Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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Propositions · Communications · Initiatives
83 790Relations extérieures
Accord international · PESC · Traité
23 166Autres
Budget · Avis · Résolution · Divers
165 048Par année
Affaire C-480/18: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Augstākā tiesa — Lettonie) — procédure engagée par AS «PrivatBank» (Renvoi préjudiciel – Services de paiement dans le marché intérieur – Directive 2007/64/CE – Champ d’application matériel et personnel – Services de paiement fournis dans une devise autre que l’euro ou celle d’un État membre en dehors de la zone euro – Services de paiement fournis par un établissement de crédit – Inexécution ou mauvaise exécution d’un ordre de paiement – Responsable – Procédure de contrôle prudentiel – Procédures de réclamation – Recours extrajudiciaires – Autorités compétentes)
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé le champ d'application de la directive 2007/64/CE concernant les services de paiement, en jugeant qu'elle s'applique également aux opérations de paiement libellées dans une devise d'un État membre non membre de la zone euro. L'arrêt établit que, en cas d'inexécution ou de mauvaise exécution d'un ordre de paiement, la responsabilité incombe au prestataire de services de paiement du donneur d'ordre, et non à celui du bénéficiaire, et que les autorités nationales compétentes en matière de contrôle prudentiel ne sont pas nécessairement celles habilitées à traiter les réclamations individuelles des utilisateurs.
2 avril 2020
Affaire C-567/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Coty Germany GmbH / Amazon Services Europe Sàrl, Amazon FC Graben GmbH, Amazon Europe Core Sàrl, Amazon EU Sàrl [Renvoi préjudiciel – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 9 – Règlement (UE) 2017/1001 – Article 9 – Droit conféré par la marque – Usage – Détention de produits aux fins de les offrir ou de les mettre dans le commerce – Entreposage en vue de l’expédition de produits portant atteinte à un droit de marque vendus sur une place de marché en ligne]
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le simple fait pour un prestataire de services de logistique (comme Amazon) de stocker des produits contrefaisants pour le compte d'un vendeur tiers ne constitue pas un "usage" de la marque au sens du droit de l'Union, à moins que ce prestataire ne poursuive lui-même un objectif de mise dans le commerce. Cet arrêt précise donc les conditions de la responsabilité des plateformes et des prestataires de services d'entreposage dans le cadre de la contrefaçon de marque, en distinguant la simple détention technique de l'acte de commercialisation.
2 avril 2020
Affaire C-670/18: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per la Sardegna — Italie) — CO / Comune di Gesturi (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Principe d’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Interdiction de toute discrimination fondée sur l’âge – Appel public à manifestation d’intérêt – Conditions de participation – Exclusion des retraités des secteurs public ou privé)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion systématique des retraités des secteurs public ou privé d'un appel à manifestation d'intérêt pour des emplois temporaires constitue une discrimination directe fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Cette décision précise que le seul statut de retraité ne justifie pas une restriction générale à l'accès à l'emploi, sauf si des objectifs légitimes et proportionnés sont démontrés. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier la conformité des dispositifs nationaux ou locaux excluant les retraités de procédures de recrutement temporaire avec le principe d'égalité de traitement.
2 avril 2020
Affaire C-830/18: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Oberverwaltungsgericht Rheinland-Pfalz — Allemagne) — Landkreis Südliche Weinstraße / PF e.a. [Renvoi préjudiciel – Libre circulation des travailleurs – Règlement (UE) no 492/2011 – Enfants de travailleurs frontaliers – Avantages sociaux – Système de remboursement des frais de transport scolaire – Condition de résidence dans un Land – Exclusion des enfants scolarisés dans ce Land et résidant dans un État membre autre que celui de l’établissement scolaire fréquenté – Exclusion des ressortissants nationaux résidant dans les autres Länder]
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus d'un Land allemand de rembourser les frais de transport scolaire aux enfants de travailleurs frontaliers résidant dans un autre État membre constitue une discrimination indirecte contraire au règlement n° 492/2011 sur la libre circulation des travailleurs. Elle précise que les avantages sociaux, tels que le remboursement des frais de transport, doivent être accessibles sans condition de résidence restrictive qui désavantage principalement les travailleurs migrants. Cette décision interdit également d'exclure les ressortissants nationaux résidant dans d'autres Länder, renforçant l'égalité de traitement au sein de l'Union.
