1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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82 737Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 02016 juillet 2020
La Cour de justice de l'UE a condamné l'Irlande pour manquement à ses obligations, en raison de l'absence de transposition et de communication des mesures de transposition de la directive anti-blanchiment (2015/849) dans le délai imparti. Sur le fondement de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour a imposé une somme forfaitaire de 2 millions d'euros, soulignant la gravité de l'inaction d'un État membre. Cet arrêt rappelle aux autorités françaises l'importance du respect des délais de transposition des directives et le risque de sanctions financières automatiques en cas de manquement.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Roumanie pour manquement à ses obligations, faute d'avoir transposé la directive anti-blanchiment (2015/849) dans les délais impartis. Sur le fondement de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, elle a infligé une somme forfaitaire, soulignant la gravité de l'absence totale de communication des mesures de transposition. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation impérative de transposer rapidement les directives et le risque de sanctions financières automatiques en cas de carence.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les juges de paix italiens, bien que relevant d'un statut particulier, peuvent être qualifiés de "travailleurs à durée déterminée" au sens de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée (directive 1999/70/CE). Elle précise que le principe de non-discrimination (clause 4) s'oppose à une différence de traitement entre ces juges et les magistrats ordinaires en matière de congé annuel payé (directive 2003/88/CE), sauf si elle est justifiée par des "raisons objectives". Cette décision clarifie la notion de juridiction nationale au sens de l'article 267 TFUE et renforce la protection des travailleurs atypiques dans le secteur judiciaire.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 juillet 2020 (affaire C-378/16 P), a statué sur la compétence du juge de l'Union pour connaître d'un litige relatif au recouvrement de sommes versées par la Commission dans le cadre de conventions de subvention. Elle a précisé que, en présence d'une clause compromissoire attribuant compétence au juge de l'Union, ce dernier est seul compétent pour se prononcer sur la validité de la décision de recouvrement, à l'exclusion des juridictions nationales. Cet arrêt confirme ainsi l'importance de la qualification contractuelle des relations entre la Commission et les bénéficiaires de subventions européennes.
16 juillet 2020
16 juillet 2020
Ces conclusions de l'avocat général portent sur la responsabilité des exploitants de plateformes de partage de vidéos et de fichiers (YouTube, Uploaded) pour les violations du droit d'auteur commises par leurs utilisateurs. Elles examinent si ces exploitants réalisent un "acte de communication au public" au sens de la directive 2001/29/CE et sous quelles conditions ils peuvent bénéficier de l'exonération de responsabilité prévue par la directive 2000/31/CE, notamment en l'absence de connaissance de violations concrètes. L'avocat général propose que la responsabilité soit engagée lorsque la plateforme joue un rôle actif, au-delà d'un simple hébergement technique, et que les notifications de violations sont un préalable nécessaire pour obtenir des mesures injonctives.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 juillet 2020 (C-378/16 P), rejette le pourvoi d'Inclusion Alliance for Europe GEIE contre la Commission européenne. Elle confirme la compétence exclusive du juge de l'Union pour connaître des litiges fondés sur une clause compromissoire contenue dans des conventions de subvention, même lorsque la Commission a adopté une décision de recouvrement des sommes indûment versées. En conséquence, la Cour valide la position de la Commission selon laquelle le contentieux relève de la voie contractuelle et non de la voie contentieuse de l'article 263 TFUE.
16 juillet 2020
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 juillet 2020 (affaire C-378/16 P), se prononce sur la compétence du juge de l'Union pour connaître d'un litige relatif au recouvrement de subventions accordées dans le cadre des programmes-cadres de recherche et d'innovation. Elle rappelle que, en présence d'une clause compromissoire dans les conventions de subvention, le juge de l'Union est seul compétent pour statuer sur les demandes de remboursement, même si la Commission a qualifié sa créance de « somme indûment versée » et émis un ordre de recouvrement. Cet arrêt clarifie ainsi la frontière entre le contentieux contractuel et le contentieux administratif dans le cadre des financements européens.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne confirme la légalité de la pratique de la Commission consistant à copier des données informatiques lors d'inspections sans les examiner préalablement sur place, pour les analyser ultérieurement dans ses locaux. Elle précise que ce pouvoir est conforme à l'article 20 du règlement n° 1/2003, dès lors que la Commission respecte les garanties procédurales, notamment le droit d'être assisté par un avocat et la possibilité de demander un contrôle juridictionnel. Cet arrêt clarifie l'étendue des pouvoirs d'enquête de la Commission en matière de concurrence et les limites de son contrôle juridictionnel sur les amendes infligées.
