1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 447Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361Cet arrêt de la CJUE déclare irrecevable une demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato italien concernant l'interprétation de l'article 48, paragraphe 3, de la directive 2004/18/CE relatif à la capacité technique des opérateurs économiques. La Cour estime que la disposition nationale en cause ne constitue pas une transposition de la directive et qu'aucun renvoi direct et inconditionnel au droit de l'Union n'est prévu, en l'absence d'un intérêt transfrontalier certain. En conséquence, la situation litigieuse étant purement interne, la Cour n'est pas compétente pour se prononcer.
14 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de la Belgique et de Magnetrol International contre la décision de la Commission qualifiant le régime belge d'exonération des bénéfices excédentaires d'aide d'État incompatible avec le marché intérieur. Il confirme que ce système de rescrits fiscaux (tax rulings) constitue un régime d'aides illégal, et non une simple mesure individuelle, ordonnant la récupération des aides versées. Cette décision précise les limites de l'autonomie fiscale des États membres face au contrôle des aides d'État.
14 février 2019
Cet arrêt de la CJUE précise qu'une réglementation nationale annulant les contrats de crédit internationaux conclus avec un prêteur non agréé peut entraver la libre circulation des capitaux et des services, et doit être examinée au regard des articles 56 et 63 TFUE. La Cour y définit également la notion de consommateur pour un contrat de crédit lié à une activité d'hébergement touristique, et précise que l'action en nullité du contrat et en radiation d'une sûreté réelle immobilière ne relève pas de la compétence exclusive en matière de droits réels immobiliers de l'article 24, point 1, du règlement Bruxelles I bis.
14 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire, la notion de « partie qui succombe » au sens de l'article 16 du règlement (CE) n° 861/2007 instituant une procédure européenne de règlement des petits litiges. Elle a jugé que cette notion relève du droit de l'Union et doit être interprétée de manière autonome, ce qui empêche un État membre d'appliquer ses règles nationales pour répartir les frais de procédure entre les parties lorsque l'une d'elles n'a obtenu que partiellement gain de cause.
14 février 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 13 février 2019 (affaire T-823/17) précise que, dans le cadre d'une procédure d'opposition, l'acte d'opposition doit identifier clairement la marque antérieure invoquée, à défaut de quoi l'opposition est irrecevable. Le Tribunal rappelle que le principe de bonne administration ne saurait pallier l'absence d'une telle identification, et que le droit à un recours effectif ou le principe de confiance légitime ne permettent pas de contourner cette exigence formelle.
13 février 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'application rétroactive d'une mesure nationale désignant un assujetti comme redevable de la TVA, en l'absence de transposition correcte de la directive 2006/112/CE, viole le principe de sécurité juridique. Cette décision précise les limites des dérogations nationales en matière de TVA et rappelle que le droit à déduction ne peut être remis en cause par une modification législative rétroactive non prévue par le droit de l'Union.
13 février 2019
Cette ordonnance de la CJUE, rendue sur renvoi préjudiciel du Conseil d'État français, concerne la compatibilité avec le droit de l'Union européenne de la réglementation française imposant le paquet de cigarettes neutre. La Cour a jugé que la directive 2014/40/UE ne s'oppose pas à une telle mesure nationale, dès lors qu'elle est proportionnée et justifiée par des objectifs de protection de la santé publique.
13 février 2019
13 février 2019
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-434/17) du 13 février 2019, rendu sur renvoi préjudiciel d'une juridiction hongroise, précise que l'application rétroactive d'une mesure nationale dérogeant au système commun de TVA, qui modifie la détermination de l'assujetti redevable de la taxe, peut violer le principe de sécurité juridique. En l'espèce, la Cour a jugé que le droit à déduction de la TVA ne peut être remis en cause par une telle modification législative rétroactive, sauf si celle-ci est justifiée par un objectif d'intérêt général et respecte les attentes légitimes des assujettis.
13 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 février 2019 (affaire T-292/15), statue sur la responsabilité non contractuelle de la Commission européenne pour manquement à son obligation de diligence dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres. Il précise les conditions d'indemnisation d'une perte de chance résultant d'un conflit d'intérêts non détecté, en rejetant la demande de la société Vakakis. Cette décision clarifie pour le juge français les contours de la responsabilité de l'administration européenne en matière de passation de marchés publics.
