1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 818Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 496Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 737Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de la République tchèque contre la décision de la Commission d'exclure certaines dépenses du financement de l'UE, en raison de carences dans les contrôles des aides viticoles et des aides à la surface. L'arrêt précise que la Commission peut appliquer des corrections forfaitaires lorsque des doutes subsistent sur l'efficacité des systèmes de contrôle nationaux, notamment en matière d'analyse des risques et de vérifications sur place. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme la rigueur exigée dans la mise en œuvre des contrôles agricoles et la charge de la preuve pesant sur les États membres pour démontrer la fiabilité de leurs procédures.
3 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne interdisant à une entreprise ayant une puissance significative sur le marché des communications électroniques d'acquérir une "dimension économique importante" dans le secteur des médias est contraire au droit de l'Union. Elle a estimé que cette interdiction, fondée sur un seuil de recettes incluant celles des sociétés liées et limitée aux marchés régulés ex ante, restreint la liberté d'établissement sans être proportionnée à l'objectif de pluralisme des médias. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites des régulations nationales visant à prévenir les concentrations médiatiques, en exigeant une analyse au cas par cas et une justification proportionnée des restrictions.
3 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de la République tchèque contre la Commission européenne, confirmant les corrections financières appliquées au titre du FEAGA et du Feader. Ces corrections, ponctuelles et forfaitaires, sanctionnent des carences dans les contrôles des marchés vitivinicoles et des aides à la surface, notamment l'insuffisance des contrôles sur place et par télédétection, ainsi qu'une analyse des risques défaillante. L'arrêt précise la charge de la preuve incombant à l'État membre pour démontrer l'efficacité de son système de contrôle face aux doutes de la Commission.
3 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'association Mellifera, confirmant que le règlement d'exécution 2016/1056 prolongeant l'approbation du glyphosate constitue une mesure de portée générale, et non individuelle. Par conséquent, il ne peut faire l'objet d'une demande de réexamen interne au titre de la convention d'Aarhus et du règlement (CE) n° 1367/2006, qui limite ce mécanisme aux actes administratifs de portée individuelle. Cet arrêt précise ainsi la notion d'acte de portée individuelle dans le cadre du droit environnemental européen.
3 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Mellifera eV contre le refus de la Commission de réexaminer le règlement d'exécution 2016/1056 prolongeant l'approbation du glyphosate. Elle confirme que le réexamen interne prévu par le règlement (CE) n° 1367/2006 ne s'applique qu'aux actes administratifs de portée individuelle, et non aux mesures de portée générale comme ce règlement d'exécution. Cette décision précise donc les limites du droit des ONG environnementales à demander un réexamen interne des actes de l'Union.
3 septembre 2020
Cet arrêt de la CJUE précise que des transferts de mélanges de sous-produits animaux et d'autres matières ne relèvent pas de la notion de "sous-produits" au sens de la directive 2008/98, et sont donc soumis à la réglementation stricte sur les déchets (règlement 1013/2006) nécessitant notification et consentement préalables. Il clarifie ainsi les critères de qualification pour les transferts transfrontaliers, excluant l'application des régimes dérogatoires prévus pour les sous-produits animaux.
3 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi contre l'arrêt du Tribunal ayant déclaré irrecevable le recours en annulation d'une décision de la Commission approuvant un régime d'aides néerlandais pour l'acquisition de zones naturelles. Elle précise que la qualité de "partie intéressée" au sens du règlement (CE) n° 659/1999 ne se présume pas du seul fait d'être un concurrent potentiel, mais exige un rapport de concurrence direct et actuel. L'arrêt rappelle également que l'absence de "difficultés sérieuses" lors de l'examen préliminaire d'une aide compatible avec le marché intérieur, y compris lorsqu'elle finance un service d'intérêt économique général, ne justifie pas l'ouverture d'une procédure formelle d'investigation.
3 septembre 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable la demande en interprétation d'un arrêt antérieur présentée par M. Bettani, faute pour le requérant d'être représenté par un avocat, conformément aux exigences du statut de la Cour. La décision rappelle le principe procédural fondamental selon lequel, dans le cadre d'un pourvoi ou d'une demande accessoire devant la Cour, une personne physique ne peut agir sans le ministère d'un avocat, même si elle est elle-même juriste.
3 septembre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens que la Commission européenne doit rembourser à United Parcel Service (UPS) dans le cadre de l'affaire C-265/17 P. Cette ordonnance détermine précisément les frais récupérables, incluant notamment les honoraires d'avocat et les frais de déplacement, suite à l'annulation partielle de la décision de la Commission interdisant le rachat de TNT Express par UPS.