2 avril 2020
Arrêt CJUE — 62018CC0648
2 avril 2020
Conclusions de l'avocat général M. M. Bobek, présentées le 2 avril 2020.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Bobek, examine la portée du principe de reconnaissance mutuelle des décisions de justice en matière pénale, notamment en ce qui concerne l'exécution des mandats d'arrêt européens. L'avocat général propose une interprétation restrictive des motifs de refus d'exécution, en insistant sur la confiance mutuelle entre États membres et en limitant les possibilités pour l'État d'exécution de contrôler le respect des droits fondamentaux par l'État d'émission. Cette affaire est cruciale pour les praticiens français, car elle clarifie les conditions dans lesquelles un juge national peut refuser de remettre une personne recherchée, en particulier en cas de risques de violation de ses droits fondamentaux.
2 avril 2020
Arrêt CJUE — 62018CC0817
2 avril 2020
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS relatif à la mise en oeuvre de la décision (UE) 2016/344 établissant une plate-forme européenne afin de renforcer la coopération dans la lutte contre le travail non déclaré
Ce rapport de la Commission évalue la mise en œuvre de la plateforme européenne contre le travail non déclaré (2016-2019). Il dresse un bilan des actions menées, comme l'échange de bonnes pratiques et la coopération transfrontalière entre autorités nationales, et identifie les défis persistants. Pour un professionnel du droit français, ce texte est utile pour comprendre l'efficacité des outils collaboratifs européens et anticiper les évolutions potentielles de la lutte contre ce phénomène, notamment en matière de détachement ou de faux indépendants.
2 avril 2020
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN Ajustement technique concernant les instruments spéciaux pour 2020 [article 6, paragraphe 1, points e) et f), du règlement n° 1311/2013 du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020]
Cette communication de la Commission procède à l'ajustement technique annuel des instruments spéciaux du cadre financier pluriannuel 2014-2020 pour l'exercice 2020, conformément à l'article 6, paragraphe 1, points e) et f) du règlement n° 1311/2013. Elle actualise les montants disponibles pour la marge pour imprévus, l'instrument de flexibilité, le Fonds de solidarité de l'Union européenne et l'instrument d'aide d'urgence. Pour le professionnel du droit français, ce document fixe les plafonds de dépenses mobilisables au-delà des limites budgétaires ordinaires pour faire face à des circonstances imprévues en 2020.
2 avril 2020
Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant le règlement (UE) n⁰ 223/2014 en ce qui concerne l’introduction de mesures spécifiques pour faire face à la crise de la COVID-19
Cette proposition législative modifie le règlement (UE) n° 223/2014 relatif au Fonds européen d'aide aux plus démunis (FEAD) afin d'introduire des mesures exceptionnelles pour faire face à la crise de la COVID-19. Elle vise à accroître la flexibilité et la rapidité de mise en œuvre du FEAD, notamment en permettant un taux de cofinancement de l'UE à 100 % pour la période comptable 2020-2021 et en simplifiant les règles d'éligibilité des dépenses. Pour le praticien français, ce texte facilite l'accès aux financements européens pour les associations et organismes luttant contre la précarité alimentaire et matérielle durant la pandémie.
2 avril 2020
Proposition de DÉCISION DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant la décision (UE) 2020/265 en ce qui concerne l’adaptation des montants mobilisés au titre de l’instrument de flexibilité pour 2020 et destinés à être utilisés pour faire face à la migration, à l’afflux de réfugiés et aux menaces pesant sur la sécurité, pour des mesures immédiates dans le cadre de la pandémie de COVID-19 et pour le renforcement du Parquet européen
Cette proposition législative vise à adapter les montants mobilisés via l'instrument de flexibilité pour 2020, initialement alloués à la gestion des flux migratoires et des menaces sécuritaires, afin de les réaffecter partiellement au financement de mesures d'urgence liées à la pandémie de COVID-19 et au renforcement du Parquet européen. Elle modifie en conséquence la décision (UE) 2020/265 pour permettre cette redéfinition des priorités budgétaires de l'Union.
2 avril 2020
Publication d’une demande d’enregistrement d’une dénomination en application de l’article 50, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires 2020/C 110/11
Cette communication publie la demande d'enregistrement d'une dénomination en tant qu'indication géographique protégée (IGP) ou appellation d'origine protégée (AOP) au titre du règlement (UE) n° 1151/2012. Elle ouvre une période d'opposition de trois mois permettant à tout État membre ou personne physique/morale ayant un intérêt légitime de contester l'enregistrement. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue une étape procédurale clé dans la protection d'un produit agricole ou alimentaire au niveau européen.
