1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, en particulier l'article 45 TFUE sur la libre circulation des travailleurs, s'oppose à une réglementation nationale qui, pour le classement dans les échelons d'un système de rémunération, ne prend en compte l'ancienneté acquise auprès d'un employeur situé dans un autre État membre que si cette période d'activité a été accomplie sans interruption. Cette restriction constitue une entrave injustifiée à la libre circulation, car elle désavantage les travailleurs ayant exercé leur droit de mobilité.
23 avril 2020
L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-507/18 (NH / Associazione Avvocatura per i diritti LGBTI) précise que des déclarations publiques d'un employeur excluant le recrutement de personnes homosexuelles constituent une discrimination directe dans l'accès à l'emploi, même en l'absence d'un processus de recrutement concret ou d'une victime identifiée. Il consacre également la qualité pour agir d'une association de défense des droits LGBTI pour engager une action en justice afin de faire constater cette discrimination et obtenir des sanctions, sans devoir agir au nom d'une personne lésée spécifique.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Gugler France SA, confirmant que l'existence d'un lien économique entre le demandeur en nullité et le titulaire de la marque contestée n'est pas, en soi, un obstacle à l'action en nullité. L'arrêt précise que l'appréciation du risque de confusion doit rester objective et indépendante de ces relations économiques, ce qui limite les possibilités pour une société mère d'invoquer la nullité d'une marque détenue par une filiale en l'absence de preuve d'un tel risque pour le consommateur.
23 avril 2020
Dans l'affaire C-401/18, la CJUE précise les critères d'imputation du transport intracommunautaire unique dans le cadre d'opérations en chaîne pour la TVA. Elle juge que le transport est imputé à la livraison effectuée par l'opérateur qui, en vertu du contrat, a le pouvoir de disposer du bien comme un propriétaire et qui prend les décisions affectant sa situation juridique, même si le transport s'effectue sous un régime suspensif de droits d'accise. L'arrêt rappelle également que son interprétation s'applique rétroactivement, sauf si des motifs de sécurité juridique imposent une limitation dans le temps.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel belge, que le principe de l'image fidèle prévu par la directive 78/660/CEE ne s'oppose pas à ce qu'une société anonyme inscrive immédiatement en charges le montant de l'escompte résultant d'une dette à plus d'un an non productive d'intérêts, contractée pour acquérir une immobilisation financière. L'actif peut être inscrit au bilan pour son prix d'acquisition, sous déduction de cet escompte, sans que cette méthode comptable soit considérée comme contraire au droit européen.
23 avril 2020
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire C-736/18 P (Gugler France / Alexander Gugler, EUIPO) précise les conditions dans lesquelles une société peut agir en nullité d'une marque de l'Union européenne, en particulier lorsqu'il existe un lien économique entre le demandeur en nullité et le titulaire de la marque contestée. La Cour confirme que l'existence d'un tel lien n'exclut pas automatiquement un intérêt à agir, mais qu'il doit être examiné au cas par cas. En l'espèce, la Cour a rejeté le pourvoi de Gugler France, estimant que l'absence de risque de confusion entre les signes en conflit justifiait le rejet de la demande de nullité.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations comptables découlant du principe de l'image fidèle (article 2, paragraphe 3, de la directive 78/660/CEE) lors de l'acquisition d'une immobilisation financière financée par une dette à long terme non productive d'intérêts. Elle juge que ce principe impose, pour respecter la réalité économique, d'inscrire en charges l'escompte représentant le coût du financement différé et de comptabiliser l'immobilisation à sa valeur actualisée, déduction faite de cet escompte. Cette décision a une portée pratique pour les sociétés françaises, car elle clarifie les règles d'évaluation et de comptabilisation des actifs acquis avec un paiement différé, au-delà de la seule lettre des textes comptables.
23 avril 2020
23 avril 2020
L'avocat général Bobek propose à la Cour de déclarer irrecevable la demande de décision préjudicielle relative à l'interprétation de la directive 2014/25/UE, au motif que la question posée par la juridiction italienne est hypothétique. Il estime que le litige au principal, concernant l'attribution d'un marché de services de gestion de plis par une entreprise publique, ne relève pas du champ d'application de la directive car il ne s'agit pas d'une activité liée à la fourniture de services postaux au sens de l'article 13.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, lorsqu'un excédent de TVA déductible a été retenu en violation du droit de l'Union, l'État membre doit verser des intérêts compensant l'indisponibilité des fonds, et ce, même si la législation nationale ne prévoit pas un tel intérêt pour les remboursements tardifs. Elle juge que le principe d'effectivité impose que ces intérêts courent à compter de la date à laquelle l'excédent aurait dû être remboursé, et non à une date ultérieure. Enfin, les modalités de calcul de ces intérêts ne doivent pas être moins favorables que celles applicables aux créances similaires fondées sur le droit interne (principe d'équivalence).
