1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 415Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 343Accord international · PESC · Traité
23 108Budget · Avis · Résolution · Divers
164 277La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 11 juin 2020 (affaire C-581/18), a jugé que le principe de non-discrimination en raison de la nationalité (article 18 TFUE) s'applique à un contrat d'assurance de responsabilité civile couvrant la production de dispositifs médicaux, tel que des implants mammaires. Elle a précisé qu'une clause contractuelle limitant géographiquement la couverture d'assurance aux seuls dommages survenus dans certains États membres peut constituer une discrimination indirecte, car elle défavorise les victimes résidant dans d'autres États de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt souligne que les fabricants de dispositifs médicaux doivent veiller à ce que leur couverture d'assurance ne restreigne pas l'accès à l'indemnisation des victimes en fonction de leur nationalité ou de leur lieu de résidence au sein de l'UE.
11 juin 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire préjudicielle polonaise, la notion de « grandes quantités de drogue » au sens de la décision-cadre 2004/757/JAI. Elle a jugé que cette notion doit être interprétée de manière autonome et uniforme dans toute l'Union, en fonction du potentiel nocif de la drogue et du nombre de doses unitaires qu'elle permet de confectionner. L'arrêt rappelle également que les États membres doivent respecter les principes d'égalité de traitement et de légalité des délits et des peines (articles 20, 21 et 49 de la Charte) lorsqu'ils fixent des seuils quantitatifs pour distinguer le trafic simple du trafic de grandes quantités.
11 juin 2020
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par Ferrero SpA dans le cadre du pourvoi C-693/17 P, après le rejet du pourvoi de BMB sp. z o.o. Cette ordonnance précise les frais de représentation et de procédure que la partie perdante doit rembourser, conformément aux critères de l'article 144 bis du règlement de procédure de la Cour. Elle constitue une décision de taxation utile pour les praticiens français confrontés à l'évaluation des dépens dans les litiges de propriété intellectuelle devant la CJUE.
11 juin 2020
Cet arrêt de la Cour de justice précise la qualification d’« entreprise » au sens du droit des aides d’État pour les organismes d’assurance maladie. Il juge que, même en présence d’une finalité sociale et d’un principe de solidarité, un organisme peut être considéré comme exerçant une activité économique s’il existe une concurrence résiduelle sur la qualité et l’offre des prestations, et si la recherche de bénéfices n’est pas exclue. La portée de cette décision est importante pour le droit français, car elle affine les critères d’application de l’article 107 TFUE aux régimes de sécurité sociale, en particulier ceux qui laissent une place à la concurrence entre organismes.
11 juin 2020
La Cour de justice a jugé que des organismes d'assurance maladie, même poursuivant une finalité sociale et soumis à un contrôle étatique, peuvent être qualifiés d'« entreprises » au sens du droit des aides d'État s'ils exercent une activité économique. Cette qualification dépend d'une appréciation globale, incluant la possibilité de réaliser des bénéfices et l'existence d'une concurrence résiduelle sur la qualité et l'offre de prestations. L'arrêt précise ainsi les limites de l'exclusion des régimes de sécurité sociale fondés sur un principe de solidarité du champ des aides d'État.
11 juin 2020
11 juin 2020
11 juin 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre du recouvrement transfrontalier de créances fiscales, la notion de « privilège » visée par les directives 76/308 et 2008/55 doit être interprétée de manière autonome et uniforme en droit de l'Union. Elle juge qu'une compensation légale opérée par l'État membre requis entre une créance fiscale de l'État membre requérant et une dette fiscale de ce dernier envers le débiteur n'est pas autorisée, car elle conférerait à la créance étrangère un avantage (le privilège de compensation) qui n'existe pas dans l'État membre requérant.
11 juin 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "grandes quantités de drogue" au sens de la décision-cadre 2004/757/JAI, en matière de trafic de stupéfiants. Elle juge que cette notion doit être interprétée de manière autonome et uniforme dans l'ensemble de l'Union, en fonction du seuil quantitatif fixé par chaque État membre, et non par référence à une définition nationale variable. L'arrêt souligne également que les sanctions pénales doivent respecter les principes de légalité et d'égalité de traitement garantis par la Charte des droits fondamentaux.
11 juin 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la portée de l'obligation d'information préalable incombant au fonctionnaire avant la publication d'un texte lié à l'activité de l'Union, en application de l'article 17 bis du statut. Il juge que cette obligation s'applique même si le texte est publié à titre personnel et en dehors du cadre professionnel, et que son non-respect peut justifier une évaluation négative dans le rapport de notation. L'arrêt confirme ainsi que la liberté d'expression du fonctionnaire est encadrée par une obligation de loyauté renforcée envers l'institution.