2 avril 2020
Affaires jointes C-370/17 et C-37/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 2 avril 2020 (demandes de décision préjudicielle du Tribunal de grande instance de Bobigny, Cour de cassation — France) — Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile (CRPNPAC) / Vueling Airlines SA (C-370/17), Vueling Airlines SA / Jean-Luc Poignant (C-37/18) [Renvoi préjudiciel – Travailleurs migrants – Sécurité sociale – Règlement (CEE) n° 1408/71 – Législation applicable – Article 14, point 1, sous a) – Travailleurs détachés – Article 14, point 2, sous a), i) – Personne exerçant normalement une activité salariée sur le territoire de deux ou de plusieurs États membres et occupée par une succursale ou une représentation permanente que l’entreprise possède sur le territoire d’un État membre autre que celui où elle a son siège – Règlement (CEE) n° 574/72 – Article 11, paragraphe 1, sous a) – Article 12 bis, paragraphe 1 bis – Certificat E 101 – Effet contraignant – Certificat obtenu ou invoqué de manière frauduleuse – Compétence du juge de l’État membre d’accueil pour constater la fraude et écarter le certificat – Article 84 bis, paragraphe 3, du règlement n° 1408/71 – Coopération entre institutions compétentes – Autorité de la chose jugée au pénal sur le civil – Primauté du droit de l’Union]
Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE précise que le juge de l'État membre d'accueil peut écarter un certificat E 101 (attestation de détachement) lorsqu'il est établi, y compris par une décision pénale définitive, que ce certificat a été obtenu ou invoqué frauduleusement. Il consacre ainsi la primauté du droit de l'Union sur l'autorité de la chose jugée au pénal en matière civile, permettant au juge civil de ne pas appliquer une décision pénale nationale contraire au droit européen pour constater la fraude et déterminer la législation de sécurité sociale applicable.
2 avril 2020
Affaires jointes C-715/17, C-718/17 et C-719/17: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 2 avril 2020 — Commission européenne / République de Pologne, Commission / Hongrie, Commission / République tchèque (Manquement d’État – Décisions (UE) 2015/1523 et (UE) 2015/1601 – Article 5, paragraphes 2 et 4 à 11, de chacune de ces décisions – Mesures provisoires en matière de protection internationale au profit de la République hellénique et de la République italienne – Situation d’urgence caractérisée par un afflux soudain de ressortissants de pays tiers sur le territoire de certains États membres – Relocalisation de ces ressortissants sur le territoire des autres États membres – Procédure de relocalisation – Obligation pour les États membres d’indiquer à intervalles réguliers, et au moins tous les trois mois, le nombre de demandeurs de protection internationale pouvant faire rapidement l’objet d’une relocalisation sur leur territoire – Obligations consécutives conduisant à la relocalisation effective – Intérêts des États membres liés à la sécurité nationale et à l’ordre public – Possibilité pour un État membre d’invoquer l’article 72 TFUE pour ne pas appliquer des actes du droit de l’Union ayant un caractère obligatoire)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Pologne, la Hongrie et la République tchèque ont manqué à leurs obligations en refusant de mettre en œuvre le mécanisme temporaire de relocalisation des demandeurs d'asile, prévu par les décisions 2015/1523 et 2015/1601. Ces États membres ne pouvaient pas invoquer l'article 72 TFUE pour se soustraire à leurs obligations de relocalisation, ni justifier leur inaction par des préoccupations liées à la sécurité nationale ou à l'ordre public. L'arrêt confirme ainsi le caractère contraignant des mesures de répartition des demandeurs de protection internationale adoptées en situation d'urgence.
2 avril 2020
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 2 avril 2020.#Hansol Paper Co. Ltd contre Commission européenne.#Dumping – Importations de certains papiers thermosensibles légers originaires de Corée du Sud – Droit antidumping définitif – Calcul de la marge de dumping – Calcul de la marge de préjudice – Détermination du préjudice.#Affaire T-383/17.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement le règlement antidumping de la Commission visant les importations de papiers thermosensibles légers sud-coréens. Il précise les obligations de la Commission concernant le calcul de la marge de dumping et du préjudice, notamment en matière de détermination du prix à l'exportation et de l'ajustement des coûts de production.
2 avril 2020
Affaire C-458/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Administrativen sad Sofia-grad — Bulgarie) — «GVC Services (Bulgaria)» EOOD / Direktor na Direktsia «Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika» — Sofia (Renvoi préjudiciel – Régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents – Directive 2011/96/UE – Article 2, sous a), i) et iii), et annexe I, partie A, sous ab), et partie B, dernier tiret – Notions de «sociétés constituées conformément au droit du Royaume-Uni» et de «corporation tax au Royaume-Uni» – Sociétés enregistrées à Gibraltar et qui y sont assujetties à l’impôt sur les sociétés)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les sociétés enregistrées à Gibraltar et assujetties à l'impôt sur les sociétés dans ce territoire ne peuvent pas être considérées comme des « sociétés constituées conformément au droit du Royaume-Uni » au sens de la directive 2011/96/UE. Par conséquent, elles ne peuvent pas bénéficier de l'exonération de retenue à la source sur les dividendes versés à leur société mère, car Gibraltar ne figure pas dans la liste des formes de sociétés couvertes par la directive. Cet arrêt précise la portée territoriale et matérielle de la notion de société mère/filiale dans le cadre du régime fiscal commun.