23 avril 2020
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, en cas de remboursement tardif d'un excédent de TVA déductible retenu en violation du droit de l'Union, l'administration fiscale doit verser des intérêts compensant l'indisponibilité des fonds. Ces intérêts courent à compter de la date à laquelle l'excédent aurait dû être remboursé, et non de la date de la demande de remboursement. L'arrêt impose également que les modalités de calcul de ces intérêts respectent les principes d'effectivité et d'équivalence, sans pour autant exiger un taux spécifique.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, lorsqu'un excédent de TVA déductible a été retenu en violation du droit de l'Union, l'assujetti a droit à des intérêts compensant l'indisponibilité de cette somme, et ce indépendamment du fait que l'administration fiscale ait commis une faute. Ces intérêts doivent être calculés de manière à assurer une réparation intégrale du préjudice subi, et les modalités nationales de calcul ne doivent pas rendre cette réparation impossible ou excessivement difficile (principe d'effectivité). L'arrêt précise également que le droit à des intérêts de retard pour remboursement tardif d'un excédent de TVA ne saurait être subordonné à une mise en demeure préalable de l'administration, sous peine de violer le principe d'effectivité.
23 avril 2020
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre de l'interprétation de la directive 78/660/CEE, qu'une société anonyme peut, pour respecter le principe de l'image fidèle, inscrire en charge au compte de résultat l'escompte lié à une dette à plus d'un an non productive d'intérêts, tout en inscrivant le prix d'acquisition de l'immobilisation financière à l'actif du bilan sous déduction de cet escompte. Cette décision confirme une certaine flexibilité comptable pour refléter la réalité économique des opérations d'acquisition à crédit.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Gugler France SA contre l'annulation de sa demande de nullité de la marque figurative GUGLER. Elle confirme que le lien économique entre le demandeur en nullité et le titulaire de la marque contestée, résultant d'une cession d'actions, ne suffit pas à établir un risque de confusion. L'arrêt précise ainsi les conditions strictes de l'intérêt à agir et de la preuve du risque de confusion dans les actions en nullité de marque de l'Union européenne.
23 avril 2020
Ces conclusions de l'avocat général portent sur l'interprétation de la notion d'"irrégularité" au sens du règlement (CE) n° 1083/2006 relatif aux Fonds structurels, dans le cadre d'un litige concernant le remboursement d'une aide du FEDER. L'avocat général examine si la faillite du partenaire commercial unique d'un bénéficiaire de fonds, qui a empêché la réalisation du projet, constitue une irrégularité justifiant une correction financière. La question centrale est de savoir si une telle situation, qui n'implique pas de violation directe du droit de l'Union par l'opérateur, peut être qualifiée d'irrégularité au sens du droit européen.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le système de rémunération d'un État membre qui réserve un classement plus favorable dans les échelons aux seules périodes d'activité accomplies auprès du même employeur, en excluant celles effectuées auprès d'un employeur situé dans un autre État membre, constitue une restriction à la libre circulation des travailleurs (article 45 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée, car elle défavorise les travailleurs ayant exercé leur droit à la mobilité au sein de l'UE. En conséquence, les périodes d'activité pertinentes accomplies dans un autre État membre doivent être prises en compte pour le classement indiciaire.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des déclarations publiques excluant le recrutement de personnes homosexuelles, même en l'absence de procédure de recrutement concrète, constituent une discrimination directe dans l'accès à l'emploi au sens de la directive 2000/78. Elle a également reconnu la qualité pour agir d'une association de défense des droits LGBTI pour engager une action en justice afin d'obtenir des sanctions, sans devoir agir au nom d'une victime identifiée. Cet arrêt élargit la portée de la protection contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle en matière d'emploi et renforce les voies de recours collectives.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment l'article 45, paragraphe 1, TFUE, s'oppose à une réglementation nationale qui, pour le classement dans les échelons d'un système de rémunération, ne prend en compte l'ancienneté acquise auprès d'un employeur situé dans un autre État membre que de manière limitée, alors que les périodes d'activité accomplies auprès d'un employeur national sont intégralement prises en compte. Cette décision vise à garantir la libre circulation des travailleurs en interdisant toute discrimination indirecte fondée sur la nationalité.
23 avril 2020