1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de publier sur son site internet une sanction pécuniaire administrative infligée à un établissement de crédit, au motif que cette publication ne respectait pas les conditions de proportionnalité et de protection des données prévues à l'article 18, paragraphe 6, du règlement (UE) n° 1024/2013. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites du pouvoir de sanction de la BCE en matière de surveillance prudentielle, notamment l'obligation de motiver spécifiquement la nécessité d'une publication nominative et non anonymisée de la sanction.
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'UE a annulé la sanction pécuniaire de 4,3 millions d'euros infligée par la BCE à Crédit Agricole Corporate and Investment Bank pour violation continue des exigences de fonds propres (ratio de levier), estimant que la BCE n'avait pas suffisamment motivé le montant de la sanction. L'arrêt précise que la BCE doit démontrer le caractère intentionnel ou négligent de l'infraction et justifier le quantum de la pénalité au regard de la durée et de la gravité de la violation.
8 juillet 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 juillet 2020 (affaire T-748/18) précise les conditions de preuve de la divulgation d'un dessin ou modèle antérieur au sens de l'article 7 du règlement n° 6/2002. Il rappelle que pour apprécier le caractère individuel d'un dessin ou modèle communautaire, l'impression globale qu'il produit sur l'utilisateur averti doit être différente de celle produite par tout dessin ou modèle antérieur divulgué. En l'espèce, le Tribunal a confirmé la nullité du dessin représentant un outil pneumatique en raison de l'absence de caractère individuel, l'impression globale étant similaire à celle du modèle antérieur.
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule, dans cet arrêt, les décisions du Conseil incluant les sociétés Ocean Capital Administration et d'autres requérants sur la liste des personnes et entités soumises au gel des fonds en lien avec les mesures restrictives contre l'Iran. La Cour juge que le Conseil n'a pas suffisamment démontré que ces entités apportaient un soutien matériel, financier ou logistique au gouvernement iranien ou à ses activités nucléaires sensibles. Cette décision précise le niveau de preuve requis pour justifier l'inscription sur les listes de sanctions de l'UE en matière de PESC.
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO qui avait déclaré nul un dessin ou modèle communautaire d'outil pneumatique. Il a jugé que l'Office avait commis une erreur en appréciant le caractère individuel du dessin, car l'impression globale produite sur l'utilisateur averti différait de celle du dessin antérieur invoqué. Cette décision précise les conditions de preuve de la divulgation d'un dessin antérieur (article 7 du règlement n° 6/2002) et l'appréciation du caractère individuel (article 6, paragraphe 1, sous b)).
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule la sanction pécuniaire de 5,3 millions d'euros infligée par la BCE à CA Consumer Finance pour violation continue des exigences de fonds propres. Il juge que la BCE n'a pas suffisamment motivé le montant de la sanction et n'a pas démontré que l'infraction avait été commise par négligence. Cet arrêt précise les conditions de la responsabilité pour négligence dans le cadre du MSU et renforce l'obligation de motivation des sanctions prudentielles.
8 juillet 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-429/18) annule la décision de la Commission européenne de retirer certains établissements brésiliens de la liste des pays tiers autorisés à exporter des produits d'origine animale vers l'UE. Le Tribunal juge que la Commission a violé l'obligation de motivation et les droits de la défense en se fondant sur des informations non communiquées aux entreprises concernées, et en ne respectant pas la procédure de comitologie prévue à l'article 12, paragraphe 4, sous c), du règlement (CE) n° 854/2004.
8 juillet 2020
Cet arrêt de la CJUE précise que le principe de neutralité fiscale et le droit à déduction de la TVA s'opposent à une réglementation nationale qui refuse le remboursement de la taxe indûment facturée au seul motif que la période imposable concernée a déjà fait l'objet d'un contrôle fiscal définitif. Il impose aux États membres de permettre la rectification des factures et le remboursement de la TVA, même après un tel contrôle, afin de garantir l'effectivité du droit communautaire.
