulation des personnes — Transfert du lieu du domicile d’une personne physique d’un État membre vers la Suisse — Imposition des plus-values latentes afférentes aux parts d’une société — Fiscalité directe — Libre circulation des indépendants — Égalité de traitement)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'accord sur la libre circulation des personnes entre l'UE et la Suisse s'oppose à une imposition immédiate des plus-values latentes sur des participations sociales lors du transfert du domicile d'un État membre vers la Suisse, alors qu'un tel transfert au sein de l'UE bénéficie d'un sursis de paiement. Cette décision étend le principe d'égalité de traitement aux ressortissants d'États membres transférant leur résidence fiscale en Suisse, en matière d'imposition des plus-values non réalisées.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0115

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#N Luxembourg 1 e.a. contre Skatteministeriet.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par l'Østre Landsret et le Vestre Landsret.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Régime fiscal commun applicable aux paiements d’intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d’États membres différents – Directive 2003/49/CE – Bénéficiaire effectif des intérêts et des redevances – Article 5 – Abus de droit – Société établie dans un État membre et versant à une société associée établie dans un autre État membre des intérêts, dont la totalité ou la quasi-totalité est ensuite transférée en dehors du territoire de l’Union européenne – Filiale soumise à une obligation de retenir l’impôt sur les intérêts à la source.#Affaires jointes C-115/16, C-118/16, C-119/16 et C-299/16.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise la notion de "bénéficiaire effectif" des intérêts au sens de la directive 2003/49/CE. Il juge qu'une société intermédiaire établie dans l'UE, qui reverse la quasi-totalité des intérêts perçus à une société située hors de l'UE, ne peut être considérée comme le bénéficiaire effectif et ne peut donc prétendre à l'exonération de retenue à la source. En application de l'article 5 de la directive, les États membres peuvent refuser le bénéfice de la directive en cas de montage abusif, ce qui permet à l'État de la source d'imposer les intérêts.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0116_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 février 2019.#Skatteministeriet contre T Danmark et Y Denmark Aps.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents – Directive 90/435/CEE – Exonération des bénéfices distribués par des sociétés d’un État membre à des sociétés d’autres États membres – Bénéficiaire effectif des bénéfices distribués – Abus de droit – Société établie dans un État membre et versant à une société associée établie dans un autre État membre des dividendes, dont la totalité ou la quasi-totalité est ensuite transférée en dehors du territoire de l’Union européenne – Filiale soumise à une obligation de retenir l’impôt sur les bénéfices à la source.#Affaires jointes C-116/16 et C-117/16.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération de retenue à la source prévue par la directive 90/435/CEE peut être refusée en cas de montage artificiel visant à bénéficier abusivement de cet avantage fiscal. Tel est le cas lorsqu'une société intermédiaire, établie dans un État membre, perçoit des dividendes d'une filiale pour les transférer quasi-intégralement à une société située hors de l'UE, sans activité économique réelle. Cette décision permet aux États membres de soumettre ces distributions à une retenue à la source, en application de la clause anti-abus de la directive.

26 février 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0679

Affaire T-679/16: Arrêt du Tribunal du 26 février 2019 — Athletic Club/Commission («Aides d’État — Aide octroyée par les autorités espagnoles en faveur de certains clubs de football professionnel — Taux préférentiel d’imposition sur les revenus des clubs autorisés à recourir au statut d’entité à but non lucratif — Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur — Recours en annulation — Intérêt à agir — Recevabilité — Mesure infra-étatique — Caractère sélectif — Distorsion de la concurrence — Affectation des échanges entre États membres — Modification d’une aide existante — Obligation de motivation»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Athletic Club contre la décision de la Commission déclarant incompatible avec le marché intérieur l'aide d'État accordée par l'Espagne à certains clubs de football professionnel via un taux d'imposition préférentiel. L'arrêt confirme que ce régime fiscal constitue une aide sélective faussant la concurrence et affectant les échanges entre États membres, et précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation pour une entité infra-étatique.

26 février 2019

Détail →
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