1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de CSTP Azienda della Mobilità SpA contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État illégale et incompatible les compensations versées par les autorités italiennes pour des obligations de service public de transport par autobus. L'arrêt confirme que le simple respect d'une décision de justice nationale, ici du Consiglio di Stato, ne suffit pas à écarter la qualification d'aide d'État au sens de l'article 107 TFUE, et rappelle la primauté du contrôle de la Commission sur les mesures étatiques, même ordonnées par une juridiction.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le vol de marchandises placées sous le régime de l'entrepôt douanier constitue une soustraction à la surveillance douanière engageant la responsabilité du titulaire de l'autorisation d'entrepôt. Elle juge que le droit de l'Union ne s'oppose pas à ce que cet opérateur soit tenu de payer une somme correspondant à la valeur des marchandises manquantes, en sus d'une sanction pécuniaire, pour autant que le montant total de ces obligations soit proportionné à la gravité de l'infraction. Cette décision clarifie le régime de responsabilité et les sanctions applicables en cas de perte de marchandises sous douane.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de CSTP Azienda della Mobilità SpA contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État illégale et incompatible des compensations versées par les autorités italiennes pour des obligations de service public de transport par bus. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles des compensations pour obligations de service public, même ordonnées par une juridiction nationale, peuvent être requalifiées en aides d'État soumises au contrôle de la Commission. Cette décision rappelle aux opérateurs et autorités françaises que les compensations de service public dans les transports doivent respecter strictement le cadre des services d'intérêt économique général (SIEG) pour échapper à la qualification d'aide d'État.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Buonotourist Srl contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État illégale et incompatible pour les compensations de service public versées par les autorités italiennes à la suite d'une décision du Conseil d'État italien. L'arrêt précise que le respect d'une décision de justice nationale n'exonère pas un État membre de son obligation de notifier préalablement une aide à la Commission, et que l'absence de mise en concurrence préalable exclut l'application du règlement sur les obligations de service public dans les transports terrestres.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, la notion de "services de vente au détail" relevant de la classe 35 de l'arrangement de Nice, en jugeant qu'ils doivent être spécifiquement identifiés dans le dépôt de marque. Elle rappelle également les critères d'appréciation du risque de confusion (article 8, §1, b) du règlement n° 207/2009), en insistant sur la nécessité d'une similarité entre les produits et les services pour l'opposition fondée sur la renommée (article 8, §5). En l'espèce, la Cour rejette le pourvoi de Tulliallan Burlington Ltd, confirmant l'absence de risque de confusion entre ses marques "BURLINGTON" et les marques antérieures "BURLINGTON ARCADE" pour des services de vente au détail.
4 mars 2020
La Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une similitude phonétique entre deux marques peut être neutralisée par des différences visuelles et conceptuelles, dans le cadre de l'appréciation globale du risque de confusion. Elle rappelle que cette neutralisation n'est possible que si les différences conceptuelles sont suffisamment marquées pour que le public pertinent perçoive les signes comme distincts, et que les conditions de commercialisation ne sont pas un facteur pertinent pour cette appréciation. L'arrêt confirme ainsi une approche stricte de l'évaluation de la similitude des signes, en excluant la prise en compte des circonstances extérieures à la comparaison intrinsèque des marques.
4 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de l'obligation de suspension des concentrations prévue à l'article 7 du règlement (CE) n° 139/2004, en jugeant que la réalisation d'une opération de concentration unique avant sa notification et son autorisation constitue une infraction unique, même si elle se décompose en plusieurs étapes. La Cour confirme que le principe ne bis in idem ne s'oppose pas à ce que des amendes soient infligées à la fois à la société mère et à sa filiale pour la même concentration, dès lors que l'infraction est imputée à des personnes morales distinctes. Enfin, elle valide la méthode de calcul de l'amende retenue par la Commission, fondée sur la gravité et la durée de l'infraction, sans qu'il y ait concours d'infractions.
4 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une similitude phonétique entre deux marques peut être neutralisée par des différences visuelles et conceptuelles dans le cadre de l'appréciation globale du risque de confusion. La Cour rappelle que, pour qu'une telle neutralisation opère, les différences doivent être suffisamment marquées pour contrebalancer la similitude phonétique, et que les conditions de commercialisation des produits ou services concernés doivent être prises en compte dans cette analyse. Cette décision affine la méthodologie d'évaluation du risque de confusion pour les praticiens du droit des marques de l'Union européenne.
