1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 732Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission de ne pas soulever d'objections concernant une mesure allemande de compensation tarifaire pour certains usagers des transports publics. Il a jugé que la Commission aurait dû examiner si le transfert de fonds du Land de Basse-Saxe aux autorités locales constituait une aide d'État, et non une simple compensation au sens du règlement n° 1370/2007. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions de qualification d'une mesure comme aide d'État dans le secteur des transports publics, notamment lorsque des ressources publiques transitent par plusieurs niveaux d'administration.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de l'association GVN contre la décision de la Commission européenne de ne pas qualifier d'aide d'État le système de compensation des tarifs sociaux dans les transports publics de Basse-Saxe. Il a jugé que le transfert de fonds du Land vers les autorités locales pour financer des obligations de service public (tarifs réduits pour étudiants et personnes handicapées) ne constitue pas une aide d'État au sens de l'article 107 TFUE, car il s'agit d'une compensation conforme au règlement (CE) n° 1370/2007. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que les mécanismes de compensation des obligations de service public dans les transports, lorsqu'ils respectent le cadre réglementaire européen, échappent à la qualification d'aide d'État et ne nécessitent donc pas de notification préalable à la Commission.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission européenne de ne pas soulever d'objections concernant un régime d'aides d'État allemand. Ce régime prévoyait le remboursement par le Land de Basse-Saxe aux autorités locales des pertes de recettes liées à l'instauration de tarifs réduits pour certains usagers des transports publics. Le Tribunal a jugé que la Commission aurait dû examiner si ce mécanisme constituait une aide d'État au sens de l'article 107 TFUE, car le transfert de fonds publics entre entités publiques peut conférer un avantage économique indirect aux entreprises de transport.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission qualifiant le statut d'EPIC de l'IFP Énergies nouvelles d'aide d'État incompatible, faute pour la Commission d'avoir démontré l'existence d'un avantage économique effectif. L'arrêt précise que la simple présomption d'un avantage lié à une garantie implicite et illimitée de l'État ne suffit pas et doit être étayée par une analyse concrète de la situation de l'entreprise.
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme que le statut d'Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) conféré à IFP Énergies nouvelles constitue une aide d'État incompatible, car il lui octroie une garantie implicite et illimitée de l'État. Le Tribunal valide la méthode de la Commission consistant à présumer l'existence d'un avantage économique pour l'entreprise bénéficiaire, sans qu'il soit nécessaire de démontrer un avantage effectif et concret. Cette décision précise les conditions de qualification d'une telle garantie comme aide d'État et le contrôle de proportionnalité exercé par le juge européen.
5 octobre 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-255/17 rejette le recours des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre les décisions de la Commission européenne ordonnant des inspections inopinées dans le secteur de la distribution alimentaire. Le Tribunal valide la légalité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, jugeant que le système de contrôle juridictionnel préalable des inspections est conforme au droit à un recours effectif, et estime que la Commission disposait d'indices suffisamment sérieux justifiant la proportionnalité des mesures.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre les inspections menées par la Commission européenne dans le secteur de la distribution alimentaire. Il a validé la légalité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, estimant que les décisions d'inspection étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que les indices retenus par la Commission étaient suffisamment sérieux pour justifier les opérations.
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission ordonnant une inspection dans les locaux de Casino, Guichard-Perrachon et AMC, en raison d'une violation du droit à un recours effectif. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé sa décision d'inspection, notamment en ce qui concerne la proportionnalité et l'existence d'indices suffisamment sérieux, ce qui a porté atteinte au droit à l'inviolabilité du domicile des entreprises. Cette décision précise les exigences de motivation et de contrôle juridictionnel auxquelles sont soumises les décisions d'inspection de la Commission en matière de concurrence.
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement les décisions de la Commission européenne ordonnant des inspections dans les locaux des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé l'étendue de ces inspections au regard des indices sérieux requis, ce qui constitue une violation du principe de proportionnalité et du droit à l'inviolabilité du domicile. En conséquence, les inspections sont annulées, mais les griefs relatifs au déroulement de l'inspection et au refus de protéger la confidentialité des données sont déclarés irrecevables.
5 octobre 2020
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Casino, Guichard-Perrachon et AMC contre une décision de la Commission ordonnant une inspection dans leurs locaux. L'arrêt confirme la validité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, qui permet ces inspections, et précise que la Commission dispose d'une large marge d'appréciation pour ordonner une inspection dès lors qu'elle dispose d'indices suffisamment sérieux, sans devoir prouver une infraction à ce stade. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt réaffirme l'étendue des pouvoirs d'enquête de la Commission en matière de concurrence et la difficulté de contester la légalité d'une décision d'inspection, notamment sur le fondement des droits fondamentaux.