10 juin 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-608/18 (Sammut/Parlement) précise les conditions de l'obligation d'information préalable prévue à l'article 17 bis du statut des fonctionnaires, en cas de publication d'un texte lié à l'activité de l'Union. Il examine également la portée de la responsabilité de l'institution en cas de préjudice résultant d'un rapport de notation et de l'application de cette obligation.
10 juin 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de protection d'une marque notoirement connue au sens de l'article 6 bis de la Convention de Paris, dans le cadre d'une procédure en nullité. Il confirme que l'opposition fondée sur une telle marque antérieure, même non enregistrée, peut prospérer si le public pertinent établit un lien entre les signes, et ce indépendamment de la similarité des produits ou services. La décision rappelle ainsi l'importance de la notoriété acquise sur le territoire de l'Union pour écarter une marque postérieure.
10 juin 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Spliethoff’s Bevrachtingskantoor contre la Commission, confirmant le rejet de sa proposition dans le cadre d'un appel à propositions du mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE) dans le secteur des transports. L'arrêt précise les limites du contrôle juridictionnel sur les évaluations techniques complexes de la Commission, en rappelant que celle-ci ne commet pas d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que son analyse est cohérente et non arbitraire. Il souligne également que l'obligation de motivation est satisfaite si la décision permet de comprendre les raisons du rejet, sans exiger une réponse détaillée à chaque argument du candidat.
10 juin 2020
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'un fonctionnaire du Parlement européen qui contestait son rapport de notation et demandait réparation pour un préjudice moral. Il juge que l'institution n'a pas violé l'article 17 bis du statut en lui imposant une obligation d'information préalable pour la publication d'un texte lié à l'activité de l'Union. L'arrêt précise les limites de la liberté d'expression des fonctionnaires et les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'administration.
10 juin 2020
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO qui rejetait la demande en nullité de la marque figurative PHILIBON. Il a jugé que l'Office avait commis une erreur en n'examinant pas si la marque antérieure PHILICON était notoirement connue en France au sens de l'article 6 bis de la Convention de Paris, ce qui aurait pu justifier la protection élargie prévue à l'article 8, paragraphe 2, sous c), du règlement sur la marque de l'Union européenne.
10 juin 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 2, sous c), du règlement sur la marque de l'UE, relatif à l'opposition fondée sur une marque notoirement connue au sens de l'article 6 bis de la Convention de Paris. Il confirme que le titulaire d'une marque antérieure notoire peut s'opposer à l'enregistrement d'une marque postérieure identique ou similaire pour des produits ou services non similaires, sous réserve d'un risque de confusion ou d'un préjudice. La décision rappelle l'importance de démontrer la notoriété de la marque antérieure dans l'État membre concerné.
10 juin 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 10 juin 2020 (affaire T-718/18, Boyer / EUIPO) précise les conditions de protection d'une marque notoirement connue au sens de l'article 6 bis de la Convention de Paris, dans le cadre d'une procédure en nullité. Il rappelle que cette protection, transposée à l'article 8, §2, c) du règlement n° 207/2009, permet au titulaire d'une marque antérieure notoirement connue de s'opposer à l'enregistrement d'une marque postérieure identique ou similaire pour des produits identiques ou similaires, sans nécessité d'enregistrement préalable. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'EUIPO qui n'avait pas correctement apprécié la notoriété de la marque antérieure PHILICON.
10 juin 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application du motif relatif de nullité fondé sur l'article 8, paragraphe 2, sous c), du règlement sur la marque de l'UE, en lien avec la notoriété d'une marque antérieure au sens de l'article 6 bis de la Convention de Paris. Il confirme que la protection conférée à une marque notoirement connue ne nécessite pas un enregistrement préalable, mais exige que la marque invoquée soit effectivement connue sur le territoire concerné à la date du dépôt de la marque contestée. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'EUIPO, estimant que celui-ci n'avait pas suffisamment examiné la preuve de la notoriété de la marque antérieure "PHILICON" pour s'opposer à l'enregistrement de "PHILIBON".
10 juin 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne rejetant la proposition de Spliethoff's Bevrachtingskantoor BV dans le cadre d'un appel à propositions du mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE) pour le secteur des transports. Il a jugé que la Commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'évaluant pas correctement la proposition au regard des critères de sélection, et qu'elle avait violé le principe d'égalité de traitement en traitant différemment des propositions comparables. Cet arrêt rappelle l'obligation pour la Commission de motiver ses décisions de rejet et de respecter une évaluation rigoureuse et non discriminatoire des candidatures dans le cadre des subventions européennes.
10 juin 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté la demande en nullité de la marque figurative PHILIBON. Il précise que, pour bénéficier de la protection des marques notoirement connues au sens de l'article 6 bis de la Convention de Paris, le titulaire de la marque antérieure doit démontrer sa notoriété substantielle dans l'État membre concerné, et non une simple connaissance par une partie du public.
10 juin 2020