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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

1 248

Total documents

429 373

Avec texte intégral

275 210

Résumés IA

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En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 821

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 504

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 739

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018CA0276

Affaire C-276/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 juin 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — KrakVet Marek Batko sp. K. / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága [Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 33 – Détermination du lieu des opérations imposables – Livraison de biens avec transport – Livraison de biens expédiés ou transportés par le fournisseur ou pour son compte – Règlement (UE) no 904/2010 – Articles 7, 13 et 28 à 30 – Coopération entre les États membres – Échange d’informations]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 33 de la directive TVA (2006/112/CE) concernant la détermination du lieu de livraison de biens expédiés ou transportés par le fournisseur. Elle précise que, pour qualifier une livraison intracommunautaire, l'administration fiscale ne peut se fonder uniquement sur les informations fournies par un autre État membre sans vérifier leur fiabilité, et doit respecter les droits de la défense du contribuable. L'arrêt souligne l'importance de la coopération entre États membres dans l'échange d'informations, mais impose des limites pour éviter des présomptions automatiques défavorables au redevable.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0078

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0078

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE
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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 930

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 020
62018CJ0078_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 juin 2020.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Recevabilité – Article 63 TFUE – Liberté de circulation des capitaux – Existence d’une restriction – Charge de la preuve – Discrimination indirecte liée à la provenance des capitaux – Article 12 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à la liberté d’association – Réglementation nationale imposant des obligations d’enregistrement, de déclaration et de publicité, assorties de sanctions, aux associations recevant des aides financières en provenance d’autres États membres ou de pays tiers – Article 7 de la charte des droits fondamentaux – Droit au respect de la vie privée – Article 8, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux – Droit à la protection des données à caractère personnel – Réglementation nationale imposant la divulgation d’informations relatives aux personnes apportant une aide financière à des associations et au montant de cette aide – Justification – Raison impérieuse d’intérêt général – Transparence du financement associatif – Article 65 TFUE – Ordre public – Sécurité publique – Lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le crime organisé – Article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux.#Affaire C-78/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise imposant des obligations d'enregistrement, de déclaration et de publicité, assorties de sanctions, aux associations recevant des aides financières en provenance d'autres États membres ou de pays tiers constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE) et une ingérence disproportionnée dans les droits à la liberté d'association (article 12 de la Charte), au respect de la vie privée (article 7) et à la protection des données (article 8). La Cour a estimé que la Hongrie n'a pas démontré que ces mesures étaient nécessaires pour atteindre des objectifs légitimes tels que la transparence du financement associatif ou la lutte contre le blanchiment de capitaux et le crime organisé. En conséquence, la Hongrie a été reconnue comme ayant manqué à ses obligations au titre du droit de l'Union.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0639_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 juin 2020.#KH contre Sparkasse Südholstein.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Commercialisation à distance de services financiers – Directive 2002/65/CE – Article 1er – Champ d’application – Contrats portant sur des services financiers comportant une première convention suivie d’opérations successives – Application de la directive 2002/65/CE à la seule première convention – Article 2, sous a) – Notion de “contrat portant sur des services financiers” – Avenant à un contrat de prêt portant modification du taux d’intérêt fixé initialement.#Affaire C-639/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 2002/65/CE concernant la commercialisation à distance de services financiers. Elle juge que cette directive ne s'applique qu'à la première convention conclue entre un consommateur et un professionnel, et non aux opérations successives ou aux avenants ultérieurs, comme un avenant modifiant le taux d'intérêt d'un contrat de prêt. Ainsi, un tel avenant n'est pas soumis aux obligations d'information et au droit de rétractation prévus par cette directive.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0754

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 juin 2020.#Ryanair Designated Activity Company contre Országos Rendőr-főkapitányság.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union européenne – Directive 2004/38/CE – Articles 5, 10 et 20 – Droit d’entrée, dans un État membre, d’un ressortissant d’un État tiers, membre de la famille d’un citoyen de l’Union – Preuve de la détention d’un tel droit – Possession d’une carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’Union – Possession d’une carte de séjour permanent.#Affaire C-754/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les compagnies de transport aérien ne peuvent pas refuser l'embarquement à un ressortissant d'un État tiers, membre de la famille d'un citoyen de l'Union, qui présente une carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen de l'Union ou une carte de séjour permanent, même en l'absence de visa d'entrée. Ces cartes constituent une preuve suffisante du droit d'entrée dans l'État membre concerné, sans que le transporteur puisse exiger des documents supplémentaires.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0702

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 18 juin 2020.#Przedsiębiorstwo Produkcyjno-Handlowe « Primart » Marek Łukasiewicz contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Demande de marque de l’Union européenne figurative PRIMART Marek Łukasiewicz – Marque nationale antérieure PRIMA – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 76, paragraphe 1 – Portée du contrôle exercé par le Tribunal de l’Union européenne.#Affaire C-702/18 P.