5 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-649/18, précise les limites que les États membres peuvent imposer à la vente en ligne de médicaments non soumis à prescription. Elle juge que des mesures nationales interdisant les rabais en fonction des quantités commandées et le référencement payant, ainsi que l'obligation de faire remplir un questionnaire de santé avant la première commande, sont justifiées par la protection de la santé publique. En revanche, ces restrictions doivent être proportionnées et ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif, en tenant compte du principe du pays d'origine prévu par la directive sur le commerce électronique.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les États membres peuvent imposer des restrictions à la vente en ligne de médicaments non soumis à prescription, telles que l'interdiction de rabais sur les commandes en grande quantité, l'interdiction du référencement payant et l'obligation de faire remplir un questionnaire de santé avant la première commande. Ces mesures, justifiées par la protection de la santé publique et la prévention de la consommation abusive de médicaments, peuvent déroger au principe du pays d'origine prévu par la directive sur le commerce électronique, à condition d'être proportionnées et non discriminatoires.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer des mentions obligatoires supplémentaires concernant l'origine des denrées alimentaires, au-delà de l'harmonisation prévue par le règlement (UE) n° 1169/2011. Elle juge qu'une telle mesure nationale, comme celle française exigeant la mention de l'origine du lait, doit reposer sur un lien avéré entre certaines propriétés de l'aliment et son origine, et non sur la seule importance que les consommateurs y attachent. En l'espèce, la Cour estime que la France n'a pas démontré l'existence d'un tel lien pour le lait, rendant sa réglementation disproportionnée et contraire au droit de l'Union.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer des mentions obligatoires complémentaires sur l'origine des denrées alimentaires, au-delà de l'harmonisation prévue par le règlement (UE) n° 1169/2011. Elle a jugé que pour adopter une telle mesure nationale, il faut établir un « lien avéré » entre certaines propriétés de l'aliment et son origine, et prouver que la majorité des consommateurs attache une importance significative à cette information. En l'espèce, la réglementation française imposant la mention de l'origine nationale, européenne ou non européenne du lait a été examinée sous l'angle de ces critères stricts.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les États membres peuvent imposer des restrictions à la vente en ligne de médicaments non soumis à prescription, telles que l'interdiction de rabais pour des commandes en quantité ou le recours au référencement payant, ainsi que l'obligation de faire remplir un questionnaire de santé avant la première commande. Ces mesures, justifiées par la protection de la santé publique et la prévention de la consommation abusive, peuvent déroger au principe du pays d'origine prévu par la directive sur le commerce électronique, à condition d'être proportionnées. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge de manœuvre des autorités nationales pour encadrer la vente en ligne de médicaments OTC, au-delà des règles du marché intérieur.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"irrégularité" au sens de l'article 2, point 7, du règlement (CE) n° 1083/2006, dans le cadre des Fonds structurels (FEDER). Elle juge que la faillite du partenaire commercial unique d'un bénéficiaire d'aide ne constitue pas, en elle-même, une irrégularité, sauf si elle résulte d'un acte ou d'une omission imputable à l'opérateur économique en violation du droit de l'Union. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt limite la responsabilité du bénéficiaire en cas de force majeure économique, en exigeant un lien de causalité direct entre son comportement et le préjudice budgétaire de l'Union.
1 octobre 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« irrégularité » au sens du règlement (CE) n° 1083/2006 relatif au FEDER. La Cour juge que la faillite du partenaire commercial unique d'un bénéficiaire de fonds structurels ne constitue pas, en elle-même, une irrégularité au sens de ce règlement, dès lors qu'elle ne résulte pas d'un acte ou d'une omission imputable à l'opérateur économique. En conséquence, une telle faillite ne saurait justifier, à elle seule, une correction financière par l'État membre.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"irrégularité" au sens de l'article 2, point 7, du règlement (CE) n° 1083/2006. Elle juge que la faillite du partenaire commercial unique d'un bénéficiaire de fonds FEDER ne constitue pas, en elle-même, une irrégularité, sauf si elle résulte d'un acte ou d'une omission imputable à l'opérateur économique et portant préjudice au budget de l'Union. Cet arrêt clarifie les conditions de responsabilité du bénéficiaire en cas de défaillance de son cocontractant.
1 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer des mentions obligatoires supplémentaires sur l'origine des denrées alimentaires, au-delà de l'harmonisation prévue par le règlement (UE) n° 1169/2011. Elle juge qu'une telle mesure nationale, comme celle française exigeant l'indication de l'origine du lait, doit reposer sur un lien avéré entre certaines propriétés du produit et son origine, et sur la preuve que la majorité des consommateurs attache une importance significative à cette information. En l'espèce, la Cour valide la mesure française, estimant que ces conditions sont remplies pour le lait.
1 octobre 2020