1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 816Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 476Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 732Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne a annulé les décisions antérieures refusant l'enregistrement de la marque figurative "MESSI" pour le footballeur Lionel Messi, en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "MASSI". Elle a jugé que la notoriété exceptionnelle du nom "Messi" dans le domaine sportif permettait de distinguer les signes pour le consommateur pertinent, écartant ainsi le risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Cette décision confirme que la renommée personnelle d'une personne peut être prise en compte pour apprécier le caractère distinctif d'une marque nominative.
17 septembre 2020
17 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Rosneft Oil Company et d'autres entités russes, confirmant ainsi leur inscription sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives en raison de la déstabilisation de l'Ukraine par la Russie. Cet arrêt précise les conditions de maintien de ces sanctions, notamment la nécessité d'un lien suffisant entre les entités visées et les actions déstabilisatrices du gouvernement russe. Il confirme également la large marge d'appréciation du Conseil dans l'adoption et le renouvellement de ces mesures, sous le contrôle du juge de l'Union.
17 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Rosneft et d'autres sociétés russes contestant leur inscription sur la liste des entités soumises à des mesures restrictives en raison de la déstabilisation de l'Ukraine. L'arrêt confirme la validité des critères d'inscription fondés sur l'implication dans des secteurs économiques clés (énergie, défense) et le lien avec les autorités russes, sans exiger de preuve d'un soutien direct aux actions déstabilisatrices. Cette décision précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur les mesures restrictives et la marge d'appréciation du Conseil.
17 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2008/115/CE s'oppose à une réglementation nationale qui punit d'une peine d'emprisonnement le seul séjour irrégulier d'un ressortissant d'un pays tiers qui n'a jamais quitté l'État membre, au seul motif qu'il a connaissance d'une interdiction d'entrée prononcée à son encontre. Une telle incrimination pénale est disproportionnée et compromet l'effectivité de la procédure de retour prévue par la directive.
17 septembre 2020
Dans l'arrêt C-806/18 (JZ), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2008/115/CE s'oppose à ce qu'un État membre inflige une peine d'emprisonnement à un ressortissant d'un pays tiers qui n'a jamais quitté le territoire, au seul motif qu'il séjourne en connaissance d'une interdiction d'entrée prononcée à son encontre. La Cour précise que l'interdiction d'entrée, en tant que mesure accessoire à une décision de retour, ne produit ses effets qu'après le départ effectif de l'intéressé. Par conséquent, tant que le ressortissant n'a pas quitté l'État membre, son séjour irrégulier relève exclusivement des procédures de retour prévues par la directive, et non de sanctions pénales pour violation d'une interdiction d'entrée.
17 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 3 du règlement (UE) 2015/2120 sur l'accès à un Internet ouvert. Elle a jugé que des offres commerciales dites de "tarif zéro", qui exonèrent de la consommation du volume de données souscrit l'utilisation de certaines applications spécifiques, tout en bloquant ou ralentissant les autres services une fois ce volume épuisé, constituent une pratique commerciale contraire à l'obligation de traitement égal et non discriminatoire du trafic. Ces offres limitent les droits des utilisateurs finals d'accéder aux applications et services de leur choix, et ne sauraient être justifiées comme une mesure raisonnable de gestion du trafic.
15 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a interprété l'article 3 du règlement (UE) 2015/2120 sur l'accès à un Internet ouvert, dans le cadre de litiges portant sur des offres commerciales de "tarif nul" proposées par un opérateur hongrois. Elle a précisé que de telles pratiques, qui exemptent certaines applications du décompte du volume de données tout en bloquant ou ralentissant les autres services après épuisement du forfait, constituent une limitation des droits des utilisateurs finals et une violation des obligations de traitement non discriminatoire du trafic. L'arrêt définit les notions d'"accords", de "pratiques commerciales" et d'"utilisateurs finals", et fixe les critères d'évaluation de la conformité de ces offres avec les exigences de neutralité du net.
15 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 3 du règlement (UE) 2015/2120 sur l'accès à un Internet ouvert. Elle a jugé que des offres commerciales dites de "tarif zéro", qui exonèrent certains services spécifiques du décompte du volume de données souscrit, puis les maintiennent accessibles sans restriction après épuisement de ce volume tout en bloquant ou ralentissant les autres services, constituent une pratique commerciale limitant les droits des utilisateurs finals. Une telle pratique est interdite car elle compromet le principe de traitement égal et non discriminatoire du trafic, sauf si elle relève de mesures raisonnables de gestion du trafic.
15 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que le pourvoi formé par Crocs Inc. contre une décision du Tribunal annulant un dessin ou modèle communautaire était devenu sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Cette ordonnance met fin à la procédure sans trancher le fond du litige, et chaque partie supporte ses propres dépens. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre la possibilité pour la Cour de clore un pourvoi lorsque l'objet du litige a disparu en cours d'instance.