La Cour de justice précise, dans le cadre d’un pourvoi, la portée du contrôle juridictionnel exercé par le Tribunal de l’Union européenne sur les décisions de l’EUIPO en matière de marques. Elle rappelle que le Tribunal doit procéder à un contrôle complet de la légalité des actes de l’EUIPO, sans se limiter à un simple contrôle de l’erreur manifeste d’appréciation. Cet arrêt confirme que l’appréciation du risque de confusion au titre de l’article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 relève d’un contrôle juridictionnel de pleine juridiction.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0831

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 juin 2020.#Commission européenne contre RQ.#Pourvoi – Fonction publique – Fonctionnaires – Directeur général de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) – Immunité de juridiction – Décision de levée – Acte faisant grief – Droits de la défense.#Affaire C-831/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne annule l'arrêt du Tribunal et rejette le recours de RQ, confirmant la validité de la décision de la Commission de lever l'immunité de juridiction du directeur général de l'OLAF. Elle précise que cette décision constitue un acte faisant grief, mais que la Commission n'a pas violé les droits de la défense en ne communiquant pas préalablement le projet de décision, dès lors que la procédure de levée d'immunité n'impose pas une telle obligation.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0754

Affaire C-754/18: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 juin 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Ryanair Designated Activity Company / Országos Rendőr-főkapitányság (Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union européenne – Directive 2004/38/CE – Articles 5, 10 et 20 – Droit d’entrée, dans un État membre, d’un ressortissant d’un État tiers, membre de la famille d’un citoyen de l’Union – Preuve de la détention d’un tel droit – Possession d’une carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’Union – Possession d’une carte de séjour permanent)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-754/18) précise que la possession d'une carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen de l'Union, délivrée par un État membre, dispense le ressortissant d'un État tiers de l'obligation de visa pour entrer sur le territoire d'un autre État membre, même si la carte n'est pas une carte de séjour permanent. La Cour juge qu'un État membre ne peut refuser l'entrée à ce ressortissant au seul motif qu'il ne dispose pas d'un visa, dès lors qu'il présente une telle carte en cours de validité, car celle-ci constitue une preuve suffisante de son droit d'entrée.

18 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0754_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 juin 2020.#Ryanair Designated Activity Company contre Országos Rendőr-főkapitányság.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union européenne – Directive 2004/38/CE – Articles 5, 10 et 20 – Droit d’entrée, dans un État membre, d’un ressortissant d’un État tiers, membre de la famille d’un citoyen de l’Union – Preuve de la détention d’un tel droit – Possession d’une carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’Union – Possession d’une carte de séjour permanent.#Affaire C-754/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les autorités d'un État membre ne peuvent refuser l'entrée sur leur territoire à un ressortissant d'un État tiers, membre de la famille d'un citoyen de l'Union, au seul motif qu'il ne présente pas de visa d'entrée, dès lors qu'il est en possession d'une carte de séjour en cours de validité délivrée par un autre État membre en tant que membre de la famille d'un citoyen de l'Union. Cette décision précise l'étendue du droit d'entrée sans visa conféré par la directive 2004/38/CE aux membres de la famille d'un citoyen de l'Union, même lorsqu'ils ne voyagent pas avec ce citoyen.

18 juin 2020

Détail →
Ordonnance CJUE62018CO0567

Ordonnance de rectification du 15 juin 2020.#Coty Germany GmbH contre Amazon Services Europe Sàrl e.a.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-567/18 REC.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie un arrêt antérieur dans l'affaire C-567/18, opposant Coty Germany à Amazon Services Europe. Elle précise les conditions dans lesquelles un opérateur de plateforme de vente en ligne, comme Amazon, peut être considéré comme responsable de la contrefaçon de marque pour des produits stockés dans ses entrepôts pour le compte de vendeurs tiers. Pour le praticien français, cette rectification affine la portée de la jurisprudence sur la notion de "détention" de produits contrefaisants au sens du droit des marques de l'UE.

