1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le système de rémunération autrichien liant l'octroi d'une rémunération plus élevée à l'ancienneté acquise exclusivement auprès de l'employeur actuel est contraire à l'article 45 TFUE. En effet, il constitue une discrimination indirecte en défaveur des travailleurs migrants, car il ne prend pas en compte les périodes d'activité professionnelle pertinentes accomplies dans un autre État membre. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que tout système de rémunération basé sur l'ancienneté doit, sous peine de violation du droit de l'Union, intégrer les périodes d'emploi équivalentes effectuées dans d'autres États membres.
10 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de dérogation à la protection stricte du loup (Canis lupus) au titre de l'article 16, paragraphe 1, sous e), de la directive Habitats. Elle juge que la chasse de gestion, visant à prévenir des dommages, ne peut être autorisée que si elle ne compromet pas le maintien ou le rétablissement de l'espèce dans un état de conservation favorable, ce qui implique une évaluation rigoureuse des données scientifiques sur l'état de la population locale. L'arrêt impose ainsi aux États membres de démontrer, pour chaque dérogation, l'absence d'alternative satisfaisante et l'impact limité sur la population concernée.
10 octobre 2019
10 octobre 2019
10 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 45 TFUE et l'article 7, paragraphe 1, du règlement n° 492/2011 s'opposent à une réglementation nationale qui, pour la détermination de l'échelon de rémunération des maîtres de conférences postdoctoraux, limite la prise en compte des périodes d'activité pertinente accomplies dans un autre État membre à un maximum de quatre ans, alors que les périodes d'activité accomplies auprès de l'employeur national sont prises en compte sans limitation. Cette différence de traitement constitue une discrimination indirecte fondée sur la nationalité, car elle désavantage principalement les travailleurs migrants.
10 octobre 2019
L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-674/17 précise les conditions strictes de dérogation à la protection du loup (Canis lupus) au titre de la directive Habitats. Il juge que la chasse dite "de gestion" ne peut être autorisée sur le fondement de l'article 16, paragraphe 1, sous e), que si elle vise à prélever un nombre limité de spécimens dans un but spécifique et précis, et non pour gérer une population de manière générale. La Cour exige une évaluation rigoureuse de l'état de conservation de l'espèce à l'échelle locale et nationale, démontrant que la dérogation ne nuit pas au maintien ou au rétablissement de la population dans un état favorable.
10 octobre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) qui imposait à un déclarant l'accès à une soumission conjointe de données pour une substance enregistrée, en l'absence d'accord avec le déclarant principal. La pratique administrative de l'ECHA, consistant à appliquer par analogie le mécanisme de résolution des désaccords prévu pour les soumissions conjointes avec dérogation partielle, a été jugée dépourvue de base juridique. Cet arrêt clarifie les limites du pouvoir d'appréciation de l'ECHA et les conditions strictes encadrant l'obligation de soumission conjointe de données au titre du règlement REACH.
3 octobre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) qui imposait à un déclarant secondaire l'accord du déclarant principal pour accéder à une soumission conjointe de données REACH. L'arrêt précise que l'ECHA ne peut pas subordonner l'accès à une soumission conjointe à un tel accord et qu'elle doit appliquer le mécanisme de résolution des désaccords prévu par le règlement. Cette décision clarifie les limites du pouvoir d'appréciation de l'ECHA et renforce la sécurité juridique des déclarants en matière d'enregistrement de substances.
3 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'obligation de transparence des clauses contractuelles, au sens de la directive 93/13, impose que le consommateur soit en mesure d'évaluer, sur le fondement de critères clairs et compréhensibles, les conséquences économiques de son engagement. Ainsi, une clause imposant le paiement de frais pour des services non spécifiés dans le contrat est susceptible d'être abusive, car elle ne permet pas au consommateur de comprendre la contrepartie réelle due.
3 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour apprécier le caractère abusif d'une clause contractuelle au sens de la directive 93/13/CEE, le juge national doit vérifier si le consommateur a été informé de manière claire et compréhensible sur la nature des services fournis en contrepartie des frais imposés. Une clause qui prévoit le paiement de coûts pour des services non spécifiés ou insuffisamment décrits peut être considérée comme abusive, car elle crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au détriment du consommateur.
3 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'appréciation du caractère abusif des clauses contractuelles imposant au consommateur le paiement de coûts pour des services non spécifiés, au regard des articles 3, 4 et 5 de la directive 93/13/CEE. Elle rappelle que l'obligation de rédaction claire et compréhensible des clauses s'étend à la nature et à la raison d'être des services fournis en contrepartie des frais facturés. En l'absence de transparence, une telle clause peut être jugée abusive, même si elle porte sur la définition de l'objet principal du contrat.