10 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rendu une ordonnance dans l'affaire C-320/18 P, concernant un pourvoi formé par Crocs, Inc. contre une décision du Tribunal relative à la nullité d'un dessin ou modèle communautaire. La Cour a constaté que le pourvoi était devenu sans objet, prononçant un non-lieu à statuer et statuant sur les dépens. Cette décision met fin à la procédure sans examiner le fond du litige, ce qui a des implications sur la charge des frais de justice pour les parties.
10 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que le pourvoi formé par Crocs Inc. contre une décision du Tribunal annulant un dessin ou modèle communautaire était devenu sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Cette ordonnance met fin à la procédure sans trancher le fond du litige relatif à la validité du dessin, et règle la question des dépens. Pour un praticien français, cette décision illustre l'application des règles de procédure de la Cour en cas de disparition de l'intérêt à agir en cours d'instance.
10 septembre 2020
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne de ne pas soulever d'objections concernant une aide slovaque à Kerkosand, estimant que la Commission aurait dû ouvrir une procédure formelle d'examen en raison de doutes sérieux. L'arrêt précise notamment les conditions de qualification d'une entreprise en PME au sens du règlement général d'exemption par catégorie (RGEC), en insistant sur les données à retenir pour le calcul des effectifs et des seuils financiers. Pour le praticien français, cette décision rappelle l'étendue du contrôle juridictionnel sur les décisions de la Commission en matière d'aides d'État et l'importance de vérifier rigoureusement le respect des critères de qualification des PME.
9 septembre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la portée du contrôle de la Commission européenne lors de l'examen d'une plainte relative à une aide d'État à finalité régionale, notamment quant à la qualification de PME. Il clarifie que la Commission doit vérifier si elle dispose d'éléments suffisants pour écarter tout doute sérieux sur la compatibilité de l'aide, et que le non-respect des critères de l'article 3 de l'annexe I du règlement général d'exemption par catégorie (RGEC) peut constituer une difficulté sérieuse justifiant l'ouverture de la procédure formelle d'examen.
9 septembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de l'Espagne et de l'Italie contre la Commission, validant la limitation des concours EPSO à l'allemand, l'anglais et le français comme deuxième langue. Cette restriction est jugée justifiée par l'intérêt du service, car elle permet de recruter des agents immédiatement opérationnels dans les langues les plus utilisées en interne. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la légalité des pratiques linguistiques restrictives des institutions européennes, sous réserve de proportionnalité et de non-discrimination.
9 septembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de l'Espagne et de l'Italie contre la Commission, validant la limitation des concours EPSO à l'allemand, l'anglais et le français comme deuxième langue. Cette restriction est justifiée par l'intérêt du service, car ces trois langues sont les plus répandues dans les institutions et nécessaires à la communication interne et aux relations avec les parties prenantes. La Cour a estimé que cette mesure, bien que restrictive, est proportionnée et ne constitue pas une discrimination illicite fondée sur la langue.
9 septembre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les décisions de la BCE imposant à BNP Paribas une déduction systématique du montant cumulé des engagements de paiement irrévocables (EPI) de ses fonds propres de base de catégorie 1 (CET1). La BCE n'a pas procédé à un examen individuel de la situation de la banque, violant ainsi l'obligation de proportionnalité et le principe de bonne administration. Cet arrêt précise que les mesures de surveillance prudentielle, notamment celles fondées sur l'article 16 du règlement (UE) n° 1024/2013 (règlement MSU), doivent être adaptées au profil de risque spécifique de chaque établissement.
9 septembre 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule une décision de la BCE imposant à des établissements de crédit une déduction systématique de leurs engagements de paiement irrévocables de leurs fonds propres de base, faute d'examen individuel de leur situation. La portée de cette décision est de rappeler que la BCE, dans l'exercice de ses pouvoirs de surveillance prudentielle, ne peut appliquer une mesure générale sans procéder à une appréciation spécifique de la situation de chaque banque concernée, conformément à l'article 16 du règlement (UE) n° 1024/2013.
9 septembre 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule une décision de la BCE imposant à des établissements de crédit la déduction systématique du montant cumulé des engagements de paiement irrévocables (EPI) de leurs fonds propres de base de catégorie 1 (CET1). Le Tribunal juge que la BCE a violé le principe de proportionnalité en adoptant une mesure générale sans procéder à un examen individuel de la situation spécifique de chaque banque, comme l'exige l'article 16 du règlement (UE) n° 1024/2013. Cette décision précise les limites du pouvoir de la BCE en matière de surveillance prudentielle, notamment pour les mesures affectant les fonds propres.
9 septembre 2020
9 septembre 2020