15 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CB0534

Affaire C-534/18 P: Ordonnance du président de la Cour du 12 juin 2020 — Xabier Uribe-Etxebarría Jiménez / Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle, Núcleo de comunicaciones y control SL

Le président de la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par Xabier Uribe-Etxebarría Jiménez contre l'arrêt du Tribunal, confirmant ainsi le refus d'enregistrement d'une marque de l'Union européenne pour défaut de caractère distinctif. Cette ordonnance rappelle les critères stricts d'appréciation du caractère distinctif des marques, notamment pour les signes composés d'éléments descriptifs ou dépourvus de caractère distinctif. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur de la jurisprudence de la CJUE en matière de marques de l'UE et l'importance de démontrer un caractère distinctif acquis par l'usage.

12 juin 2020

Détail →
Ordonnance CJUE62017CO0693_INF

Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 11 juin 2020.#Ferrero SpA contre BMB sp. z o.o.#Taxation des dépens.#Affaire C-693/17 P-DEP.

La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par Ferrero SpA dans le cadre du pourvoi C-693/17 P. L'ordonnance détermine les frais que BMB sp. z o.o. doit rembourser à Ferrero, suite au rejet de son pourvoi contre l'arrêt du Tribunal. Cette décision précise les critères de taxation des dépens en matière de propriété intellectuelle et de concurrence.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0634

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0634

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0833_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juin 2020.#SI et Brompton Bicycle Ltd contre Chedech / Get2Get.#Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle et industrielle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Articles 2 à 5 – Champ d’application – Objet utilitaire – Notion d’“œuvre” – Protection des œuvres au titre du droit d’auteur – Conditions – Forme d’un produit nécessaire à l’obtention d’un résultat technique – Vélo pliable.#Affaire C-833/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de protection par le droit d'auteur d'un objet utilitaire, tel qu'un vélo pliable. Elle juge qu'une forme de produit, même nécessaire à l'obtention d'un résultat technique, peut être protégée si elle constitue une création intellectuelle originale reflétant la personnalité de son auteur. Cette décision clarifie l'application de la directive 2001/29/CE en excluant du champ d'application du droit d'auteur les formes dictées uniquement par leur fonction technique.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0262

Affaires jointes C-262/18 P et C-271/18 P: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 11 juin 2020 — Commission européenne / Dôvera zdravotná poist'ovňa a.s., République slovaque, Union zdravotná poist'ovňa a.s. (Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Système de sécurité sociale – Organismes d’assurance maladie – Notions d’«entreprise» et d’«activité économique» – Finalité sociale – Principe de solidarité – Contrôle de l’État – Appréciation globale – Possibilité de rechercher des bénéfices – Concurrence résiduelle sur la qualité et sur l’offre des prestations d’assurance maladie)

Cet arrêt de la Cour de justice précise la qualification d’« entreprise » au sens du droit des aides d’État pour les organismes d’assurance maladie. Il juge que, même en présence d’une finalité sociale et d’un principe de solidarité, un organisme peut être considéré comme exerçant une activité économique s’il existe une concurrence résiduelle sur la qualité et l’offre des prestations, et si la recherche de bénéfices n’est pas exclue. La portée de cette décision est importante pour le droit français, car elle affine les critères d’application de l’article 107 TFUE aux régimes de sécurité sociale, en particulier ceux qui laissent une place à la concurrence entre organismes.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0833

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juin 2020.#SI et Brompton Bicycle Ltd contre Chedech / Get2Get.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal de l'entreprise de Liège.#Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle et industrielle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Articles 2 à 5 – Champ d’application – Objet utilitaire – Notion d’“œuvre” – Protection des œuvres au titre du droit d’auteur – Conditions – Forme d’un produit nécessaire à l’obtention d’un résultat technique – Vélo pliable.#Affaire C-833/18.

