1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours d'un fonctionnaire contre le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) pour tardiveté, confirmant que la demande d'assistance au titre de l'article 24 du statut et son rejet ultérieur sont soumis aux délais stricts de l'article 90. L'erreur excusable invoquée par le requérant n'a pas été retenue, le Tribunal rappelant la rigueur des règles de computation des délais de recours en matière de fonction publique. Cette ordonnance souligne l'importance pour les agents de l'UE de respecter scrupuleusement les délais de réclamation et de recours, même en présence de circonstances potentiellement atténuantes.
29 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment le principe de protection juridictionnelle effective, s'oppose à ce qu'une juridiction nationale déclare un recours contre une modification du cahier des charges d'une AOP (ici le Comté) comme étant sans objet au seul motif que la Commission européenne a approuvé cette modification. L'arrêt impose aux juges nationaux de se prononcer sur le fond du recours, même après l'approbation européenne, afin de garantir un contrôle effectif de la légalité de la procédure nationale de modification.
29 janvier 2020
L'arrêt Sky/Skykick précise qu'une marque de l'UE peut être déclarée nulle, en tout ou en partie, pour mauvaise foi si le demandeur n'avait pas l'intention de l'utiliser pour l'ensemble des produits ou services visés par l'enregistrement. La Cour de justice valide également l'obligation pour le demandeur de déclarer une telle intention d'usage, et rappelle que les exigences de clarté et de précision dans la désignation des produits et services sont impératives. En conséquence, un dépôt stratégique excessivement large, sans projet commercial sérieux, est susceptible d'être sanctionné par la nullité.
29 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire C-522/18, relative à une demande de décision préjudicielle introduite par la Cour suprême polonaise. Cette affaire concernait l'interprétation du droit de l'Union dans un litige entre DŚ et l'institution polonaise de sécurité sociale, mais la Cour a estimé qu'il n'y avait plus lieu de se prononcer. Cette ordonnance rappelle que la procédure préjudicielle peut être close sans réponse au fond lorsque la question posée est devenue sans objet.
29 janvier 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 29 janvier 2020 (affaire T-697/18) rejette le recours d'Aldi contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "ALTISPORT" pour des articles de sport, en raison d'un risque de confusion avec ses marques antérieures "ALDI". Le Tribunal confirme que, malgré des différences visuelles et conceptuelles, la similitude phonétique entre les signes et la complémentarité des produits (vêtements de sport vs. vente au détail de vêtements) suffisent à caractériser un risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001.
29 janvier 2020
La Cour de justice a constaté que l'Italie a manqué à ses obligations en vertu de la directive 2011/7/UE en ne garantissant pas que les délais de paiement des pouvoirs publics n'excèdent pas 30 ou 60 jours. Cet arrêt confirme que l'obligation des États membres est une obligation de résultat, et non de simple moyen, les contraignant à assurer effectivement le respect de ces délais dans toutes les transactions commerciales avec les entités publiques.
28 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Italie pour manquement à ses obligations découlant de la directive 2011/7/UE, en raison d'une législation nationale qui permettait aux pouvoirs publics de dépasser les délais de paiement maximaux de 30 ou 60 jours dans les transactions commerciales. L'arrêt rappelle que les États membres ont une obligation de résultat claire et inconditionnelle de transposer correctement ces délais, sans pouvoir les subordonner à des conditions ou exceptions non prévues par la directive. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que toute marge de manœuvre nationale permettant aux entités publiques de payer au-delà des délais impératifs de la directive constitue un manquement, renforçant ainsi la protection des créanciers contre les retards de paiement.
28 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2011/7/UE impose aux États membres une obligation de résultat claire et inconditionnelle de veiller à ce que les pouvoirs publics paient leurs dettes commerciales dans un délai maximal de 30 jours (ou 60 jours pour certains pouvoirs publics spécifiques). En l'espèce, l'Italie a manqué à cette obligation en raison d'une pratique généralisée et persistante de retards de paiement de ses administrations publiques, ce qui constitue un manquement d'État. Cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent pas se contenter de transposer la directive en droit interne, mais doivent garantir son effectivité concrète dans les transactions commerciales avec les pouvoirs publics.
28 janvier 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie matériellement l'arrêt rendu dans l'affaire C-332/18 P, opposant la société grecque Mytilinaios à la Commission européenne. La rectification porte sur une erreur matérielle contenue dans le texte initial de l'arrêt, sans en modifier le dispositif ni la portée juridique. Pour le praticien français, cette décision illustre la procédure spécifique de rectification des arrêts de la CJUE, prévue à l'article 164 de son règlement de procédure, permettant de corriger les erreurs d'écriture ou de calcul sans rouvrir le débat judiciaire.
23 janvier 2020
Les conclusions de l'avocat général Kokott dans l'affaire C-658/18 examinent si les juges de paix italiens, en tant que travailleurs à durée déterminée, peuvent bénéficier du droit au congé annuel payé prévu par la directive 2003/88/CE et du principe de non-discrimination de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée (directive 1999/70/CE). L'avocat général propose que la notion de "juridiction nationale" au sens de l'article 267 TFUE soit interprétée largement pour inclure le juge de paix italien, et qu'une différence de traitement entre juges de paix et magistrats ordinaires concernant les conditions de travail, notamment le congé payé, ne peut être justifiée par des raisons objectives.