2 avril 2020
Affaire C-753/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Högsta domstolen — Suède) — Föreningen Svenska Tonsättares Internationella Musikbyrå u.p.a. (Stim), Svenska artisters och musikers intresseorganisation ek. för. (SAMI) / Fleetmanager Sweden AB, Nordisk Biluthyrning AB (Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Article 3, paragraphe 1 – Directive 2006/115/CE – Article 8, paragraphe 2 – Notion de «communication au public» – Entreprise de location de voitures ayant chacune une radio comme équipement standard)
Dans l'arrêt C-753/18, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « communication au public » au sens de l'article 3, paragraphe 1, de la directive 2001/29/CE et de l'article 8, paragraphe 2, de la directive 2006/115/CE. Elle juge que la mise à disposition de véhicules de location équipés d'un poste de radio ne constitue pas un acte de communication au public, car le loueur ne réalise pas un acte de transmission active et ciblée des œuvres. Cette décision limite donc l'étendue des obligations de rémunération des sociétés de gestion collective envers les entreprises de location de voitures.
2 avril 2020
Affaire C-765/18: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Koblenz — Allemagne) — Stadtwerke Neuwied GmbH / RI (Renvoi préjudiciel – Directive 2003/55/CE – Règles communes pour le marché intérieur du gaz naturel – Protection des consommateurs – Article 3, paragraphe 3, et annexe A, sous b) – Transparence des conditions contractuelles – Obligation d’information du consommateur en temps utile et directement d’une hausse de tarif)
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 3, paragraphe 3, et l'annexe A, sous b), de la directive 2003/55/CE concernant les règles communes pour le marché intérieur du gaz naturel. Elle a jugé que le fournisseur de gaz doit informer le consommateur en temps utile et directement de toute hausse de tarif, et ce avant son entrée en vigueur, afin de garantir la transparence des conditions contractuelles. Cette décision précise les obligations d'information précontractuelle et contractuelle des fournisseurs d'énergie vis-à-vis des consommateurs finals.
2 avril 2020
Affaire C-802/18: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 2 avril 2020 (demande de décision préjudicielle du Conseil supérieur de la Sécurité sociale — Luxembourg) — Caisse pour l'avenir des enfants / FV, GW [Renvoi préjudiciel – Article 45 TFUE – Sécurité sociale des travailleurs migrants – Règlement (CE) no 883/2004 – Article 1er, sous i) – Libre circulation des travailleurs – Égalité de traitement – Avantages sociaux – Directive 2004/38/CE – Article 2, point 2 – Règlement (UE) no 492/2011 – Article 7, paragraphe 2 – Allocation familiale – Notion de «membres de la famille» – Exclusion de l’enfant du conjoint de travailleurs non-résidents – Différence de traitement avec l’enfant du conjoint de travailleurs résidents – Justification]
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus d'octroyer une allocation familiale à l'enfant du conjoint d'un travailleur frontalier non-résident, alors qu'elle est accordée à l'enfant du conjoint d'un travailleur résident, constitue une discrimination indirecte contraire à l'article 45 TFUE et à l'article 7, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 492/2011. Cette différence de traitement, fondée sur la résidence, n'est pas justifiée par la nécessité de vérifier l'existence d'une relation familiale effective, car cette vérification peut être effectuée par d'autres moyens moins restrictifs. En conséquence, la notion de "membres de la famille" au sens du règlement (CE) n° 883/2004 ne saurait être interprétée de manière à exclure systématiquement l'enfant du conjoint d'un travailleur non-résident.
2 avril 2020
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 avril 2020.#Gazdasági Versenyhivatal contre Budapest Bank Nyrt. e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Kúria.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Ententes – Article 101, paragraphe 1, TFUE – Systèmes de paiement par carte – Accord interbancaire fixant le niveau des commissions d’interchange – Accord restrictif de la concurrence tant par son objet que par son effet – Notion de restriction de la concurrence “par objet”.#Affaire C-228/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de restriction de concurrence "par objet" au sens de l'article 101, §1, TFUE, dans le cadre d'un accord interbancaire fixant les commissions d'interchange dans les systèmes de paiement par carte. La Cour juge qu'un tel accord peut constituer une restriction par objet s'il présente un degré suffisant de nocivité pour la concurrence, sans qu'il soit nécessaire d'en démontrer les effets concrets. Cette décision clarifie les critères d'appréciation des accords horizontaux de fixation de prix dans le secteur bancaire.
2 avril 2020