Cet arrêt de la CJUE précise qu'un objet utilitaire, comme un vélo pliable, peut bénéficier de la protection par le droit d'auteur s'il constitue une œuvre originale, c'est-à-dire une création intellectuelle propre à son auteur. Il précise que cette protection est exclue lorsque la forme du produit est uniquement dictée par sa fonction technique, mais pas si cette forme reflète un choix libre et créatif, même si elle est nécessaire au résultat technique.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0786

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juin 2020.#ratiopharm GmbH contre Novartis Consumer Health GmbH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Protection de la santé publique – Marché intérieur – Médicaments à usage humain – Directive 2001/83/CE – Publicité – Article 96 – Distribution d’échantillons gratuits de médicaments soumis à prescription aux seules personnes habilitées à prescrire – Exclusion des pharmaciens du bénéfice de la distribution – Inapplicabilité à la distribution d’échantillons gratuits de médicaments non soumis à prescription – Conséquences pour les États membres.#Affaire C-786/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 96 de la directive 2001/83/CE, qui autorise la distribution d'échantillons gratuits de médicaments soumis à prescription uniquement aux personnes habilitées à prescrire, ne s'applique pas aux médicaments non soumis à prescription. Par conséquent, les États membres ne peuvent pas étendre cette restriction aux pharmaciens pour ces derniers produits, sauf s'ils adoptent des mesures nationales plus strictes conformément à l'article 87, paragraphe 2, de la directive. Cette décision clarifie la portée de l'interdiction de distribution d'échantillons gratuits et ses limites pour les autorités nationales.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0833

Affaire C-833/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juin 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunal de l'entreprise de Liège — Belgique) — SI, Brompton Bicycle Ltd / Chedech/Get2Get (Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle et industrielle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Articles 2 à 5 – Champ d’application – Objet utilitaire – Notion d’«œuvre» – Protection des œuvres au titre du droit d’auteur – Conditions – Forme d’un produit nécessaire à l’obtention d’un résultat technique – Vélo pliable)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de protection par le droit d'auteur d'un objet utilitaire, tel qu'un vélo pliable. Elle juge qu'une forme de produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique ne peut bénéficier de cette protection que si elle constitue une œuvre originale, reflet de la personnalité de son auteur, et non si elle est dictée uniquement par sa fonction technique. Cet arrêt clarifie l'interprétation de la directive 2001/29/CE en excluant du champ du droit d'auteur les formes fonctionnelles imposées par la technique.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0786_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juin 2020.#ratiopharm GmbH contre Novartis Consumer Health GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection de la santé publique – Marché intérieur – Médicaments à usage humain – Directive 2001/83/CE – Publicité – Article 96 – Distribution d’échantillons gratuits de médicaments soumis à prescription aux seules personnes habilitées à prescrire – Exclusion des pharmaciens du bénéfice de la distribution – Inapplicabilité à la distribution d’échantillons gratuits de médicaments non soumis à prescription – Conséquences pour les États membres.#Affaire C-786/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 96 de la directive 2001/83/CE, qui autorise la distribution d'échantillons gratuits de médicaments soumis à prescription uniquement aux personnes habilitées à prescrire, ne s'applique pas aux médicaments non soumis à prescription. Par conséquent, les États membres ne peuvent pas étendre cette restriction aux pharmaciens pour les échantillons de médicaments en vente libre, sauf s'ils adoptent des mesures nationales plus strictes conformément au droit de l'UE.

11 juin 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0634

Affaire C-634/18: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 juin 2020 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy w Słupsku — Pologne) — procédure pénale contre JI (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2004/757/JAI – Dispositions minimales relatives aux éléments constitutifs des infractions pénales et des sanctions applicables dans le domaine du trafic de drogue – Article 2, paragraphe 1, sous c) – Article 4, paragraphe 2, sous a) – Notion de «grandes quantités de drogue» – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Égalité de traitement – Articles 20 et 21 – Principe de légalité des délits et des peines – Article 49)

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire préjudicielle polonaise, la notion de « grandes quantités de drogue » au sens de la décision-cadre 2004/757/JAI. Elle a jugé que cette notion doit être interprétée de manière autonome et uniforme dans toute l'Union, en fonction du potentiel nocif de la drogue et du nombre de doses unitaires qu'elle permet de confectionner. L'arrêt rappelle également que les États membres doivent respecter les principes d'égalité de traitement et de légalité des délits et des peines (articles 20, 21 et 49 de la Charte) lorsqu'ils fixent des seuils quantitatifs pour distinguer le trafic simple du trafic de grandes quantités.

11 juin 2020

Détail →