4 mars 2020
Dans l'arrêt C-183/18, la Cour de justice de l'Union européenne précise l'obligation d'interprétation conforme du droit national à une décision-cadre, même en cas de transposition incomplète. Elle juge que les autorités nationales, y compris les juridictions, doivent interpréter leur droit interne, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte et de l'objectif de la décision-cadre 2005/214/JAI relative à la reconnaissance et à l'exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales. Cette obligation s'impose pour assurer l'effet utile du droit de l'Union, sans toutefois aller jusqu'à une interprétation contra legem.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne confirme que des compensations versées par les autorités italiennes à une entreprise de transport par autobus pour des obligations de service public, à la suite d'une décision du Conseil d'État italien, constituent une aide d'État illégale et incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que les juridictions nationales ne peuvent pas ordonner le versement d'une compensation sans respecter les conditions de l'arrêt Altmark, notamment l'absence de surcompensation et la définition préalable et transparente des paramètres de calcul. Cette décision rappelle aux professionnels du droit français l'importance de vérifier la conformité des compensations de service public avec le droit européen des aides d'État avant toute exécution judiciaire.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Mowi ASA contre une amende infligée par la Commission pour avoir réalisé une concentration avant sa notification et autorisation, en violation des articles 4 et 7 du règlement (CE) n° 139/2004. L'arrêt précise la notion de "concentration unique" et confirme que la Commission peut sanctionner séparément la réalisation anticipée de l'acquisition du contrôle et celle de l'opération de concentration elle-même, sans violer le principe *ne bis in idem*. Cette décision clarifie les obligations de suspension et les conditions de l'exemption prévue à l'article 7, paragraphe 2, du règlement.
4 mars 2020
4 mars 2020
La Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une similitude phonétique entre deux marques peut être neutralisée par des différences visuelles et conceptuelles dans le cadre de l'appréciation globale du risque de confusion. Elle rappelle que les conditions de commercialisation des produits ou services concernés ne peuvent être prises en compte que si elles sont inhérentes à la catégorie de produits ou services, et non si elles relèvent des choix propres au titulaire de la marque. Cet arrêt affine la méthode d'appréciation de la similitude des signes et du risque de confusion pour les professionnels du droit des marques de l'Union européenne.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 4 mars 2020, précise la notion de "services de vente au détail" relevant de la classe 35 de l'arrangement de Nice et les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Elle juge que l'opposition formée par le titulaire de marques antérieures "BURLINGTON" et "BURLINGTON ARCADE" contre les marques "BURLINGTON" de Tulliallan Burlington Ltd doit être rejetée, faute de similitude suffisante entre les produits et les services en cause. Cet arrêt clarifie également les conditions de protection des marques renommées (article 8, paragraphe 5) et de l'usurpation (article 8, paragraphe 4).
4 mars 2020
4 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de la notion de « concentration unique » au sens du règlement sur les concentrations, et clarifie les obligations de notification préalable et de suspension qui en découlent. La Cour confirme qu'une infraction à l'obligation de suspension peut être sanctionnée par une amende, même en l'absence de notification préalable, et rejette les arguments fondés sur le principe *ne bis in idem* et le concours d'infractions. Cette décision est essentielle pour les praticiens du droit de la concurrence, car elle renforce la rigueur du contrôle des concentrations et les risques de sanction en cas de non-respect des obligations procédurales.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'indice de référence officiel (IRPH) utilisé dans un contrat de prêt hypothécaire peut être soumis au contrôle de transparence prévu par la directive 93/13/CEE, même s'il découle d'une disposition réglementaire. Le professionnel doit informer le consommateur de manière claire et compréhensible sur le mode de calcul de cet indice et ses conséquences économiques. En cas de clause abusive, le juge national doit en tirer toutes les conséquences, sans pouvoir réviser le contrat en substituant un autre indice de référence.
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la liberté d'établissement ne s'oppose pas à un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, même si celui-ci affecte davantage les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres, dès lors que la progressivité repose sur un critère objectif et neutre (le montant du chiffre d'affaires) et non sur la nationalité. En revanche, un tel impôt peut constituer une aide d'État incompatible avec le marché intérieur s'il prévoit des exonérations ou des réductions sélectives pour certaines entreprises.
3 mars 2020
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation hongroise instaurant une taxe progressive sur les revenus publicitaires, assortie d'obligations d'enregistrement et de lourdes amendes, constitue une restriction à la libre prestation des services (article 56 TFUE). Cette restriction est discriminatoire car elle frappe principalement les opérateurs étrangers, comme Google Ireland, et n'est pas proportionnée aux objectifs poursuivis. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent imposer des charges fiscales ou administratives qui, en pratique, défavorisent les prestataires de services établis dans d'autres États membres.
3 mars 2020