23 janvier 2020
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-578/18) du 23 janvier 2020 précise que, dans le cadre du marché intérieur de l'électricité (directive 2009/72), un client résidentiel qui a saisi l'autorité de régulation nationale d'une plainte contre un gestionnaire de réseau de distribution doit être considéré comme une « partie » à la procédure de règlement extrajudiciaire des litiges. En conséquence, ce client doit disposer d'un droit de recours juridictionnel effectif contre la décision de l'autorité de régulation, même si celle-ci n'est pas l'auteur de la décision initiale contestée.
23 janvier 2020
Dans ses conclusions sur l'affaire C-673/18, l'avocat général Pitruzzella précise les conditions d'obtention d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour un médicament à usage humain, en particulier l'interprétation de l'article 3, d) du règlement n° 469/2009. Il examine si une nouvelle application thérapeutique d'un principe actif connu peut bénéficier d'un CCP, en se fondant sur une autorisation de mise sur le marché (AMM) distincte de la première AMM obtenue pour ce principe actif. Cette analyse est cruciale pour les professionnels du droit français, car elle clarifie la portée de la protection conférée par le CCP pour les innovations thérapeutiques incrémentales.
23 janvier 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre du règlement extrajudiciaire des litiges prévu par la directive 2009/72 concernant le marché intérieur de l'électricité, un client résidentiel qui a introduit une plainte contre le gestionnaire du réseau de distribution doit être considéré comme une "partie" à la procédure. En conséquence, ce client doit disposer d'un droit de recours effectif contre la décision de l'autorité de régulation nationale statuant sur sa plainte.
23 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre du règlement extrajudiciaire des litiges prévu par la directive 2009/72, un client résidentiel qui a introduit une plainte contre un gestionnaire de réseau de distribution d'électricité doit être considéré comme une "partie" et dispose donc d'un droit de recours effectif contre la décision de l'autorité de régulation nationale. Cet arrêt renforce la protection des consommateurs en garantissant leur accès au juge contre les décisions des régulateurs, même lorsqu'ils ne sont pas directement destinataires de l'acte.
23 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Daimler AG contre la Commission européenne, concernant le retrait de réductions certifiées des émissions de CO2 liées au régime des éco-innovations. La décision attaquée a été qualifiée de mesure préparatoire, non susceptible de recours, car elle s'inscrit dans une procédure administrative complexe et n'affecte pas directement et définitivement la situation juridique de la requérante. Cette ordonnance rappelle que, en droit de l'Union, seuls les actes produisant des effets juridiques obligatoires et définitifs peuvent faire l'objet d'un recours en annulation.
22 janvier 2020
Le Tribunal de l'UE a déclaré irrecevable le recours de Daimler AG visant l'annulation du retrait de réductions certifiées des émissions de CO2, au motif que l'acte contesté constituait une mesure préparatoire non susceptible de recours. Cette ordonnance précise les limites du contrôle juridictionnel des actes intermédiaires dans le cadre du régime des éco-innovations et du règlement (CE) n° 443/2009. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle la nécessité d'attendre l'acte final pour contester une décision de la Commission en matière de certification des réductions d'émissions.
22 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission européenne d'exclure du financement de l'UE certaines dépenses agricoles. La Commission avait appliqué des corrections financières en raison de carences dans le système de contrôle de la conditionnalité, notamment des contrôles administratifs et sur place insuffisants, une analyse des risques inadéquate et un système de sanctions trop clément. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la rigueur avec laquelle la Commission exige la mise en place de systèmes de contrôle efficaces et proportionnés, et rappelle que toute tolérance non prévue par la réglementation de l'Union en matière de sanctions expose les États membres à des corrections financières.
22 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement de l'UE au titre du FEAGA et du Feader. La Commission avait appliqué des corrections financières en raison de carences dans le système de contrôle de la conditionnalité, notamment une qualité insuffisante des contrôles administratifs et sur place, une analyse des risques inadéquate, et un système d'évaluation et de sanctions jugé trop clément. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la rigueur avec laquelle la Commission exige des États membres la mise en place de systèmes de contrôle efficaces et proportionnés, et rappelle que toute tolérance non prévue par la réglementation de l'Union expose à des corrections financières.
22 janvier 2020
Les conclusions de l'avocat général Kokott dans l'affaire C-307/18 (Generics/CMA) précisent les conditions dans lesquelles des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets pharmaceutiques, dits "pay-for-delay", peuvent constituer une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. L'avocat général estime que de tels accords, par lesquels un laboratoire princeps rémunère des fabricants de génériques pour qu'ils retardent leur entrée sur le marché, sont susceptibles d'être qualifiés de restriction par objet s'ils révèlent un transfert de valeur suffisant et l'absence de justification pro-concurrentielle. En outre, ces conclusions abordent la définition du marché pertinent en incluant les génériques et les conditions de qualification d'un abus de position dominante au titre de l'article 102 TFUE.
22 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "dépense effectivement payée" au sens de l'article 55, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1198/2006 relatif au Fonds européen pour la pêche (FEP). Elle juge que cette condition d'éligibilité à une contribution financière n'est pas remplie par un simple transfert de fonds entre comptes d'un même bénéficiaire, mais exige une sortie définitive et irréversible du patrimoine de ce dernier. Cette interprétation stricte vise à garantir que les fonds européens ne financent que des dépenses réellement exposées et non de simples opérations comptables internes.
22 janvier 2020