3 septembre 2020
3 septembre 2020
Le Tribunal de l'UE rejette comme irrecevable ou infondé le recours de producteurs d'œufs biologiques allemands contre la prolongation par la Commission européenne de la dérogation autorisant l'utilisation d'animaux non biologiques en cas de pénurie d'intrants biologiques. Les requérants ne sont pas directement concernés par l'acte attaqué, et la Commission n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers.
20 août 2020
Le Tribunal de l'UE rejette comme irrecevable ou infondé le recours d'éleveurs biologiques contre la Commission européenne. Ceux-ci contestaient la prolongation des règles exceptionnelles autorisant l'utilisation d'animaux non biologiques en cas de pénurie d'intrants bio. Le Tribunal retient que les requérants ne sont pas directement concernés par l'acte attaqué et que la Commission n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit protégeant les particuliers.
20 août 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable ou infondé le recours de producteurs d'œufs biologiques allemands. Ceux-ci contestaient la prolongation par la Commission européenne de la possibilité d'utiliser des poulettes non biologiques en cas de pénurie d'intrants biologiques. Le Tribunal a jugé que la décision attaquée ne les affectait pas directement et qu'aucune violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit protégeant les particuliers n'était établie.
20 août 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-376/17, introduite par la Pologne contre la Commission européenne. Cette affaire concernait la suspension d'un concours financier du FEAGA et du Feader pour des aides à la préreconnaissance des groupements de producteurs dans le secteur des fruits et légumes. Le Tribunal a estimé que l'intérêt à agir de la Pologne avait disparu, rendant le recours sans objet.
17 août 2020
21 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Roumanie pour manquement d'État, constatant qu'elle n'avait pas transposé la directive 2015/849 relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme dans les délais impartis. Sur le fondement de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour a imposé à la Roumanie le paiement d'une somme forfaitaire, soulignant ainsi l'obligation impérative pour les États membres de transposer rapidement et complètement les directives. Cet arrêt rappelle aux professionnels du droit français la rigueur avec laquelle la CJUE sanctionne les retards de transposition, même en l'absence de préjudice concret démontré.
16 juillet 2020
L'arrêt Schrems II (C-311/18) invalide la décision d'adéquation relative au bouclier de protection des données UE-États-Unis (Privacy Shield) et précise les conditions de validité des clauses contractuelles types (CCT). La Cour impose aux autorités de contrôle nationales l'obligation de suspendre ou interdire un transfert de données vers un pays tiers lorsque le niveau de protection exigé par le droit de l'UE, notamment au regard des articles 7, 8 et 47 de la Charte, ne peut être garanti en pratique. En conséquence, tout responsable du traitement doit vérifier, au cas par cas, si le pays tiers assure un niveau de protection substantiellement équivalent, et le cas échéant, adopter des garanties supplémentaires.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Roumanie pour manquement à ses obligations, faute d'avoir transposé la directive anti-blanchiment (2015/849) dans les délais impartis. Sur le fondement de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, elle a infligé une somme forfaitaire, soulignant la gravité de l'absence totale de communication des mesures de transposition. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation impérative de transposer rapidement les directives et le risque de sanctions financières automatiques en cas de carence.
16 juillet 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, clarifie la notion d'« employeur » pour les chauffeurs routiers internationaux aux fins de détermination de la législation de sécurité sociale applicable. Il précise que, même en présence d'un contrat de travail formel avec une entreprise, la qualité d'employeur au sens du règlement (CE) n° 883/2004 revient à l'entreprise qui exerce effectivement l'autorité sur le travailleur, notamment en supportant la charge réelle des salaires et en ayant le pouvoir de licenciement. Cette décision a une portée pratique majeure pour les professionnels du droit français confrontés à des situations de détachement ou de pluriactivité dans le secteur du transport routier, car elle impose de rechercher l'autorité réelle plutôt que la seule relation contractuelle formelle.
16 juillet 2020
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-658/18) du 16 juillet 2020 précise que les juges de paix italiens, bien que relevant de la notion de « juridiction nationale » au sens de l'article 267 TFUE, ne peuvent être considérés comme des « travailleurs à durée déterminée » au sens de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que la différence de traitement entre ces juges et les magistrats ordinaires concernant le droit au congé annuel payé (article 7 de la directive 2003/88) est justifiée par des raisons objectives tenant à la nature spécifique de leurs fonctions et à leur statut.
16 juillet 2020