16 juillet 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, invalide la décision d'adéquation relative au bouclier de protection des données UE-États-Unis (Privacy Shield) et confirme la validité des clauses contractuelles types (CCT). Il précise que les autorités de contrôle nationales doivent suspendre ou interdire un transfert de données vers un pays tiers lorsque le niveau de protection exigé par le droit de l'Union, notamment au regard des articles 7, 8 et 47 de la Charte, n'est pas garanti en raison des pouvoirs d'accès des autorités publiques de ce pays.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne confirme que la Commission européenne peut adopter une décision formant titre exécutoire au titre de l'article 299 TFUE pour recouvrer des sommes indûment versées dans le cadre de relations contractuelles, même en présence d'une clause compromissoire attribuant compétence au juge de l'Union. Cette décision précise que le choix de cette voie exécutoire n'exclut pas le contrôle juridictionnel effectif par le Tribunal, qui reste compétent pour examiner le bien-fondé de la créance contractuelle. L'arrêt renforce ainsi les prérogatives de la Commission en matière de recouvrement contractuel tout en maintenant la protection juridictionnelle des cocontractants.
16 juillet 2020
16 juillet 2020
16 juillet 2020
Cet arrêt de la CJUE précise que l'absence d'entretien personnel avec le demandeur d'asile, en violation des articles 14 et 34 de la directive 2013/32/UE, avant l'adoption d'une décision d'irrecevabilité en première instance, ne peut être régularisée en appel. Une telle irrégularité procédurale substantielle impose l'annulation de la décision d'irrecevabilité et le renvoi de l'affaire à l'autorité compétente pour qu'elle procède à un nouvel examen complet.
16 juillet 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne clarifie la notion d'"employeur" pour les chauffeurs routiers internationaux, aux fins de détermination de la législation de sécurité sociale applicable. Il précise que, même en présence d'un contrat de travail formel avec une entreprise, la qualité d'employeur revient à l'entreprise qui exerce l'autorité effective sur le travailleur, notamment en supportant la charge salariale réelle et en ayant le pouvoir d'embauche et de licenciement. En conséquence, pour les chauffeurs exerçant dans plusieurs États membres, la législation applicable est celle de l'État où est établie cette entreprise exerçant l'autorité effective, et non celle du cocontractant formel.
16 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement à ses obligations en matière de marchés intérieurs de l'électricité et du gaz naturel. La Hongrie avait fixé les redevances d'accès aux réseaux de transport sans respecter les méthodes de calcul prévues par les règlements (CE) n° 714/2009 et n° 715/2009, et avait privé les opérateurs de voies de recours effectives contre ces décisions, en violation des directives 2009/72/CE et 2009/73/CE. Cet arrêt rappelle l'importance pour les États membres de garantir une régulation tarifaire transparente et un accès au juge conforme au principe de protection juridictionnelle effective.
16 juillet 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"employeur" pour les chauffeurs routiers internationaux, en vue de déterminer la législation de sécurité sociale applicable. Il juge que lorsqu'un chauffeur a conclu un contrat de travail avec une entreprise mais est placé sous l'autorité effective d'une autre entreprise établie dans son État de résidence, c'est cette dernière qui doit être considérée comme l'employeur au sens du règlement n° 883/2004. Cette décision clarifie ainsi les critères de rattachement pour les travailleurs mobiles exerçant dans plusieurs États membres.
16 juillet 2020
L'avocat général Bobek conclut que le Tribunal de l'Union européenne a commis une erreur de droit en prononçant un non-lieu à statuer dans un litige concernant un refus d'accès à un document du Parlement européen. Il estime que la divulgation du document par un tiers, postérieure à l'introduction du recours, ne fait pas automatiquement disparaître l'intérêt à agir du requérant, notamment pour contester la légalité du refus initial et obtenir une décision sur le fond. Cette affaire précise donc les conditions de maintien de l'intérêt à agir dans les contentieux d'accès aux documents.
16 juillet 2020