3 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le consentement au dépôt de cookies doit être actif et spécifique, excluant toute case pré-cochée. Cette décision précise que l'utilisateur doit effectuer une action positive pour manifester son accord, conformément à la directive ePrivacy et au RGPD. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de revoir les mécanismes de recueil du consentement en ligne, notamment les interfaces utilisateur, pour garantir leur conformité.
1 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne valide le règlement (CE) n° 1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, en rejetant les contestations relatives à la définition de "substance active", à la procédure d'évaluation du glyphosate et au principe de précaution. Elle précise que le cumul de substances actives n'est pas une substance active au sens du règlement et que la procédure d'évaluation, incluant l'accès du public aux études de toxicité, est conforme au droit de l'Union. Cet arrêt confirme la légalité du cadre réglementaire européen des pesticides, notamment pour le glyphosate.
1 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-616/17, valide la conformité du règlement (CE) n° 1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques avec le principe de précaution. Elle précise notamment que la notion de «substance active» inclut le cumul de plusieurs substances et que la procédure d'évaluation, bien que critiquée, est jugée fiable. Cet arrêt confirme la légalité du système d'autorisation des pesticides, y compris pour le glyphosate, et écarte les contestations sur l'accès du public au dossier et les tests de toxicité à long terme.
1 octobre 2019
Ces conclusions de l'avocat général Hogan portent sur la recevabilité d'un renvoi préjudiciel (article 267 TFUE) émanant du Tribunal Económico Administrativo Central espagnol. L'avocat général propose à la Cour de déclarer la demande irrecevable, estimant que cet organisme administratif chargé du contentieux fiscal ne remplit pas les critères d'indépendance et d'inamovibilité de ses membres pour être qualifié de "juridiction nationale" au sens du droit de l'Union. Cette affaire précise donc les conditions strictes auxquelles un organisme national doit satisfaire pour pouvoir saisir la CJUE à titre préjudiciel.
1 octobre 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, valide le règlement (CE) n° 1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, notamment au regard du principe de précaution. Il précise la définition de "substance active" et examine la fiabilité de la procédure d'évaluation, l'accès du public au dossier et les tests de toxicité à long terme, dans le contexte du glyphosate. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la légalité du cadre européen d'autorisation des pesticides et écarte les contestations relatives à la transparence et à la rigueur scientifique de l'évaluation des substances actives.
1 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le consentement au dépôt de cookies, requis par la directive « vie privée et communications électroniques », ne peut pas être valablement donné par une case pré-cochée. L'utilisateur doit effectuer une action positive et explicite pour manifester son accord, le silence ou l'inaction ne valant pas consentement. Cet arrêt impose donc aux professionnels d'obtenir un consentement actif et non présumé avant tout dépôt de traceur non strictement nécessaire.
1 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le consentement à l'installation de cookies, au sens de la directive 2002/58/CE et du RGPD, doit être donné par un acte positif clair de l'utilisateur. Une case cochée par défaut ne constitue pas un consentement valable, car elle ne traduit pas un comportement actif de la personne concernée. Cet arrêt impose donc aux professionnels d'obtenir un consentement explicite et non présumé pour le dépôt de traceurs.
1 octobre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rendu une ordonnance dans l'affaire T-749/17 concernant un litige entre TrekStor et l'EUIPO, relatif à la marque de l'Union européenne "i.Beat jess". La procédure de déchéance engagée par Beats Electronics a pris fin suite au retrait de la demande en déchéance, conduisant le Tribunal à constater un non-lieu à statuer. Cette décision illustre l'application des articles 137 et 139, sous a), du règlement de procédure du Tribunal, notamment en matière de frais de justice évitables.
24 septembre 2019
Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne, rendue dans les affaires jointes T-748/17 et T-770/17, constate un non-lieu à statuer dans un litige en matière de marque de l'Union européenne, suite au retrait de la demande en déchéance de la marque "iBeat" par la partie requérante. Le Tribunal applique l'article 137 du règlement de procédure pour clore l'affaire, mais condamne la partie à l'origine du retrait aux dépens en application de l'article 139, sous a), du même règlement, estimant que des frais de justice évitables ont été générés. Pour le praticien français, cette décision illustre les conséquences procédurales et financières d'un désistement tardif devant le Tribunal de l'UE, rappelant que le retrait d'une action n'empêche pas une condamnation aux dépens si les frais exposés par l'autre partie auraient pu être évités.
24 septembre 2019