2 juillet 2020
2 juillet 2020
L'arrêt Terracult (C-835/18) précise que le principe de neutralité fiscale et le droit à déduction de la TVA s'opposent à une réglementation nationale qui refuse le remboursement de la taxe indûment versée à un assujetti, au seul motif que la période imposable concernée a déjà fait l'objet d'un contrôle fiscal définitif. La Cour juge qu'une telle limitation automatique et absolue, sans examen du fond, viole les principes d'effectivité et de proportionnalité, notamment lorsque l'erreur a été commise de bonne foi et que le risque de perte de recettes fiscales a été éliminé.
2 juillet 2020
Dans l'arrêt C-18/19, la CJUE précise les conditions de rétention d'un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier, en application de la directive 2008/115/CE. Elle juge que le placement dans un établissement pénitentiaire n'est possible que si le ressortissant représente une menace grave pour l'ordre public ou la sécurité publique, et ce, uniquement en l'absence d'alternative moins coercitive. Cette décision encadre strictement la marge d'appréciation des États membres en matière de rétention administrative à des fins d'éloignement.
2 juillet 2020
2 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours de la France visant à annuler la tenue d'une session plénière additionnelle du Parlement européen à Bruxelles pour l'adoption du budget 2018. Elle a jugé que cette session ne constituait pas une « session budgétaire » au sens du Protocole sur les sièges, qui impose que ces sessions se tiennent à Strasbourg. Ainsi, le Parlement peut valablement exercer son pouvoir budgétaire lors de sessions additionnelles à Bruxelles, sans violer le droit primaire.
25 juin 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-511/18) précise les conditions de recevabilité d'un recours en matière de promotion des fonctionnaires, notamment la règle de concordance entre la réclamation et le recours. Il rappelle que l'administration doit fonder son examen comparatif des mérites sur des éléments objectifs, incluant les rapports de stage et d'évaluation, et que la remise en cause d'actes définitifs (comme un rapport de stage) est irrecevable. En l'espèce, le Tribunal a rejeté le recours du fonctionnaire contestant sa non-promotion en 2017, faute de démonstration d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'un détournement de pouvoir.
25 juin 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'un agent de la BEI contestant la qualification de ses absences comme injustifiées et la réduction de ses compensations. L'arrêt précise les conditions de reconnaissance de l'invalidité partielle et les obligations de l'employeur en matière de gestion des absences pour raisons de santé. Il confirme la marge d'appréciation de la BEI dans l'évaluation des justificatifs médicaux et le calcul des droits à rémunération.
25 juin 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Siberia Oriental contre l'OCVV concernant la modification de la date d'expiration de la protection communautaire de la variété végétale "Siberia" (Lilium L.). Il a confirmé l'irrecevabilité du recours devant la chambre de recours, faute d'acte attaquable, et a jugé que l'OCVV n'avait pas violé son obligation de motivation ni le droit à une protection juridictionnelle effective. L'arrêt précise également les conditions strictes de rectification d'erreurs manifestes et les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de l'OCVV.
25 juin 2020
L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-730/18 P précise que la décision de ne pas renouveler un contrat de travail d'un agent d'une mission internationale de l'UE (Eulex Kosovo) constitue un acte détachable du contrat, relevant ainsi de la compétence du juge de l'Union. Cette distinction permet au salarié de contester le non-renouvellement par un recours en annulation devant le Tribunal de l'UE, et non uniquement par une action contractuelle. La portée de cet arrêt est importante pour les agents des missions de l'UE, car elle clarifie la nature juridique des décisions affectant leur carrière et ouvre une voie de recours directe.
25 juin 2020
25 juin 2020
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-164/18, introduite par la Commission européenne contre le Royaume d'Espagne, soutenu par la République française. Cette décision met fin à la procédure sans qu'un arrêt au fond ne soit rendu, ce qui implique que les griefs initiaux de la Commission n'ont pas été tranchés. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance illustre la possibilité de clôture anticipée d'un recours en manquement avant tout jugement sur le fond.
25 juin 2020
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-165/18, introduite par la Commission européenne contre le Royaume d'Espagne, soutenu par la République française. Cette décision met fin à la procédure sans qu'un arrêt au fond ne soit rendu, probablement en raison d'un désistement ou d'un règlement amiable entre les parties. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance illustre la possibilité de clôture anticipée d'un recours en manquement devant la CJUE.
25 juin 2020