12 février 2019
La CJUE précise que des sessions interactives à caractère érotique, filmées et diffusées en direct par Internet, constituent une activité de divertissement au sens de la directive TVA. Le lieu de ces prestations est celui où elles sont matériellement exécutées, soit le lieu où le prestataire est établi, et non celui du client. Cette décision clarifie le rattachement fiscal pour les prestations de services en ligne à caractère personnel.
12 février 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-453/17) précise les conditions de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire pour insuffisance professionnelle. Il rappelle que l'administration doit respecter strictement la procédure prévue à l'article 34 du statut, notamment la consultation du comité des rapports, et motiver sa décision. Le juge exerce un contrôle sur l'erreur manifeste d'appréciation, mais ne se substitue pas à l'administration dans l'évaluation des qualités professionnelles du stagiaire.
12 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à une procédure de contrôle des aides d'État concernant le Hércules Club de Fútbol. Il a jugé que la Commission n'avait pas procédé à un examen concret et individuel des documents pour justifier les exceptions invoquées (protection des enquêtes et des intérêts commerciaux). Cet arrêt rappelle l'obligation pour la Commission de motiver spécifiquement tout refus d'accès aux documents, même dans le cadre de procédures sensibles comme les aides d'État.
12 février 2019
Le Tribunal de l'UE rejette le recours en responsabilité non contractuelle d'un soumissionnaire évincé d'un marché public de services, estimant que la Commission n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. L'arrêt précise les conditions de la perte d'une chance et l'étendue de l'obligation de diligence de l'institution en matière de conflits d'intérêts.
12 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Hércules Club de Fútbol contre le refus de la Commission de lui donner accès à des documents relatifs à une procédure de contrôle des aides d'État. Il a confirmé que la Commission pouvait légitimement invoquer les exceptions de protection des objectifs d'enquête et des intérêts commerciaux de tiers pour refuser l'accès, sans que le demandeur ne démontre l'existence d'un intérêt public supérieur justifiant la divulgation. Cette décision précise les conditions strictes d'application du règlement 1049/2001 dans le cadre des procédures de contrôle des aides d'État.
12 février 2019
L'arrêt Printeos/Commission (T-201/17) précise les obligations de la Commission européenne en matière de remboursement d'amendes annulées. Il juge que le défaut de paiement d'office des intérêts moratoires sur le montant principal de l'amende, suite à un arrêt d'annulation partielle, constitue une violation suffisamment caractérisée de l'article 266 TFUE. Cette décision engage la responsabilité non contractuelle de l'Union, ouvrant droit à réparation pour le préjudice subi par l'entreprise du fait du retard de paiement.
12 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme manifestement infondé le recours d'un agent contractuel contre l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA). Le requérant contestait le retrait d'une offre d'emploi après son inscription sur une liste de réserve, mais le Tribunal a jugé que l'AESA n'avait commis aucun comportement illégal, confirmant ainsi la légalité de la procédure de sélection et de retrait de l'offre. Cette ordonnance rappelle les limites de la responsabilité de l'administration européenne en matière de recrutement.
8 février 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO refusant l'opposition formée par le titulaire de la marque Benelux verbale antérieure "Chiara" à l'encontre de l'enregistrement de la marque figurative de l'Union européenne "CHIARA FERRAGNI". Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'appréciation stricte du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001, en soulignant que la présence d'un nom de famille notoire ("Ferragni") dans la marque postérieure peut suffire à écarter tout risque de confusion malgré la reprise d'un prénom identique ("Chiara"), en raison de la perception globale différente des signes par le public pertinent.
8 février 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 février 2019 (affaire T-287/17) précise les conditions de la forclusion par tolérance pour une marque de l'Union européenne invoquée contre une dénomination sociale antérieure. Il rappelle que le titulaire d'une marque postérieure peut être déchu de son droit à demander la nullité s'il a toléré l'usage de la marque antérieure pendant cinq années consécutives en connaissance de cause. Le Tribunal rejette également la prise en compte de preuves présentées pour la première fois devant lui, confirmant ainsi la rigueur procédurale en matière de preuve devant l'EUIPO.
7 février 2019
Les conclusions de l'avocat général Sharpston portent sur la validité d'une décision de la Commission européenne refusant la remise de droits à l'importation perçus a posteriori sur des textiles importés de Jamaïque, déclarés à tort comme originaires de ce pays. L'analyse se concentre sur l'interprétation des articles 220, §2, b) (bonne foi de l'importateur) et 239 (situation exceptionnelle) du code des douanes communautaire, examinant si l'importateur pouvait légitimement ignorer l'irrégularité des certificats d'origine.
7 février 2019